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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2207487

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2207487

mardi 20 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2207487
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème chambre
Avocat requérantSELARL BS2A BESCOU ET SABATIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 octobre 2022, Mme D B, représentée par Me Sabatier, demande au tribunal :

1°) de solliciter avant-dire-droit la communication du rapport médical établi par le médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;

2°) d'annuler l'arrêté du 20 septembre 2022 par lequel le préfet du Rhône lui a refusé le renouvellement du titre de séjour dont elle était bénéficiaire, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

3°) d'enjoindre au préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale", ou de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la date de notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement, à son conseil, d'une somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;

- la décision de refus de titre de séjour est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;

- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que le préfet n'apporte pas la preuve qu'un avis a été rendu par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), que ce collège était composé de trois médecins, dûment et préalablement habilités par le directeur de l'OFII et que le médecin ayant établi le rapport médical transmis au collège n'est pas intervenu au cours de la délibération ;

- elle méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de son pouvoir de régularisation ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire est illégale du fait de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;

- elle ne pouvait faire l'objet d'une mesure d'éloignement, par application des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- les décisions fixant le délai de départ volontaire et le pays de destination sont illégales du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ;

- la décision fixant le pays de destination méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Le préfet du Rhône a produit des pièces, enregistrées le 11 et le 17 octobre 2022, mais n'a pas produit de mémoire en défense.

Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 novembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Boulay, première conseillère,

- et les observations de Me Guillaume, représentant Mme B.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, née le 4 avril 1954, ressortissante de la République démocratique du Congo (RDC), déclare être entrée en France le 17 juillet 2014. Sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, le 24 décembre 2014, et par la Cour nationale du droit d'asile, le 24 juillet 2015. Le 21 avril 2016, elle a fait l'objet d'un arrêté portant refus de titre de séjour. Le 19 août 2019, la requérante a sollicité la délivrance d'un titre de séjour au regard de son état de santé et a bénéficié d'une carte de séjour temporaire, valable du 8 janvier 2020 au 7 janvier 2021. Elle demande l'annulation de l'arrêté du 20 septembre 2022 par lequel le préfet du Rhône a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Les décisions attaquées ont été signées par Mme A C, directrice des migrations et de l'intégration à la préfecture du Rhône, bénéficiaire à cet effet d'une délégation de signature par un arrêté préfectoral du 8 juin 2022, publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Rhône le 9 juin suivant. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

En ce qui concerne le refus de titre de séjour :

3. En premier lieu, la décision portant refus de titre de séjour vise les textes dont elle fait application, notamment l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle fait par ailleurs mention de ce que l'intéressée a sollicité son admission au séjour en raison de son état de santé, de ce que le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a rendu un avis précisant que si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entrainer de conséquences d'une exceptionnelle gravité, elle peut effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, et précise enfin, que la requérante ne justifie pas d'une vie privée et familiale stable en France, ses quatre enfants et son frère résidant en République Démocratique du Congo. Ainsi, alors même qu'elle n'évoque pas la présence en France de l'une des filles de la requérante, bénéficiaire du statut de réfugiée, et de trois petites-filles, la décision en litige comporte l'énoncé des éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement et le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

4. En deuxième lieu, il ne ressort, ni des termes de la décision attaquée, ni d'aucune autre pièces du dossier que le préfet du Rhône n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation de Mme B avant de refuser de l'admettre au séjour. Dès lors, le moyen tiré de ce que la décision attaquée n'aurait pas été précédée d'un examen sérieux de sa situation doit être écarté.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". Aux termes de l'article 3 de l'arrêté susvisé du 27 décembre 2016 : " Au vu du certificat médical et des pièces qui l'accompagnent ainsi que des éléments qu'il a recueillis au cours de son examen éventuel, le médecin de l'office établit un rapport médical, conformément au modèle figurant à l'annexe B du présent arrêté ". Aux termes de l'article 5 de cet arrêté : " Le collège de médecins à compétence nationale de l'office comprend trois médecins instructeurs des demandes des étrangers malades, à l'exclusion de celui qui a établi le rapport () ". Aux termes de l'article 6 de ce même arrêté : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant : / a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; / b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; / c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; / d) la durée prévisible du traitement. / Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays ".

6. Il ressort des pièces du dossier qu'un rapport médical a été établi le 7 septembre 2021 à la suite de la demande de titre de séjour présentée par Mme B. Ce rapport a été transmis au collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le jour suivant. Conformément aux dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, un avis a été émis le 7 septembre 2021, préalablement à l'édiction de la décision attaquée, le médecin ayant établi le rapport médical n'ayant pas participé à la délibération du collège composé de trois autres médecins. Le nom de chacun des médecins figure sur la liste annexée à la décision du 17 janvier 2017 du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration portant désignation au collège de médecins à compétence nationale de l'Office telle que modifiée par une décision du 1er octobre 2021, publiée au bulletin officiel du ministère de l'intérieur, accessible tant au juge qu'aux parties. Le moyen tiré du vice de procédure doit ainsi être écarté.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat () ".

8. La partie qui justifie d'un avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.

9. Pour rejeter la demande de titre de séjour présentée par la requérante, le préfet du Rhône s'est approprié le sens de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du 7 septembre 2021 et a considéré que si l'état de santé de Mme B nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, elle pourrait, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du pays dont elle est originaire, y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, l'avis ajoutant que l'intéressée pourra voyager sans risque vers la République démocratique du Congo. Si la requérante produit deux certificats médicaux concernant les suivis médicaux et traitements réguliers dont elle fait l'objet, pour une hépatite auto-immune, des douleurs articulaires et des troubles psychiatriques liés à un syndrome post-traumatique sévère, ces documents ne permettent pas de considérer qu'elle serait dans l'impossibilité de recevoir ces soins dans son pays d'origine, faute de disposer des revenus suffisants, ni qu'elle ne pourrait utilement s'y voir prescrire un traitement médicamenteux équivalent à celui qu'elle suit en France, composé d'un antidépresseur, d'un somnifère et d'un anxiolytique. Ainsi, par les seuls éléments qu'elle produit, Mme B ne remet pas utilement en cause l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Dans ces conditions, sans qu'il soit besoin de demander la communication du rapport médical établi par le médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision par laquelle le préfet du Rhône a refusé de renouveler son titre de séjour aurait été prise en méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

10. En cinquième lieu, il ressort des pièces du dossier que si Mme B est entrée en France en juillet 2014, soit huit ans avant la décision attaquée, elle était alors âgée de 60 ans et avait toujours vécu en République démocratique du Congo, où résident ses enfants, à l'exception de l'une de ses fille, qui vit en France. Ainsi, la décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressée, bien que l'une de ses filles et ses trois petits-enfants, auxquels le statut de réfugié a été reconnu, vivent en France, et qu'elle a été employée par l'armée du salut du 25 août 2020 au 24 juin 2021 en qualité d'agente de tri. Pour les mêmes motifs, et en dépit des problèmes de santé de la requérante, le préfet du Rhône n'a pas davantage commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir de régularisation.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

11. En premier lieu, Mme B n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour prise à son encontre, elle n'est pas fondée à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait illégale du fait de l'illégalité du refus de titre de séjour.

12. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. () ".

13. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que Mme B pourra effectivement bénéficier en République démocratique du Congo d'un traitement approprié à son état de santé. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier, notamment de l'avis rendu par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, que son état de santé peut lui permettre de voyager sans risque vers ce pays. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit, par suite, être écarté.

14. En troisième lieu, en l'absence de tout élément particulier invoqué, et même en tenant compte des conséquences spécifiques à la mesure d'éloignement, si Mme B soutient que la décision portant obligation de quitter le territoire méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ce moyen doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 10 du présent jugement.

En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :

15. En l'absence d'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de ce que la décision contestée devrait être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de ces décisions doit être écarté.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

16. En premier lieu, en l'absence d'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de ce que la décision contestée devrait être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de ces décisions doit être écarté.

17. En second lieu, ainsi qu'il a été dit précédemment, il ne ressort pas des pièces du dossier que la requérante risquerait d'être privée de toute prise en charge médicale adaptée à son état de santé en cas de retour dans son pays d'origine. Par ailleurs, en se bornant à affirmer qu'elle conserve des craintes liées à sa demande d'asile elle n'apporte aucun élément de nature à établir la réalité et l'actualité de ces craintes. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

18. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 20 septembre 2022. Dès lors, la requête doit être rejetée, y compris les conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées au titre des frais liés au litige.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D B et au préfet du Rhône.

Délibéré après l'audience du 6 décembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Vaccaro-Planchet, présidente,

Mme Soubié, première conseillère,

Mme Boulay, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 décembre 2022.

La rapporteure,

P. Boulay

La présidente,

V. Vaccaro-Planchet La greffière,

S. Rivoire

La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour exécution,

Un greffier,

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