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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2207995

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2207995

vendredi 23 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2207995
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationJU 9ème chambre
Avocat requérantBARIOZ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 octobre 2022, et un mémoire, enregistré le 8 décembre 2022, M. D B, représenté par Me Barioz, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 20 juillet 2022 par lequel le préfet du Rhône a refusé de lui accorder un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français, lui a accordé un délai de départ volontaire de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour, ou à défaut une autorisation provisoire de séjour jusqu'à la ré-instruction de sa demande de titre de séjour, dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté est entaché d'incompétence de son signataire ;

- la décision de refus de titre de séjour est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'une erreur de fait ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale, par voie d'exception, en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen ;

- elle est entachée d'une erreur de fait ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision fixant le délai de départ volontaire doit être annulée par voie d'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier ;

- elle est entachée d'une erreur de fait ;

- elle méconnaît les articles L. 612-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le point 3 de l'article 24 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- la décision fixant le pays de destination doit être annulée par exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation.

Le préfet du Rhône a présenté des pièces qui ont été enregistrées le 2 décembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;

- le code de justice administrative ;

La présidente du tribunal a désigné Mme Reniez, conseillère, pour statuer en application de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties, dûment convoquées, ont été régulièrement averties du jour de l'audience, à laquelle le préfet du Rhône n'était ni présent ni représenté.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Reniez, magistrate désignée, qui a informé les parties, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative et des articles R. 776-25 et R. 776-13-2 du même code, de ce que le jugement est susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 20 juillet 2022 par lequel le préfet du Rhône a refusé d'accorder un titre de séjour à M. B, l'a obligé à quitter le territoire français, lui a accordé un délai de départ volontaire de trente jours et a fixé le pays de destination en raison de leur tardiveté ;

- les observations de Me Barioz, avocat, représentant M. B, qui abandonne les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui reprend les autres moyens de la requête et ajoute que la décision de refus de titre méconnaît les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et que le préfet aurait dû faire usage de son pouvoir de régularisation ;

- les observations de M. B.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant algérien né en 1982, a sollicité l'asile le 16 décembre 2019. Sa demande a été rejetée par l'Office français des réfugiés et apatrides le 6 février 2020 puis par la Cour nationale du droit d'asile le 19 juin 2020. Il a par ailleurs sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Il conteste l'arrêté du 20 juillet 2022 par lequel le préfet du Rhône a refusé de lui accorder un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sur le fondement des dispositions des 3° et 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lui a accordé un délai de départ volontaire de trente jours et a fixé le pays de destination.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'ensemble des décisions contestées :

2. Les décisions attaquées en date du 20 juillet 2022 ont été signées par Mme A C, directrice des migrations et de l'intégration de la préfecture du Rhône, qui bénéficiait, en vertu d'un arrêté du préfet du Rhône du 8 juin 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture le lendemain, d'une délégation pour signer de tels actes. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions contestées manque ainsi en fait et doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

3. En premier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Rhône, qui n'était pas tenu de mentionner dans sa décision l'ensemble des éléments caractérisant la situation personnelle de l'intéressé, n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. B au regard des informations portées à sa connaissance par ce dernier. Le moyen tiré du défaut d'examen doit par suite être écarté.

4. En deuxième lieu, si le requérant soutient que le préfet a commis une erreur de fait, il n'apporte aucune précision permettent d'apprécier le bien-fondé de son moyen.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ; () ".

6. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

7. Il est constant que M. B est entré sur le territoire français le 30 novembre 2019 et a sollicité l'asile. Il s'est maintenu sur le territoire français suite au rejet de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 6 février 2020 et au rejet de son recours devant la Cour nationale du droit d'asile le 19 juin 2020 et a déposé une demande de titre de séjour le 8 mars 2021, qui a été rejetée par la décision contestée. Le requérant ne réside sur le territoire français que depuis moins de trois ans. S'il ressort des pièces du dossier qu'il est venu une première fois en France dans le cadre de ses études, il n'y était resté qu'environ un an. Par ailleurs, si le requérant vit avec une ressortissante française, selon ses déclarations lors de l'audience et l'attestation de sa concubine, ils ne sont en couple que depuis le mois de février 2021 et à la date de la décision attaquée aucun enfant n'était né de leur union. En outre, M. B a eu avec son épouse de nationalité algérienne trois enfants nés en 2012, 2015 et 2019 qui vivent en Algérie. S'il fait par ailleurs valoir que des membres de sa famille résident sur le territoire français, il n'allègue ni n'établit être dépourvu d'attaches familiales en Algérie où vivent ses trois enfants mineurs. Dans ces conditions, et même si M. B justifie de ses efforts importants d'intégration par les activités de bénévolat qu'il a effectuées, notamment dans le cadre de la lutte contre l'épidémie de covid-19, la décision attaquée n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Elle n'a ainsi pas méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les stipulations précitées du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Pour les mêmes motifs, le préfet du Rhône n'a pas davantage entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation du requérant.

8. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, le préfet du Rhône n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de son pouvoir de régularisation.

9. En dernier lieu, le moyen tiré de ce que la décision de refus de titre de séjour méconnaîtrait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant à l'encontre d'une décision qui, par elle-même, n'implique pas le retour de l'intéressé dans son pays d'origine.

10. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 20 juillet 2022 par laquelle le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

11. En premier lieu, M. B n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour, il n'est pas fondé à se prévaloir, par voie d'exception, de l'illégalité de cette décision pour demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

12. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Rhône, qui n'était pas tenu de mentionner dans sa décision l'ensemble des éléments caractérisant la situation personnelle de l'intéressé, n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. B au regard des informations portées à sa connaissance par ce dernier. Le moyen tiré du défaut d'examen doit par suite être écarté.

13. En troisième lieu, si le requérant soutient que le préfet a commis une erreur de fait, il n'apporte aucune précision permettent d'apprécier le bien-fondé de son moyen.

14. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaîtrait, à la date de son édiction, les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

15. En dernier lieu, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaîtrait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant à l'encontre d'une décision qui, par elle-même, n'implique pas le retour de l'intéressé dans son pays d'origine.

16. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 20 juillet 2022 par laquelle le préfet du Rhône l'a obligé à quitter le territoire français.

En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :

17. En premier lieu, M. B n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, il n'est pas fondé à se prévaloir, par voie d'exception, de l'illégalité de cette décision pour demander l'annulation de la décision fixant le délai de départ volontaire.

18. En deuxième lieu, aucune disposition législative ou réglementaire n'impose au préfet de motiver spécifiquement l'octroi du délai de départ volontaire quand celui-ci correspond à la durée légale de trente jours et que l'étranger n'a présenté aucune demande afin d'obtenir un délai supérieur. Le moyen tiré du défaut de motivation de la décision fixant le délai de départ volontaire ne peut, dès lors, qu'être écarté.

19. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision d'accorder un délai de départ volontaire de trente jours aurait été prise sans que le préfet ne procède à un examen particulier de la situation de l'intéressé.

20. En quatrième lieu, si le requérant soutient que le préfet a commis une erreur de fait, il n'apporte aucune précision permettent d'apprécier le bien-fondé de son moyen.

21. En cinquième lieu, le préfet du Rhône lui ayant accordé un délai de départ volontaire de trente jours, M. B ne peut utilement soutenir que la décision fixant le délai de départ volontaire méconnaîtrait les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permettant au préfet de refuser, par dérogation, d'accorder un délai de départ volontaire.

22. En sixième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la situation personnelle de M. B justifiait l'octroi, à titre exceptionnel, d'un délai de départ supérieur à trente jours. Les moyens tirés de ce que la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours méconnaîtrait l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation doivent par suite être écartés.

23. En septième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le délai de départ volontaire méconnaîtrait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

24. En dernier lieu, M. B, dont les trois enfants vivent en Algérie et dont la compagne était à la date de la décision contestée enceinte d'un enfant devant naître plusieurs mois après l'édiction de cette décision, ne peut utilement invoquer une méconnaissance du point 3 de l'article 24 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

25. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 20 juillet 2022 par laquelle le préfet du Rhône a fixé le délai de départ volontaire à trente jours.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

26. En premier lieu, M. B n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, il n'est pas fondé à se prévaloir, par voie d'exception, de l'illégalité de cette décision pour demander l'annulation de la décision fixant le pays de destination.

27. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Rhône n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. B. Le moyen tiré du défaut d'examen doit par suite être écarté.

28. En troisième lieu, le moyen tiré de ce que la décision contestée serait entachée d'une erreur de fait, sans autre précision, est dépourvu de précision permettant d'en apprécier le bien-fondé.

29. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des traitements inhumains ou dégradants ".

30. Le requérant n'apporte au tribunal, et ce alors que sa demande d'asile a été rejetée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile, aucun élément permettant d'établir l'existence de risques réels et actuels en cas de retour en Algérie. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit par suite être écarté.

31. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination méconnaîtrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

32. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 20 juillet 2022 par laquelle le préfet du Rhône a fixé le pays de destination.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

33. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B, n'appelle aucune mesure d'exécution. Les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte doivent par suite être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

34. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et au préfet du Rhône.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 décembre 2022.

La magistrate désignée,

E. Reniez

La greffière,

S. Lecas

La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Un greffier,

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