jeudi 18 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2206467 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL CABINET CHAMPAUZAC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 24 août, 10 octobre, 13 octobre et 30 novembre 2022, M. A B demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, d'annuler l'arrêté du 28 juin 2022 par lequel le maire de la commune de La Souche a abrogé la délégation de fonctions qu'il lui avait donnée ainsi que la délibération du 11 juillet 2022 par laquelle le conseil municipal de cette commune a décidé de ne pas le maintenir dans ses fonctions de deuxième adjoint au maire.
Il soutient que :
- la délégation portait sur des compétences intercommunales ;
- son abrogation n'est pas justifiée ;
- la délibération du 11 juillet 2022 est irrégulière, le conseil municipal n'ayant pas été convoqué sans délai en méconnaissance de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 7 octobre et 17 novembre 2022, la commune de La Souche, représentée par Me Champauzac, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 500 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les conclusions dirigées contre la délibération du 11 juillet 2022 sont tardives ;
- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés ;
- elle est fondée à solliciter une substitution de motif en ce que l'arrêté du 28 juin 2022 est justifié par une détérioration des relations au sein de l'équipe municipale en raison de l'attitude de M. B.
Un mémoire enregistré le 16 décembre 2022 a été présenté par M. B et n'a pas été communiqué.
Par une ordonnance du 1er décembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 16 décembre 2022.
Un mémoire enregistré le 14 décembre 2023 a été présenté par M. B et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Reniez,
- les conclusions de M. Reymond-Kellal, rapporteur public,
- et les observations de Me Lavisse, représentant la commune de La Souche.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 4 octobre 2021, le maire de la commune de La Souche a donné délégation à M. A B, deuxième adjoint, pour intervenir dans les domaines de l'agriculture et de la culture. Par un arrêté du 28 juin 2022, le maire a abrogé cette délégation à compter du 1er juillet 2022. Par ailleurs, par une délibération du 11 juillet 2022, le conseil municipal de la commune a décidé de ne pas le maintenir M. B dans ses fonctions de deuxième adjoint. Ce dernier conteste cet arrêté et cette délibération.
2. Aux termes de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et à des membres du conseil municipal. / () / Lorsque le maire a retiré les délégations qu'il avait données à un adjoint, le conseil municipal doit se prononcer sur le maintien de celui-ci dans ses fonctions. ". Aux termes de l'article L. 2122-20 de ce code : " Les délégations données par le maire en application des articles L. 2122-18 et L. 2122-19 subsistent tant qu'elles ne sont pas rapportées. ".
3. Il résulte de ces dispositions qu'il est loisible au maire d'une commune, sous réserve que sa décision ne soit pas inspirée par un motif étranger à la bonne marche de l'administration communale, de mettre un terme, à tout moment, aux délégations de fonctions qu'il avait données à l'un de ses adjoints. Dans ce cas, il est tenu de convoquer sans délai le conseil municipal afin que celui-ci se prononce sur le maintien dans ses fonctions de l'adjoint auquel il a retiré ses délégations.
4. En premier lieu, la circonstance que M. B siégerait à la communauté de communes Ardèche des Sources et Volcans dans des instances se prononçant dans les matières pour lesquelles une délégation lui avait été accordée par le maire est sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué.
5. En deuxième lieu, le maire a abrogé la délégation de fonctions accordée à M. B en raison de " l'utilité de concentrer les délégations sur un nombre plus restreint d'élus ". Il ressort des pièces du dossier et n'est pas contesté que le maire a effectivement donné délégations à un nombre restreint d'élus. Un tel motif, qui n'est pas étranger à la bonne marche de l'administration communale, est de nature à justifier l'abrogation prononcée.
6. En dernier lieu, la circonstance que le conseil municipal de la commune de La Souche n'aurait pas été convoqué sans délai pour se prononcer sur le maintien de M. B dans ses fonctions de deuxième adjoint au maire est sans incidence sur la légalité de la délibération attaquée, alors au demeurant qu'il a été réuni moins de quinze jours après l'abrogation de la délégation qui avait été accordée à l'intéressé.
7. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense et sur la demande de substitution de motif, que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 28 juin 2022 par lequel le maire de la commune de La Souche a abrogé la délégation qu'il lui avait accordée et de la délibération du 11 juillet 2022 par laquelle le conseil municipal de cette commune a décidé de ne pas le maintenir dans ses fonctions de deuxième adjoint au maire. Sa requête doit dès lors être rejetée.
8. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B le versement d'une somme à la commune de La Souche au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de La Souche présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune de La Souche.
Délibéré après l'audience du 20 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Michel, présidente,
Mme Lacroix, première conseillère,
Mme Reniez, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 janvier 2024.
La rapporteure,La présidente,
E. ReniezC. Michel
La greffière,
K. Schult
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ardèche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026