lundi 29 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2206383 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | DACHARY |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 23 août 2022, le premier vice-président de la cour administrative d'appel de Lyon a transmis au tribunal administratif de Lyon, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête déposée par M. E.
Par une requête et un mémoire enregistrés les 21 et 25 août 2022, M. A E demande, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler les arrêtés du 20 août 2022 par lesquels le préfet du Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français, lui a refusé un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination, lui a fait interdiction de retour sur le territoire français durant un an et l'a assigné à résidence ;
3°) d'enjoindre à l'administration de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'État au profit de son conseil la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour son conseil de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
M. E soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas suffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ;
- elle contrevient à l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la décision fixant le pays de destination sera annulée par voie de conséquence ;
- la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire manque de base légale du fait de l'illégalité du refus de délivrance du titre de séjour ;
- elle méconnaît l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et constitue une mesure disproportionnée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision lui interdisant le retour sur le territoire français repose sur des décisions illégales ;
- elle méconnaît l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ;
- la décision l'assignant à résidence est illégale en raison de l'illégalité de la mesure d'éloignement sans délai ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux et particulier ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Des pièces ont été produites par le préfet du Rhône le 24 août 2022.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a délégué à Mme F les pouvoirs qui lui sont attribués en application de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 25 août 2022, Mme F a présenté son rapport et entendu :
- les observations de Me Dachary, avocate de M. E, qui a repris les moyens soulevés dans la requête en insistant sur la relation de l'intéressé et Mme C, leur enfant à naître et l'impossibilité de sa compagne, mère de trois enfants nés d'une précédente union de quitter le territoire français ;
- les observations de M. E, requérant, assisté de Mme D, interprète en langue arabe ; il a confirmé ne pas avoir entamé des démarches pour régulariser sa situation depuis son arrivée en France ; il a indiqué avoir besoin de médicaments contre la douleur depuis qu'il a été victime d'une agression ; il a signalé lors de son audition sa situation familiale et son enfant à naître ;
- les observations de Mme C, sa compagne, qui a exposé s'être déplacée au commissariat pendant la garde à vue de son compagnon ; elle a précisé suivre une formation pour devenir agent hospitalier et être sans emploi ;
- les observations de M. B pour le préfet du Rhône, qui a conclu au rejet de la requête au motif que les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Une note en délibéré présentée pour le requérant a été enregistrée le 26 août 2022.
Considérant ce qui suit :
1. M. E, qui se déclare ressortissant algérien né le 10 avril 1994, indique être entré irrégulièrement en France en début d'année 2020. Interpellé le 19 août 2022 pour des faits de détention de médicaments, il a fait l'objet de deux arrêtés du préfet du Rhône, notifiés le 20 août suivant, lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français et interdiction de retour sur ce territoire pendant un an, fixant le pays de destination et l'assignant à résidence. Il en demande l'annulation.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions des articles L. 614-8 et L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre M. E au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, la mesure d'éloignement comporte les considérations de droit et de faits qui la fondent, en lien en particulier avec l'entrée irrégulière de l'intéressé en France et son maintien sur le territoire sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. Visant l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, elle précise que M. E déclare vivre en concubinage avec Mme C sans justifier d'élément sur la réalité et la continuité de cette relation et relève l'absence de liens personnels ou familiaux suffisamment intenses, stables et anciens. Elle est par suite suffisamment motivée.
4. En deuxième lieu, il ne ressort pas des termes de la décision contestée, ni des pièces du dossier que le préfet du Rhône n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation, notamment familiale, de M. E au regard des éléments dont il disposait à la date d'édiction de la mesure. Il ne peut ainsi lui être reproché de ne pas avoir tenu compte de la grossesse avancée de sa compagne, par ailleurs mère de trois enfants nés d'une précédente union, dont l'intéressé n'a pas fait état lors de son audition consignée par procès-verbal du 20 août 2022, ni lors du recueil de ses observations préalables ce même jour.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
6. Si M. E fait valoir qu'il réside en France depuis deux ans et demi, il est constant qu'il est entré irrégulièrement sur le territoire national à l'âge de 26 ans et qu'il s'y maintient depuis sans avoir entamé aucune démarche pour régulariser sa situation administrative. Il n'établit la relation avec sa compagne, également de nationalité algérienne, qu'à partir du 31 mars 2022, date à laquelle il a partagé le logement familial de celle-ci dont la jouissance lui avait été attribuée, après expulsion de son époux violent, par ordonnance de protection du juge aux affaires familial du tribunal judiciaire de Lyon du 14 septembre 2021. Il n'apparaît pas que la cellule familiale ne pourrait pas se reconstituer en Algérie, alors que sa compagne est sans emploi, que son titre de séjour arrive à échéance le 12 septembre prochain, que son accouchement est prévu le 25 octobre 2022 et que rien ne fait obstacle à ce que le père de ses trois enfants, également algérien, puisse bénéficier de droits de visite adaptés. Ainsi, à défaut par ailleurs de toute intégration sociale sur le territoire français de M. E, qui ne dispose d'aucune ressource, la mesure d'éloignement litigieuse n'a pas, au regard des buts en vue desquels elle a été prise, porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations internationales précitées doit être écarté. Cette mesure d'éloignement n'est pas entachée d'une erreur d'appréciation des conséquences qu'elle emporte sur la vie privée et familiale du requérant.
7. En dernier lieu, M. E ne peut utilement invoquer les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, s'agissant de son enfant à naître. Il ne justifie, par ailleurs, d'aucun lien de dépendance l'unissant avec les enfants de sa compagne, alors qu'au demeurant il n'est pas démontré, ainsi qu'il a été dit précédemment, que la cellule familiale ne pourrait pas être reconstituée hors de France. Le moyen tiré de leur méconnaissance n'est ainsi pas fondé.
En ce qui concerne le refus d'attribuer un délai de départ volontaire :
8. Le moyen tiré de ce que la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire doit être annulée en ce qu'elle repose sur une décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour illégale doit être écarté comme étant inopérant, aucun refus de titre de séjour n'étant opposé à l'intéressé.
9. En application des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire si le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public et s'il existe un risque, sauf circonstances particulières, que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. Tel est notamment le cas quand l'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ou qu'il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité et qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale.
10. En l'espèce, le requérant a été interpellé et placé en garde à vue le 19 août 2022 pour des faits de détention de substances, plantes, préparations ou médicaments inscrits sur les listes I et II ou classés psychotrope, pour lesquels il a fait l'objet d'un rappel à la loi. Il était par ailleurs connu des services de police sous un alias, ainsi qu'il l'a admis lors de son audition du 20 août 2022, pour des faits similaires, commis le 14 décembre 2021, ainsi que pour des faits de vol simple commis le 21 janvier 2021. Au regard de la répétition de telles mises en cause et de leur caractère récent, le préfet du Rhône a pu valablement estimer que sa présence en France était constitutive d'une menace pour l'ordre public. Ainsi, alors que l'intéressé est également entré irrégulièrement sur le territoire français, qu'il n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour et qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, le préfet du Rhône n'a pas méconnu les dispositions précitées en lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire. Les éléments de sa vie personnelle qu'ils allèguent ne caractérisent pas une erreur manifeste d'appréciation dont il soutient que cette décision serait entachée.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
11. À défaut d'avoir démontré l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français, M. E n'est pas fondé à soutenir que la décision ici en cause manque de base légale.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français durant un an :
12. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point précédent, il n'y a pas lieu d'annuler l'interdiction de retour.
13. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
14. Contrairement à ce que soutient M. E, son enfant à naître et sa situation familiale ne constituent pas des circonstances humanitaires de nature à écarter une interdiction de retour sur le territoire. Eu égard à ce qui a été exposé aux points 6 et 10 du jugement, la mesure, d'une durée d'un an, ne présente pas un caractère disproportionné au regard de ses conséquences sur la situation personnelle du requérant. Par suite, l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an est justifiée légalement dans son principe et sa durée. Pour les mêmes motifs, elle n'est pas davantage contraire à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni n'est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
15. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ".
16. Compte tenu de ce qui précède, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'assignation à résidence est illégale du fait de l'illégalité de la mesure d'éloignement sans délai.
17. Elle comporte les considérations de droit et de faits qui la fondent. En se bornant à faire état de la grossesse de sa compagne, M. E ne justifie pas d'un défaut d'examen particulier de sa situation de nature à remettre en cause cette mesure.
18. En se référant de nouveau à la grossesse de sa compagne pour évoquer une restriction injustifiée à sa liberté d'aller et venir portée par l'assignation à résidence en cause, sans même évoquer les obligations qu'elle lui impose, qui en l'espèce se limite essentiellement à se présenter deux fois par semaine les lundis et jeudis à la direction zonale de la police aux frontières à Lyon, M. E n'établit pas que le préfet du Rhône aurait entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en l'assignant à résidence, ni que la mesure serait disproportionnée.
19. Il résulte de tout ce qui précède que M. E n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés du préfet du Rhône du 20 août 2022. Ses conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, et en tout état de cause, ses conclusions à fin d'injonction.
Sur les frais liés à l'instance :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'État, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le versement d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
DÉCIDE :
Article 1er : M. E est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête de M. E est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A E et au préfet du Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 août 2022.
La magistrate désignée,
K. F
La greffière,
N. Oudji
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026