jeudi 6 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2207450 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | VRAY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 octobre 2022, M. A C, actuellement retenu au centre de rétention administrative de Lyon Saint-Exupéry (69125), représenté par Me Vray, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 3 octobre 2022 par laquelle le préfet de la Savoie a prolongé l'interdiction de retour, prononcée à son encontre pour une durée d'un an par arrêté du préfet du Nord du 31 juillet 2021, pour une durée de deux années supplémentaires ;
3°) de mettre à la charge de l'État le versement à son avocate d'une somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour Me Vray de renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.
Il soutient que :
- la décision n'est pas suffisamment motivée, notamment en ce qui concerne sa situation personnelle et familiale ;
- sa situation n'a pas fait l'objet d'un examen circonstancié, notamment en ce qui concerne sa situation familiale et la présence en France de son épouse et de ses filles, celles-ci étant nées en France ;
- en prolongeant l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à son encontre pour deux ans, alors qu'il n'a jamais fait l'objet de condamnations et qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public, le préfet a méconnu les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et adopté une mesure disproportionnée ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle, le signalement dans le système d'information Schengen qui découle de cette décision constituant de fait une mesure d'expulsion de tout l'espace Schengen.
Le préfet de la Savoie a produit des pièces, enregistrées le 5 octobre 2022.
Par une décision du 1er septembre 2022, la présidente du tribunal administratif de Lyon a désigné Mme B pour statuer au titre de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 6 octobre 2022, Mme Maubon, magistrate désignée, a présenté son rapport, et entendu :
- les observations orales de Me Vray, représentant M. C, qui reprend les conclusions et les moyens de sa requête ; il soutient en outre que la décision est entachée d'une erreur de fait, en ce que son dispositif mentionne la prolongation pour deux années d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans, alors que l'interdiction de retour sur le territoire français dont il fait l'objet est d'une durée d'un an ; il expose qu'il est présent en France depuis 2014, que son épouse et ses filles sont présentes en France, qu'il ne représente pas une menace pour l'ordre public et qu'il souhaite obtenir la régularisation de sa situation en France ;
- les observations orales de M. C, requérant, assisté par Mme D, interprète en albanais ; il expose qu'il est arrivé en France en 2015 avec son épouse, qu'il a sollicité l'asile mais a vu sa demande rejetée, qu'il s'est établi dans le département du Nord où sont nées ses deux filles, qu'il a été arrêté à l'automne 2021 et reconduit en Albanie, qu'il est revenu en France quelques mois plus tard, qu'il a été à nouveau interpellé à la suite d'un appel de son beau-père lors d'un échange avec son épouse à propos du souhait de celle-ci de sortir tard en emmenant leur fille, qu'il ne s'est rendu coupable d'aucun acte violent et qu'il n'a opposé aucune résistance à son interpellation, qu'il souhaite simplement vivre normalement en France ;
- les observations orales de Me Tomasi, représentant le préfet de la Savoie, qui conclut au rejet de la requête en exposant que la décision a été signée par une autorité disposant d'une délégation de signature pour ce faire, qu'elle est suffisamment motivée, que le préfet a bien examiné la situation de l'intéressé et notamment la présence de son épouse et de ses enfants en France, que la reconstitution de la cellule familiale est possible au pays, que l'erreur dans la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français initiale qui figure dans le dispositif est une simple erreur de plume, la décision mentionnant bien l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an dans ses visas.
La clôture de l'instruction est intervenue, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative, le 6 octobre 2022 à 11 heures.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, né le 13 février 1991, de nationalité albanaise, déclaré être entré sur le territoire français en 2015. Par arrêté du 31 juillet 2021, notifié le jour même, le préfet du Nord l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. La légalité de cet arrêté a été confirmée par un jugement du magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Lille du 16 septembre 2021. Placé en rétention par un arrêté du préfet du Nord du 28 octobre 2021, M. C a été reconduit d'office à destination de l'Albanie le 16 novembre 2021. Il est revenu sur le territoire français le 23 janvier 2022. Par un arrêté du 3 octobre 2022, le préfet de la Savoie a prolongé l'interdiction de retour sur le territoire français dont il faisait l'objet, pour une durée de deux années supplémentaires. Par un arrêté du même jour, la même autorité a décidé de le maintenir dans un centre de rétention administrative pour une durée de quarante-huit heures, prolongée pour une durée de vingt-huit jours par le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Lyon. Ces deux arrêtés lui ont été notifiés le 3 octobre 2022. Par sa requête, M. C demande l'annulation de la décision du 3 octobre 2022 de prolongation de l'interdiction de retour sur le territoire français.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu de faire droit à la demande de M. C tendant à son admission provisoire à l'aide juridictionnelle, sur le fondement du premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ". Aux termes de l'article L. 612-11 de ce code : " L'autorité administrative peut prolonger l'interdiction de retour pour une durée maximale de deux ans dans les cas suivants : / () / 3° L'étranger est revenu sur le territoire français après avoir déféré à l'obligation de quitter le territoire français, alors que l'interdiction de retour poursuivait ses effets. / Compte tenu des prolongations éventuellement décidées, la durée totale de l'interdiction de retour ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, sauf menace grave pour l'ordre public. "
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les () décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. " L'arrêté du 3 octobre 2022, par lequel le préfet de la Savoie a prolongé l'interdiction de retour sur le territoire français de M. C pour une durée de deux années supplémentaires, mentionne les dispositions des articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il est fait application, indique les motifs du principe et de la durée de la prolongation de l'interdiction de retour décidée et fait référence de manière précise et circonstanciée à la situation personnelle du requérant. L'arrêté mentionne en particulier la date déclarée de la dernière entrée en France de M. C, le fait qu'il a séjourné en France auparavant, la circonstance qu'il a déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement exécutée d'office en novembre 2021, la présence de son épouse et de leurs enfants en France, l'existence non contestée d'attaches familiales dans le pays d'origine, l'absence de situation stable en France et les interpellations par les forces de police dont il a fait l'objet les 13 mars 2018, 28 octobre 2021 et 2 octobre 2022. Ainsi, l'arrêté comporte l'énoncé des éléments de droit et de fait qui constituent le fondement tant du principe que de la durée de la prolongation de l'interdiction de retour sur le territoire français. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit donc être écarté.
5. En deuxième lieu, M. C soutient que sa situation n'a pas fait l'objet d'un examen circonstancié, notamment en ce qui concerne sa situation familiale et la présence en France de son épouse et de ses filles, celles-ci étant nées en France et l'aînée étant scolarisée. Toutefois, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée ni des pièces du dossier que le préfet de la Savoie, qui a pris en considération les conditions du retour en France de M. C ainsi que sa situation familiale, et n'était pas tenu de mentionner de manière exhaustive l'ensemble des éléments caractérisant cette situation et notamment la naissance en France de ses filles, dont il n'a pas omis de mentionner la présence en France, ne se serait pas livré à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit donc être écarté.
6. En troisième lieu, le dispositif de l'arrêté du 3 octobre 2022 mentionne dans son article 1er que la décision de prolongation d'interdiction de retour sur le territoire français pour deux années supplémentaires concerne une " interdiction de retour sur le territoire français de trois ans ", alors que l'interdiction de retour sur le territoire français dont la prolongation est décidée par cet arrêté est l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an prononcée par arrêté du préfet du Nord du 31 juillet 2021. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que cette erreur est une simple erreur de plume restée sans incidence sur l'appréciation de l'autorité administrative, le préfet de la Savoie ayant, dans les visas comme dans les considérants de l'arrêté du 3 octobre 2022, visé et mentionné l'interdiction de retour sur le territoire français " d'un an " décidée le 31 juillet et ayant commencé à produire ses effets le 16 novembre 2021. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'erreur de fait doit être écarté.
7. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. C, entré en France pour la première fois en 2015 d'après ses déclarations, n'a jamais cherché à régulariser sa situation et a fait l'objet le 31 juillet 2021 d'une décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai, qui a été exécutée sous la contrainte, M. C ayant été reconduit d'office vers son pays d'origine le 20 novembre 2021. Si son épouse, de nationalité albanaise, et ses filles, nées en France en novembre 2016 et septembre 2020, sont présentes sur le territoire français, il ressort des pièces du dossier que son épouse, dont la demande d'asile a été rejetée en 2016 et qui a fait l'objet d'une décision d'obligation de quitter le territoire français sous trente jours par le préfet du Nord le 4 octobre 2018, ne dispose pas d'un droit au séjour en France, et que les enfants du couple sont en bas âge. S'il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C constituerait une menace pour l'ordre public, en l'absence d'engagement de poursuites judiciaires et de condamnations pénales à son encontre, il ressort toutefois des pièces du dossier qu'il a fait l'objet de signalisations dans les fichiers de police, le 13 mars 2018 pour des faits d'offre ou de cession non autorisée de stupéfiants et d'usage illicite de stupéfiants le 19 février 2018 à Tourcoing, le 28 octobre 2021 pour des faits de violence sans incapacité sur conjoint le 27 octobre 2021 à Roubaix, et qu'il a été interpellé le 2 octobre 2022 à Chambéry pour des faits de violences conjugales, son beau-père et son épouse ayant contacté les forces de police à l'occasion d'un différend l'opposant à cette dernière. Il ressort également des pièces du dossier que ses seules attaches familiales en France sont constituées par son épouse, une compatriote qui se maintient en situation irrégulière en France, et ses deux filles âgées de cinq et deux ans à la date de la décision attaquée, et qu'il ne conteste pas disposer d'attaches familiales dans son pays d'origine, où il a résidé durant plusieurs années. M. C a déjà fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, constituée par l'obligation de quitter le territoire français prononcée le 31 juillet 2021, et n'a pas respecté l'interdiction de retour sur le territoire français dont cette mesure était assortie, puisqu'il reconnait être revenu en France moins d'un an après avoir été éloigné à destination de son pays d'origine et qu'il y a été interpellé le 2 octobre 2022, soit à une date où l'interdiction de retour sur le territoire français d'une année qui avait commencé à produire ses effets le 16 novembre 2021 était toujours exécutoire. Dans ces conditions, au regard des critères listés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de la Savoie n'a pas fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en décidant de prolonger l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an dont M. C faisait l'objet pour une durée de deux années supplémentaires. Le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit donc être écarté.
8. En cinquième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision emporte des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur la situation de M. C, qui ne justifie d'aucune circonstance particulière et qui dispose en tout état de cause de la possibilité de demander l'abrogation de la mesure prononcée. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit donc également être écarté.
9. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la décision portant prolongation d'interdiction de retour sur le territoire français doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que l'avocate de M. C demande sur le fondement de ces dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : M. C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête de M. C est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de la Savoie.
Copie en sera adressée à l'association Forum Réfugiés - Cosi.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 octobre 2022.
La magistrate désignée,
G. B
La greffière,
F. GAILLARD
La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour exécution conforme,
Une greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026