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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2206916

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2206916

vendredi 29 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2206916
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème chambre
Avocat requérantSCP COUDERC ZOUINE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et trois mémoires, enregistrés le 13 septembre 2022 et les 6 mars, 13 avril et 14 juin 2023, M. A B, représenté par la SCP Couderc-Zouine (Me Couderc), doit être regardé comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du préfet du Rhône en date du 28 septembre 2022, en tant qu'elle lui refuse la délivrance d'une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE ", ensemble la décision implicite, née le 25 janvier 2023, portant rejet de son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre au préfet du Rhône :

- à titre principal, de lui délivrer une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " ;

- à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande dans un délai de dix jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

- ses conclusions à fin d'annulation initialement dirigées contre la décision implicite, née le 20 janvier 2021, par laquelle le préfet du Rhône avait refusé de lui délivrer une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " doivent désormais être regardées comme étant dirigées contre la décision expresse du 28 septembre 2022 qui s'y est substituée ;

- cette décision méconnaît les dispositions de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que le principe de loyauté, dès lors qu'il appartenait au préfet du Rhône de l'inviter à compléter son dossier par la production d'un diplôme d'études en langue française (DELF) de niveau A2 ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 314-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il justifiait de l'ensemble des conditions requises pour obtenir la délivrance d'une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " à la date du 20 janvier 2021 ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne la décision implicite portant rejet de recours gracieux :

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, dès lors que la préfète du Rhône n'a pas répondu à sa demande de communication des motifs du 23 février 2023 ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration, dès lors que l'administration était tenue de procéder à l'abrogation de la décision du 28 septembre 2022 compte tenu de ce qu'il a validé son DELF de niveau A2 ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 413-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il a validé son DELF de niveau A2.

La requête a été communiquée à la préfète du Rhône qui n'a produit de mémoire en défense avant la clôture de l'instruction malgré la mise en demeure qui lui a été adressée le 15 février 2023, en application des dispositions de l'article R. 612-3 du code de justice administrative, mais qui a versé, les 16 février, 18 avril et 23 mai 2023, des lettres et des pièces complémentaires en réponses aux demandes du tribunal.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- l'arrêté du 21 février 2018 fixant la liste des diplômes et certifications attestant le niveau de maîtrise du français requis, pour l'obtention d'une carte de résident ou d'une carte de résident portant la mention " résident de longue durée - UE " ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience, à laquelle la préfète du Rhône n'était ni présente, ni représentée.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Gueguen ;

- et les observations de Me Zouine, substituant Me Couderc, représentant M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant arménien né le 15 février 1980, déclare être entré en France le 9 septembre 2002. Ayant disposé de récépissés à compter du 15 novembre 2004, l'intéressé s'est vu délivrer, le 27 mars 2006, une carte de séjour temporaire, valide du 1er mars 2006 au 28 février 2007, successivement renouvelée jusqu'au 27 février 2017, puis, le 28 février 2017, une carte de séjour pluriannuelle, valide du 28 février 2017 au 27 février 2019, renouvelée le 12 février 2020. Le 29 septembre 2020, M. B a sollicité des services de la préfecture du Rhône le renouvellement de sa dernière carte de séjour pluriannuelle, ainsi que la délivrance d'une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " sur le fondement des dispositions alors applicables de l'article L. 314-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Conformément aux dispositions combinées des articles R.* 311-12 et R. 311-12-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicables, le silence gardé pendant quatre mois par le préfet du Rhône sur cette demande a fait naître une décision implicite de rejet le 29 janvier 2021. Cependant, par une décision du 28 septembre 2022, qui s'est partiellement substituée à cette décision implicite, le préfet du Rhône a refusé de délivrer à M. B une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " et a décidé de renouveler sa carte de séjour pluriannuelle portant la mention " vie privée et familiale ". Par un courrier du 24 novembre 2022, dont l'administration a accusé réception le lendemain, l'intéressé a formé un recours gracieux à l'encontre de cette décision qui a été implicitement rejeté. Le requérant demande au tribunal de prononcer l'annulation de la décision précitée du 28 septembre 2022, en tant qu'elle lui refuse la délivrance d'une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE ", ensemble la décision implicite, née le 25 janvier 2023, portant rejet de son recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. D'une part, aux termes de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui reprennent les dispositions de l'article L. 314-8 du même code : " L'étranger qui justifie d'une résidence régulière ininterrompue d'au moins cinq ans en France au titre d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident, de ressources stables, régulières et suffisantes pour subvenir à ses besoins et d'une assurance maladie se voit délivrer, sous réserve des exceptions prévues à l'article L. 426-18, une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " d'une durée de dix ans. () ". Selon les termes de l'article L. 426-19 du même code, qui reprennent les dispositions de l'article L. 314-10 dudit code : " La décision d'accorder la carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " prévue à l'article L. 426-17 est subordonnée au respect des conditions d'intégration républicaine prévues à l'article L. 413-7. ". À cet égard, l'article L. 413-7 de ce même code, qui reprend les dispositions de l'articles L. 314-2 dudit code, prévoit que : " La première délivrance () de la carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " prévue aux articles () L. 426-19, () est subordonnée à l'intégration républicaine de l'étranger dans la société française, appréciée en particulier au regard de son engagement personnel à respecter les principes qui régissent la République française, du respect effectif de ces principes et de sa connaissance de la langue française qui doit être au moins égale à un niveau défini par décret en Conseil d'Etat. () ".

3. D'autre part, selon les termes de l'article R. 413-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui reprennent les dispositions de l'article R. 314-1 du même code : " Pour l'appréciation de la condition d'intégration prévue à l'article L. 413-7, l'étranger doit fournir : / () 2° Les diplômes ou certifications permettant d'attester de sa maîtrise du français à un niveau égal ou supérieur au niveau A2 du cadre européen commun de référence pour les langues du Conseil de l'Europe tel qu'adopté par le comité des ministres du Conseil de l'Europe dans sa recommandation CM/ Rec (2008) 7 du 2 juillet 2008, dont la liste est définie par un arrêté du ministre chargé de l'accueil et de l'intégration. () ". À cet égard, l'article 1er l'arrêté du 21 février 2018 fixant la liste des diplômes et certifications attestant le niveau de maîtrise du français requis, pour l'obtention d'une carte de résident ou d'une carte de résident portant la mention " résident de longue durée - UE ", alors applicable, prévoit que : " Les diplômes ou certifications nécessaires à l'obtention () d'une carte de résident portant la mention " résident de longue durée - UE " sont les suivants : / 1° Diplômes attestant un niveau de connaissance du français au moins équivalent au niveau A2 du cadre européen commun de référence pour les langues du Conseil de l'Europe ; / () 3° Tests ou attestations linguistiques sécurisés, délivrés par un organisme certificateur reconnu au niveau national ou international, qui constatent et valident la maîtrise des compétences écrites et orales visées par le niveau A2 du cadre européen commun de référence pour les langues du Conseil de l'Europe. / Une liste indicative de ces diplômes ou certifications figure en annexe du présent arrêté. ". Enfin, aux termes de l'annexe à cet arrêté : " 1. Diplômes remplissant les conditions prévues à l'article 1-1° de l'arrêté : / () - diplômes délivrés par le Centre international d'études pédagogiques (diplôme d'études en langue française - DELF, diplôme approfondi de langue française - DALF - et diplôme d'études en langue française professionnelle - DELF Pro) et au moins équivalents au niveau A2 ; / () 3. Tests ou attestations linguistiques remplissant les conditions prévues à l'article 1-3° de l'arrêté : / () - autres tests ou attestations à condition qu'ils remplissent les trois conditions cumulatives suivantes : / - avoir été passé dans un centre d'examen agréé, l'expression orale devant être validée lors d'un entretien en présentiel ; / - attester la maîtrise globale de l'ensemble des compétences écrites et orales du niveau A2 décrites par le cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) ; / - être délivré par un organisme certificateur, reconnu au niveau national ou international. ".

4. Pour refuser de délivrer une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " à M. B, après avoir relevé qu'il justifiait " d'une résidence ininterrompue d'au moins cinq années en France en étant titulaire d'un des titres de séjour prévus aux articles L. 426-17 et L. 426-18 " du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet du Rhône s'est fondé sur le motif tiré de ce que l' " intégration républicaine " de l'intéressé n'était " pas suffisamment établie " au regard des dispositions de l'article L. 426-19 du même code, dès lors que l'intéressé ne justifiait pas du niveau de connaissance de la langue française requis pour l'obtention de ce titre de séjour. L'autorité préfectorale a relevé, à cet égard, d'une part, que si M. B avait présenté, à l'appui de sa demande, une " attestation du 20 mai 2010 de fin de formation pour un parcours de formation linguistique de niveau A2 établie à Grande-Synthe " et " mentionnant l'acquisition de ce niveau ", cette " attestation, non conforme dans la forme, ne présent(ait) pas les garanties nécessaires et n'(était) pas probante quant à (son) niveau de maîtrise de la langue française ", dès lors qu'elle n'était " pas revêtu(e) de la signature du responsable de site " ni " davantage revêtue du cachet de l'organisme certificateur ", et, d'autre part, que si " cette attestation du 24 mai 2010 " (sic) avait été " délivrée dans le cadre d'un programme financé par l'Office français de l'immigration et de l'intégration ", l'intéressé avait " bénéficié d'un programme d'intégration financé par l'État non pas en 2010 mais en 2006 ", ainsi que " l'établiss(ai)ent la signature de (son) contrat d'accueil et d'intégration le 3 mai 2006 et les attestations de compétences linguistiques et de formation civique délivrées les 3 mai () et 15 mai 2006 ", de sorte qu'il ne justifiait pas de la détention d'un diplôme ou d'une certification attestant de sa maîtrise de la langue française à un niveau égal ou supérieur au niveau A2.

5. Toutefois, en l'espèce, il ressort des pièces produites en défense le 23 mai 2023 à la demande du tribunal que l'original de l'" attestation de fin de formation " délivrée à M. B le 20 mai 2010, à Grande-Synthe, par l'organisme " ID Formation ", et produite par l'intéressé à l'appui de la demande de titre de séjour le 29 septembre 2020, comprend, tant la signature du responsable de site que le cachet de l'organisme certificateur, contrairement à ce relève la décision en litige. Si, en réponse au supplément d'instruction qui lui avait ainsi été adressé, la préfète du Rhône fait pour la première fois valoir dans le cadre de la présente instance qu' " après vérification auprès des services du centre de formation " ID Formation ", il apparait que Monsieur B n'est pas inscrit sur la liste des stagiaires ayant effectué, en 2010, un parcours de formation linguistique " de sorte que " ces éléments confortent les r(é)serves émises dans (s)a décision quant à l'authenticité du document produit ", elle n'apporte pas le moindre élément de justification à l'appui de ses allégations générales, alors que l'attestation précitée du 20 mai 2010 relève que l'intéressé avait acquis un niveau de connaissance du français au moins équivalent au niveau A2 après avoir suivi, du 20 avril au 20 mai 2010, un " parcours de formation linguistique " de " niveau A2 " du " cadre européen commun de référence pour les langues " (CECRL) pour un volume horaire de " 91 heures de formation sur le volume initial du parcours de 100 heures ". Par ailleurs, s'il ressort des termes de cette même attestation que la formation suivie par M. B du 20 avril au 20 mai 2010 " était financée par l'(Office français de l'immigration et de l'intégration) OFII, l'Union européenne et le (Fonds asile migration et intégration) FAMI " alors que l'intéressé avait précédemment conclu à Marcq-en-Barœul, le 3 mai 2006, un " contrat d'accueil et d'intégration " avec l'Agence nationale de l'accueil des étrangers et des migrations (ANAEM) et s'était vu délivrer, le jour-même, une " attestation ministérielle de compétences linguistiques (AMCL) correspondant au niveau 4 de la grille d'évaluation de l'assimilation linguistique ", ces seuls éléments ne sont pas, par eux-mêmes, de nature à remettre en cause l'authenticité de ladite attestation ni le niveau de connaissance de la langue française du requérant à la date du dépôt de sa demande de titre de séjour. Enfin, il ressort des pièces du dossier qu'après avoir satisfait aux épreuves du diplôme d'études en langue française niveau A2 (DELF A2) avec la note finale de 90 sur 100, M. B s'est vu délivrer, le 17 décembre 2022, une " attestation de réussite ", dans l'attente de la remise du DELF A2 définitif qui lui a été délivré 30 janvier 2023. Dans ces conditions, l'intéressé justifiait, tant à la date du dépôt de sa demande de titre de séjour qu'à celles des décisions contestées, du niveau de connaissance de la langue française requis pour la délivrance d'une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE ". Par suite, le requérant est fondé à soutenir que la préfète du Rhône a commis une " erreur manifeste d'appréciation " en lui refusant, le 28 septembre 2022, la délivrance de ce titre de séjour au seul motif qu'il ne justifiait pas de son intégration républicaine au sens et pour l'application des dispositions précitées de l'article L. 426-19 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle a également méconnu les dispositions précitées de l'article L. 413-7 du même code en rejetant son recours gracieux.

6. Il résulte de ce qui précède que M. B est fondé à demander l'annulation de la décision contestée du 28 septembre 2022, en tant qu'elle lui refuse la délivrance d'une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE ", ainsi que celle de la décision implicite, née le 25 janvier 2023, par laquelle la préfète du Rhône a rejeté son recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

7. Eu égard aux motifs d'annulation retenus par le présent jugement, il y a lieu d'enjoindre à la préfète du Rhône, en application des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, de délivrer à M. B une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " sur le fondement des dispositions de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et ce dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les frais liés au litige :

8. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 1 200 euros à M. B en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : La décision du préfet du Rhône du 28 septembre 2022, en tant qu'elle refuse à M. B la délivrance d'une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE ", ainsi que la décision implicite, née le 25 janvier 2023, par laquelle l'autorité préfectorale a rejeté le recours gracieux de l'intéressé, sont annulées.

Article 2 : Il est enjoint à la préfète du Rhône de délivrer à M. B une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE ", dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : L'État versera la somme de 1 200 euros à M. B en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la préfète du Rhône.

Délibéré après l'audience du 15 décembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Baux, présidente,

M. Bertolo, premier conseiller,

M. Gueguen, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 décembre 2023.

Le rapporteur,

C. Gueguen

La présidente,

A. Baux

La greffière,

S. Rolland

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Un greffier,

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