jeudi 3 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2205957 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | HMAIDA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 30 juillet et 21 septembre 2022, M. E A, représenté Me Hmaida, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 8 juillet 2022 par lesquelles le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi de cette mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire pour une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour pluriannuel ou d'une durée d'un an portant la mention " étudiant " et de procéder au réexamen de sa situation, dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jours de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État au profit de son conseil la somme de 1 000 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour son conseil de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- les décisions attaquées sont entachées d'incompétence ;
- le refus de titre de séjour méconnaît l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'il emporte sur sa situation personnelle ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'illégalité, étant fondée sur une décision de refus de titre de séjour illégale ;
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de destination est entachée d'illégalité, étant fondée sur une décision de refus de titre de séjour et une décision portant obligation de quitter le territoire français illégales ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français durant deux ans est entachée d'illégalité, étant fondée sur une décision de refus de titre de séjour et une décision portant obligation de quitter le territoire français illégales ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation dans l'application des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle.
Par un mémoire enregistré le 13 septembre 2022, le préfet du Rhône conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par une décision du 9 septembre 2022, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Par ordonnance du 14 septembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 29 septembre 2022 à 16 h 30.
Vu les décisions attaquées et les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience publique au cours de laquelle le rapport de Mme C a été entendu.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant libanais, est entré sur le territoire français le 22 septembre 2017 sous couvert d'un visa de long séjour valant titre de séjour mention " étudiant ". Après avoir bénéficié d'un titre de séjour pluriannuel valable jusqu'au 30 octobre 2020, il a déposé le 25 novembre 2020 une demande de renouvellement de son titre de séjour " étudiant ". Par décisions du 8 juillet 2022 dont il demande l'annulation, le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi de cette mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire pour une durée de deux ans.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Les décisions attaquées ont été signées par Mme B D, directrice des migrations et de l'intégration, qui a reçu délégation à cet effet par un arrêté du préfet du Rhône en date du 8 juin 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture en date du 9 juin 2022. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de ces décisions, qui manque en fait, doit être écarté.
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. / En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sous réserve d'une entrée régulière en France et sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1./ () ". Il appartient à l'administration, saisie d'une demande de renouvellement de titre de séjour présentée en qualité d'étudiant, de rechercher, à partir de l'ensemble du dossier et notamment au regard de sa progression dans le cursus universitaire, de son assiduité aux cours et de la cohérence de ses choix d'orientation, si le demandeur peut être regardé comme poursuivant effectivement ses études.
4. Il ressort des pièces du dossier que si M. A a validé, à l'issue de l'année universitaire 2017/2018, un Master 2 " Relations internationales et francophonie ", il n'a pas suivi les cours du master de droit dans lequel il s'est ensuite inscrit au titre de l'année 2018/2019. A cet égard, le certificat médical qu'il produit ne permet pas d'établir que les troubles anxio-dépressifs sévères et l'anorexie dont il a été affecté au cours de l'année 2019 l'auraient contraint à interrompre ses études. Par ailleurs, si l'intéressé a suivi les cours du diplôme universitaire (DU) " Cultures et langues romanes " durant les années universitaires 2019/2020, 2020/2021 et 2021/2022, cette formation, qui se compose trente-six heures d'enseignement par semestre, ne présente qu'un caractère accessoire compte tenu du faible nombre d'heures de cours ainsi dispensé. Or, alors qu'il n'a suivi aucun autre enseignement parallèlement aux deux premières années de ce DU, M. A ne justifie pas de la cohérence avec son parcours universitaire, initialement orienté sur la thématique des relations internationales, de son inscription, au titre de l'année universitaire 2021/2022, en parallèle de sa troisième année de DU, en licence " Littératures et civilisations étrangères et régionales - arabe ". Enfin, M. A ne peut utilement se prévaloir, pour justifier d'une progression dans son cursus, d'une inscription en Master " Management de projets humains et culturels " au titre de l'année universitaire 2022/2023, cette circonstance étant postérieure à la décision contestée. Par suite, en l'absence de cohérence dans les changements d'orientation et de progression dans son cursus, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaît les dispositions précitées de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes motifs, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'emporte sa décision sur la situation personnelle du requérant.
5. En second lieu, les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, aux termes desquelles toute personne a droit au respect d'une vie familiale normale, sont par elles-mêmes sans incidence sur l'appréciation par l'administration de la réalité et du sérieux des études poursuivies lors de l'instruction d'une demande de titre de séjour en qualité d'étudiant. Par suite, le moyen tiré par M. A de la méconnaissance de ces stipulations est inopérant.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
6. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le refus de titre de séjour n'est pas entaché d'illégalité. Par suite, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
8. Si M. A fait valoir qu'il réside depuis quatre années en France où il est professionnellement intégré, il ressort des pièces du dossier qu'il est célibataire, sans charge de famille et n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où vivent ses parents ainsi que ses frères et sœurs. Dès lors, en dépit des efforts d'intégration professionnelle au moyen d'un emploi de vacataire à l'Université Lyon III, d'un emploi en qualité de vendeur du mois de décembre 2018 au mois d'avril 2019, puis d'un emploi en qualité de préparateur de commandes et d'employé logistique du mois de juin 2020 au mois d'août 2021, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet a, en prononçant la mesure d'éloignement contestée, méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le moyen tiré de la méconnaissance de cet article doit dès lors être écarté.
9. En dernier lieu, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'emporte la décision attaquée sur la situation personnelle de M. A doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 4.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
10. Il résulte de ce qui précède que l'obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision fixant le pays de destination doit être écarté. En outre, le refus de titre de séjour ne constituant pas la base légale de la décision fixant le pays de destination, le requérant ne peut utilement exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de celle fixant le pays de destination.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :
11. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
12. Pour prononcer la décision attaquée, le préfet a relevé la menace à l'ordre public que constitue le comportement de M. A, faisant état de ce que ce dernier est ancien combattant au sein d'un groupe terroriste du Liban, de son environnement relationnel en France et de son adhésion au Hezbollah. Toutefois, alors que le requérant conteste sa qualité d'ancien combattant du Hezbollah, exposant avoir seulement eu des liens, lors de la guerre israélo-libanaise en 2006, avec la branche non armée de cette organisation de par l'activité politique de son père, le préfet n'établit pas que l'intéressé aurait maintenu un quelconque lien avec cette organisation postérieurement à 2006. De même, les caractéristiques de l'environnement personnel de M. A, lesquelles révèleraient selon le préfet l'attachement actuel de M. A à l'idéologie chiite radicale, ne sont établies par aucune pièce, la note blanche versée au dossier ne faisant pas état d'éléments suffisamment circonstanciés à cet égard. Se fondant sur l'absence d'éléments contemporains révélant une menace grave et actuelle à l'ordre public, la commission d'expulsion a d'ailleurs, le 15 novembre 2020, émis un avis défavorable à l'expulsion de M. A. Dans ces conditions, en qualifiant le comportement de ce dernier de menace pour l'ordre public, le préfet a commis une erreur d'appréciation. Par suite, et alors que le requérant a toujours résidé régulièrement en France et n'a fait l'objet d'aucune précédente mesure d'éloignement, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans méconnaît les dispositions précitées. Il y a lieu, pour ce motif, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, d'en prononcer l'annulation.
13. Il résulte de tout de ce qui précède que M. A est seulement fondé à demander l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.
Sur les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte :
14. L'annulation de l'interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans prononcée par le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par le requérant ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par le requérant au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
DÉCIDE :
Article 1er : La décision du 8 juillet 2022 par laquelle le préfet du Rhône a prononcé à l'encontre de M. A une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans est annulée.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E A et au préfet du Rhône.
Délibéré après l'audience du 13 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Jean-Pascal Chenevey, président,
Mme Marie Monteiro, première conseillère,
Mme Marine Flechet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 novembre 2022.
La rapporteure,
M. Flechet
Le président,
J.-P. Chenevey
La greffière,
A. Baviera
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026