vendredi 5 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2208228 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL ITINERAIRES AVOCATS |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée sous le n° 2206144, et des mémoires enregistrés les 11 août 2022, 16 août 2022, 13 février 2023 et 29 janvier 2024, M. A B, représenté par la SELARL Link Associés, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 17 juin 2022 par lequel le maire de Corcelles-en-Beaujolais s'est opposé à sa déclaration préalable portant sur la régularisation de différents travaux réalisés sur un bâtiment existant et la pose d'une clôture ;
2°) d'enjoindre au maire de Corcelles-en-Beaujolais de réexaminer sa demander dans le délai de deux mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Corcelles-en-Beaujolais la somme de 2 000 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut de motivation ;
- le motif d'opposition tenant à ce que le bâtiment objet des travaux n'aurait pas d'existence légale est erroné puisque le bâtiment a été construit après l'obtention d'un permis de construire en 2006, le fait qu'il était inachevé à la date d'expiration de ce permis ne lui retirant pas son existence légale ; il a en outre fait l'objet d'un second permis de construire délivré en 2012 ;
- il en résulte que le projet en cause est qualifié de manière erronée de construction nouvelle par l'arrêté attaqué ;
- son projet ne prévoyant aucun ajout de surface de plancher et portant uniquement sur une modification de façade et la création d'ouvertures, il n'avait pas à faire l'objet d'une demande de permis de construire ;
- il ne méconnaît pas le règlement applicable en zone N du plan local d'urbanisme de la commune, qui autorise l'aménagement et la rénovation des constructions existantes ;
- le motif de refus tiré du risque inondation est illégal, le terrain d'assiette du projet n'étant que partiellement situé en zone inondable et la modification des façades et la création d'ouvertures n'étant pas proscrites par l'article 6 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 15 septembre 2022, 5 avril 2023 et 14 février 2024, la commune de Corcelles-en-Beaujolais, représentée par la SELARL Itinéraires Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. B le versement d'une somme de 4 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est tardive, l'arrêté attaqué étant une décision confirmative d'un arrêté d'opposition pris par le maire le 12 juillet 2021 et devenu définitif ;
- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 15 février 2024, la clôture d'instruction, initialement fixée au 14 février 2024, a été reportée au 1er mars 2024.
II. Par une requête, enregistrée sous le n° 2208228, et des mémoires enregistrés les 7 novembre 2022, 13 février 2023, 15 février 2024, et 20 mars 2024, M. A B, représenté par la SELARL Link Associés, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 septembre 2022 par lequel le maire de Corcelles-en-Beaujolais a refusé de lui délivrer un permis de construire portant sur la régularisation de différents travaux réalisés sur un bâtiment existant ;
2°) d'enjoindre au maire de Corcelles-en-Beaujolais de réexaminer sa demander dans le délai de deux mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Corcelles-en-Beaujolais la somme de 3 000 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut de motivation ;
- le motif d'opposition tenant à ce que le bâtiment objet des travaux n'aurait pas d'existence légale est erroné puisque le bâtiment a été construit après l'obtention d'un permis de construire en 2006, que les travaux ont débuté avant l'expiration de ce permis, le fait qu'ils étaient inachevés à la date d'expiration de ce permis ne lui retirant pas son existence légale ; il a en outre fait l'objet d'un second permis de construire délivré en 2012 ;
- il en résulte que le projet en cause est qualifié de manière erronée de construction nouvelle par l'arrêté attaqué ;
- il ne méconnaît pas le règlement applicable en zone N du plan local d'urbanisme de la commune, qui autorise l'aménagement et la rénovation des constructions existantes ;
- le motif de refus tiré du risque inondation est illégal, le terrain d'assiette du projet n'étant que partiellement situé en zone inondable et la modification des façades et la création d'ouvertures n'étant pas proscrites par l'article 6 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 6 décembre 2022, 5 avril 2023 et 4 mars 2024 la commune de Corcelles-en-Beaujolais, représentée par la SELARL Itinéraires Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. B le versement d'une somme de 4 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est tardive, l'arrêté attaqué étant une décision confirmative d'un arrêté d'opposition pris par le maire le 12 juillet 2021 et devenu définitif, et d'un arrêté du 17 juin 2022 lui-même confirmatif de celui du 12 juillet 2021 ;
- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 22 mai 2024, la clôture d'instruction, initialement fixée au 19 février 2024, rouverte, a été fixée au 6 juin 2024.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Chapard,
- les conclusions de M. Bodin-Hullin, rapporteur public,
- les observations de Me Burgy, pour M. B, requérant,
- et les observations de Me Garifulina, pour la commune de Corcelles-en-Beaujolais.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a déposé en mairie de Corcelles-en-Beaujolais le 23 mai 2022 une déclaration préalable portant sur la régularisation de différents travaux réalisés sur un bâtiment existant et la pose d'une clôture. Par arrêté du 17 juin 2022, le maire de Corcelles-en-Beaujolais s'est opposé à cette déclaration. Le 18 juillet 2022, M. B a sollicité la délivrance d'un permis de construire pour la régularisation de différents travaux réalisés sur ce même bâtiment. Par arrêté du 7 septembre 2022, le maire de Corcelles-en-Beaujolais a refusé de lui délivrer l'autorisation ainsi sollicitée. Par la requête enregistrée sous le n° 2206144, M. B demande l'annulation de l'arrêté du 17 juin 2022. Par la requête enregistrée sous le n° 2208228, il demande l'annulation de l'arrêté du 7 septembre 2022. Ces deux requêtes présentent à juger des questions semblables. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 424-5 du code de l'urbanisme : " () / Si la décision comporte rejet de la demande, si elle est assortie de prescriptions ou s'il s'agit d'un sursis à statuer, elle doit être motivée. / () ".
3. Les décisions attaquées visent, notamment, les dispositions applicables du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Corcelles-en-Beaujolais et le code de l'urbanisme. Elles indiquent que le terrain d'assiette des projets litigieux se situe en zone N du plan local d'urbanisme, ainsi qu'en zone inondable, et qualifient le bâtiment objet des travaux de " bâtiment qui n'a pas d'existence légale " pour voir, dans les projets en litige, une construction nouvelle qui ne peut être autorisée. Par suite, les arrêtés attaqués comportant l'énoncé des éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement, les moyens tirés de ce qu'ils seraient entachés d'un défaut de motivation doivent être écartés.
4. En deuxième lieu, aux termes des dispositions alors applicables de l'article R. 421-32 du code de l'urbanisme, dont les dispositions ont été reprises à l'article R. 424-17 : " Le permis de construire est périmé si les constructions ne sont pas entreprises dans le délai de deux ans à compter de la notification visée à l'article R. 421-34 ou de la délivrance tacite du permis de construire. Il en est de même si les travaux sont interrompus pendant un délai supérieur à une année. () ".
5. Lorsqu'une construction a été édifiée sans autorisation en méconnaissance des prescriptions légales alors applicables, il appartient au propriétaire qui envisage d'y faire de nouveaux travaux de présenter une demande d'autorisation d'urbanisme portant sur l'ensemble du bâtiment. De même, lorsqu'une construction a été édifiée sans respecter la déclaration préalable déposée ou le permis de construire obtenu ou a fait l'objet de transformations sans les autorisations d'urbanisme requises, il appartient au propriétaire qui envisage d'y faire de nouveaux travaux de présenter une demande d'autorisation d'urbanisme portant sur l'ensemble des éléments de la construction qui ont eu ou auront pour effet de modifier le bâtiment tel qu'il avait été initialement approuvé. Il en va ainsi même dans le cas où les éléments de construction résultant de ces travaux ne prennent pas directement appui sur une partie de l'édifice réalisée sans autorisation. Dans l'hypothèse où l'autorité administrative est saisie d'une demande qui ne satisfait pas à cette exigence, elle doit inviter son auteur à présenter une demande portant sur l'ensemble des éléments devant être soumis à son autorisation. Cette invitation, qui a pour seul objet d'informer le pétitionnaire de la procédure à suivre s'il entend poursuivre son projet, n'a pas à précéder le refus que l'administration doit opposer à une demande portant sur les seuls nouveaux travaux envisagés.
6. Il est constant que la construction du bâtiment sur lequel portent les travaux litigieux a été autorisée par un permis de construire délivré par le maire de Corcelles-en-Beaujolais à M. B le 6 septembre 2006. Notifié le 7 septembre 2006, ce permis permettait au pétitionnaire de débuter les travaux autorisés jusqu'au 7 septembre 2008. Si M. B a déposé en mairie une déclaration d'ouverture de chantier au 28 août 2008, il ressort toutefois des pièces produites à l'instance que les travaux n'ont effectivement débuté qu'au mois de juin 2009 par l'intervention d'une entreprise de terrassement, l'assemblage de la charpente sur le terrain d'assiette " courant septembre 2008 " ne permettant pas de considérer qu'ils auraient débuté avant la date de péremption du permis, le 7 septembre 2008. Dans ces conditions, le bâtiment édifié postérieurement à cette date sur le terrain d'assiette par le pétitionnaire l'a été irrégulièrement, le permis de construire obtenu en 2012 pour des travaux sur le même bâtiment, retiré à la demande de M. B, étant sans incidence. Dès lors, les demandes d'autorisation d'urbanisme concernant le bâtiment en litige doivent porter sur la totalité de cette construction, et pas uniquement sur les travaux qui ont pour objet de la transformer.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 421-1 du code de l'urbanisme : " Les constructions nouvelles doivent être précédées de la délivrance d'un permis de construire, à l'exception / a) Des constructions mentionnées aux articles R. 421-2 à R. 421-8-2 qui sont dispensées de toute formalité au titre du code de l'urbanisme ; / b) Des constructions mentionnées aux articles R. 421-9 à R. 421-12 qui doivent faire l'objet d'une déclaration préalable. " Aux termes de l'article R. 421-9 de ce code : " En dehors du périmètre des sites patrimoniaux remarquables, des abords des monuments historiques et des sites classés ou en instance de classement, les constructions nouvelles suivantes doivent être précédées d'une déclaration préalable () : a) Les constructions dont soit l'emprise au sol, soit la surface de plancher est supérieure à cinq mètres carrés et répondant aux critères cumulatifs suivants : / -une hauteur au-dessus du sol inférieure ou égale à douze mètres ; / - une emprise au sol inférieure ou égale à vingt mètres carrés ; / - une surface de plancher inférieure ou égale à vingt mètres carrés ; / () ".
8. Compte tenu de ce qui a été dit au point 6, la déclaration préalable déposée en mairie par M. B le 23 mai 2022 devait porter sur la totalité du bâtiment support des travaux projetés. Ce dernier présentant une surface de plancher de 466 mètres carrés, le maire de Corcelles-en-Beaujolais a fait une exacte application des dispositions précitées de l'article R. 421-1 du code de l'urbanisme en s'opposant à la déclaration préalable du requérant au motif qu'une demande de permis de construire était nécessaire.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 6 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Corcelles-en-Beaujolais : " Règles applicables aux secteurs présentant des risques naturels / La commune est concernée par des risques d'inondations. / Dans ces secteurs concernés par le risque d'inondation, délimités au plan de zonage par une trame spécifique représentant les risques naturels d'inondation, et dans le respect des règles propres à chacune des zones, s'appliquent les dispositions suivantes : Toutes les constructions et occupations du sol sont interdites, à l'exception des occupations et utilisations du sol énumérées ci-dessous () : / - les infrastructures et installations techniques directement liées au fonctionnement des services publics () ; / - les travaux courants d'entretien et de gestion des bâtiments existants () ; / - l'extension d'un bâtiment existant par surélévation et sans augmentation de l'emprise au sol initiale ; / - l'aménagement des constructions existantes () / - les aménagements de terrains de plein air () / - les installations et travaux divers destinés à améliorer l'écoulement ou le stockage des eaux ou à réduire le risque ; / - les annexes à l'habitation et les piscines. " Aux termes de l'article N 1 de ce règlement : " Les occupations et utilisations de sol non mentionnées à l'article N 2 sont interdites. " En application de l'article N 2 : " Dans le secteur N / Sont admis : / - Les installations et aménagements nécessaires à l'exploitation et à la gestion des réseaux et des services publics () ; / - Les aménagements et installations permettant la valorisation des zones humides () ; / - Les changements de destination des bâtiments repérés sur le plan de zonage () ; / - L'aménagement et la rénovation des constructions existantes () ; / - L'extension des habitations existantes () ; / - Deux annexes à l'habitation maximum () ; / - Une piscine liée à l'habitation existante () ".
10. Compte-tenu de ce qui a été dit au point 6, les demandes de M. B ayant conduit aux arrêtés attaqués devaient porter sur l'ensemble du bâtiment objet des travaux projetés. Ce bâtiment, à usage d'entrepôt et d'une surface de 466 mètres carrés, est implanté sur un terrain d'assiette situé en zone N du plan local d'urbanisme de la commune et est, pour partie, situé en zone inondable. Cette construction ne faisant pas partie de celles autorisées par les dispositions précitées des articles 6 et N 2 du règlement du plan local d'urbanisme, le maire a fait une exacte application de ces dispositions en s'opposant à la déclaration préalable de M. B et en refusant de lui délivrer le permis de construire sollicité.
11. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense par la commune de Corcelles-en-Beaujolais, que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés des 17 juin et 7 septembre 2022.
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par M. B au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens soit mise à la charge de la commune de Corcelles-en-Beaujolais qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du requérant le versement d'une somme au titre des frais exposés par la commune.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. B sont rejetées.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Corcelles-en-Beaujolais présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune de Corcelles-en-Beaujolais.
Délibéré après l'audience du 20 juin 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Jean-Pascal Chenevey, président,
- Mme Marine Flechet, première conseillère,
- Mme Marie Chapard, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2024.
La rapporteure,
M. Chapard
Le président,
J.-P. Chenevey
La greffière,
G. Reynaud
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Nos 2206144 - 2208228
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026