vendredi 2 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2206118 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | CLEMENT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 août 2022, Mme C F, représentée par Me Clément, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 29 juillet 2022 par lequel le préfet de l'Ardèche a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Ardèche de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " travailleur temporaire " sous astreinte de cent euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, à charge pour son conseil de renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat.
Mme F soutient que :
- la décision portant refus de titre de séjour n'est pas motivée en fait, révélant un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- le préfet ne pouvait, sans commettre d'erreur de droit, lui refuser la délivrance d'un titre de séjour " salarié " sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-tunisien, dès lors qu'elle disposait d'un titre de séjour " travailleur saisonnier " en cours de validité :
- en refusant de l'admettre exceptionnellement au séjour au titre de sa vie privée et familiale au motif qu'elle ne disposait pas de visa long séjour, le préfet a entaché sa décision d'une erreur de droit ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice par le préfet de son pouvoir de régularisation ;
- le préfet ne pouvait lui opposer la situation de l'emploi pour lui refuser de la régulariser au titre de son activité professionnelle ;
- en refusant de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions des articles L.423-23 et L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision faisant obligation de quitter le territoire français et celle fixant le pays de destination sont illégales du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour qui les fonde ;
-la décision faisant obligation de quitter le territoire français, celle fixant le pays de destination et celle fixant le délai de départ volontaire méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 août 2022, le préfet de l'Ardèche conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Mme F a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 7 octobre 2022.
La clôture d'instruction a été fixée au 14 octobre 2022 par ordonnance du 10 aout 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du royaume du Maroc en matière de séjour et d'emploi du 9 octobre 1987 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, Mme Schmerber a donné lecture de son rapport.
Considérant ce qui suit :
1. Mme F, ressortissante marocaine née le 7 janvier 2000, déclare être entrée en France en dernier lieu le 2 mai 2022 sous couvert d'un titre de séjour " travailleur saisonnier " valable jusqu'au 9 juillet 2022. Le 20 juin 2022, la requérante a sollicité auprès du préfet de l'Ardèche un titre séjour sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-marocain susvisé ainsi que sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 29 juillet 2022, le préfet de l'Ardèche a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle était susceptible d'être reconduite d'office. Mme F demande l'annulation de ces décisions.
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision attaquée vise les textes dont elle fait application et notamment les dispositions de l'accord franco-marocain susvisé, les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par ailleurs, et contrairement à ce que soutient la requérante, cette décision précise les éléments déterminants de sa situation qui ont conduit le préfet à lui refuser la délivrance d'un titre de séjour. Dans ces conditions, elle comporte une motivation qui satisfait aux exigences résultant et des articles L. 211-2 et suivants du code des relations entre le public et l'administration, laquelle ne révèle aucun défaut d'examen particulier de la situation du requérant ni une motivation insuffisante. Ces moyens doivent, par suite, être écartés.
3. En deuxième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article 9 de l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du royaume du Maroc en matière de séjour et d'emploi du 9 octobre 1987 : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'accord ". Aux termes de l'article 3 du même accord : " Les ressortissants marocains désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent Accord, reçoivent, après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable et portant la mention " salarié " éventuellement assortie de restrictions géographiques ou professionnelles () ". Aux termes de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ". Aux termes de l'article L. 421-21 de ce même code : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " d'une durée maximale d'un an. / La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail () ".
4. Il résulte de la combinaison des textes susmentionnés que la situation des ressortissants marocains souhaitant bénéficier d'un titre de séjour portant la mention " salarié " est régie par les stipulations de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et est notamment subordonnée, en vertu de son article 9, à la production par le demandeur du visa long séjour mentionné à l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
5. Pour refuser à Mme F la délivrance d'un titre de séjour mention " salarié " sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-marocain susvisé, le préfet de l'Ardèche lui a opposé l'absence de présentation d'un visa long séjour. Il ressort des pièces du dossier que Mme F est entrée pour la dernière fois sur le territoire français le 2 mai 2022 sous couvert d'un titre de séjour " travailleur saisonnier " valable du 10 juillet 2019 au 9 juillet 2022. Ainsi, si au 20 juin 2022, date de sa demande de titre, la requérante disposait d'un titre de séjour mention " travailleur saisonnier " en cours de validité, il n'en demeure pas moins qu'un tel titre de séjour ne saurait se substituer au visa long séjour exigé par les dispositions susvisées. Partant, le moyen tiré d'une erreur de droit commise par le préfet dans l'examen de sa demande de titre de séjour mention " salarié " présentée sur le fondement de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. / Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat. ". Dans la mesure ou l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 prévoit la délivrance de titres de séjour pour l'exercice d'une activité salariée, un ressortissant marocain souhaitant obtenir un tel titre ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-1 code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, s'agissant d'un point traité par l'accord bilatéral franco-marocain. Toutefois, ces stipulations n'interdisent pas au préfet de régulariser un ressortissant marocain qui ne remplirait pas les conditions auxquelles est subordonnée la délivrance de plein droit d'un titre de séjour en qualité de salarié
7. D'une part, si Mme F se prévaut de sa particulière insertion en faisant valoir son expérience professionnelle en qualité d'ouvrière agricole saisonnière en Drôme-Ardèche, acquise en France depuis 2019 au sein de la société Bargerie Dorel Hesling, et d'une autorisation de travail pour étranger résidant hors de France en date du 30 mars 2022 pour exercer une activité d'ouvrière agricole dans le cadre d'un contrat de travail d'un an, ces éléments ne suffisent pas à démontrer une particulière insertion professionnelle, alors qu'au surplus le titre de séjour dont elle bénéficiait ne l'autorisait à travailler et à se maintenir en France que dans la limite de six mois par an. Par suite, le préfet, qui pouvait notamment relever que la situation de l'emploi d'ouvrier agricole n'est pas en tension en Drôme Ardèche, n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant de la régulariser et lui délivrer un titre de séjour salarié.
8. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que Mme F est entrée pour la dernière fois en France le 2 mai 2022, à l'âge de 22 ans, sous couvert d'un titre de séjour " travailleur saisonnier ". Si elle se prévaut de la présence régulière sur le territoire français de son père et de son frère, elle ne justifie pas que sa présence en France à leur côté soit indispensable. Par ailleurs, célibataire et sans charge de famille, elle ne démontre pas être dépourvue de toutes attaches dans son pays d'origine, le Maroc, où elle a vécu la majorité de son existence et où résident ses deux sœurs. Partant, ces éléments ne constituent pas des considérations humanitaires ou un motif exceptionnel au sens des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant de l'admettre exceptionnellement au séjour au titre de sa vie privée et familiale.
9. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
10. Les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés, en l'absence d'argumentation particulière, pour les mêmes raisons que celles évoquées au point 8. Pour les mêmes motifs, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.
Sur les décisions faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination :
11. En l'absence d'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français et à l'encontre de la décision fixant le pays de destination doit être écarté.
Sur les décisions faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le délai de départ volontaire et fixant le pays de destination :
12. Pour les mêmes motifs que ceux évoqués aux points 8 et 10, et en l'absence de précisions particulières, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales soulevé à l'encontre de ces décisions doit également être écarté.
13. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que Mme F n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions du 29 juillet 2022 du préfet de l'Ardèche. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées au titre des article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être également rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme F est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C F et au préfet de l'Ardèche.
Délibéré après l'audience du 16 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Verley-Cheynel, présidente,
Mme Schmerber, première vice-présidente,
M. Gille, vice-président.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 décembre 2022.
La première vice-présidente,
C. Schmerber
La présidente,
G. Verley-Cheynel
La greffière,
G. Montézin
La République mande et ordonne au préfet de l'Ardèche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
2206118
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026