mardi 8 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2208182 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | ROMANET DUTEIL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 novembre 2022, M. C B, retenu au centre de rétention administrative de Lyon Saint-Exupéry (69125), demande au tribunal :
1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler les décisions du 3 novembre 2022 par lesquelles le préfet du Rhône l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi de cette mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de douze mois ;
3°) de mettre à la charge de l'État au profit de son conseil la somme de 1 000 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour son conseil de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Le requérant soutient que :
- les décisions attaquées sont entachées d'incompétence ;
- elles ne sont insuffisamment motivées ;
- elles sont entachée d'un défaut examen de sa situation personnelle, notamment quant à l'ancienneté de ses attaches en France et à son état de santé ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- cette décision est entachée d'un vice de procédure, en l'absence d'avis préalable de collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ;
- elle méconnait les dispositions du 9°) de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision refusant un délai de départ volontaire est entachée d'erreur dans la qualification juridique des faits dès lors que son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- cette décision est entachée d'erreur d'appréciation dans l'application des dispositions des articles L. 612-2 et suivant du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle, compte tenu de ses attaches en France et de son état de santé nécessitant un traitement médical ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de douze mois est entachée d'erreur dans la qualification juridique des faits dès lors que son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il justifie de circonstances humanitaires faisant obstacle à son édiction ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation dans l'application de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle constitue, dès lors qu'elle emporte une inscription automatique dans le système d'information Schengen, une mesure d'exclusion automatique de tout l'espace Schengen.
Vu les décisions attaquées et les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme D pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue par l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Flechet, magistrate désignée ;
- les observations de Me Romanet Duteil, représentant M. B, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens, précisant que l'état de santé de M. B, atteint de schizophrénie, nécessite un traitement dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'aucune prise en charge médicale adaptée n'est disponible en Albanie ;
- les observations de Mme A, représentant le préfet du Rhône, qui conclut au rejet de la requête et soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé ;
- et les observations de M. B.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant albanais né le 7 mars 2002, est entré sur le territoire français le 29 septembre 2015 selon ses dernières déclarations. Il demande l'annulation des décisions du 3 novembre 2022 par lesquelles le préfet du Rhône l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi de cette mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de douze mois.
Sur l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs à l'ensemble des décisions attaquées :
3. En premier lieu, les décisions attaquées ont été signées par Mme F E, cheffe du bureau de l'éloignement à la préfecture du Rhône. Elle bénéficie d'une délégation de signature du préfet du Rhône du 29 août 2022, régulièrement publiée le lendemain au recueil des actes administratifs de la préfecture, lui permettant de signer, en cas d'absence ou d'empêchement de la directrice des migrations et de l'intégration, non contesté ici, la totalité des actes établis par cette direction, à l'exception de ceux au nombre desquels ne figurent pas les décisions en litige. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées manque en fait et doit être écarté.
4. En second lieu, les décisions attaquées comportent toutes les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elles n'avaient pas à mentionner les problèmes de santé du requérant dont il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet en avait connaissance à la date de la décision attaquée. Elles n'ont pas, non plus, à mentionner de manière exhaustive tous les éléments afférents à la situation personnelle et familiale de l'intéressé mais doivent seulement en rappeler les éléments déterminants. Les décisions attaquées sont, par suite, suffisamment motivées et ni cette motivation, ni aucune autre pièce du dossier, ne révèle un défaut d'examen particulier de la situation du requérant. Les moyens tirés de l'insuffisante motivation et de l'erreur de droit à ne pas avoir examiné la situation particulière du requérant au regard de l'ancienneté de ses attaches en France et de son état de santé doivent ainsi être écartés.
En ce qui concerne les moyens propres à l'obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, aux termes de l'article 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. ". Aux termes de l'article R. 611-1 du même code : " Pour constater l'état de santé de l'étranger mentionné au 9° de l'article L. 611-3, l'autorité administrative tient compte d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale
de l'Office français de l'immigration et de l'intégration () ". Aux termes de l'article R. 611-2 du même code : " L'avis mentionné à l'article R. 611-1 est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu : 1° D'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement l'étranger ou un médecin praticien hospitalier ; 2° Des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé () ".
6. Il résulte de ces dispositions que lorsqu'elle envisage de prononcer une obligation de quitter le territoire français à l'encontre d'un étranger en situation irrégulière, l'autorité préfectorale n'est tenue de recueillir préalablement l'avis du collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), que si elle dispose d'éléments d'information suffisamment précis permettant d'établir que l'intéressé, résidant habituellement en France, présente un état de santé susceptible de le faire entrer dans la catégorie des étrangers qui ne peuvent faire l'objet d'une telle mesure d'éloignement.
7. D'une part, il ressort du procès-verbal d'audition du requérant par les services de police en date du 2 novembre 2022, qu'interrogé sur les raisons de sa venue en France, sa situation administrative, ses moyens de subsistance et sur les raisons de son départ d'Albanie, M. B n'a fait part d'aucun problème de santé ou de vulnérabilité particulière, ni mentionné qu'il suivait un traitement médical ni, enfin, indiqué que son état de santé s'opposerait à un retour en Albanie en raison d'une contre-indication médicale ou en raison de l'impossibilité de s'y faire soigner, l'intéressé s'étant borné à indiquer avoir quitté son pays d'origine pour fuir son père violent. La seule circonstance que M. B a été hospitalisé sous contrainte au cours du mois de mai 2022 ne permet pas d'établir que le préfet avait connaissance, à la date de la décision, de la pathologie et de la prise en charge médicale avancées par M. B. Par suite, en l'absence de tout élément médical évoqué par le requérant au plus tard à la date de la décision attaquée, le préfet n'était pas tenu de recueillir l'avis du collège de médecins à compétence nationale de l'OFII préalablement à l'édiction de la décision portant obligation de quitter le territoire. Le moyen tiré du vice de procédure doit ainsi être écarté.
8. D'autre part, M. B invoque une protection contre l'éloignement au titre des dispositions du 9° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en faisant état de son suivi récent pour une pathologie psychiatrique et du traitement médicamenteux qui lui est prescrit dans ce cadre. Toutefois, le requérant se borne à produire des ordonnances des 3 juin 2022 et 24 août 2022 lui prescrivant une injection de Palipéridone et Xeplion tous les 28 jours. Ces pièces, qui ne précisent d'ailleurs pas la nature de la pathologie dont M. B serait affecté, ne permettent d'établir ni la durée du traitement médical dont il se prévaut, ni l'ampleur des conséquences pour lui d'un défaut de prise en charge médicale. Elles ne comportent en outre aucune précision quant à la possibilité pour l'intéressé de bénéficier effectivement d'un traitement adapté à son état de santé en Albanie. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Rhône aurait méconnu les dispositions du 9° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en lui faisant obligation de quitter le territoire français.
9. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
10. M. B fait état de la durée de son séjour en France où il a été scolarisé et où résident également sa mère et sa sœur, de l'absence d'attaches dans son pays d'origine et de ce que son état de santé nécessiterait son maintien en France pour y recevoir des soins. Toutefois M. B, célibataire et sans enfant, n'établit pas avoir noué des liens anciens, stables et intenses en France autres que sa mère et sa sœur dont il ne ressort pas des pièces qu'elles résideraient régulièrement sur le territoire français. Par ailleurs, le requérant fait lui-même état à la barre d'une scolarité chaotique qu'il a abandonnée. Dans ces conditions, le préfet du Rhône n'a pas porté atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant en lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit ainsi être écarté.
En ce qui concerne les moyens propres à la décision refusant un délai de départ volontaire :
11. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". En vertu de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
12. Il ressort des termes de l'acte attaqué que le préfet a fondé la décision de refus de délai de départ volontaire sur la menace à l'ordre public que constitue le comportement de M. B mais également sur l'absence de garanties de représentation suffisantes et la circonstance qu'il n'a pas exécuté une précédente mesure d'éloignement. Il ressort des pièces du dossier que le requérant a fait l'objet le 19 octobre 2021 d'une mesure d'éloignement qu'il n'a pas exécutée. Par ailleurs, ne justifiant ni de documents d'identité ou de voyage en cours de validité, ni d'une résidence stable, il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes. Dans ces conditions, à supposer même que le comportement de M. B ne constitue pas une menace pour l'ordre public, le préfet aurait pris la même décision s'il ne s'était fondé que sur les dispositions des 5° et 8° de l'article L. 612-3 précitées. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions précitées et de l'erreur dans la qualification juridique des faits doivent, par suite, être écartés.
13. En second lieu, eu égard à ce qui a été exposé aux points 8 et 10, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'en raison de son traitement médical et de la présence de sa mère et sa sœur en France, la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne les moyens propres à la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de douze mois :
14. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". L'article L. 612-10 de ce code prévoit que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
15. Il résulte de ce qui a été exposé au point 8 que le requérant ne peut se prévaloir de son état de santé pour soutenir qu'il justifie de circonstances humanitaires faisant obstacle à l'édiction d'une interdiction de retour sur le territoire français. Si l'intéressé réside en France depuis plusieurs années, il ne justifie, tel qu'il a été dit au point 10, d'aucun lien ancien, intense et stable sur le territoire français. En outre, il n'a pas exécuté une précédente mesure d'éloignement prononcée à son encontre le 19 octobre 2021. Dans ces conditions, alors même que son comportement ne constituerait pas une menace pour l'ordre public, le préfet n'a pas méconnu les dispositions précitées en décidant d'interdire le retour de M. B sur le territoire français pour une durée de douze mois.
16. En second lieu, si M. B soutient que l'interdiction de retour sur le territoire français conduit à une expulsion automatique de l'ensemble de l'espace Schengen pour cette même durée, du fait de son inscription dans le système d'information Schengen, cette inscription, qui n'est qu'une conséquence de l'interdiction de retour en litige, n'a pas d'incidence sur la légalité de cette mesure.
17. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de M. B doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions présentées sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent également être rejetées.
DÉCIDE :
Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête de M. B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet du Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 novembre 2022.
La magistrate désignée,
M. D
La greffière,
F. Gaillard
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026