LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2206733

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2206733

mardi 13 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2206733
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantSELARL BS2A BESCOU ET SABATIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 septembre 2022, M. B E, représenté par Me Sabatier, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions du 3 août 2022 par lesquelles le préfet du Rhône lui a refusé un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le délai de départ volontaire et le pays de renvoi ;

2°) d'enjoindre au préfet du Rhône de lui délivrer un certificat de résidence algérien portant la mention " vie privée et familiale " ou " commerçant-artisan " ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil d'une somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, à charge pour celui-ci de renoncer à la part contributive liée à l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

Sur l'ensemble des décisions attaquées :

- elles sont signées par un auteur incompétent ;

Sur le refus de titre de séjour :

- il est entaché de la même erreur de droit que celle sanctionnée dans le jugement n°2000594 du tribunal du 18 janvier 2021 ;

- il est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'aucune fraude n'est établie ;

- il est entaché d'un défaut d'examen dès lors que le préfet n'a pas examiné sa demande de délivrance d'une carte de séjour portant la mention " commerçant-artisan " ;

- il est entaché d'une erreur d'appréciation dans l'application de l'article 5 de l'accord franco-algérien ;

- il méconnaît son droit au séjour au titre du 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien et son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dans la mise en œuvre par le préfet de son pouvoir de régularisation ;

- il est entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

Sur l'obligation de quitter le territoire français :

- elle est illégale du fait de l'illégalité du refus de délivrance d'un titre de séjour sur lequel elle est fondée ;

- elle méconnaît le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Sur la décision fixant à 30 jours le délai de départ volontaire :

- elle est illégale du fait de l'illégalité du refus de titre de séjour sur lequel elle est fondée ;

Sur la décision fixant le pays de destination :

- elle est illégale du fait de l'illégalité du refus de délivrance d'un titre de séjour sur lequel elle est fondée.

Par un mémoire en défense, enregistré 21 octobre 2022, le préfet du Rhône conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens invoqués par M. E ne sont pas fondés.

M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle (25%) par une décision du 21 octobre 2022.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, modifiée, conclue à Rome le 4 novembre 1950 ;

- l'accord entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire, relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles, complété par un protocole, deux échanges de lettres et une annexe, modifié, signé à Alger le 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le jugement n° 2000594 du tribunal du 18 janvier ;

- le code de justice administrative ;

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme A ;

- les conclusions de M. Reymond-Kellal, rapporteur public ;

- et les observations de Me Guillaume, avocate de M. E.

Considérant ce qui suit :

1. M. B E, ressortissant algérien né le 27 mars 1986, a épousé une ressortissante française en Algérie le 13 janvier 2013. Il est entré sur le territoire français le 29 septembre 2015 muni d'un visa de court séjour (type C) portant la mention de " famille de Français ". Il s'est vu délivrer un certificat de résidence algérien portant la mention " vie privée et familiale ", valable du 10 novembre 2016 au 9 novembre 2017. Le 22 mars 2018, il a sollicité un changement de statut par la délivrance d'un certificat de résidence algérien en qualité de " commerçant-artisan ". Par une décision du 14 novembre 2019, le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a, par un jugement n° 2000594 du 18 janvier 2021, annulé la décision du 14 novembre 2019, ainsi que la décision rejetant le recours gracieux formé contre celle-ci, et enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. E. Au terme de ce réexamen, le préfet du Rhône a édicté les décisions du 3 août 2022 attaquées dans la présente instance par lesquelles il a refusé une nouvelle fois de délivrer un titre de séjour à M. E et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours.

Sur l'ensemble des décisions :

2. Les décisions attaquées du 3 août 2022 ont été signées par Mme C D, directrice des migrations et de l'intégration de la préfecture du Rhône, qui bénéficiait, en vertu d'un arrêté du préfet du Rhône du 8 juin 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture le lendemain, d'une délégation pour signer de tels actes. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français, fixation du délai de départ et du pays de destination manque ainsi en fait et doit être écarté.

Sur la décision portant refus de titre de séjour :

3. En premier lieu, M. E soutient qu'en refusant une nouvelle fois de lui délivrer un titre de séjour dans la décision attaquée du 3 août 2022, le préfet du Rhône aurait commis la même erreur de droit que celle commise dans sa décision précédente du 14 novembre 2019 qui a été annulée par le tribunal dans le jugement du 18 janvier 2021. Il ressort toutefois des pièces du dossier, notamment du jugement en cause, que la décision attaquée dans la présente instance, par laquelle le préfet du Rhône s'est prononcé sur le droit au séjour de M. E, a été prise pour des motifs différents que celle du 14 novembre 2019 dans laquelle le préfet avait refusé de se prononcer sur le droit au séjour de l'intéressé motif pris de son incompétence territoriale. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit qu'aurait réitérée le préfet doit être écarté.

4. En deuxième lieu et d'une part, aux termes de l'article 5 de l'accord franco-algérien modifié du 27 décembre 1968 : " Les ressortissants algériens s'établissant en France pour exercer une activité professionnelle autre que salariée reçoivent, après le contrôle médical d'usage et sur justification, selon le cas, qu'ils sont inscrits au registre du commerce ou au registre des métiers ou à un ordre professionnel, un certificat de résidence dans les conditions fixées aux articles 7 et 7 bis. ". Aux termes du c) de l'article 7 du même accord : " Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle soumise à autorisation reçoivent, s'ils justifient l'avoir obtenue, un certificat de résidence valable un an renouvelable et portant la mention de cette activité. ". Aux termes de l'article 9 du même accord " Pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre des articles 4, 5, 7, 7 bis al. 4 (lettre c et d) (a à d) et du titre III du protocole, les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises. ".

5. D'autre part, aux termes de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1. ". Aux termes de l'article L. 423-2 du même code : " L'étranger, entré régulièrement et marié en France avec un ressortissant français avec lequel il justifie d'une vie commune et effective de six mois en France, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. ". Aux termes de l'article L. 312-3 du même code : " Le visa de long séjour est délivré de plein droit au conjoint de ressortissant français. Il ne peut être refusé qu'en cas de fraude, d'annulation du mariage ou de menace à l'ordre public. ".

6. Il ressort des pièces du dossier que l'épouse française de M. E vit à Marseille et que leur mariage a été retranscrit sur les registres d'état-civil français le 3 décembre 2013. Si la première délivrance du certificat de résidence portant la mention " vie privée et familiale " n'est pas subordonnée à la preuve de la communauté de vie, l'objet de ce certificat est de permettre le maintien de la relation conjugale des époux sur le territoire français. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. E, qui a vécu à Lyon ainsi qu'à Chambéry où réside sa sœur, ait partagé le domicile de son épouse, ni cherché à la rejoindre à Marseille, ni même eu des contacts avec elle. Dans ces conditions et en l'état de l'instruction, le préfet était fondé à regarder le mariage de M. E comme entaché de fraude. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur d'appréciation qu'aurait commises le préfet dans la caractérisation de la fraude doivent être écartés.

7. Dès lors que le mariage de M. E avec une ressortissante française est entaché de fraude, il ne peut prétendre à la délivrance du visa long séjour de plein droit prévu par les dispositions précitées de l'article L. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Si, en vertu de l'article 9 de l'accord franco-algérien précité, la première délivrance d'un certificat de résidence algérien sur le fondement de l'article 5 et du c) de l'article 7 du même accord est subordonnée à la production par le demandeur d'un visa de long séjour, il en va différemment pour le ressortissant algérien déjà admis à séjourner en France et qui sollicite le renouvellement, même sur un autre fondement, du certificat de résidence algérien dont il était titulaire. Toutefois, le certificat de résidence algérien dont M. E était détenteur du 10 novembre 2016 au 9 novembre 2017 en qualité de conjoint de Français avait déjà expiré lorsqu'il a déposé, le 22 mars 2018, une demande de certificat de résidence algérien en qualité de " commerçant-artisan ". Il suit de là que M. E ne se trouvait pas dans la situation d'un changement de statut mais dans la situation d'un séjour irrégulier en France. Le préfet du Rhône pouvait ainsi légalement refuser de lui délivrer le certificat demandé pour défaut de visa de long séjour. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur d'appréciation qu'aurait commises le préfet dans l'application des articles 5 et 9 et du c) de l'article 7 de l'accord franco-algérien et du défaut d'examen sérieux de la situation personnelle de M. E s'agissant de sa demande de délivrance d'un certificat de résidence algérien portant la mention " commerçant-artisan " doivent être écartés.

8. En troisième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus. ".

9. M. E établit avoir travaillé pendant six mois en 2017 puis quelques jours en 2018 et en 2020. Il a ensuite bénéficié d'un contrat de travail à durée déterminée en septembre 2021 qui a été transformé en contrat à durée indéterminée en décembre 2021. Si cette dernière activité présente un caractère stable, elle est récente au regard de la date de la décision attaquée. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que la société créée le 23 octobre 2017 par M. E pour laquelle il a demandé un certificat de résidence en qualité de " commerçant-artisan " aurait une quelconque activité économique. M. E n'établit ni n'allègue que la situation de sa sœur qui réside à Marseille serait régulière. Il a été hébergé à de nombreuses adresses différentes depuis son entrée en France, il ne démontre pas avoir créé des liens sociaux et professionnels stables et durables en France où il vivait depuis sept ans à la date de la décision attaquée, si bien que rien ne s'oppose à ce qu'il rejoigne son pays d'origine dans lequel il a vécu jusqu'à l'âge de 32 ans. Il résulte de l'ensemble de ces éléments et de ce qui est jugé au point 6, que M. E ne dispose pas d'un droit au séjour sur le fondement du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien.

10. En quatrième lieu, eu égard à ce qui a été dit au point précédent sur la situation personnelle de M. E, le préfet n'a pas, par la décision attaquée, porté une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale, au regard des buts en vue desquels il l'a prise. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit dès lors être écarté. Le préfet n'a pas davantage commis d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle du requérant.

11. En dernier lieu, les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régissent d'une manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle et les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés. Cependant, elles n'interdisent pas au préfet de délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien ne remplissant pas l'ensemble des conditions auxquelles l'accord subordonne la délivrance d'un titre de séjour de plein droit. Il appartient au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation. Dès lors qu'un étranger ne détient aucun droit à l'exercice par le préfet de son pouvoir de régularisation, il ne peut utilement se prévaloir des orientations générales contenues dans la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 pour l'exercice de ce pouvoir. Compte tenu de ce qui a été dit aux points 6 et 9, le préfet n'a pas entaché la décision attaquée d'une erreur manifeste d'appréciation dans la mise en œuvre de son pouvoir de régularisation.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

12. Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour.

13. En l'absence de tout argument spécifique, le moyen selon lequel la décision portant obligation de quitter le territoire français serait contraire au droit au respect de la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les motifs exposés au point 9 du présent jugement.

Sur la décision fixant le délai de départ volontaire :

14. Il résulte de ce qui a été dit que le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, ni en tout état de cause de celle de la décision portant refus de titre de séjour.

Sur la décision fixant le pays de destination :

15. Il résulte de ce qui a été dit que le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, ni en tout état de cause de celle de la décision portant refus de titre de séjour.

16. Il résulte de ce qui précède que M. E n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions attaquées. Sa requête doit être rejetée, en toutes ses conclusions

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. E est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B E et au préfet du Rhône.

Copie en sera adressée à Me Sabatier.

Délibéré après l'audience du 24 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Michel, présidente,

M. Bertolo, premier conseiller,

Mme Conte, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 décembre 2022.

La rapporteure,

C. A

La présidente,

C. Michel

La greffière

S. Hosni

La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

7

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions