mardi 17 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2206252 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | DAVID |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 août 2022, M. A B, représenté par Me David, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 2 août 2022 par laquelle le chef d'établissement du centre pénitentiaire de Villefranche-sur-Saône a prolongé, pour une durée de trois mois à compter du 8 août 2022, la mesure de placement à l'isolement dont il fait l'objet depuis le 8 juillet 2022 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 600 euros, à verser à son conseil, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, ou, à défaut, à lui verser directement en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision contestée a été prise par une autorité ne disposant pas d'une délégation de signature régulièrement publiée et accessible aux détenus ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les droits de la défense, dans la mesure où les pièces du dossier ne lui ont pas été communiquées dans un délai suffisant pour présenter des observations écrites ou orales avant l'édiction de la mesure contestée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure, faute d'avoir été soumise à l'avis écrit du médecin intervenant dans l'établissement ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, dès lors qu'il s'agit d'une mesure de sanction déguisée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors qu'elle repose sur des faits insuffisants, antérieurs à son transfert, qui ne sont ni avérés, ni précis et qu'il ne s'agissait pas d'une solution de dernier recours, alors qu'il a été transféré d'établissement pénitentiaire pour les mêmes motifs ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, en méconnaissance des dispositions de la circulaire du 14 avril 2011 (NOR JUSK1140023C), en raison des conséquences qu'elle emporte sur son état de santé psychologique.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 janvier 2024, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la requête ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 22 janvier 2024, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 22 février 2024.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 octobre 2022.
Vu :
- la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code pénitentiaire ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, ensemble le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Le Roux, conseillère ;
- et les conclusions de M. Borges Pinto, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, écroué depuis le 10 juin 2008 au centre de détention de Roanne, a fait l'objet d'un placement à l'isolement d'office depuis le 5 juillet 2022. Il a été transféré au centre pénitentiaire de Villefranche-sur-Saône à compter du 25 juillet 2022, où il a été maintenu à l'isolement. Par une décision du 2 août 2022, notifiée le 8 août 2022, le chef d'établissement du centre pénitentiaire de Villefranche-sur-Saône a décidé de prolonger le placement à l'isolement de M. B pour une durée de trois mois, jusqu'au 5 octobre 2022. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler la décision du chef d'établissement du centre pénitentiaire de Villefranche-sur-Saône du 2 août 2022.
Sur les conclusions tendant à l'admission provisoire de l'aide juridictionnelle :
2. M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 octobre 2022. Il n'y a donc plus lieu de statuer sur ses conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe :
S'agissant de la compétence du signataire :
3. D'une part, il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté n° 69-2022-02-03-00003 du 3 février 2022, le chef d'établissement du centre pénitentiaire de Villefranche-sur-Saône a donné délégation permanente de signature à Mme C D, directrice des services pénitentiaires, aux fins notamment de proposer de prolonger une mesure d'isolement d'une personne détenue.
4. D'autre part, eu égard à l'objet d'une délégation de signature qui, quoique constituant un acte réglementaire, n'a pas la même portée à l'égard des tiers qu'un acte modifiant le droit destiné à leur être appliqué, sa publication au recueil des actes administratifs, qui permet de donner date certaine à la décision de délégation prise par le chef d'établissement, a constitué une mesure de publicité suffisante pour rendre les dispositions de la délégation de signature opposables aux tiers, notamment à l'égard des détenus de l'établissement pénitentiaire. M. B n'est donc pas fondé à soutenir que cette délégation aurait dû être affichée ou portée à la connaissance des personnes détenues, alors qu'elle a été régulièrement publiée au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du Rhône n° 69-2022-022 du 9 février 2022. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée manque en fait.
S'agissant de la motivation de la décision attaquée :
5. En vertu de l'article R. 213-21 du code pénitentiaire, une décision de prolongation d'isolement d'office adoptée par le chef de l'établissement doit être motivée.
6. Tout d'abord, M. B ne peut pas utilement se prévaloir de la méconnaissance de la circulaire du 14 avril 2011 relative au placement à l'isolement des personnes détenues, qui se borne à adresser des recommandations aux services et ne contient aucune mesure impérative. En tout état de cause, en reprochant à la décision contestée de ne pas respecter les dispositions de cette circulaire en matière d'attention portée à l'état psychique de la personne détenue et d'invoquer des antécédents disciplinaires préexistants, le requérant conteste en réalité l'appréciation portée par le chef d'établissement et non la forme de sa décision. Par ailleurs, la décision attaquée, qui prolonge la mesure d'isolement prise à l'encontre du requérant, vise les articles du code pénitentiaire dont elle fait application, en particulier les articles L. 213-8 et R. 213-18 à R. 213-26 de ce code. Elle énonce également de manière suffisamment détaillée les faits motivant sa décision, en particulier les incidents disciplinaires retenus à l'encontre de M. B en détention ordinaire, ainsi que sa tentative d'évasion du 13 juillet 2022 et son transfert consécutif au centre pénitentiaire de Villefranche-sur-Saône, par mesure d'ordre et de sécurité. Elle vise également les observations orales de M. B lors du débat contradictoire ayant eu lieu le 1er août 2022. Ces mentions, suffisamment précises et circonstanciées, ont permis à M. B de discuter utilement les motifs ayant fondé la décision contestée de renouvellement de sa mise à l'isolement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
S'agissant des vices de procédure :
7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 213-8 du code pénitentiaire, le placement à l'isolement d'une personne détenue ne peut être renouvelé qu'après un débat contradictoire, au cours duquel la personne intéressée, qui peut être assistée de son avocat, présente ses observations orales ou écrites. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 213-21 du même code : " Lorsqu'une décision d'isolement d'office initiale ou de prolongation est envisagée, la personne détenue est informée, par écrit, des motifs invoqués par l'administration, du déroulement de la procédure et du délai dont elle dispose pour préparer ses observations. Le délai dont elle dispose ne peut être inférieur à trois heures à partir du moment où elle est mise en mesure de consulter les éléments de la procédure, en présence de son avocat, si elle en fait la demande. () ".
8. Le garde des sceaux, ministre de la justice produit en défense, sans que cela soit contesté, un courrier notifié au requérant le 28 juillet 2022 à 17 heures, et l'informant du projet de prolongation de la mesure d'isolement dont il faisait l'objet, des possibilités de présenter des observations écrites et orales dans un délai ne pouvant être inférieur à trois heures, de se faire assister par un avocat et de consulter les pièces relatives à la procédure. Si le requérant soutient ne pas avoir pu consulter les éléments de la procédure, malgré sa demande en ce sens, il ressort toutefois des pièces du dossier que son avocat a été informé le 29 août 2022, à 15 heures, qu'il avait la possibilité de consulter le dossier de la procédure à compter du 1er août 2022 à 14 heures 30, et qu'il a répondu, par un courriel du 1er août 2022, à 8 heures 26, qu'il ne pourrait pas être présent, sans demander à être substitué, ni à consulter le dossier à une autre date et à reporter l'audience. En tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B aurait sollicité la transmission de pièces spécifiques, dont le défaut de communication l'aurait désavantagé, et il est établi qu'il a pu présenter des observations écrites le 1er août 2022, avant l'audience prévue le même jour, ainsi que des observations orales lors de cette audience. Il s'ensuit que le requérant, qui a été mis à même de consulter les éléments de la procédure dans un délai suffisant, n'est pas fondé à soutenir que, faute d'avoir respecté les droits de la défense, la décision du 2 août 2022 serait intervenue au terme d'une procédure irrégulière.
9. En second lieu, aux termes de l'article R. 213-30 du code pénitentiaire : " () L'avis écrit du médecin intervenant dans l'établissement pénitentiaire est recueilli préalablement à toute proposition de renouvellement de la mesure au-delà de six mois et versé au dossier de la procédure. ".
10. En l'espèce, la décision attaquée, qui a porté à moins de six mois la durée totale du placement à l'isolement de M. B, n'avait pas à être précédée de l'avis du médecin intervenant dans l'établissement en application de l'article R. 213-30 du code pénitentiaire. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit donc être écarté.
En ce qui concerne la légalité interne :
11. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 213-8 du code pénitentiaire : " Toute personne détenue majeure peut être placée par l'autorité administrative, pour une durée maximale de trois mois, à l'isolement par mesure de protection ou de sécurité soit à sa demande, soit d'office. Cette mesure ne peut être renouvelée pour la même durée qu'après un débat contradictoire, au cours duquel la personne intéressée, qui peut être assistée de son avocat, présente ses observations orales ou écrites. / L'isolement ne peut être prolongé au-delà d'un an qu'après avis de l'autorité judiciaire. / Le placement à l'isolement n'affecte pas l'exercice des droits prévus par les dispositions de l'article L. 6, sous réserve des aménagements qu'impose la sécurité () ". D'autre part, aux termes de l'article R. 213-21 du code pénitentiaire : " Lorsqu'une décision d'isolement d'office initiale ou de prolongation est envisagée, la personne détenue est informée, par écrit, des motifs invoqués par l'administration, du déroulement de la procédure et du délai dont elle dispose pour préparer ses observations. Le délai dont elle dispose ne peut être inférieur à trois heures à partir du moment où elle est mise en mesure de consulter les éléments de la procédure, en présence de son avocat, si elle en fait la demande. Le chef de l'établissement pénitentiaire peut décider de ne pas communiquer à la personne détenue, ni à son avocat, les informations ou documents en sa possession qui contiennent des éléments pouvant porter atteinte à la sécurité des personnes ou de l'établissement. Si la personne détenue ne comprend pas la langue française, les informations sont présentées par l'intermédiaire d'un interprète désigné par le chef de l'établissement. Il en est de même de ses observations, si elle n'est pas en mesure de s'exprimer en langue française. Les observations de la personne détenue et, le cas échéant, celles de son avocat sont jointes au dossier de la procédure. Si la personne détenue présente des observations orales, elles font l'objet d'un compte-rendu écrit signé par elle. () ". Enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 213-30 du même code : " Tant pour la décision initiale que pour les décisions ultérieures de prolongation, il est tenu compte de la personnalité de la personne détenue, de sa dangerosité ou de sa vulnérabilité particulière, et de son état de santé ".
12. La mise à l'isolement d'une personne détenue, par mesure de protection ou de sécurité, ne constitue pas une mesure disciplinaire. Il résulte de ces dispositions que les conditions à remplir pour qu'un détenu soit placé d'office à l'isolement, ou lorsqu'elle prolonge une telle mesure, sont, d'une part, que la mesure constitue l'unique moyen de préserver la sécurité des personnes ou de l'établissement et, d'autre part, que cette mesure tienne compte de sa personnalité, de sa dangerosité ou de sa vulnérabilité particulière, ainsi que de son état de santé. Si le placement à l'isolement d'un détenu contre son gré constitue, eu égard à l'importance de ses effets sur les conditions de détention, une décision susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir, le juge administratif exerce un contrôle restreint sur les motifs d'une telle mesure.
13. En l'espèce, si M. B conteste l'ensemble des faits sur lesquels l'administration pénitentiaire s'est fondée pour prolonger son maintien à l'isolement, il n'apporte cependant aucun élément précis au soutien de ses allégations. Il ressort par ailleurs des nombreux comptes-rendus d'incidents versés à l'instance par l'administration que l'incarcération de M. B a été émaillée par de nombreux incidents, survenus tout au long de sa détention en milieu ordinaire, pour lesquels il a fait l'objet de plusieurs sanctions disciplinaires, ainsi que de transferts d'établissements pénitentiaires. Plus particulièrement, dans les cinq mois précédant son transfert au centre pénitentiaire de Villefranche-sur-Saône, il ne conteste pas avoir commis plusieurs faits de détentions de produits non autorisés voire illégaux et avoir proféré des insultes et des menaces à l'encontre des personnels pénitentiaires, dans les jours précédents la décision de le transférer d'établissement. Il ressort également des pièces du dossier que le transfert d'établissement pénitentiaire de M. B a été décidé à la suite de sa tentative d'évasion lors d'une garde-à-vue au commissariat de Roanne, le 13 juillet 2022. Le requérant, qui se prévaut de la fragilité de son état psychologique afin d'atténuer sa réelle intention de s'évader, ne conteste toutefois pas avoir réalisé une première évasion d'un mois et vingt-cinq jours le 25 novembre 2018, à l'occasion d'une permission de sortie. Le requérant ne produit, en outre, aucun élément médical susceptible de démontrer que son état de santé serait incompatible avec une mesure d'isolement. Dans ces conditions, quand bien même les actes qui lui sont reprochés ont été commis avant le transfert du requérant au centre pénitentiaire de Villefranche-sur-Saône, leur caractère récent et répété, ainsi que le profil pénal et pénitentiaire de M. B, rendaient nécessaire la mise en place d'une période d'observation prolongée de l'intéressé lors de son arrivée dans ce nouvel établissement pénitentiaire afin de pacifier sa gestion quotidienne et assurer la sécurité des personnels du centre pénitentiaire de Villefranche-sur-Saône. Par suite, la décision attaquée, qui n'a pas un caractère punitif mais préventif, n'est pas entachée d'une erreur de droit. M. B n'est pas non plus fondé à soutenir que le chef d'établissement du centre pénitentiaire de Villefranche-sur-Saône aurait fondé sa décision sur des faits matériellement inexacts, ni qu'il aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation en estimant que la prolongation de son isolement, malgré son transfert, était nécessaire pour garantir la sécurité des personnels de l'établissement.
14. En second lieu, eu égard à la nature d'une mesure de placement d'office à l'isolement et à l'importance de ses effets sur la situation du détenu qu'elle concerne, l'administration pénitentiaire doit veiller, à tout moment de son exécution, à ce qu'elle n'ait pas pour effet, eu égard notamment à sa durée et à l'état de santé physique et psychique de l'intéressé, de créer un danger pour sa vie ou de l'exposer à être soumis à un traitement inhumain ou dégradant.
15. Toutefois, M. B ne saurait utilement se prévaloir de la méconnaissance de la circulaire du 14 avril 2011 relative au placement à l'isolement des personnes détenues, qui ne contient aucune mesure impérative mais se borne à adresser des recommandations aux services. Par ailleurs, le requérant n'établit pas qu'à la date de la décision en litige, il était atteint d'une fragilité psychologique ou psychiatrique particulière s'opposant à la prolongation de son placement en isolement. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions relatives aux frais non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Délibéré après l'audience du 3 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Bour, présidente ;
Mme Jorda, conseillère ;
Mme Le Roux, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 septembre 2024.
La rapporteure,
J. Le Roux
La présidente,
A-S. Bour
La greffière,
C. Touja
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026