LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2206138

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2206138

vendredi 2 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2206138
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation9ème chambre
Avocat requérantCLEMENT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 aout 2022, M. B E, représenté par Me Clément, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions du 27 juillet 2022 par lesquelles le préfet de l'Ardèche a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Ardèche de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " travailleur temporaire " sous astreinte de cents euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, à charge pour son conseil de renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat.

M. E soutient que :

- la décision portant refus de titre de séjour n'est pas motivée en fait, révélant un défaut d'examen particulier de sa situation ;

- le préfet ne pouvait, sans commettre d'erreur de droit, lui opposer la condition de présentation d'un visa de long séjour, dès lors qu'il avait sollicité un changement de statut et qu'il était titulaire au jour de sa demande de titre de séjour, d'un titre de séjour " travailleur saisonnier " :

- en refusant de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " travailleur temporaire ", le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir de régularisation ;

- en refusant de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L.435-1 et de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision faisant obligation de quitter le territoire français, celle fixant le délai de départ volontaire et celle fixant le pays de destination sont illégales du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour qui les fonde ;

- la décision faisant obligation de quitter le territoire français, celle fixant le délai de départ volontaire et celle fixant le pays de destination méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 aout 2022, le préfet de l'Ardèche conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle par une décision du 28 octobre 2022.

La clôture d'instruction a été fixée au 14 octobre 2022 par ordonnance du 11 août 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du royaume du Maroc en matière de séjour et d'emploi du 9 octobre 1987 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, Mme F a donné lecture de son rapport.

Considérant ce qui suit :

1. M. E, ressortissant marocain né le 22 septembre 1989, déclare être entré régulièrement en France pour la dernière fois le 20 avril 2022 sous couvert d'un titre de séjour " travailleur saisonnier " valable jusqu'au 24 juillet 2022. Le 15 juin 222, l'intéressé a déposé une demande de titre de séjour au titre de l'article 3 de l'accord franco-marocain susvisé ainsi que sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté en date du 27 juillet 2022, le préfet de l'Ardèche a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office. M. E demande l'annulation de ces décisions.

Sur la décision portant refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise les textes dont il fait application et notamment les stipulations des articles 3 et 9 de l'accord franco-marocain susvisé, les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par ailleurs, et contrairement à ce que soutient le requérant, cette décision précise les éléments déterminants de sa situation qui ont conduit le préfet à lui refuser la délivrance d'un titre de séjour. Dans ces conditions, elle comporte une motivation qui satisfait aux exigences résultant des articles L. 211-2 et suivants du code des relations entre le public et l'administration, laquelle ne révèle aucun défaut d'examen particulier de la situation du requérant. Ces moyens doivent, par suite, être écartés.

3. En deuxième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article 9 de l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du royaume du Maroc en matière de séjour et d'emploi du 9 octobre 1987 : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'accord ". Aux termes de l'article 3 du même accord : " Les ressortissants marocains désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent Accord, reçoivent, après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable et portant la mention " salarié " éventuellement assortie de restrictions géographiques ou professionnelles () ". Aux termes de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ". Aux termes de l'article L. 421-21 de ce même code : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " d'une durée maximale d'un an. / La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail () ".

4. Il résulte de la combinaison des textes susmentionnés que la situation des ressortissants marocains souhaitant bénéficier d'un titre de séjour portant la mention " salarié " est régie par les stipulations de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et est notamment subordonnée, en vertu de son article 9, à la production par le demandeur du visa long séjour mentionné à l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

5. Pour refuser à M. E la délivrance d'un titre de séjour mention " salarié " sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-marocain susvisé, le préfet de l'Ardèche lui a opposé l'absence de présentation d'un visa long séjour à l'appui de sa demande. Il ressort des pièces du dossier que M. E est entré régulièrement dans l'espace Schengen le 20 avril 2022 sous couvert de son titre de séjour " travailleur saisonnier ", valable du 25 juillet 2019 au 24 juillet 2022. Ainsi, si au 15 juin 2022, date de sa demande de titre, le requérant disposait d'un titre de séjour mention " travailleur saisonnier " en cours de validité, il n'en demeure pas moins qu'un tel titre de séjour ne saurait se substituer au visa long séjour exigé par les dispositions susvisées. Partant, le moyen tiré d'une erreur de droit commise par le préfet dans l'examen de sa demande de titre mention " salarié " présentée sur le fondement de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 doit être écarté.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. / Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat. ".

7. Dans la mesure ou l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 prévoit la délivrance de titres de séjour pour l'exercice d'une activité salariée, un ressortissant marocain souhaitant obtenir un tel titre ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, s'agissant d'un point traité par l'accord bilatéral franco-marocain. Toutefois, ces stipulations n'interdisent pas au préfet de régulariser un ressortissant marocain qui ne remplirait pas les conditions auxquelles est subordonnée la délivrance de plein droit d'un titre de séjour en qualité de salarié.

8. Il ressort des pièces du dossier que M. E est entré pour la dernière fois dans l'espace Schengen le 20 avril 2022 à l'âge de 45 ans sous couvert d'un titre de séjour " travailleur saisonnier ". Si le requérant se prévaut de sa présence régulière sur le territoire français depuis neuf années à raison de six mois maximum, il apparait que la famille de l'intéressé, sa femme et ses enfants, résident au Maroc. Partant, le requérant ne démontre ni ne prétend être dépourvu de toutes attaches dans son pays d'origine. Ainsi, M. E ne justifie d'aucune considération humanitaire ou un motif exceptionnel, de nature à l'admettre exceptionnellement au séjour au titre de sa " vie privée et familiale ". Par suite, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en lui refusant une admission exceptionnelle au séjour au titre de la vie privée et familiale.

9. Il ressort des pièces du dossier que pour refuser de régulariser M. E au titre de son activité professionnelle, le préfet a relevé que l'intéressé se prévalait de la signature d'un contrat de travail d'une durée d'un an en qualité d'ouvrier agricole conclu avec la société EARL la Glaudienne à compter du 30 avril 2022 ainsi que d'une autorisation de travail visée par les autorités compétentes en date du 26 janvier 2022. En outre, le préfet a relevé que l'intéressé avait produit des titres emploi simplifié agricole pour les années 2013, 2014, 2015, 2016, 2019 et 2022. Toutefois, et alors que M. E a bénéficié d'une carte de séjour pluri-annuelle depuis le 25 juillet 2019 en qualité de travailleur saisonnier l'autorisant seulement à travailler en France pour une durée de six mois consécutifs par an et l'obligeant à maintenir sa résidence habituelle hors de France, ces éléments ne sauraient ni justifier une intégration particulière sur le territoire français, ni une ancienneté de travail conséquente. Par suite, le préfet, qui pouvait en outre relever que la situation de l'emploi n'était pas en tension dans les départements de Drôme -Ardèche, n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant de le régulariser par la délivrance d'une carte de séjour en qualité de " salarié " ou " travailleur temporaire ".

10. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".

11. Le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté, en l'absence d'argumentation particulière, pour les mêmes raisons que celles évoquées au point 8.

Sur les décisions faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le délai de départ volontaire et fixant le pays de destination :

12. En premier lieu, en l'absence d'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, de la décision fixant le délai de départ volontaire et à l'encontre de la décision fixant le pays de destination doit être écarté.

13. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux évoqués plus haut, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales soulevé à l'encontre de ces décisions doit également être écarté.

14. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. E n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions du 27 juillet 2022 du préfet de l'Ardèche. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées au titre des article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. E est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B E et au préfet de l'Ardèche.

Délibéré après l'audience du 16 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Verley-Cheynel, présidente,

Mme F, première vice-présidente,

M. Gille, vice-président.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 décembre 2022.

La première vice-présidente,

C. F

La présidente,

G. Verley-Cheynel

La greffière,

G. Montézin

La République mande et ordonne au préfet de l'Ardèche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions