vendredi 30 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2207295 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | VRAY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés respectivement les 27 et 29 septembre 2022 ainsi que des pièces complémentaires enregistrées les 29 et 30 septembre 2022, M. C A, représenté par Me Vray, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler les décisions du 26 septembre 2022 par lesquelles la préfète de la Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être renvoyé a pris à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an et a prononcé son assignation à résidence ;
3°) d'enjoindre à la préfète de la Loire de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour sous huit jours ;
4°) d'enjoindre à la préfète de la Loire de procéder, sans délai, à l'effacement de son inscription au fichier Système d'information Schengen ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour Me Vray de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
-les décisions contestées sont entachées d'un défaut de motivation ;
-elles sont entachées d'une erreur de droit en l'absence d'examen complet de sa situation personnelle et familiale ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
S'agissant de la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de l'assignation à résidence :
- elle est illégale, par voie d'exception, du fait de l'illégalité des décisions qui en constituent le fondement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 septembre 2022, la préfète de la Loire conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue par l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 30 septembre 2022, Mme Collomb, magistrate désignée, a présenté son rapport, et entendu :
- les observations de Me Vray, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins que la requête et par les mêmes moyens ;
- et les observations de M. A, assisté de M. D, interprète en langue anglaise.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant nigérian, né le 5 janvier 1999, déclare être entré en France en 2016. Par un arrêté du 3 septembre 2019, dont la légalité a été confirmée le 13 décembre suivant par le tribunal, le préfet de Loire l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de quatre-vingt-dix jours. Par un arrêté du 26 septembre 2022, la préfète de la Loire a fait obligation à M. A de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Par une décision du même jour, la même autorité a assigné M. A à résidence dans le département de la Loire pour une durée de quarante-cinq jours. Par la présente requête, M. A demande au tribunal d'annuler l'ensemble des décisions prises à son encontre par la préfète de la Loire le 26 septembre 2022.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs à l'ensemble des décisions :
3. En premier lieu, les décisions attaquées visent les textes dont elles font application et comportent les éléments de fait sur lesquels elles se fondent. En outre, la préfète de la Loire n'était pas tenue de mentionner l'ensemble des éléments portés à sa connaissance caractérisant la vie personnelle de l'intéressé. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation, qui manque en fait, doit être écarté.
4. En second lieu, il ne résulte ni des termes des décisions attaquées ni d'aucune autre pièce du dossier que la préfète de la Loire aurait omis d'examiner de manière attentive et personnalisée la situation M. A, notamment au regard des conditions de son séjour sur le territoire français. A cet égard, s'il est loisible au requérant de contester l'appréciation portée par l'autorité préfectorale sur ses perspectives d'insertion professionnelle ainsi que la situation de ses deux enfants mineurs, cette divergence d'analyse ne saurait suffire à établir le défaut d'examen allégué alors que les décisions attaquées rappellent les éléments déterminants de sa situation. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit, par suite, être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale ".
6. M. A se prévaut de la durée de son séjour en France depuis six ans où il est arrivé à l'âge de dix-sept ans et où il dispose désormais de son ancrage familial compte tenu de la présence de sa compagne et de leurs deux fils nés sur le territoire national les 22 février 2018 et 15 août 2019. Il ressort toutefois des pièces du dossier que le requérant se maintient irrégulièrement sur le territoire national après avoir fait l'objet d'une décision l'obligeant à quitter le territoire dont la légalité a été confirmée par le tribunal le 12 décembre 2019. Il ne pouvait donc ignorer l'incertitude de son établissement familial immédiat sur le territoire national d'autant que sa compagne ne justifie d'aucun droit au séjour. Il ne ressort, en outre, d'aucune pièce du dossier que la cellule familiale ne pourrait se reconstituer ailleurs qu'en France, notamment au Nigéria, pays d'origine du requérant et de sa compagne. Si le requérant soutient que ses deux fils sont confrontés " à des difficultés de développement nécessitant la mise en place d'un suivi pluridisciplinaire ", il est constant qu'il n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour en raison de l'état de santé de ses enfants. Par ailleurs, il n'est pas contesté que M. A possède des attaches familiales au Nigéria où il a vécu l'essentiel de son existence et où il dispose nécessairement d'un ancrage social et culturel. Enfin, le requérant fait état, à la barre, de sa volonté de déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour compte-tenu de la durée de sa présence en France et de son insertion professionnelle. Il ressort des pièces du dossier qu'il a déclaré lors de son audition par les services de police le 26 septembre 2022 à la suite de son interpellation pour des faits de " défaut de permis, usage de faux permis ", travailler de manière non déclarée dans le secteur du nettoyage pour un salaire mensuel d'environ cinq-cents euros. L'intéressé produit également un courrier adressé à son éducateur le 3 mars 2022 afin de lui indiquer qu'il est à la recherche d'un apprentissage en cuisine et qu'il a trouvé un restaurant qui l'accepterait ainsi qu'une promesse d'embauche, en date du 6 octobre, établie par le représentant de cet établissement pour un emploi à temps partiel " entre 10h et 17h par semaine ". M. A, qui est hébergé avec sa famille dans un foyer, ne justifie cependant d'aucun diplôme ni d'une expérience professionnelle significative dans le secteur de la restauration ou de l'entretien et les éléments dont il se prévaut ne suffisent pas à établir un ancrage socio-professionnel stable, ancré et pérenne en France. Par suite, dans les circonstances de l'espèce, eu égard notamment aux conditions de son séjour, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, par suite, être écarté.
7. En second lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
8. En l'espèce, la décision attaquée n'a ni pour objet ni pour effet de séparer les deux enfants mineurs du requérant de leurs parents, l'intéressé ne faisant état d'aucune circonstance particulière à la reconstitution de la cellule familiale au Nigéria, l'ensemble des membres de la famille ayant la même nationalité. Si M. A soutient que ses deux fils, qui sont nés et sont scolarisés en France, sont dépourvus d'attache au Nigéria et que " leur équilibre serait gravement menacé en cas de retour au Nigéria " dès lors qu'ils sont confrontés à des difficultés de développement nécessitant la mise en place d'un suivi pluridisciplinaire, il n'établit pas, par les pièces qu'il verse au débat, que ses deux enfants ne pourraient poursuivre leur scolarité débutante dans leur pays d'origine et y bénéficier d'un suivi adapté. Par suite, la préfète de la Loire n'a pas méconnu les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
9. Aux termes aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement () ".
10. Pour refuser à M. A l'octroi d'un délai de départ volontaire, la préfète de la Loire a considéré qu'il existait un risque que l'intéressé se soustraie à la mesure d'éloignement dont il fait l'objet dès lors qu'il n'a pas exécuté une précédente mesure d'éloignement qui lui a été notifiée le 11 septembre 2019. Si le requérant se prévaut de la durée de sa présence en France, du fait que l'adresse de sa famille " est parfaitement connue de la préfecture " et de la scolarisation de ses deux enfants, ses éléments ne constituent pas des circonstances particulières au sens de dispositions précitées de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la préfète de la Loire n'ayant, au demeurant pas fondé sa décision sur les dispositions du 8° de cet article qui concernent l'absence de garanties suffisantes de représentation. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit, par suite, être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
11. En vertu des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. En vertu de l'article L. 612-10 de ce code, la durée de cette interdiction de retour tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français.
12. Pour prononcer une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an à l'encontre de M. A, la préfète de la Loire a relevé, au cours de l'examen de la situation personnelle de l'intéressé à l'aune des critères prévus par les dispositions précitées, que cette décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit du requérant, qui n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans le pays dont il est ressortissant, au respect de sa privée et familiale. Si l'intéressé se prévaut de la durée de sa présence sur le territoire français, de la présence de sa concubine, laquelle ne justifie d'aucun droit au séjour, et de leurs deux enfants mineurs, et du fait qu'il a bénéficié d'un récépissé de demande d'asile valide du 25 janvier au 24 juillet 2018, ces éléments ne permettent pas de caractériser des circonstances humanitaires au sens des dispositions précitées de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, la préfète de la Loire a pu, sans commettre d'erreur d'appréciation, fixer la durée de la mesure d'interdiction à un an, cette durée ne présentant pas, dans les circonstances de l'espèce, le caractère disproportionné invoqué.
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
13. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, soulevé par voie d'exception à l'encontre de la décision portant assignation à résidence n'est pas fondé.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée y compris les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E:
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à la préfète de la Loire.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 septembre 2022.
La magistrate désignée,
C. B
La greffière,
C. Driguzzi La République mande et ordonne à la préfète de la Loire en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour exécution conforme,
Un greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026