vendredi 2 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2206277 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | CLEMENT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 août 2022, M. A B, représenté par Me Clément, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 28 juillet 2022 par lesquelles le préfet de l'Ardèche a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Ardèche, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié " à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, à charge pour ce dernier de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- la décision portant refus de titre de séjour n'est pas motivée en fait, révélant un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- le préfet ne pouvait, sans commettre d'erreur de droit, lui refuser pour défaut de visa de long séjour la délivrance d'un titre de séjour " salarié " sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-tunisien, dès lors qu'il disposait d'un titre de séjour " travailleur saisonnier " en cours de validité ;
- en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour mention " salarié " en application de son pouvoir discrétionnaire au motif qu'il ne justifiait pas d'un visa de long séjour, le préfet a commis une erreur de droit ;
- la décision de refus de séjour est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice par le préfet de son pouvoir de régularisation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- les décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixant le délai de départ volontaire à trente jours et fixant le pays de destination sont illégales du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour qui les fondent ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 septembre 2022, le préfet de l'Ardèche conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 novembre 2022.
La clôture d'instruction a été fixée au 14 octobre 2022 par ordonnance du 18 août 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
-la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Tunisie en matière de séjour et de travail, modifié, fait à Paris le 17 mars 1988, ensemble l'accord-cadre relatif à la gestion concertée des migrations et au développement solidaire, du protocole relatif à la gestion concertée des migrations (ensemble deux annexes) et du protocole en matière de développement solidaire (ensemble trois annexes) entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République tunisienne, signés à Tunis le 28 avril 2008 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, Mme D a donné lecture de son rapport.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant tunisien né le 17 juillet 1998, est entré en France pour la dernière fois le 6 décembre 2019 sous couvert d'une carte de séjour pluriannuelle " travailleur saisonnier " délivrée le 21 mai 2019, valable jusqu'au 21 mai 2022. Le 1er juin 2022, il a sollicité auprès de la préfecture de l'Ardèche la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-tunisien susvisé et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 28 juillet 2022 dont le requérant demande l'annulation, le préfet de l'Ardèche a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office.
Sur les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et d'astreinte :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision attaquée vise les textes dont elle fait application et notamment l'article 3 de l'accord franco-tunisien susvisé, les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par ailleurs, et contrairement à ce que soutient le requérant, cette décision précise les éléments déterminants de sa situation qui ont conduit le préfet à lui refuser la délivrance d'un titre de séjour. Dans ces conditions, elle comporte une motivation qui satisfait aux exigences résultant des dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des articles L. 211-2 et suivants du code des relations entre le public et l'administration, laquelle ne révèle aucun défaut d'examen particulier de la situation du requérant. Les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et de l'erreur de droit tels qu'articulés doivent, par suite, être écartés.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 3 de l'accord franco-tunisien susvisé : " Les ressortissants tunisiens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent accord, reçoivent après contrôle médical et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable et portant la mention " salarié ". ". Aux termes de l'article 11 de cet accord : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'accord. ". Aux termes de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1. ".
4. Il résulte de la combinaison des textes précités que si la situation des ressortissants marocains souhaitant bénéficier d'un titre de séjour portant la mention " salarié " est régie par les stipulations de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, la délivrance à un ressortissant tunisien du titre de séjour " salarié " prévu à l'article 3 de cet accord est subordonnée, en vertu de son article 11, à la condition, prévue à l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, tenant à la production par ce ressortissant d'un visa de long séjour.
5. Pour refuser à M. B la délivrance d'un titre de séjour mention " salarié " sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-tunisien susvisé, le préfet de l'Ardèche lui a opposé l'absence de présentation d'un visa de long séjour. Il ressort des pièces du dossier que M. B est entré pour la dernière fois en France le 6 décembre 2019 sous couvert d'un titre de séjour " travailleur saisonnier " valable du 21 mai 2019 au 20 mai 2022 et qu'il ne disposait pas, à la date de sa demande de titre de séjour, d'un visa de long séjour exigé par l'article L. 4121 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, dès lors que le titre de séjour qu'il détenait ne pouvait se substituer au visa de long séjour exigé par les stipulations et dispositions sus évoquées, le préfet a pu, à bon droit, rejeter sa demande de titre de séjour pour ce motif.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. / Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat. ".
7. Dès lors que l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 prévoit la délivrance de titres de séjour pour l'exercice d'une activité salariée, un ressortissant tunisien souhaitant obtenir un tel titre de séjour ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, s'agissant d'un point déjà traité par l'accord franco-tunisien. Toutefois, bien que cet accord ne prévoit pas de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, ces stipulations n'interdisent pas au préfet de délivrer un titre de séjour à un ressortissant tunisien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit et il dispose à cette fin d'un pouvoir discrétionnaire pour apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
8. Contrairement à ce que soutient le requérant, il ne ressort pas des termes de la décision attaquée que pour rejeter, dans le cadre de son pouvoir discrétionnaire, sa demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié, le préfet lui ait opposé la condition relative à la présentation d'un visa de long séjour. En effet, il ressort de la lecture de la décision que le préfet a examiné la qualification, l'expérience et les diplômes de l'intéressé de même que sa situation personnelle et les caractéristiques de l'emploi occupé avant d'indiquer qu'il n'a pas jugé opportun d'exercer son pouvoir discrétionnaire pour régulariser la situation de M. B par la délivrance d'une carte de séjour temporaire " salarié ". Par suite, la décision n'est pas entachée d'erreur de droit.
9. Il ressort des pièces du dossier que M. B a occupé un emploi d'ouvrier agricole dans le cadre de plusieurs contrats à durée déterminée entre les mois d'avril et août 2019, avril et septembre 2020 et du 14 septembre 2020 au 23 mars 2021. Il ressort également des pièces du dossier que le requérant est employé, depuis le 24 mars 2021, en tant qu'ouvrier agricole dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée. Toutefois, le requérant ne justifie d'aucun diplôme ni certification pour l'exercice de cet emploi. En outre, le préfet a relevé que l'intéressé ne justifiait pas d'une intégration particulière sur le territoire national ni d'une ancienneté de travail conséquente et que la situation de l'emploi d'ouvrier agricole n'est pas en tension dans le département de la Drôme et de l'Ardèche. Par suite, et malgré les courtes expériences professionnelles acquises en France le préfet de l'Ardèche n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir de régularisation au titre du travail. Le moyen doit, par suite, être écarté.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. " et aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ". Pour l'application de ces dispositions et stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
11. Il ressort des pièces du dossier que M. B, âgé de 24 ans, réside en France depuis seulement deux ans à la date de la décision attaquée, et s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire national au-delà de la durée de six mois autorisée après sa dernière entrée en décembre 2019, le titre de séjour " travailleur saisonnier " dont il était titulaire ne lui ayant été délivré que pour des motifs professionnels et sous la condition de ne pas établir sa résidence permanente en France. En outre, s'il se prévaut de la présence en France de ses frères en situation régulière, il y demeure célibataire et sans charge de famille et n'apporte aucun élément sur les liens qu'il entretiendrait avec eux, ni sur le caractère indispensable de sa présence à leurs côtés. Enfin l'exercice d'activités salariées en qualité d'ouvrier agricole et la conclusion d'un contrat à durée indéterminée en cette qualité ne suffisent pas à caractériser une insertion professionnelle significative dès lors que ces activités ont été exercées irrégulièrement compte tenu du titre de séjour dont M. B disposait, ni ne permettent de démontrer que l'intéressé aurait le centre de ses intérêts en France alors qu'il a vécu la majorité de son existence en Tunisie où résident ses parents et ses deux sœurs. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et aurait ainsi méconnu les dispositions de l'article L.423-23 et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
12. En dernier lieu, en invoquant sa vie privée et familiale telle qu'exposée au point 11, M. B ne fait état d'aucune considération humanitaire ou motifs exceptionnels au sens des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permettant la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet de l'Ardèche aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en lui refusant une admission exceptionnelle au séjour sur ce fondement.
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination :
13. En premier lieu, M. B n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par la voie de l'exception, à l'encontre des décisions portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination doit être écarté.
14. En second lieu, en l'absence de toute argumentation supplémentaire, et même en tenant compte des conséquences spécifiques à la mesure d'éloignement, le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dont seraient entachées décisions susvisées doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 11 s'agissant du refus d'admission au séjour.
15. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 28 juillet 2022. Par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat qui n'est pas partie perdante dans la présente instance.
D É C I D E :
Article 1 : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de l'Ardèche.
Délibéré après l'audience du 16 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Verley-Cheynel, présidente,
Mme C, première vice-présidente,
M. Gille, vice-président.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 décembre 202La présidente,
G. DLa première vice-présidente,
C. C
La greffière,
G. Montézin
La République mande et ordonne au préfet de l'Ardèche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026