lundi 8 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2206015 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | MATRICON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire, et des pièces complémentaires, enregistrés les 5 et 8 août 2022, M. A, représenté par Me Matricon, demande au Tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 4 août 2022 par lequel le préfet de la Savoie lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il sera reconduit d'office, et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
3°) d'annuler l'arrêté du 4 août 2022 par lequel le préfet du Rhône l'a assigné à résidence dans ce département pour une durée de 45 jours ;
4°) d'enjoindre à l'autorité préfectorale de réexaminer sa situation ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à son conseil au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour son conseil de renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat.
Il soutient que :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
- le signataire des décisions ne disposait pas d'une délégation régulière de signature ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français
- la décision est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen sérieux et préalable de sa situation ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et de sauvegarde des libertés fondamentales, ainsi que celles de l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant ;
En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et revêt un caractère disproportionné ;
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français et de celle refusant un délai de départ volontaire.
Des pièces ont été produites par le préfet du Rhône le 5 août 2022.
Des pièces ont été produites par le préfet de la Savoie le 8 août 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;
- la convention internationale des droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience, à laquelle le préfet de la Savoie et le préfet du Rhône n'étaient ni présents, ni représentés.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bertolo, magistrat désigné ;
- les observations de Me Matricon, pour M. A, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens.
La clôture de l'instruction a été fixée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant algérien né le 21 novembre 1978, serait entré sur le territoire français selon ses déclarations en juillet 2017. Par un arrêté du 4 août 2022, le préfet de la Savoie lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il sera reconduit d'office, et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Le préfet du Rhône a également prononcé l'assignation à résidence de l'intéressé pour une durée de 45 jours dans ce département. Le requérant demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 précédemment visée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun aux décisions :
3. L'arrêté attaqué du préfet de la Savoie a été signée par Mme Juliette Part, secrétaire générale de la préfecture de la Savoie, qui avait reçu du préfet de ce département délégation pour signer de tels actes, par un arrêté du 28 juin 2021, publié le jour même au recueil des actes administratifs de la préfecture. L'arrêté attaqué du préfet du Rhône a été signé par MmeAurélie Hoarau, attachée au sein du bureau de l'éloignement à la préfecture du Rhône, quibénéficiait, en vertu de l'arrêté du préfet du Rhône du 8 juin 2022 publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du 9 juin 2022, d'une délégation pour signer de tels actes en cas d'absence ou d'empêchement de Mme D. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions en litige doit par suite être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. L'arrêté attaqué comporte l'ensemble des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, en particulier s'agissant de la situation personnelle de l'intéressé. Si le requérant soutient que le préfet de la Savoie aurait commis une erreur de fait concernant ses attaches familiales en France, et se prévaut de la présence de trois sœurs sur le territoire, cette seule circonstance ne révèle pas en soi un défaut de motivation de l'arrêté contesté, alors en particulier que l'intéressé a seulement déclaré lors de son audition l'existence d'une sœur chez qui il résidait, ce que le préfet de la Savoie a relevé dans sa décision. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision doit dès lors être écarté.
5. Il ne ressort pas des pièces du dossier et de ce qui vient d'être dit que le préfet de la Savoie n'aurait pas examiné la situation personnelle du requérant avant d'édicter son arrêté. Par suite, le moyen tiré du défaut d'un tel examen et de l'erreur de droit qui s'en déduit doit être écarté.
6. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
7. M. A est entré sur le territoire français en juillet 2017 selon ses déclarations, et se prévaut de la présence sur le territoire français de son épouse, de ses deux enfants et de trois sœurs de nationalité française. Toutefois, il ne démontre pas une entrée régulière sur le territoire, n'a pas cherché à régulariser sa situation depuis lors, et a travaillé de manière irrégulière pour subvenir à ses besoins. Il est en outre constant que son épouse est également en situation irrégulière et rien ne fait obstacle à ce que la cellule familiale se reconstruise dans son pays d'origine. Par ailleurs, s'il se prévaut de sa volonté d'intégration, et de l'intégration de son fils aîné, ces seuls éléments ne suffisent pas à démontrer qu'il aurait en France le centre de sa vie privée et familiale, dès lors qu'il a vécu l'essentiel de son existence dans son pays d'origine où résident, selon ses déclarations, ses parents, en dehors de son épouse et de leurs enfants. En outre, il ne justifie pas d'une insertion sociale et professionnelle réelle sur le territoire français. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise et aurait ainsi méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
8. Aux termes de l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. "
9. La décision contestée n'a ni pour objet ni pour effet de séparer les enfants du requérant de l'un de leurs parents dès lors que rien ne s'oppose à la reconstitution de la cellule familiale en Algérie. Par ailleurs il n'est pas établi que ses enfants ne pourraient pas poursuivre leur scolarité de manière normale dans le pays d'origine de leur père. Il suit de là que le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'en lui faisant obligation de quitter le territoire français, le préfet de la Savoie aurait méconnu les stipulations précitées de l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant.
10. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 4 août 2022 par laquelle le préfet de la Savoie l'a obligé à quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :
11. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. "
12. M. A soutient qu'il dispose de garanties de représentation suffisante, et qu'il n'a jamais eu l'intention de se soustraire à la mesure d'éloignement en litige. Toutefois, la décision en litige a également été prise au motif que l'intéressé ne justifiait pas être entré régulièrement sur le territoire français, M. A n'apportant aucun élément pour contester ces éléments. En outre, il a déclaré lors de son audition par les services de police, à la question de savoir s'il était déjà retourné en Algérie, qu'il ne comptait pas y retourner. Par suite, le préfet de la Savoie pouvait, pour ces deux motifs, considérer que M. A présentait un risque de soustraction à la mesure d'éloignement dont il faisait l'objet, et en conséquence lui refuser le bénéfice d'un délai de départ volontaire. Le moyen tiré de l'erreur de droit et d'appréciation doit donc être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
13. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
14. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
15. Il appartient au préfet, en vertu des dispositions précitées d'assortir une obligation de quitter le territoire français sans délai d'une interdiction de retour sur le territoire français sauf dans l'hypothèse où des circonstances humanitaires justifieraient qu'il soit dérogé au principe. M. A s'est vu refuser tout délai de départ volontaire pour exécuter l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. S'il se prévaut de sa situation familiale et personnelle, celle-ci ne relève pas de circonstances humanitaires au sens des dispositions précitées de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le requérant, qui n'établit pas être menacé en cas de retour dans son pays d'origine, ne fait pas état d'autre circonstance humanitaire qui aurait pu justifier que l'autorité administrative ne prononçât pas d'interdiction de retour sur le territoire français. S'agissant de la durée de cette interdiction, la décision contenue dans l'arrêté en litige fait référence aux conditions d'entrée et de séjour de l'intéressé sur le territoire français, et à l'absence de justification d'attaches familiales en France, à l'exception de son épouse, de ses enfants, et de sa sœur, rien ne faisant toutefois obstacle à ce que la cellule familiale se reconstruise dans son pays d'origine. Dans les circonstances de l'espèce, compte tenu de l'ensemble de ces éléments, le préfet de la Savoie n'a pas commis d'erreur d'appréciation ni méconnu les dispositions précitées en fixant à un an la durée de l'interdiction de retour en France faite à l'intéressé.
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
16. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondée à soutenir que la décision l'assignant à résidence doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et de la décision lui refusant un délai de départ volontaire.
17. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée, ainsi que ses conclusions à fin d'injonction et au titre des frais de justice.
DECIDE :
Article 1er : M. B A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet de la Savoie et au préfet du Rhône.
Copie en sera adressée à Me Matricon.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 août 2022.
Le magistrat désigné,
C. C
La greffière,
C. Driguzzi
La République mande et ordonne au préfet de la Savoie et au préfet du Rhône en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
N°2206015
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026