mardi 24 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2208311 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | HASSID |
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. H a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, né le 8 mai 2001, ressortissant de nationalité albanaise, déclare être entré sur le territoire français le 17 novembre 2015. Le 2 décembre 2015, il a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance. Il a sollicité le 20 septembre 2019 son admission au séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il demande l'annulation des décisions en date du 1er juillet 2022 par lesquelles le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 24 mois.
Sur les conclusions aux fins de sursis à statuer :
2. Aux termes de l'article L. 110-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sont considérées comme étrangers au sens du présent code les personnes qui n'ont pas la nationalité française, soit qu'elles aient une nationalité étrangère, soit qu'elles n'aient pas de nationalité ". Aux termes de l'article 21-12 du code civil : " (). Peut, dans les mêmes conditions, réclamer la nationalité française : 1° L'enfant qui, depuis au moins cinq années, est recueilli en France et élevé par une personne de nationalité française ou qui, depuis au moins trois années, est confié au service de l'aide sociale à l'enfance ; ()." Selon les termes de l'article 29 du même code : " La juridiction civile de droit commun est seule compétente pour connaître des contestations sur la nationalité française ou étrangère des personnes physiques. / Les questions de nationalité sont préjudicielles devant toute autre juridiction de l'ordre administratif ou judiciaire à l'exception des juridictions répressives comportant un jury criminel. ". Enfin, aux termes de l'article 30 de ce code : " " La charge de la preuve, en matière de nationalité française, incombe à celui dont la nationalité est en cause. / Toutefois, cette charge incombe à celui qui conteste la qualité de Français à un individu titulaire d'un certificat de nationalité française délivré conformément aux articles 31 et suivants. ". Il résulte de ces dispositions que la charge de la preuve, en matière de nationalité française, incombe à celui dont la nationalité est en cause sauf s'il est titulaire d'un certificat de nationalité française, et que l'exception de nationalité ne constitue une question préjudicielle que si elle présente une difficulté sérieuse.
3. Aux termes de l'article R. 771-2 du code de justice administrative : " Lorsque la solution d'un litige dépend d'une question soulevant une difficulté sérieuse et relevant de la compétence de la juridiction judiciaire, la juridiction administrative initialement saisie la transmet à la juridiction judiciaire compétente. Elle sursoit à statuer jusqu'à la décision sur la question préjudicielle ".
4. Il ressort des pièces du dossier que l'intéressé a demandé l'acquisition de la nationalité française sur le fondement des dispositions de l'article 21-12 du code civil et que sa demande a été déclarée irrecevable par le tribunal d'instance de Lyon par décision du 19 avril 2019 au motif que l'apostille apposée n'authentifiait pas la signature de la personne qui a délivré l'acte. Si le requérant a fait appel de cette décision, il ressort cependant des deux actes d'état civil en date du 24 juin 2019 et 19 février 2021 produits que ces derniers ont été délivrés par Mme G D alors que les apostilles précisent qu'ils ont été respectivement signés par Mme F I et Mme C E. Par suite, les apostilles n'authentifient pas la personne qui a délivré l'acte. M. A, n'est pas fondé à soutenir qu'il existe une difficulté sérieuse sur la question de sa nationalité justifiant de sursoir à statuer.
Sur les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et d'astreinte :
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
5. Aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1.
Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société française ". Lorsqu'il examine une demande de titre de séjour présentée sur le fondement de ces dispositions, le préfet vérifie que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'il a été confié, depuis qu'il a atteint au plus l'âge de seize ans, au service de l'aide sociale à l'enfance. Si ces conditions sont remplies, il ne peut alors refuser la délivrance du titre qu'en raison de la situation de l'intéressé appréciée de façon globale au regard du caractère réel et sérieux du suivi de sa formation, de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur son insertion dans la société française. Le juge de l'excès de pouvoir exerce sur cette appréciation un entier contrôle.
6. Il ressort des pièces du dossier que M. A, entré en France à l'âge de quatorze ans, a été pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance le 2 décembre 2015. Pour rejeter la demande de titre de séjour, le préfet a relevé d'une part, que si l'intéressé avait produit à l'appui de sa demande une attestation d'admission au centre de formation ABCR en vue d'obtenir un certificat de qualification professionnelle de grilladin, il n'avait toutefois fourni aucun bulletin scolaire ou diplôme cautionnant sa formation hormis la preuve de l'obtention du brevet des collèges. En outre, le préfet a également relevé que le rapport de la structure d'accueil du 3 juin 2019 soulignait que l'intéressé, qui avait une personnalité complexe, n'arrivait pas à s'orienter professionnellement le conduisant à un absentéisme récurrent et à l'interruption prématurée de ses stages. Si le rapport de la structure d'accueil du 18 septembre 2019 était favorable à l'intéressé quant à son insertion effective dans la société française, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé a, à posteriori, d'une part, été condamné le 25 août 2020 à 1 an et trois d'emprisonnement dont 9 mois avec sursis probatoire pour des faits d'extorsion avec violence, et d'autre part, fait l'objet d'une composition pénale pour des faits de violence avec usage d'une arme le 4 octobre 2021. En outre, M. A a été reconnu coupable de provocation à la haine ou à la violence en raison de l'orientation sexuelle ou de genre par une personne dépositaire de l'autorité publique mais a été dispensé de peine par le tribunal judiciaire de Lyon. Par suite, si M. A soutient avoir suivi des cours de français, détenir le brevet des collèges, avoir été inscrit au cours de l'année scolaire 2019-2020 dans un centre de formation, et allègue n'avoir pu mener à terme ses projets professionnels faute d'autorisation de travail, il n'apporte au soutien de ses allégations aucun élément de nature à remettre en cause l'appréciation portée par le préfet sur sa situation. Par suite, et alors que M. A ne justifie ni du caractère réel et sérieux du suivi de la formation ni de son insertion dans la société française, la décision portant refus de titre de séjour ne méconnait pas les dispositions précitées du L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précitées et n'est pas davantage entachée d'une erreur d'appréciation.
7. Aux termes de l'article L. 432-13 dudit code : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative :1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles () L. 423-22 () à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance () ". Compte tenu de ce qui a été indiqué précédemment, M. A ne remplit pas les conditions de délivrance du titre de séjour prévu à l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et n'est, par suite, pas fondé à se prévaloir des dispositions précitées de l'article L. 432-13 du même code. Le moyen tiré du vice de procédure est écarté.
8. Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1.
/Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
9. M. A fait état de ce qu'il a été pris en charge en qualité de mineur isolé à son arrivée sur le territoire français et de son intégration scolaire rapide. Toutefois, si le requérant a fourni une inscription dans un centre de formation " ABCR " pour l'année scolaire 2019-2020 en vue d'obtenir un certificat de qualification professionnelle de grilladin et qu'il n'est pas contesté qu'il a obtenu le brevet du collège, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il aurait noué des attaches intenses et pérennes en France où il demeure célibataire et sans charge de famille. En outre, M. A qui a passé l'essentiel de son existence dans son pays d'origine, où résident ses parents, n'apporte pas la preuve qu'il ne pourrait y poursuivre son existence. Dans ces circonstances, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise et aurait ainsi méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précitées, ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, cette décision n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision du préfet du Rhône en date du 1er juillet 2022 lui faisant obligation de quitter le territoire français serait illégale du fait qu'elle serait la conséquence d'un refus de titre de séjour lui-même illégal.
11. Compte tenu de ce qui a été indiqué au point 4, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A possède à la date de la décision attaquée, la nationalité française. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet ne pouvait prononcer à son égard une mesure d'éloignement. Le moyen est écarté.
12. En dernier lieu, en l'absence de tout élément particulier invoqué, et même en tenant compte des effets spécifiques à la mesure d'éloignement, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle dont serait entachée l'obligation de quitter le territoire français doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 9 s'agissant du refus de titre de séjour.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
13. En premier lieu, M. A n'ayant pas démontré l'illégalité des décisions portant refus d'admission au séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire français prises à son encontre, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par la voie de l'exception, à l'encontre de la décision fixant le pays de destination, doit être écarté.
14. Aux termes du dernier alinéa de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ". Aux termes de cet article : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines et traitements inhumains et dégradants. ".
15. Le requérant soutient qu'il encourrait des risques de traitement inhumains et dégradants en cas de retour en Albanie. Toutefois, il n'apporte aucun élément à l'appui de cette affirmation susceptible d'établir le caractère réel, sérieux et actuel des menaces invoquées. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
16. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de quitter le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français / Il en est de même pour l'édiction de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
17. Il ressort de la décision attaquée que pour fixer à 24 mois la durée d'interdiction de retour sur le territoire français, le préfet du Rhône a relevé que M. A ne justifiait pas d'une vie privée et familiale ancienne, stable et intense en France, ni de ses moyens d'existence, ni de son insertion dans la société française. En outre, le préfet s'est fondé sur la circonstance que son comportement était de nature à porter atteinte à l'ordre public, l'intéressé ayant été condamné deux fois en 2020 et en 2021 pour d'une part, des faits de vol et d'extorsion avec violence, de recel et d'autre part, pour des faits de violence avec usage ou menace d'une arme. Il a également relevé qu'il a été reconnu coupable le 17 mai 2022, de faits de provocation à la haine ou à la violence en raison de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre mais dispensé de peine. Dans ces conditions, le préfet du Rhône a pu, sans méconnaître les dispositions précitées du L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni commettre d'erreur d'appréciation, prononcer une interdiction de retour pour une durée de 24 mois, laquelle ne présente pas, dans les circonstances de l'espèce, de caractère disproportionné.
18. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.
Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative :
19. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, le versement au requérant de quelque somme que ce soit au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète du Rhône.
Délibéré après l'audience du 10 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Clément, président,
Mme Tocut, première conseillère,
Mme Gros, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 janvier 2023.
Le président,
M. HL'assesseure la plus ancienne,
C. Tocut
La greffière,
T. Zaabouri
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
N°2208311
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026