LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2206210

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2206210

mardi 26 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2206210
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantNICOLAS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 15 et 26 août 2022 et le 26 mai 2023, M. A B, représenté par Me Nicolas, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme de 269 436,19 euros correspondant à des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour la période du 1er juillet 2010 au 30 juin 2011, à des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés dues au titre de l'année 2011 et à des pénalités, résultant d'une saisie administrative à tiers détenteur en date du 9 mai 2022 notifiée à l'organisme Predica Prévoyance ;

2°) à défaut, de prononcer la réduction de l'obligation de payer cette somme ;

3°) de condamner l'Etat aux entiers dépens et de mettre à sa charge la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le paiement des impositions supplémentaires et des pénalités auxquelles la société SOS Peinture a été assujettie, alors qu'il s'est déjà acquitté de suppléments d'impôt sur le revenu et de pénalités au titre des années 2009 et 2010 assis sur la même base taxable, revêt un caractère confiscatoire et entraîne une rupture d'égalité devant les charges publiques ;

- les impositions visées par la saisie administrative à tiers détenteur litigieuse sont atteintes par la prescription de l'action en recouvrement du comptable prévu à l'article L. 274 du livre des procédures fiscales ; en effet, l'administration ne justifie pas lui avoir notifié la mise en demeure en date du 31 juillet 2017, qu'il conteste avoir reçue ; en tout état de cause, la mise en demeure du 8 février 2019, qui se réfère au jugement correctionnel définitif rendu par la " cour d'appel de Lyon ", ne saurait avoir interrompu la prescription ;

- la faculté dont dispose l'administration d'interrompre la prescription autant de fois qu'elle le désire porte atteinte au droit à un procès équitable garanti par les stipulations de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le montant figurant sur la saisie administrative à tiers détenteur litigieuse est largement supérieur à celui restant dû aux termes de la mise en demeure du 8 février 2019.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 janvier 2023, le directeur régional des finances publiques d'Auvergne-Rhône-Alpes et du département du Rhône conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 29 novembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 20 décembre 2023.

Par une lettre du 7 mars 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité du moyen tiré de la prescription de l'action en recouvrement, M. B n'ayant pas contesté, dans le délai de deux mois, la mise en demeure qui lui a été notifiée le 9 février 2019 en se prévalant d'un tel moyen.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la Constitution ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de commerce ;

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de procédure pénale ;

- le code de justice administrative ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Gros, conseillère,

- les conclusions de Mme Tocut, rapporteure publique,

- et les observations de Me Bocko, substituant Me Nicolas, pour M. B.

Une note en délibéré présentée pour M. B a été enregistrée le 15 mars 2024.

Considérant ce qui suit :

1. A la suite d'une vérification de comptabilité, la société à responsabilité limitée (SARL) SOS Peinture a été assujettie à des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour la période du 1er juillet 2010 au 30 juin 2011 et à des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés au titre de l'année 2011, assortis d'intérêts de retard et de majorations. Par un jugement du 4 juillet 2014, le tribunal correctionnel de Lyon a déclaré M. A B débiteur solidaire des impositions supplémentaires et des pénalités ainsi mises à la charge de la société SOS Peinture sur le fondement de l'article 1745 du code général des impôts. En vue de l'exécution de ce jugement, le pôle de recouvrement spécialisé du Rhône a demandé, le 9 mai 2022, à l'organisme Predica Prévoyance, tiers détenteur, de régler la somme de 269 436,19 euros. L'opposition à poursuites formée par M. B a été rejetée le 15 juin 2022. Le requérant demande au tribunal de le décharger ou, à défaut, de réduire l'obligation de payer cette somme.

Sur les conclusions à fin de décharge ou de réduction de l'obligation de payer :

2. En premier lieu, M. B soutient que le paiement des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période du 1er octobre 2008 au 30 juin 2010, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les années 2009 et 2010 et des pénalités auxquels la société SOS Peinture a été assujettie revêt un caractère confiscatoire et entraîne une rupture d'égalité devant les charges publiques, dès lors qu'il s'est déjà acquitté de suppléments d'impôt sur le revenu et de pénalités au titre des années 2009 et 2010 assis sur la même base taxable. Toutefois, la saisie administrative à tiers détenteur notifiée le 9 mai 2022 ne tend pas au recouvrement de ces sommes, mais des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour la période du 1er juillet 2010 au 30 juin 2011, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour l'année 2011 et des pénalités mis à la charge de la même société. Le moyen doit, dès lors, et en tout état de cause, être écarté.

3. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 274 du livre des procédures fiscales : " Les comptables du Trésor qui n'ont fait aucune poursuite contre un contribuable retardataire pendant quatre années consécutives, à partir du jour de la mise en recouvrement du rôle perdent leur recours et sont déchus de tous droits et de toute action contre ce redevable. / Le délai de quatre ans mentionné au premier alinéa, par lequel se prescrit l'action en vue du recouvrement, est interrompu par tous actes comportant reconnaissance de la part des contribuables et par tous autres actes interruptifs de la prescription. ".

4. D'autre part, aux termes de l'article 1745 du code général des impôts : " Tous ceux qui ont fait l'objet d'une condamnation définitive, prononcée en application des articles 1741, 1742 ou 1743 peuvent être solidairement tenus, avec le redevable légal de l'impôt fraudé, au paiement de cet impôt ainsi qu'à celui des pénalités fiscales y afférentes. ". Aux termes de l'article 498 du code de procédure pénale : " Sans préjudice de l'article 505, l'appel est interjeté dans le délai de dix jours à compter du prononcé du jugement contradictoire. () ". La solidarité prononcée par le juge pénal sur le fondement de l'article 1745 du code général des impôts constitue, alors même qu'elle ne revêt pas le caractère d'une sanction, une mesure de nature pénale relevant, à ce titre, du code de procédure pénale. En raison de ce caractère, le jugement rendu est, sauf dans les cas où le code de procédure pénale prévoit que le jugement doit être signifié, opposable dès sa lecture. Par suite, le délai de prescription quadriennale de l'action en recouvrement à l'encontre du débiteur solidaire commence à courir dès la lecture du jugement rendu contradictoirement par le juge pénal prononçant la solidarité, et non à compter de la date de signification de ce jugement, laquelle n'interrompt pas ce délai.

5. Enfin, aux termes de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales : " Les contestations relatives au recouvrement des impôts, taxes, redevances, amendes, condamnations pécuniaires et sommes quelconques dont la perception incombe aux comptables publics doivent être adressées à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites. / () Les contestations relatives au recouvrement ne peuvent pas remettre en cause le bien-fondé de la créance. Elles peuvent porter : / 1° Sur la régularité en la forme de l'acte ; / 2° A l'exclusion des amendes et condamnations pécuniaires, sur l'obligation au paiement, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués et sur l'exigibilité de la somme réclamée. () ". Aux termes de l'article R. 281-3-1 du même livre : " La demande prévue à l'article R. * 281-1 doit, sous peine d'irrecevabilité, être présentée dans un délai de deux mois à partir de la notification : / () c) A l'exclusion des amendes et condamnations pécuniaires, du premier acte de poursuite permettant de contester l'exigibilité de la somme réclamée. ". Lorsque le redevable d'une imposition se prévaut de la prescription de l'action en recouvrement, il soulève une contestation qui ne porte pas sur l'obligation de payer mais qui a trait à l'exigibilité de l'impôt. La prescription de l'action en recouvrement doit, en application du c de l'article R. 281-3-1 du livre des procédures fiscales, être invoquée à l'appui de la réclamation préalable adressée à l'administration compétente dans un délai de deux mois à partir de la notification du premier acte de poursuite permettant de s'en prévaloir.

6. Il ne résulte pas l'instruction, et n'est pas soutenu, que l'action en recouvrement des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour la période du 1er juillet 2010 au 30 juin 2011, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour l'année 2011 et des pénalités mis à la charge de la société SOS Peinture par un avis de mise en recouvrement adressé le 25 septembre 2012 était prescrite le 4 juillet 2014, date de lecture du jugement du tribunal correctionnel de Lyon déclarant M. B débiteur solidaire de ces impositions et pénalités sur le fondement de l'article 1745 du code général des impôts. Ce jugement ayant été rendu contradictoirement à l'égard de l'intéressé, le délai de prescription de l'action en recouvrement a commencé à courir à son égard dès le 4 juillet 2014. Il ne résulte pas de l'instruction que ce délai, qui expirait le 4 juillet 2018, aurait été valablement interrompu, l'administration ne justifiant, notamment, pas de la notification régulière de la mise en demeure de payer ces impositions et pénalités en date du 31 juillet 2017 à M. B, qui la conteste. Toutefois, le requérant s'est vu notifier, le 9 février 2019, une mise en demeure comportant la mention des voies et délais de recours, visant clairement le paiement des impositions et pénalités mises à la charge de la société SOS Peinture par l'avis de mise en recouvrement du 25 septembre 2012 auquel il est solidairement tenu en vertu du jugement du 4 juillet 2014, en dépit de la mention, erronée, selon laquelle ce jugement aurait été rendu par la cour d'appel de Lyon, au lieu du tribunal correctionnel de Lyon. Or, il ne résulte pas de l'instruction que, conformément aux dispositions du c de l'article R. 281-3-1 du livre des procédures fiscales, M. B aurait formulé une réclamation préalable en invoquant la prescription de l'action en recouvrement dans le délai de deux mois suivant la notification de cette mise en demeure, premier acte de poursuite lui permettant de s'en prévaloir. Dès lors, le moyen tiré de la prescription de l'action en recouvrement, qui est irrecevable, doit être écarté.

7. En troisième lieu, dans ses écritures, M. B n'explicite à aucun moment les raisons pour lesquelles l'interruption de la prescription de l'action en recouvrement dans les conditions de droit commun méconnaîtrait le droit à un procès équitable garanti par les stipulations de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Ce moyen, qui n'est pas assorti des précisions suffisantes pour permettre au tribunal d'en apprécier le bien-fondé, doit, dès lors, être écarté.

8. En quatrième lieu, il ressort clairement de la lecture de la mise en demeure de payer du 8 février 2019 que celle-ci porte sur un montant, non pas de 42 003,49 euros comme indiqué dans les écritures, mais de 269 436,19 euros. Dès lors, M. B n'est pas fondé à soutenir que la somme restant à payer mentionnée dans la saisie à tiers détenteur en date du 9 mai 2022, à savoir 269 436,19 euros, serait supérieure à celle mentionnée dans la mise en demeure du 8 février 2019.

9. Il résulte de tout ce qui précède que la demande de M. B tendant à la décharge ou, à défaut, à la réduction de l'obligation de payer la somme de 269 436,19 euros doit être rejetée.

Sur les frais liés au litige :

10. La présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions de M. B tendant à ce qu'ils soient mis à la charge de l'Etat ne peuvent qu'être rejetées.

11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement au requérant d'une somme au titre de ses frais d'instance.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Copie en sera adressée au directeur régional des finances publiques d'Auvergne-Rhône-Alpes et du département du Rhône.

Délibéré après l'audience du 12 mars 2024, à laquelle siégeaient :

M. Clément, président,

Mme Rizzato, première conseillère,

Mme Gros, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mars 2024.

La rapporteure,

R. Gros

Le président,

M. Clément

La greffière,

T. Andujar

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions