vendredi 2 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2206256 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | PETIT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 17 août et 11 octobre 2022, M. E A, représenté par Me Petit, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 5 août 2022 par lesquelles la préfète de l'Ain a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office, l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et l'a signalé aux fins de non-admission dans le système Schengen ;
2°) d'enjoindre à la préfète de l'Ain à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " ou " salarié " dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour, ainsi que de mettre en œuvre la procédure d'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen en cas d'annulation de la décision portant interdiction de retour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 300 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision portant refus de titre de séjour est entachée d'une erreur de droit en l'absence d'examen particulier de sa situation ;
- elle méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision lui refusant un titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision lui refusant un délai de départ volontaire est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier, d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- la décision l'interdisant de retour sur le territoire français est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation sur les conséquences sur sa situation.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 16 septembre et 12 octobre 2022, la préfète de l'Ain conclut au rejet de la requête
Elle soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D,
- et les observations de Me Simonin, substituant Me Petit, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant albanais né le 15 juillet 1995, déclare être entré en France le 18 juin 2014 accompagné de ses parents, de sa sœur et de son frère. Sa demande d'asile déposée le 8 juillet 2014 a été rejetée par décision de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides confirmée le 7 juillet 2016 par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). M. A a fait l'objet successivement de deux décisions l'obligeant à quitter le territoire français le 19 novembre 2015 et le 7 décembre 2016. Le 31 mars 2016, il a été assigné à résidence pour organiser son départ vers l'Albanie prévu le 18 mai 2016 qui n'a pas été exécuté. Le 30 décembre 2021, M. A a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des articles L. 421-1 et L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté en date du 5 août 2022, dont le requérant demande au tribunal de prononcer l'annulation, la préfète de l'Ain a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, ni d'aucune autre pièce du dossier que la préfète de l'Ain n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. A avant de refuser de l'admettre au séjour. S'il est loisible au requérant de contester l'appréciation portée par l'autorité administrative, cette divergence d'analyse ne saurait établir le défaut d'examen invoqué alors que la décision attaquée rappelle les éléments déterminants de sa situation. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'erreur de droit en l'absence d'examen particulier doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
4. La demande d'admission au séjour en litige n'ayant pas été sollicitée sur le fondement de l'article L. 423-23 précité, la préfète de l'Ain n'était pas tenue d'examiner d'office si M. A pouvait prétendre à un tel titre. Le moyen tiré de ce que les conditions prévues par l'article L. 423-23 seraient remplies est inopérant.
5. . À l'appui de sa requête, M. A fait état de plus de huit ans de présence sur le territoire français, du fait que tous les membres de sa famille, à savoir ses parents, son frère, sa sœur et le mari de celles-ci, ainsi que leurs enfants, résident sur le territoire français, de sa maîtrise du français, mais également de ce qu'il est engagé en tant que bénévole dans plusieurs associations et qu'il a obtenu une promesse d'embauche en date du 6 décembre 2021 en tant que réparateur mécanique. Il mentionne qu'il est sans attache dans son pays d'origine et qu'il encourt, en cas de retour en Albanie, un risque de traitement inhumain et dégradant en raison d'une vendetta contre sa famille. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le requérant a quitté son pays d'origine à l'âge de 19 ans, qu'il s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français pendant plus de sept ans malgré plusieurs mesures d'éloignement prises à son encontre. En outre, l'intéressé est célibataire et sans charge de famille et a fait l'objet d'une condamnation pour usage de faux documents administratifs. Si M. A fait valoir que sa sœur et son époux ainsi que son frère sont en situation régulière sur le territoire français, titulaires de cartes de séjour d'une durée d'un an, cela n'est pas le cas de ses parents qui ont fait chacun l'objet d'une obligation de quitter le territoire français qui n'a pas été exécutée. Au surplus, la nécessité pour lui-même de rester sur le territoire français en raison de l'état de santé de ses parents n'est pas démontrée par les pièces versées au dossier. Par suite, dans les circonstances de l'espèce, eu égard notamment à la durée et aux conditions de son séjour, et alors même que son comportement ne constituerait pas une menace à l'ordre public, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit ainsi être écarté. En l'absence d'argumentation spécifique, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur la situation personnelle du requérant doit également être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. (). ".
7. En présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette hypothèse, il appartient à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
8. D'une part, il ressort des pièces du dossier que M. A, en invoquant sa vie privée et familiale telle que sus-relatée, et en faisant état des risques qu'il estime encourir en cas de retour dans son pays d'origine, alors que sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d'asile, ne justifie d'aucune considération humanitaire ou motif exceptionnel, au sens des dispositions précitées, de nature à justifier une admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale ".
9. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. A, en invoquant au titre de son insertion professionnelle une simple promesse d'embauche dans le secteur de la l'automobile en qualité de mécanicien réparateur pour lequel il a certes obtenu une formation dans son pays d'origine, ne fait état d'aucun motif exceptionnel, au regard de son expérience, et de ses qualifications de nature à justifier une admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la préfète de l'Ain aurait méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et commis une erreur manifeste d'appréciation en lui refusant son admission exceptionnelle au séjour.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
10. M. A n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour prise à son encontre, son moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par la voie de l'exception, à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.
11. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ensemble le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle doivent, en l'absence de tout élément particulier invoqué tenant à cette obligation, être écartés par les mêmes motifs que ceux développés au point 5.
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ :
12. En l'absence d'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et de celle portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de l'illégalité de la décision lui refusant un délai de départ volontaire par voie de conséquence des précédentes doit être écarté.
13. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; 2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ; 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ".
14. La décision attaquée vise l'article L. 612-2 précité et mentionne que M. A s'est maintenu sur le territoire français depuis la notification des précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet et dont la dernière a de surcroît été confirmée par la juridiction de céans et qu'il présente dès lors un risque qu'il se soustraie de nouveau, à l'exécution du présent arrêté. Ainsi et contrairement à ce que soutient M. A, la décision attaquée comporte ainsi des éléments de motivation en fait suffisants au regard des exigences des dispositions précitées.
15. Les moyens tirés du défaut d'examen particulier et de l'erreur de droit, ensemble le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doivent, en l'absence de tout élément particulier invoqué tenant à ce refus de délai de départ volontaire, être écartés par les mêmes motifs que ceux développés précédemment s'agissant du refus de séjour.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
16. En l'absence d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de l'illégalité de la décision fixant le pays de destination par voie de conséquence de la précédente doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour :
17. En l'absence d'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de l'illégalité de la décision l'interdisant de retour sur le territoire français par voie de conséquence des précédentes doit être écarté.
18. Le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ensemble le moyen tiré d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision portant interdiction de retour sur la situation personnelle de M. A, doivent, en l'absence de tout élément particulier invoqué tenant à cette décision, être écartés par les mêmes motifs que ceux développés précédemment, s'agissant du refus de séjour.
19. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède, que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, le versement au requérant, de quelque somme que ce soit au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E A et à la préfète de l'Ain.
Délibéré après l'audience du 16 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Verley-Cheynel, présidente,
Mme Schmerber, vice-présidente,
M.Gille, vice-président.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 décembre 2022.
La présidente,
G. DLa vice-présidente,
C. Schmerber
La greffière,
G. Montezin
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026