vendredi 2 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2206477 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | ROYON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 août 2022, M. E C, représenté par Me Royon, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 14 juin 2022 par lesquelles la préfète de la Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office, et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire de trois mois à son encontre ;
2°) d'enjoindre à la préfète de la Loire à titre principal de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié " ou " travailleur temporaire " et dans l'attente de lui remettre une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans le délai de 8 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard et à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois et dans l'attente de lui remettre une autorisation provisoire de séjour dans les mêmes conditions
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, à charge pour son conseil de renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat.
M. C soutient que :
- les décisions sont entachées d'incompétence ;
- la décision portant refus de titre de séjour est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- l'obligation de quitter le territoire français est illégale en conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les dispositions du 5° de l'article L.611-3 du le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
- elle est entachée d'une erreur de droit, dès lors que le préfet s'est estimé à tort lié par sa décision de refus d'admission au séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision fixant le pays de destination n'est pas suffisamment motivée ;
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 octobre 2022, la préfète de la Loire conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 juillet 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, Mme F a donné lecture de son rapport, en l'absence des parties ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, de nationalité malienne et ivoirienne, est entré régulièrement en France le 17 septembre 2016 muni d'un visa de long séjour étudiant. Le 23 novembre 2021 il a sollicité un titre de séjour sur les fondements des articles L. 423-23 et L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par une décision en date du 14 juin 2022, la préfète de la Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois mois. M. C demande l'annulation de ces décisions.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. L'arrêté attaqué a été signé par M. Schuffenecker Dominique, secrétaire général de la préfecture de la Loire en vertu d'une délégation de signature consentie par un arrêté de la préfète de la Loire en date du 5 mai 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de la Loire le 6 mai 2022, accessible tant au juge qu'au parties. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence doit être écarté.
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
3. En premier lieu la décision portant refus de titre de séjour vise les textes dont elle fait application, notamment les articles, L.423-23, L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par ailleurs, elle précise les éléments déterminants de la situation du requérant qui ont conduit à lui refuser la délivrance d'un titre de séjour et à l'obliger à quitter le territoire français. En outre, contrairement aux allégations du requérant, la préfète a mentionné que l'intéressé était le conjoint d'une ressortissante ivoirienne, titulaire d'une carte de résident de 10 ans en qualité de réfugié avec laquelle il avait eu un enfant né en 2021. En tout état de cause, la préfète n'étant pas tenue de mentionner dans sa décision tous les éléments caractérisant la vie privée et familiale en France de l'intéressé, il résulte de ce qui précède que la décision portant refus de titre de séjour comporte l'énoncé des éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement et satisfait ainsi aux exigences de motivation résultant des dispositions des articles L. 211-2 et suivants du code des relations entre le public et l'administration. Le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Aux termes 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance (). Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
5. Il ressort des pièces du dossier que, entré en France initialement pour y suivre des études, M. C a fait l'objet d'un refus de renouvellement de son titre de séjour par une décision du 3 décembre 2019, assortie d'une obligation de quitter le territoire français qu'il n'a pas exécutée. Âgé de 31 ans à la date du nouveau refus de séjour attaqué, il séjourne en France depuis moins de six ans tandis qu'il conserve des liens familiaux au Mali où demeurent, comme le relève la préfète, un de ses enfants ainsi que ses parents et où il a luimême vécu l'essentiel de son existence. Il fait valoir qu'il vit maritalement avec Mme N'Da Koffi N'Zoa, ressortissante ivoirienne s'étant vue reconnaître la qualité de réfugiée, avec laquelle il a eu une fille née le 29 janvier 2021 et a conclu un pacte d'union civile le 2 mars 2021. Toutefois, les pièces produites ne permettent d'établir une vie commune au plus tôt qu'au début de l'année 2021. Par suite, alors même que M. C participerait à l'entretien et l'éducation de sa fille, il ne justifie pas d'une vie privée et familiale ancienne, intense et stable. Dans ces conditions, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, en particulier de la durée et des conditions de séjour de M. C en France, la décision attaquée n'a pas porté, eu égard aux buts qu'elle poursuit, une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale et, par suite, n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, et en l'absence de toute autre précision, la décision n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".
7. Compte tenu des éléments indiqués au point 5 ci-dessus, le requérant ne justifie d'aucune considération humanitaire ou motif exceptionnel, au sens des dispositions précitées, permettant la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", ni d'un motif exceptionnel au regard de son expérience et de ses qualifications, consistant en une équivalence de ses études de droit au Mali ainsi qu'un emploi en tant qu'agent de sécurité, qui justifierait son admission à séjourner en France au titre d'une activité salariée. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que le refus de titre de séjour contestée méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
9. M. C fait valoir que la qualité de réfugiée de sa compagne de nationalité ivoirienne, mère de sa fille née en 2021, fait obstacle à la reconstitution de sa cellule familiale ailleurs qu'en France. Toutefois, il n'établit pas que la cellule familiale ne pourrait se reconstituer au Mali dont il a la nationalité et où demeure d'ailleurs un autre de ses enfants. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la préfète de la Loire aurait porté atteinte à l'intérêt supérieur de sa fille née en France en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
10. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision par laquelle la préfète de la Loire a refusé de lui délivrer le titre de séjour qu'il avait sollicité sur le fondement des articles L. 423-23 et L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne les autres décisions :
11. Aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La carte de résident prévue à l'article L. 424-1, délivrée à l'étranger reconnu réfugié, est également délivrée à : (°) / 2° Son conjoint ou son partenaire avec lequel il est lié par une union civile, âgé d'au moins dix-huit ans, si le mariage ou l'union civile est postérieur à la date d'introduction de sa demande d'asile, à condition que le mariage ou l'union civile ait été célébré depuis au moins un an et sous réserve d'une communauté de vie effective entre époux ou partenaires, sans que la condition de régularité du séjour ne soit exigée ; ( ) ".
12. Indépendamment de l'énumération donnée par l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile des catégories d'étrangers qui ne peuvent faire l'objet d'une mesure d'éloignement, l'autorité administrative ne saurait légalement prendre une décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre d'un étranger que si ce dernier se trouve en situation irrégulière au regard des règles relatives à l'entrée et au séjour. Lorsque la loi prescrit que l'intéressé doit se voir attribuer de plein droit un titre de séjour, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement être l'objet d'une mesure d'obligation de quitter le territoire français.
13. M. C, qui fait valoir qu'il ne peut faire l'objet d'une mesure d'éloignement et invoque dans sa requête la vie commune qu'il partage avec la mère de son enfant, reconnue réfugiée par décision de la Cour nationale du droit d'asile du 4 février 2020, avec laquelle il a conclu un pacte civil de solidarité le 2 mars 2021, entend ainsi se prévaloir des dispositions précitées du 2° de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il ressort des pièces du dossier qu'à la date à laquelle a été prise la décision litigieuse lui faisant obligation de quitter le territoire français, le requérant qui est lié depuis plus d'un an par une union civile avec une ressortissante ivoirienne reconnue réfugiée avant la date de leur union, et avec laquelle il justifie d'une communauté de vie, pouvait ainsi prétendre de plein droit à la délivrance d'un titre de séjour en application de ces dispositions. Par suite, la préfète de la Loire ne pouvait, sans méconnaître ces dispositions, prendre à son encontre la mesure d'éloignement contestée.
14. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, M. C est fondé à demander l'annulation de la décision du 14 juin 2022 lui faisant obligation de quitter le territoire français, ainsi que, par voie de conséquence, des décisions fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour sur le territoire de trois mois.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
15. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. ". Aux termes de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 721-6, L. 721-7, L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13, et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas. "
16. L'annulation de l'obligation de quitter le territoire français implique que l'autorité administrative statue de nouveau sur le cas du requérant, à la lumière des motifs du présent jugement. Ainsi, il y a lieu d'enjoindre à la préfète de la Loire de réexaminer la situation de M. C et, dans l'attente, de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
17. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de l'Etat le paiement de la somme demandée au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D ÉC I D E :
Article 1er : Les décisions du 14 juin 2022 par lesquelles la préfète de la Loire a fait obligation à M. C de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a imposé une interdiction de retour sur le territoire de trois mois sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint à la préfète de la Loire de réexaminer la demande de titre de séjour de M. C dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement et, dans cette attente, de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C E et à la préfète de la Loire.
Délibéré après l'audience du 16 novembre 2022 à laquelle siégeaient :
Mme Verley-Cheynel, présidente,
Mme D, première vice-présidente,
M. Gille, vice-président.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 décembre 2022.
La présidente,
G. F
La première vice-présidente,
C.D
La greffière,
G. Montezin
La République mande et ordonne à la préfète de la Loire en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026