LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2206479

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2206479

jeudi 7 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2206479
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantCOZON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 26 août 2022, 24 juin et 28 août 2024, Mme D B, représentée par Me Cozon, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 7 mars 2022 par lequel le maire de Saint-Michel-de-Chabrillanoux (Ardèche) a accordé à M. et Mme A C un permis de construire pour des travaux de changement de destination d'une grange en habitation et de modification de façades, ainsi que la décision du 27 juin 2022 par laquelle le préfet de l'Ardèche a rejeté son recours ;

2°) de mettre à la charge de M. et Mme A C et de la commune de Saint-Michel-de-Chabrillanoux, in solidum, la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle justifie d'un intérêt pour agir ;

- le permis de construire attaqué a été délivré sur la base d'un dossier de demande incomplet au regard des articles R. 431-8, R. 431-9 et R. 431-10 du code de l'urbanisme ;

- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme ;

- en n'assortissant pas l'autorisation d'urbanisme d'une prescription imposant la réalisation de places de stationnement, le maire a commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article R. 111-25 de ce code ;

- le permis de construire attaqué est entaché d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article R. 111-2 de ce code.

Par des mémoires enregistrés les 25 octobre 2022 et 6 août 2024, M. et Mme A C, représentés par Me Darnoux, concluent au rejet de la requête et à ce que la somme de 4 500 euros soit mise à la charge de Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la requête est irrecevable, faute pour Mme B de justifier d'un intérêt pour agir et de comporter des moyens opérants ;

- aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Par un mémoire enregistré le 24 octobre 2022, la commune de Saint-Michel-de-Chabrillanoux, représentée par la SELARL Grimaldi et Associés, conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à l'application de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme ou à tout le moins à l'application de l'article L. 600-5-1 de ce code, et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable, faute pour Mme B de justifier d'un intérêt pour agir et d'avoir été introduite dans le délai de recours contentieux ;

- aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Par un mémoire du 16 novembre 2022, le préfet de l'Ardèche conclu au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.

Par ordonnance du 3 septembre 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 18 septembre 2024 à 16 h 30.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Flechet,

- les conclusions de M. Bodin-Hullin, rapporteur public,

- et les observations de Me Cozon, représentant Mme B, requérante.

Considérant ce qui suit :

1. M. et Mme A C ont déposé au cours du mois d'octobre 2021, en mairie de Saint-Michel-de-Chabrillanoux, une demande de permis de construire pour la réalisation de travaux emportant changement de destination d'une grange en habitation et modification de façades. Par un arrêté du 7 mars 2022, le maire a délivré cette autorisation d'urbanisme. Par lettre du 9 mai 2022, Mme B, voisine du projet, a formé contre cette autorisation un " recours hiérarchique ", lequel a été rejeté par décision du préfet de l'Ardèche le 27 juin 2022. Mme B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 7 mars 2022 ainsi que la décision du 27 juin suivant.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement. ". En vertu de l'article R. 431-9 de ce code : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. / Il indique également, le cas échéant, les modalités selon lesquelles les bâtiments ou ouvrages seront raccordés aux réseaux publics ou, à défaut d'équipements publics, les équipements privés prévus, notamment pour l'alimentation en eau et l'assainissement. / Lorsque le terrain n'est pas directement desservi par une voie ouverte à la circulation publique, le plan de masse indique l'emplacement et les caractéristiques de la servitude de passage permettant d'y accéder. / () ". Selon l'article R. 431-10 du même code : " Le projet architectural comprend également : a) Le plan des façades et des toitures ; lorsque le projet a pour effet de modifier les façades ou les toitures d'un bâtiment existant, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; () ".

3. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

4. Il est constant que les travaux objets de l'autorisation d'urbanisme en litige, qui se limitent à un changement de destination d'une construction existante et une modification des façades, n'impactent pas les espaces extérieurs et les abords du terrain d'assiette de cette construction. Les éléments joints à la demande exposent que la construction objet des travaux est directement desservie par le chemin de Lacour, au droit duquel la porte existante, en façade nord, est conservée. Dès lors, les éventuelles informations erronées relative à la servitude de passage reliant ce chemin à la façade est de la construction n'ont pu être de nature à tromper le service instructeur au regard de la conformité des travaux à la réglementation urbanistique. Si la requérante reproche également au dossier de ne pas comporter de plan de masse, les caractéristiques précises des travaux de modification de façade, dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'ils auraient pour objet d'agrandir les ouvertures existantes ou de créer des ouvertures, sont exposées par les photographies de la construction annotées et assorties de côtes, avant et après travaux, ainsi que par la notice descriptive des travaux. Par ailleurs, si le projet architectural ne fait pas apparaître l'emplacement du réseau public d'eau potable, la notice architecturale indique que la construction sera raccordée au réseau d'eau potable géré par la société Véolia et il ressort des pièces du dossier, en particulier de l'extrait produit par la commune de l'avis du 25 novembre 2011 émis par les services de Véolia, que le service instructeur était informé de ce que le terrain d'assiette est desservi par le réseau d'eau potable situé sous le chemin de Lacour, présentant une capacité suffisante. La requérante n'apporte aucun élément probant de nature à remettre en cause cette affirmation du service gestionnaire compétent. Enfin, la notice descriptive jointe à la demande indique qu'une fosse septique sera installée et l'attestation de conformité du service public d'assainissement non collectif a été produite auprès du service instructeur par les pétitionnaires, en réponse à une demande de pièces complémentaires. Dans ces conditions, l'absence d'indication des modalités de raccordement aux réseaux d'eau potable et d'assainissement sur les plans n'a pas été de nature à fausser l'appréciation portée par le service instructeur sur la demande. Par suite, le moyen tiré du caractère incomplet du dossier de demande de permis de construire doit être écarté en toutes ses branches.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé sur des terrains qui ne seraient pas desservis par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à son importance ou à la destination des constructions ou des aménagements envisagés, et notamment si les caractéristiques de ces voies rendent difficile la circulation ou l'utilisation des engins de lutte contre l'incendie. / Il peut également être refusé ou n'être accepté que sous réserve de prescriptions spéciales si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic. ".

6. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet, dont la limite parcellaire nord correspond à l'alignement au droit du chemin de Lacour, dispose d'un accès direct à cette voie publique, laquelle présente des caractéristiques suffisantes compte tenu de l'objet du projet. Cet accès depuis cette voie de desserte est distinct de l'accès menant de ce chemin à la façade est de la grange, au moyen d'une servitude de passage dont la validité est critiquée par la requérante. En tout état de cause, en se bornant à contester la réalité d'une voie de desserte depuis la voie publique jusqu'à la façade est du bâtiment existant, la requérante ne critique pas utilement la desserte du projet. Ainsi, elle n'établit pas que le maire de Saint-Michel-de-Chabrillanoux a commis une erreur manifeste d'appréciation dans la mise en œuvre des dispositions précitées de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme.

7. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 111-25 du code de l'urbanisme : " Le permis ou la décision prise sur la déclaration préalable peut imposer la réalisation d'installations propres à assurer le stationnement hors des voies publiques des véhicules correspondant aux caractéristiques du projet. / () ".

8. Il est constant que le projet, qui a pour objet la création d'un logement d'une surface de plancher de 48 m², ne comporte aucune installation propre à assurer le stationnement des véhicules hors des voies publiques. Toutefois, bien que le hameau au sein duquel se situe la construction objet des travaux n'offre que peu de possibilités de stationnement, le maire n'a pas, compte tenu de l'ampleur très limitée du projet, commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage des pouvoirs qu'il tient des dispositions de l'article R. 111-25 du code de l'urbanisme.

9. En dernier lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ".

10. Il ressort des pièces du dossier que l'installation d'assainissement non collectif prévue par M. et Mme A C dans le cadre du projet en litige sera composée d'un jardi-assainissement avec une zone de rejet végétalisée, qui permettra de traiter les rejets correspondant à deux " équivalent habitant ". Par un avis du 19 janvier 2022, le service compétent de la communauté d'agglomération Privas Centre Ardèche a déclaré ce système conforme et émis quelques recommandations. Si la requérante se prévaut d'une imprécision dans la description de la localisation et des caractéristiques exactes du dispositif d'assainissement, elle n'établit pas que le permis de construire comporterait une insuffisance à cet égard, alors que le service compétent de l'établissement public de coopération intercommunal, qui a rendu un avis favorable transmis au service instructeur, a été à même de se prononcer sur l'installation en cause. Enfin, les travaux en litige ayant pour objet la réalisation d'un logement de 48 m², il n'apparaît pas que le dispositif projeté, prévu pour traiter les eaux usées entraînées par la présence de deux personnes, serait sous-dimensionné par rapport à la capacité d'accueil de la maison. Par suite, la réalité des odeurs et risques de pollution de la nappe phréatique allégués n'étant pas même établie, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ne peut qu'être écarté.

11. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, que les conclusions présentées par Mme B à fin d'annulation de l'arrêté du 7 mars 2022 et de la décision du 27 juin 2022 doivent être rejetées.

Sur les frais liés au procès :

12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que M. et Mme A C et la commune de Saint-Michel-de-Chabrillanoux, qui ne sont pas parties perdantes, versent à Mme B la somme que celle-ci demande au titre des frais qu'elle a exposés. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu, en application de ces mêmes dispositions, de mettre à la charge de Mme B, à verser à M. et Mme A C et à la commune de Saint-Michel-de-Chabrillanoux, une somme, chacun, de 1 400 euros au titre des frais exposés par ces derniers.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Mme B versera à M. et Mme A C une somme globale de 1400 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Mme B versera à la commune de Saint-Michel-de-Chabrillanoux une somme de 1 400 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme D B, à la commune de Saint-Michel-de-Chabrillanoux et à M. et Mme A C.

Délibéré après l'audience du 17 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Jean-Pascal Chenevey, président,

Mme Marine Flechet, première conseillère,

Mme Flore-Marie Jeannot, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe du tribunal le 7 novembre 2024.

La rapporteure,

M. Flechet

Le président,

J.-P. Chenevey

La greffière,

G. Reynaud

La République mande et ordonne à la préfète de l'Ardèche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions