mardi 8 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2206588 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 31 août 2022, M. A C et Mme D B épouse C, représentés par la SELARL CJA Public-Chavent-Mouseghian-Cavrois, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite du 1er septembre 2021 par laquelle la communauté d'agglomération du pays de Gex a refusé d'abroger partiellement le plan local d'urbanisme intercommunal, en tant qu'il classe en zone agricole protégée (Ap) et naturelle protégée (Np) les parcelles cadastrées section B 584 et 585, situées sur le territoire de la commune de Crozet ;
2°) d'enjoindre à la communauté d'agglomération du Pays de Gex de convoquer le conseil communautaire en vue de procéder à cette abrogation ;
3°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération du Pays de Gex la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- leur recours est recevable, dès lors qu'ils justifient d'un intérêt leur donnant qualité pour agir et qu'ils ont formé leur recours dans un délai raisonnable d'un an à compter de la date à laquelle leur demande, adressée au maire de Crozet, lequel aurait dû la transmettre à l'autorité compétente conformément à l'article L. 114-2 du code des relations entre le public et l'administration, a été implicitement rejetée ;
- le classement des parcelles B 584 et B 585 en zone Ap et Np, de même que l'instauration d'un corridor écologique dans ce secteur sont entachés d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 mai 2023, la communauté d'agglomération du Pays de Gex, représentée par Me Petit, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. et Mme C la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable pour tardiveté, alors en outre que les requérants n'ont pas adressé leur recours à l'autorité compétente et que les termes de ce recours ne permet pas d'en comprendre leur demande ;
- aucun des moyens invoqués n'est fondé.
Par une ordonnance du 19 mai 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 19 juin 2023.
Par un courrier du 16 septembre 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le tribunal était susceptible de relever d'office un moyen d'ordre public, tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation de la décision implicite du 1er septembre 2021 en tant qu'elle refuse d'abroger le classement des parcelles B 584 et B 585 en zone Ap et Np décidé par le plan local d'urbanisme de la communauté d'agglomération du Pays de Gex, décision qui n'existe pas, faute pour M. et Mme C d'avoir adressé une telle demande à l'administration.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Viotti, conseillère,
- les conclusions de M. Gilbertas, rapporteur public,
- les observations de Me Guérin, pour les requérants et celles de Me Masson, pour la communauté d'agglomération du Pays de Gex.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme C sont propriétaires des parcelles cadastrées B 584 et B 585 situées sur le territoire de la commune de Crozet. Par la présente requête, ils demandent au tribunal d'annuler une décision implicite de la communauté d'agglomération du Pays de Gex en date du 1er juillet 2021, en tant qu'elle refuse d'abroger partiellement le plan local d'urbanisme intercommunal, lequel classe en zone agricole protégée (Ap) et naturelle protégée (Np) leurs parcelles.
2. Par courrier du 24 juin 2021, M. et Mme C ont formé un " recours gracieux " auprès du maire de Crozet " visant au retrait " du " nouveau " plan local d'urbanisme intercommunal classant leurs parcelles en zone Ap. Eu égard à la teneur générale de leur courrier et aux termes employés, ils ne peuvent être regardés comme ayant sollicité l'abrogation pour l'avenir de ce classement, de sorte qu'aucune décision implicite de rejet d'une demande d'abrogation n'a pu naître. Par suite, les conclusions présentées contre une telle décision, qui n'existe pas, sont irrecevables et doivent être rejetées.
3. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la requête de M. et Mme C doit être rejetées en toutes ses conclusions, y compris au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées sur le même fondement par la communauté d'agglomération du Pays de Gex.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de M. et Mme C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la communauté d'agglomération du pays de Gex sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C en application du dernier alinéa de l'article R. 751-3 du code de justice administrative et à la communauté d'agglomération du Pays de Gex.
Délibéré après l'audience du 24 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Hervé Drouet, président,
M. François-Xavier Richard-Rendolet, premier conseiller,
Mme Océane Viotti, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 octobre 2024.
La rapporteure,
O. ViottiLe président,
H. Drouet
La greffière,
L. Khaled
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
No 2206588
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026