mardi 14 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2206880 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | ACHARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés respectivement le 12 septembre 2022 et le 22 septembre 2023, Mme B A, représentée par Me Achard, demande au tribunal :
1°) d'annuler les ordres de recouvrer émis à son encontre n°s APCP20229000066, APCP20229000067, APCP20229000068, émis le 21 avril 2022 et notifiés le 12 juillet 2022, pour des montants respectifs de 5 329,40 euros, 12 918,26 euros et 828,68 euros.
2°) de mettre à la charge de l'Agence de services et de paiement la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la lettre de notification des titres du 12 juillet 2022 est entachée d'incompétence ;
- les ordres de recouvrer sont entachées d'incompétence ;
- aucun des ordres de recouvrement ne mentionne les bases de liquidation des remboursements sollicités ;
- les ordres de recouvrer sont entachés d'erreur de fait dès lors qu'ils font mention à tort de ce qu'elle aurait sollicité un apport de trésorerie remboursable ;
- les ordres de recouvrer sont dépourvus de base légale dès lors que la décision d'octroi d'une avance de trésorerie remboursable sur laquelle ils sont fondés n'existe pas, ou du moins ne lui a jamais été formellement produite et notifiée ; ce n'est qu'à l'occasion d'échanges récents avec les services de la préfecture de l'Ardèche qu'une esquisse d'explication et de motivation lui a été apportée, sans qu'elle puisse en discuter la teneur, elle n'a pris connaissances des décisions du 13 novembre 2018 rejetant ses demandes d'aides que dans le cadre de la précédente procédure devant le tribunal administratif de Lyon, lesquelles ne lui avaient pas été préalablement notifiées ;
- la décision lui refusant les droits à paiement en base ne lui a jamais été formellement notifiée de manière motivée ;
- à titre subsidiaire, elle invoque l'exception d'illégalité des décisions du 13 novembre 2018 lui refusant les aides sollicitées au titre des campagnes 2016 et 2017 ; ces dernières sont entachées d'un défaut de motivation ; elles ont été adoptées sans procédure contradictoire préalable ; elles sont entachées d'erreur de qualification juridique sur la nature exacte de son activité et contraire aux articles D. 615-1 et suivants du code rural et de la pêche maritime, à l'article 4 du règlement n°1307/2013 du 17 décembre 2013 et à l'article 6.1.2 de l'instruction n°NOR AGRT1616228J du 9 juin 2016 ; elles sont fondées sur une erreur de droit en raison de leur référence au répertoire Sirene, critère non prévu par les textes ; elles retirent une décision créatrice de droit au-delà du délai de quatre mois suivant leur adoption en méconnaissance de l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration ; les règles opposées par l'administration traduisent une violation du principe de clarté et d'intelligibilité de la norme ;
- les décisions en litige méconnaissent l'article 1er du décret n°2015-871 du 16 juillet 2015 ainsi que l'article 1er du décret n°2016-1203 du 7 septembre 2016 ; ces dispositions méconnaissent les principes de clarté et d'intelligibilité de la norme ; elles ne sont pas applicables au cas d'espèce qui concerne un remboursement de l'ATR dans sa totalité ; les dates limites prévues par ces dispositions n'ont pas été respectées ; le principe d'un remboursement " au fur et à mesure " posé par ces textes n'a pas été respecté en l'espèce puisqu'il est sollicité le remboursement de l'intégralité de l'ATR.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 janvier 2023, le préfet de l'Ardèche conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- aucune décision non attributive d'aide du préfet de l'Ardèche susceptible d'être contestée n'accompagne la requête comme le requiert l'article R. 412-1 du code de justice administrative et aucune décision préfectorale ne fait l'objet de cette requête ;
- les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense et un mémoire complémentaire enregistrés respectivement le 17 août 2023 et le 11 septembre 2023, l'Agence de services et de paiement conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
La clôture d'instruction a été fixée au 22 septembre 2023 par une ordonnance du 10 août 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le règlement (CE, Euratom) n° 2988/95 du Conseil, du 18 décembre 1995 ;
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le décret n°2016-1203 du 7 septembre 2016 ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Delahaye, premier conseiller ;
- les conclusions de Mme Collomb, rapporteure publique ;
- les observations de Me Achard pour Mme A
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A a bénéficié au titre de la campagne 2016 d'un apport de trésorerie remboursable (ATR) afin d'éviter les difficultés de trésorerie liées à la mise en œuvre de la réforme de la politique agricole commune (PAC). Après instruction, le préfet de l'Ardèche a estimé que Mme A était inéligible aux aides de la PAC au regard des dispositions de l'article 9 du règlement (UE) n°1307/2013. Par une lettre du 11 août 2020, l'Agence de services et de paiement a procédé à la notification de trois ordres de recouvrer pour des montants respectifs de 12 918,26 euros, 5 329,40 euros et 828,68 euros en vue du remboursement de l'intégralité de l'apport de trésorerie remboursable. Ces trois ordres de recouvrement ont été annulés par un jugement du tribunal administratif de Lyon du 8 février 2022 au motif que ceux-ci étaient dépourvus des bases de liquidation. A la suite de cette annulation, l'ASP a émis le 21 avril 2022 à l'encontre de Mme A trois nouveaux ordres de recouvrer n°s APCP20229000066, APCP20229000067, APCP20229000068 pour des montants respectifs de 5 329,40 euros, 12 918,26 euros et 828,68 euros, lesquels lui ont été notifiés par lettre du 12 juillet 2022. Mme A demande l'annulation de ces trois ordres de recouvrer.
Sur les conclusions à fin d'annulation des ordres de recouvrer :
2. En premier lieu, aux termes de l'article D. 313-25 du code rural et de la pêche maritime : " Le président-directeur général dirige et représente l'Agence de services et de paiement. () / Il est ordonnateur principal des recettes et des dépenses du budget de l'établissement. () / Il peut déléguer sa signature aux agents placés sous son autorité. Les actes de délégation font l'objet d'une publication au Bulletin officiel du ministère de rattachement du commissaire du Gouvernement ".
3. Il résulte en premier lieu de l'instruction que M. C a été nommé président-directeur général de l'Agence de services et de paiement par un décret du 30 octobre 2018 publié au journal officiel du lendemain, et a délégué sa signature à M. D, chef du service de l'ordonnancement et signataire des ordres de recouvrer en litige, aux fins de " liquider et ordonnancer les aides ", par une décision du 14 février 2019 régulièrement publiée au bulletin officiel du ministère de l'agriculture et de l'alimentation du 21 février suivant, accessible tant au juge qu'aux parties. Compte tenu des termes de cette délégation et de la nature de l'avance de trésorerie remboursable, mise en place, à titre exceptionnel avec pour objectif d'éviter les difficultés de trésorerie des agriculteurs en attendant le versement des aides européennes, celle-ci permettait à M. D de signer, dans son domaine de compétence, non seulement les décisions d'octroi de cette avance de trésorerie remboursable, mais également les ordres de recouvrer litigieux portant remboursement de l'avance de trésorerie remboursable. En outre, ces ordres de recouvrer comportent les nom, prénom et qualité de M. D ainsi que sa signature. Dans ces conditions, et alors que Mme A ne peut utilement se prévaloir de l'incompétence du signataire de la lettre de notification accompagnant les ordres de recouvrer en litige, les moyens tirés de l'incompétence des ordres de recouvrer et de ce que ces derniers ne comporteraient pas les nom, prénom, qualité et signature de leur auteur doivent être écartés.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " Toute créance liquidée faisant l'objet d'une déclaration ou d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation ". Tout état exécutoire doit ainsi indiquer les bases de la liquidation de la créance pour le recouvrement de laquelle il est émis et les éléments de calcul sur lesquels il se fonde, soit dans le titre lui-même, soit par référence précise à un document joint à l'état exécutoire ou précédemment adressé au débiteur.
5. Il résulte de l'instruction que les trois ordres de recouvrer litigieux n°s APCP20229000066, APCP20229000067, APCP20229000068 pour des montants respectifs de 5 329,40 euros, 12 918,26 euros et 828,68 euros, notifiés à Mme A étaient accompagnés d'une note technique de liquidation, qui indiquait avec une précision suffisante les bases de liquidation de la créance et les éléments de calcul sur lesquels ils se fondent, en précisant notamment que Mme A avait perçu un apport de trésorerie au titre de la campagne 2016 et que le remboursement de celui-ci était systématique et obligatoire conformément aux dispositions du décret n°2016-1203 du 7 septembre 2016. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit en conséquence être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article D. 615-1 du code rural et de la pêche maritime : " Conformément au 4 de l'article 72 du règlement (UE) n° 1306/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013 relatif au financement, à la gestion et au suivi de la politique agricole commune, une demande unique est déposée pour les régimes d'aide dont la liste est établie par arrêté du ministre chargé de l'agriculture. () ". Aux termes de l'article D. 615-3 du même code: " Le préfet est chargé, pour le compte de l'organisme payeur au sens de l'article 7 du règlement (UE) n° 1306/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013, de l'instruction des demandes d'aides et de l'application, lors du calcul du montant des aides à verser, des réductions et des sanctions administratives prévues par les articles 63, 64, 77, 97 et 99 du même règlement, et les articles 15, 16, 19, 21, 24, 25, 26, 27, 28, 31, 32 et 33 du règlement délégué (UE) n° 640/2014 de la Commission du 11 mars 2014 complétant le règlement (UE) n° 1306/2013 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne le système intégré de gestion et de contrôle, les conditions relatives au refus ou au retrait des paiements et les sanctions administratives applicables aux paiements directs, au soutien au développement rural et à la conditionnalité. ". Aux termes de l'article 1 du décret n°2016-1203 du 7 septembre 2016 susvisé: " Les agriculteurs ayant déposé la demande unique mentionnée à l'article D. 615-1 du code rural et de la pêche maritime pour la campagne 2016 peuvent bénéficier d'un apport de trésorerie remboursable sans intérêts dans les conditions fixées par le présent décret. La date limite de dépôt des demandes de versement de l'apport en trésorerie est fixée au 31 janvier 2017. Celui-ci est versé à compter du 16 octobre 2016. La demande est transmise par voie électronique. L'apport est remboursé au fur et à mesure et par compensation, à concurrence des versements par l'organisme payeur concerné, des aides de la politique agricole commune demandées dans la demande unique susmentionnée, de l'aide mentionnée à l'article D. 113-18 du code rural et de la pêche maritime au titre de la campagne 2015 et des aides au titre de la campagne 2016 mentionnées aux 7° à 15° de l'article D. 615-41 du code rural et de la pêche maritime dans sa version en vigueur pour la campagne 2016. Les reliquats éventuels sont remboursés par les bénéficiaires au plus tard le 30 juin 2018 pour ce qui concerne les montants versés au titre des articles 3 à 8, et le 31 juillet 2019 pour ce qui concerne les montants versés au titre de l'article 8-1. L'apport de trésorerie n'est pas octroyé si son montant est inférieur à 500 €. ". Aux termes de l'article 10 du même décret : " Le versement de l'apport de trésorerie est assuré par l'Agence de services et de paiement, qui est également chargée du recouvrement prévu par l'article 1er. "
7. Il ressort de ces dispositions, ainsi qu'il a été rappelé précédemment, que l'apport de trésorerie remboursable a été mis en place, à titre exceptionnel et entièrement financé sur le budget de l'Etat, avec pour objectif d'éviter les difficultés de trésorerie des agriculteurs en attendant le versement des aides européennes et que celui-ci avait vocation à être remboursé par les bénéficiaires, soit par voie de compensation sur les aides qui lui seraient attribuées au titre de l'année 2016, soit au plus tard, selon les cas, le 30 juin 2018 ou le 31 juillet 2019.
8. D'une part, il est constant que Mme A a bénéficié au titre de la campagne 2016 d'un apport de trésorerie remboursable d'un montant total de 19 076,34 euros et que les ordres de recouvrer en litige portent remboursement de cet apport de trésorerie. La requérante n'est dès lors pas fondée à soutenir que les ordres de recouvrer mentionneraient à tort qu'elle aurait sollicité un apport de trésorerie remboursable, ni que ceux-ci seraient dépourvus de base légale.
9. D'autre part, l'apport de trésorerie remboursable n'a pas par lui-même, ni pour objet, ni pour effet de refuser, ni même de retirer, à l'agriculteur le bénéfice des aides qu'il a sollicitées. En outre, dès lors que celui-ci a, en tout état de cause, vocation à être remboursé dans son intégralité, le cas échéant par voie de compensation avec le montant des aides de la politique agricole commune accordées ultérieurement à son bénéficiaire, le remboursement de l'avance de trésorerie remboursable n'est pas pris pour l'application, ni ne trouve sa base légale, dans les décisions portant attribution ou refus des aides agricoles sollicitées. Par suite, Mme A ne peut utilement exciper de l'illégalité des deux décisions du 13 novembre 2018 par lesquelles le préfet de l'Ardèche a rejeté ses demandes d'aide au titre de la politique agricole commune au titre des campagnes 2017 et 2018 au motif que son activité d'exploitation de terrains de sports et de loisirs permanents (centre équestre) était inéligible et que sa situation ne relevait d'aucun des critères de rattrapage prévus par la règlementation.
10. En dernier lieu, au regard de ce qui a été dit précédemment, Mme A n'est pas fondée à soutenir que les ordres de recouvrer en litige méconnaissent les dispositions précitées du décret n°2016-1203 du 7 septembre 2016, sans qu'ait d'incidence à ce titre les circonstances qu'ils ont été émis postérieurement aux dates des 30 juin 2018 et 31 juillet 2019 et qu'ils portent sur le remboursement de l'intégralité de l'absence de trésorerie remboursable. En outre, en se bornant à faire valoir qu'elles ne prévoient pas les modalités suivant lesquelles les reliquats sont remboursés à l'administration et qu'il serait particulièrement difficile de comprendre dans quel cadre l'apport de trésorerie a été versé au regard des cas de figure particulièrement variés prévus aux articles 2 à 8 de ce décret, Mme A ne démontre pas que ces dispositions du décret méconnaissent les principes de clarté et d'intelligibilité de la norme.
11. Il résulte de ce qui précède, que les conclusions aux fins d'annulation de Mme A doivent être rejetées.
Sur les frais exposés par les parties à l'occasion du litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Agence de services et de paiement qui n'est pas, dans la présente instance la partie perdante, une somme au titre des frais exposés par la requérante et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce de faire droit aux conclusions présentées par l'Agence de services et de paiement présentées sur le même fondement.
DÉCIDE :
Article 1: La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de l'Agence de services et de paiement présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A, à l'Agence de services et de paiement et au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.
Copie en sera adressée au préfet de l'Ardèche.
Délibéré après l'audience du 30 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Segado, président,
M. Delahaye, premier conseiller,
Mme Bardad, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mai 2024.
Le rapporteur,
L. DelahayeLe président,
J. Segado
La greffière,
G. Montezin
La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026