LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2207676

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2207676

vendredi 6 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2207676
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationJU 9ème chambre
Avocat requérantAARPI L'ILL LEGAL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 13 octobre 2022, la requête de M. F E a été transmise par le tribunal administratif de Grenoble au tribunal administratif de Lyon.

Par une requête et un mémoire enregistrés respectivement les 6 octobre et 6 décembre 2022, M. F E, représenté par l'association d'avocats à responsabilité professionnelle individuelle (AARPI) L'Ill Legal (Me Hentz), demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler les décisions du 4 octobre 2022 par lesquelles le préfet de la Haute-Savoie l'oblige à quitter sans délai le territoire français, fixe son pays de destination, prononce à son encontre une interdiction de retour d'une durée de deux ans, avant de l'assigner à résidence dans le département de la Haute-Savoie pour une durée de trois mois ;

2°) d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail, sous astreinte de 155 euros par jour de retard ;

3°) d'enjoindre à cette autorité de procéder à l'effacement de son inscription au système d'information Schengen ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. E soutient que :

- les décisions attaquées n'ont pas été prises par une autorité compétente pour ce faire ;

- a été méconnu son droit, qu'il tient de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, d'être entendu préalablement à la prise de la mesure d'éloignement ;

- cette mesure méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et se trouve entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision le privant d'un délai de départ volontaire, entachée d'un " défaut d'examen sérieux/erreur de fait ", est illégale en raison de l'illégalité de la mesure d'éloignement et se trouve entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 612-1 et 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision fixant son pays de renvoi est illégale en raison de l'illégalité de la mesure d'éloignement ;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est illégale en raison de l'illégalité de la mesure d'éloignement ;

- la décision d'assignation à résidence, illégale en raison de l'illégalité de la mesure d'éloignement, est insuffisamment motivée, a été prise en violation du principe du contradictoire énoncé à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, d'une erreur manifeste d'appréciation et d'un défaut d'examen sérieux de sa situation au regard de l'article R. 732-6 de ce code.

Par un mémoire en défense enregistré le 24 novembre 2022, le préfet de la Haute-Savoie conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience tenue le 9 décembre 2022. Le magistrat désigné y a présenté son rapport et a clos l'instruction à l'issue de l'audience, où les parties n'étaient pas présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. F E, ressortissant tunisien né en 1999, déclare être entré en France en 2020. Par arrêté pris le 4 octobre 2022, le préfet de la Haute-Savoie oblige M. E, sur le fondement du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à quitter le territoire français, sans délai, fixe son pays de destination d'une reconduite d'office, lui interdit tout retour sur le territoire français avant l'écoulement d'une période de deux ans. Puis, le même 4 octobre 2022, sur le fondement du 1° de l'article L. 731-3 de ce code, il l'assigne à résidence dans le département de la Haute-Savoie pour une durée de trois mois. Par la présente requête, M. E demande au tribunal d'annuler ces décisions prises le 4 octobre 2022.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, Mme C G, cheffe du bureau de l'asile et de l'éloignement à la préfecture de Haute-Savoie, bénéficiait d'une délégation régulièrement consentie le 23 août 2022 par le préfet de ce département, pour signer les obligations de quitter le territoire français, ce qui comprend l'octroi ou le refus d'un délai de départ volontaire, les arrêtés fixant le pays de destination, d'assignation à résidence, les décisions portant interdiction de retour sur le territoire français. Le préfet de la Haute-Savoie était lui-même compétent pour prendre la mesure d'éloignement puisque M. E a été interpellé à Marin, commune de Haute-Savoie. Doit ainsi être écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte.

3. En deuxième lieu, le droit d'être entendu, qui relève des droits de la défense figurant au nombre des principes généraux du droit de l'Union Européenne, implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une mesure d'éloignement, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue avant la prise de la mesure envisagée. Une atteinte à ce droit n'est toutefois susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la mesure est prise que si l'étranger concerné a été privé de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.

4. A la suite de son interpellation, M. E a été auditionné par les services de gendarmerie le 4 octobre 2022, préalablement à l'édiction de l'obligation de quitter le territoire français en litige. S'il est vrai que ces services ne l'ont pas avisé qu'il pouvait faire l'objet d'une telle décision, M. E a été interrogé, lors de cette audition, sur les conditions de son entrée et de son séjour en France ainsi que sur sa situation personnelle, professionnelle et familiale. En particulier, éléments qu'il soutient pourtant, les estimant de poids, n'avoir pas pu présenter, il a indiqué être muni d'un passeport, document se trouvant à Paris, que ses adresses étaient liées à son travail, avoir un membre de sa famille, un frère, en France, chercher à obtenir un rendez-vous en préfecture pour l'obtention d'un titre de séjour. Dans ces conditions où le requérant a pu présenter utilement des observations avant la prise de la décision en litige, doit être écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu qu'il tient du principe général du droit de l'Union européenne énoncé notamment à l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

5. En troisième lieu, à la date de la mesure d'éloignement attaquée, M. E se trouvait, selon ses dires, depuis deux ans sur le territoire français. Si y réside son frère Belgacem sous couvert d'une carte de séjour temporaire valable jusqu'au 11 mai 2023, le requérant a indiqué lors de son audition avoir de la famille en Tunisie, ses parents notamment. Si M. E bénéficie, depuis le 16 juin 2021, d'un contrat de travail à durée indéterminée, en qualité de technicien câbleur, cette circonstance témoignant selon lui de son intégration professionnelle, c'est à la faveur d'une carte d'identité et d'un permis de conduire espagnols contrefaits que le requérant a reconnu s'être procurés auprès d'un ressortissant algérien. Dans ces conditions, le préfet de la Haute-Savoie, en prenant la mesure d'éloignement en litige, n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni commis d'erreur manifeste d'appréciation.

6. En quatrième lieu, il résulte de ce qui a été précédemment exposé que M. E n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre les décisions refusant de lui accorder un délai de départ volontaire, fixant son pays de destination, portant interdiction de retour, l'assignant à résidence.

7. En cinquième lieu, l'étranger obligé de quitter le territoire français dispose pour ce faire, en vertu de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, d'un délai de trente jours. Toutefois, il est disposé par l'article L. 612-2 de ce code qu'un tel délai peut être refusé si, notamment, " 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ", " 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code, ce risque " peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour / () / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français / () / 7° L'étranger a contrefait, falsifié ou établi sous un autre nom que le sien un titre de séjour ou un document d'identité ou de voyage ou a fait usage d'un tel titre ou document / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ()".

8. Pour décider de priver M. E d'un délai de départ volontaire, le préfet de la Haute-Savoie, après examen de sa situation et fût-ce au prix d'erreurs de fait, s'est fondé sur les dispositions précitées des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le comportement de cet étranger ne peut pas, il est vrai, être regardé comme menaçant l'ordre public. Egalement, bien qu'ayant énoncé vouloir rester en France, M. E n'a pas déclaré qu'il ne se conformerait pas à la mesure d'éloignement projetée. Il n'est pas non plus démuni de passeport. Mais il est entré irrégulièrement en France, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour, a utilisé un document d'identité contrefait, n'a pas produit son passeport, ne justifie pas d'une résidence stable dont ne saurait témoigner une attestation d'hébergement, à compter du 5 octobre 2022, au domicile villeurbannais de M. D B. Le risque de fuite ainsi établi était de nature à justifier la privation, par la décision du 4 octobre 2022, d'un délai de départ volontaire. Doit par conséquent être écarté le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

9. En dernier lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut autoriser l'étranger qui justifie être dans l'impossibilité de quitter le territoire français ou ne pouvoir ni regagner son pays d'origine ni se rendre dans aucun autre pays, à se maintenir provisoirement sur le territoire en l'assignant à résidence jusqu'à ce qu'existe une perspective raisonnable d'exécution de son obligation, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé () ". Aux termes des dispositions de l'article L. 732-4 du même code : " Lorsque l'assignation à résidence a été édictée en application des 1°, 2°, 3°, 4° ou 5° de l'article L. 731-3, elle ne peut excéder une durée de six mois. / Elle peut être renouvelée une fois, dans la même limite de durée. () ". Aux termes des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / () ". Aux termes de l'article L. 121-1 du même code : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ". Aux termes des dispositions de l'article L. 121-2 du même code : " Les dispositions de l'article L. 121-1 ne sont pas applicables : / 1° En cas d'urgence ou de circonstances exceptionnelles ; / 2° Lorsque leur mise en œuvre serait de nature à compromettre l'ordre public ou la conduite des relations internationales ; / 3° Aux décisions pour lesquelles des dispositions législatives ont instauré une procédure contradictoire particulière () ".

10. D'une part, les dispositions du livre VII de la partie législative du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'instaurent aucune procédure contradictoire particulière relative à l'édiction des assignations à résidence prononcées sur le fondement de l'article L. 731-3 du même code. D'autre part, ne sont pas applicables à ces décisions, contrairement aux mesures d'assignation à résidence prises sur le fondement de l'article L. 731-1 du même code, les dispositions du chapitre IV du titre I de son livre VI où le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des décisions par lesquelles l'autorité administrative signifie à l'étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français. Dès lors, ces décisions d'assignation à résidence pouvant atteindre six mois de durée, qui constituent une mesure de police, doivent être précédées de la procédure contradictoire préalable mentionnée à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.

11. Préalablement à l'édiction de l'assignation à résidence contestée, le préfet de la Haute-Savoie n'a pas invité M. E à présenter des observations. Le préfet ne fait pas valoir de situation d'urgence ou de circonstances exceptionnelles pouvant justifier une telle abstention. Le requérant est dès lors fondé à soutenir qu'ont été méconnues les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.

12. Il résulte de tout ce qui précède, sans besoin d'examiner les moyens d'insuffisante motivation, d'erreur manifeste d'appréciation et de défaut d'examen particulier articulés à l'encontre de cette décision, que seule doit être annulée la décision du 4 octobre 2022 assignant M. E à résidence.

Sur l'injonction :

13. L'exécution du présent jugement, qui annule la mesure d'assignation à résidence attaquée, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Les conclusions à fin d'injonction de la requête ne peuvent donc qu'être rejetées.

Sur les frais de procès :

14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 600 euros au titre des frais exposés par M. E et non compris dans les dépens.

DECIDE :

Article 1er : Est annulée la décision du 4 octobre 2022 assignant M. E à résidence dans le département de la Haute-Savoie pour une durée de trois mois.

Article 2 : L'Etat versera à M. E la somme de 600 (six cent) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. F E et au préfet de la Haute-Savoie.

Copie en sera adressée Me Hentz.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 janvier 2023.

Le magistrat désigné,

B. A

La greffière,

S. Lecas

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Une greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions