mardi 24 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2206791 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | PAQUET |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête enregistrée le 8 septembre 2022 sous le n° 2206791, M. A B, représenté par Me Paquet, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour, dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et sous astreinte 50 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans le même délai, et, en tout état de cause, de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation, alors qu'il a sollicité la communication des motifs ayant justifié le rejet de sa demande ;
- le préfet aurait dû saisir la commission du titre de séjour, dès lors qu'il justifie de dix années de présence continue en France ;
- il n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation personnelle ;
- cette décision méconnaît les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation ;
- le préfet aurait dû faire usage de son pouvoir de régularisation exceptionnelle.
La procédure a été communiquée à la préfète du Rhône, qui n'a pas produit d'observations.
La demande d'aide juridictionnelle présentée par M. B a été rejetée par une décision du 8 juillet 2022.
Par une ordonnance du 5 mars 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 5 avril 2024.
II. Par une requête et un mémoire enregistrés les 16 décembre 2022 et 27 décembre 2023 sous le n° 2207016, M. A B, représenté par Me Paquet, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 21 juillet 2022 par laquelle le préfet du Rhône a refusé lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un titre ;
2°) d'enjoindre au préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour, dans un délai de deux mois à compter du jugement à intervenir et sous astreinte 50 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois sous les mêmes conditions d'astreinte, et, en tout état de cause, de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision est entachée d'un vice d'incompétence ;
- cette décision est dépourvue de motivation ;
- son droit d'être entendu n'a pas été respecté ;
- le préfet aurait dû saisir la commission du titre de séjour, dès lors qu'il justifie de dix années de présence continue en France ;
- il n'a pas procédé à un examen complet de sa situation ;
- cette décision est entachée d'erreur de droit, dès lors qu'il présente des éléments nouveaux à l'appui de sa demande de titre de séjour et que la seule circonstance qu'il ait fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement ne fait pas obstacle, par elle-même, au dépôt d'une nouvelle demande ;
- cette décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- le préfet aurait dû faire usage de son pouvoir de régularisation exceptionnelle.
La procédure a été communiquée à la préfète du Rhône, qui n'a pas produit d'observations.
Par une ordonnance du 15 juillet 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 30 juillet 2024.
Par un courrier du 3 septembre 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur un moyen d'ordre public relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation de la décision du 21 juillet 2022 en tant qu'elle refuse la délivrance d'un titre de séjour à M. B, dès lors que cette décision se borne à lui refuser un rendez-vous pour déposer cette demande.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Viotti, conseillère,
- les observations de Me Paquet, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes nos 2206791 et 2207016 concernent la situation d'un même requérant et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. M. B, ressortissant kosovare né le 22 mars 1985, est entré irrégulièrement en France le 14 septembre 2010. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides en date du 31 décembre 2010, rejet confirmé par la Cour nationale du droit d'asile le 29 novembre 2011. Il a ensuite fait l'objet, le 28 février 2012, d'un refus de séjour assorti d'une mesure d'éloignement, décisions confirmées par un arrêt n° 13LY00063 de la cour administrative d'appel de Lyon en date du 13 juin 2013. Le 18 mars 2013, M. B a de nouveau fait l'objet d'un refus de titre de séjour assorti d'une mesure d'éloignement, puis, le 12 mars 2015, le préfet du Rhône a pris à son encontre une obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire dont la légalité a été confirmée par un arrêt n° 15LY01126 de la cour administrative d'appel de Lyon en date du 7 janvier 2016. Le 3 mai 2017, M. B a de nouveau sollicité la délivrance d'un titre de séjour, demande implicitement rejetée par l'autorité préfectorale. Le préfet du Rhône a ensuite, par arrêté du 7 février 2019, refusé de lui délivrer un titre de séjour, pris à son encontre une quatrième obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixé le pays de destination. Le recours formé par M. B à l'encontre de cet arrêté a été rejeté par la cour administrative d'appel de Lyon dans un arrêt n° 20LY00193 du 29 septembre 2020. Le 20 novembre suivant, il a sollicité, par le biais du site internet " demarches-simplifiees.fr ", un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de titre de séjour auprès de la préfecture du Rhône, demande qu'il a renouvelée par l'intermédiaire de son conseil les 2 février, 2 mars, 30 juillet et 18 novembre 2021. Faute d'avoir obtenu un rendez-vous, il a alors déposé une demande de titre de séjour par voie postale, réceptionnée par les services de la préfecture le 6 janvier 2022, sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Une décision implicite de rejet est née du silence gardé par le préfet du Rhône sur cette demande pendant quatre mois, soit le 6 mai 2022. Puis, par courriel du 21 juillet 2022, la direction des migrations et de l'intégration de la préfecture du Rhône a refusé de lui fixer un rendez-vous. Par les requêtes nos 2206791 et 2207016, M. B demande au tribunal d'annuler la décision implicite du 6 mai 2022 et la décision du 21 juillet 2022.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision implicite du 6 mai 2022 :
3. Aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ". L'article R. 432-2 du même code dispose : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois () "
4. Il ressort des pièces du dossier que M. B a sollicité par voie postale la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que l'administration a reçue le 6 janvier 2022. En application de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une décision implicite de rejet est née le 6 mai 2022 du silence gardé par le préfet du Rhône pendant quatre mois sur cette demande.
5. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Selon l'article L. 211-5 de ce code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Enfin, aux termes de l'article L. 232-4 dudit code : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ".
6. Par courrier dont les services de la préfecture ont accusé réception le 9 mai 2022, M. B a demandé, dans le délai de recours contentieux, la communication des motifs de refus de sa demande de titre de séjour. L'administration n'a pas répondu dans le délai d'un mois imparti par les dispositions précitées. Par suite, la décision implicite en litige est, pour ce motif, entachée d'illégalité.
En ce qui concerne la décision du 21 juillet 2022 :
7. Il ressort des termes même du courriel du 21 juillet 2022 que la préfecture du Rhône ne s'est pas prononcée sur le droit au séjour de M. B mais s'est borné à refuser de lui fixer un rendez-vous afin de lui permettre de faire procéder à l'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Ainsi, les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 21 juillet 2022 en tant qu'elle refuse la délivrance d'un titre de séjour sont dirigées contre une décision qui n'existe pas et sont irrecevables.
8. Si aucune disposition législative ou réglementaire ni aucun principe ne fixe de délai déterminé dans lequel l'autorité administrative serait tenue de recevoir un étranger ayant demandé à se présenter en préfecture pour y déposer sa demande de titre de séjour, eu égard aux conséquences qu'a sur la situation de l'étranger, notamment sur son droit à se maintenir en France et, dans certains cas, à y travailler, la détention du récépissé qui lui est en principe remis après l'enregistrement de sa demande, et au droit qu'il a de voir sa situation examinée au regard des dispositions relatives au séjour des étrangers en France, il incombe à l'autorité administrative, après lui avoir fixé un rendez-vous, de le recevoir en préfecture et, si son dossier est complet, de procéder à l'enregistrement de sa demande dans un délai raisonnable.
9. Par ailleurs, en dehors du cas d'une demande à caractère abusif ou dilatoire, l'autorité administrative chargée d'instruire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour ne peut refuser de l'enregistrer, et de délivrer le récépissé y afférent, que si le dossier présenté à l'appui de cette demande est incomplet. En outre, le caractère abusif ou dilatoire de la demande doit s'apprécier compte tenu d'éléments circonstanciés. Le simple fait que l'étranger soit sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français exécutoire ne suffit pas à le caractériser.
10. En premier lieu, la décision attaquée est dépourvue des mentions qui permettraient d'en identifier son auteur et, ainsi, de vérifier sa compétence. Par suite, le requérant est fondé à soutenir que cette décision est entachée d'incompétence.
11. En second lieu, la direction des migrations et de l'intégration de la préfecture du Rhône a estimé que l'existence d'un précédent refus de titre de séjour assorti d'une mesure d'éloignement et l'absence d'éléments nouveaux faisait obstacle à ce qu'un rendez-vous puisse lui être fixé en vue du dépôt d'une nouvelle demande de titre de séjour.
12. Toutefois, s'il n'est pas contesté que M. B a fait l'objet de plusieurs mesures d'éloignement demeurées inexécutées, dont la dernière est datée du 7 février 2019, il ressort des pièces du dossier qu'il justifie désormais d'une présence en France depuis plus de dix ans et d'une promesse d'embauche dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée en mi-temps thérapeutique datée du 19 novembre 2020. La préfète du Rhône, qui n'a pas produit de mémoire en défense, ne conteste pas ces éléments. Ainsi, contrairement à ce qu'a estimé la direction des migrations et de l'intégration de la préfecture, le requérant présentait des éléments nouveaux à l'appui de sa demande, de sorte que cette décision est entachée d'erreur d'appréciation.
13. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. B est fondé à demander l'annulation des décisions du 6 mai 2022 et du 21 juillet 2022.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Aux termes de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. Ce document est revêtu de la signature de l'agent compétent ainsi que du timbre du service chargé, en vertu de l'article R. 431-20, de l'instruction de la demande. / Le récépissé n'est pas remis au demandeur d'asile titulaire d'une attestation de demande d'asile ". En outre, l'article R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile listent les catégories de titres de séjour pour lesquelles est délivré un récépissé de demande de première délivrance autorisant son titulaire à travailler, au nombre desquels ne figurent pas les titres de séjour prévus par les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
15. L'exécution du présent jugement n'implique pas nécessairement que soit délivré à M. B un titre de séjour. Elle implique, en revanche, d'enjoindre à la préfète du Rhône de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sans droit au travail.
Sur les frais liés au litige :
16. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. B dans les requêtes nos 2206791 et 2207016 au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
DÉCIDE :
Article 1er : La décision implicite du 6 mai 2022 par laquelle la préfète du Rhône a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B est annulée.
Article 2 : La décision du 21 juillet 2022 par laquelle la direction de l'intégration et de l'immigration de la préfecture du Rhône a refusé de lui fixer un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de séjour est annulée.
Article 3 : Il est enjoint à la préfète du Rhône de procéder au réexamen de la situation de M. B, dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement, et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour ne l'autorisant pas à travailler.
Article 4 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la préfète du Rhône.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Lyon en application de l'article R. 751-10 du code de justice administrative.
Délibéré après l'audience du 10 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Hervé Drouet, président,
M. François-Xavier Richard-Rendolet, premier conseiller,
Mme Océane Viotti, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 septembre 2024.
La rapporteure,
O. ViottiLe président,
H. Drouet
La greffière,
C. Chareyre
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône, en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Nos 2206791, 2207016
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026