LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2206493

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2206493

mardi 13 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2206493
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation6ème chambre
Avocat requérantCOTTIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 août 2022, M. B A, représenté par Me Cottin, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 27 juillet 2022 par laquelle la commission nationale d'agrément et de contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité a implicitement refusé de renouveler sa carte professionnelle

2°) d'enjoindre au Conseil national des activités privées de sécurité de renouveler sa carte professionnelle dans un délai de 30 jours à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard à l'expiration de ce délai ;

3°) de mettre à la charge du Conseil national des activités privées de sécurité une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- sa requête est recevable ;

- la décision attaquée est fondée sur un fait isolé, commis en dehors du cadre professionnel, qui ne révèle pas un comportement incompatible avec l'exercice des fonctions d'agent de sécurité privée ;

- la motivation de la décision de la commission locale est stéréotypée ;

- la décision implicite de rejet révèle l'absence d'examen de sa situation personnelle ;

- il exerce les fonctions d'agent de sécurité privée depuis 2017 sans jamais avoir manqué de sang froid notamment en raison de son expérience professionnelle de militaire de carrière ;

- les faits isolés, qui lui sont reprochés, sont intervenus dans un contexte privé à savoir une séparation conflictuelle ;

- il conteste la matérialité des violences qui lui sont imputées ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 26 septembre 2023, le Conseil national des activités privées de sécurité conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 28 septembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 13 octobre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité intérieure ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Bardad, première conseillère ;

- les conclusions de Mme Collomb, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Cottin, avocat de M. A.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A a sollicité, le 28 février 2022, le renouvellement de sa carte professionnelle l'autorisant à exercer des fonctions d'agent de sécurité privée. Par une décision du 14 avril 2022, la commission locale d'agrément et de contrôle Sud-Est a rejeté sa demande. M. A a présenté, le 24 mai 2022, un recours préalable obligatoire à l'encontre de cette décision en application de l'article L. 633-3 du code de la sécurité intérieure dont la commission nationale d'agrément et de contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS), a accusé réception le 4 juillet 2022. Ce recours demeuré sans réponse a donné naissance à une décision implicite de rejet, le 27 juillet 2022. M. A demande l'annulation de cette décision.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. En premier lieu, le moyen tiré du caractère stéréotypé de la motivation de la décision de la commission locale d'agrément et de contrôle Sud-Est du CNAPS du 14 avril 2022 est inopérant dès lors que la décision implicite s'est substituée à cette décision.

3. En deuxième lieu, le fait que le refus de renouvellement de la carte professionnelle de M. A soit intervenu à la suite d'une décision implicite de rejet ne saurait, à lui seul, révéler un défaut d'examen de sa situaiton personnelle. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.

4. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de la sécurité intérieure : " Sont soumises aux dispositions du présent titre, dès lors qu'elles ne sont pas exercées par un service public administratif, les activités qui consistent : / 1° A fournir des services ayant pour objet la surveillance humaine ou la surveillance par des systèmes électroniques de sécurité ou le gardiennage de biens meubles ou immeubles ainsi que la sécurité des personnes se trouvant dans ces immeubles ou dans les véhicules de transport public de personnes ; () ". Aux termes de l'article L. 612-20 du même code : " Nul ne peut être employé ou affecté pour participer à une activité mentionnée à l'article L. 611-1 : () / 2° S'il résulte de l'enquête administrative, ayant le cas échéant donné lieu à consultation, par des agents du Conseil national des activités privées de sécurité spécialement habilités par le représentant de l'Etat territorialement compétent et individuellement désignés, des traitements de données à caractère personnel gérés par les services de police et de gendarmerie nationales relevant des dispositions de l'article 31 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, à l'exception des fichiers d'identification, que son comportement ou ses agissements sont contraires à l'honneur, à la probité, aux bonnes mœurs ou sont de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'Etat et sont incompatibles avec l'exercice des fonctions susmentionnées ;; () ".

5. Pour rejeter le recours administratif préalable dont elle était saisie, la Commission nationale d'agrément et de contrôle du CNAPS s'est fondée sur la circonstance que M. A a été mis en cause pour des faits qu'elle a estimé incompatibles avec l'exercice d'une activité privée de sécurité.

6. Il ressort des pièces du dossier que M. A a été mis en cause, le 11 octobre 2021, à la suite d'une plainte de son épouse, pour l'avoir violemment maintenue par le menton, puis lui avoir secoué la tête en la menaçant de mort, faits qui auraient donné lieu à une incapacité temporaire totale de trois jours. Le requérant, entendu en garde à vue, a reconnu avoir appuyé avec un doigt le menton de sa femme et l'avoir menacée de lui " faire la misère " sans pour autant la menacer de mort. Les faits en cause ont fait l'objet d'une composition pénale, le 5 novembre 2021, à l'issue de laquelle M. A a été convoqué à un stage de responsabilisation pour la prévention et la lutte contre les violences au sein du couple et sexistes. Ce stage a été effectué par l'intéressé, le 12 mai 2022. Si l'intéressé conteste les faits qui lui sont reprochés et invoque notamment un contexte de séparation conflictuel, les faits en cause qui ont fait l'objet d'une composition pénale, le 5 novembre 2021, doivent être regardés comme établis. Par ailleurs, M. A, qui était alors titulaire d'une carte d'agent de sécurité privé, était soumis à une obligation déontologique élevée. Dans ces conditions, le CNAPS qui n'a pas fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, n'a pas commis une erreur d'appréciation en considérant que ces faits, compte tenu de leur nature, de leur caractère récent et quant bien même ils seraient sans lien avec son activité professionnelle, n'étaient pas compatibles avec l'exercice d'activités privées de sécurité, lequel nécessite une maîtrise de soi et le respect de l'intégrité d'autrui. Par suite, les moyens soulevés doivent être écartés.

7. Il résulte tout de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée y compris ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au Conseil national des activités privées de sécurité.

Délibéré après l'audience le 30 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

M. Segado, président,

M. Delahaye, premier conseiller,

Mme Bardad, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 février 2024.

La rapporteure,

N. BardadLe président,

J. Segado

La greffière,

T. Zaabouri

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Une greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions