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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2208435

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2208435

vendredi 17 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2208435
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème chambre
Avocat requérantSELARL BS2A BESCOU ET SABATIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 novembre 2022, M. B C, représenté par Me Sabatier, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 17 octobre 2022 par lequel la préfète de la Loire a refusé de l'admettre au séjour, a assorti ce refus de l'obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois ;

2°) d'enjoindre à la préfète de la Loire :

- à titre principal, de lui délivrer un certificat de résidence algérien d'une durée d'un an portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié ",

- à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. C soutient que :

- les décisions attaquées sont entachées d'incompétence de l'auteur de l'acte ;

1°) s'agissant de la décision portant refus de séjour :

- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'il appartenait au préfet du Rhône de saisir la Direecte de la demande d'autorisation de travail dont il avait été saisi ;

- elle est entachée d'une erreur de droit en l'absence d'examen préalable, réel et sérieux de sa situation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles de l'article 6, 5) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans la mise en œuvre du pouvoir de régularisation de la préfète de la Loire dès lors qu'il remplit les critères posés par le circulaire du 28 novembre 2012 dont il peut se prévaloir ;

2°) s'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est illégale par exception d'illégalité de la décision portant refus de séjour ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

3°) s'agissant des décisions fixant le délai de départ volontaire et fixant le pays de destination :

- elles sont illégales par exception d'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français ;

4°) s'agissant de la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois :

- elle est illégale par exception d'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'elle ne tient compte d'aucun des critères prévus à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est illégale par exception d'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

Par une ordonnance du 16 novembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 26 décembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code du travail ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. A.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant algérien né le 18 avril 1986, est entré en France en décembre 2014, muni d'un visa de court séjour délivré par les autorités espagnoles, valide pour une durée de quinze jours. L'intéressé a fait l'objet, par un arrêté du 7 avril 2015, d'une décision portant obligation de quitter le territoire français. Par un arrêté du 5 décembre 2019, qui sera confirmé par un jugement du tribunal du 9 avril 2020 et une ordonnance de la cour administrative d'appel de Lyon du 23 novembre 2020, M. C a fait l'objet d'une nouvelle décision portant obligation de quitter le territoire français. Le 14 décembre 2021, l'intéressé a présenté une demande tendant à obtenir la délivrance d'un certificat de résidence algérien portant la mention " vie privée et familiale ", " salarié " ou " travailleur temporaire ". Par un arrêté en date du 17 octobre 2022, la préfète de la Loire a refusé de l'admettre au séjour, a assorti ce refus de l'obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois. M. C demande au tribunal de prononcer l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Les décisions attaquées ont été signées par M. Dominique Schuffenecker, secrétaire général de la préfecture de la Loire, qui a reçu délégation à cet effet par un arrêté de la préfète de la Loire du 12 juillet 2022, régulièrement publié, le lendemain, au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du lendemain. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire, qui manque en fait, doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :

3. En premier lieu, M. C soutient qu'ayant produit à l'appui de sa demande de titre de séjour en qualité de salarié, un formulaire Cerfa de demande d'autorisation de travail renseigné par son employeur, il appartenait à la préfète de la Loire de saisir la Direction de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DREETS) pour avis. Toutefois, il ne résulte d'aucun texte législatif ou réglementaire ni d'aucun principe général du droit que l'autorité administrative serait tenue de saisir ladite direction pour statuer sur une demande de titre de séjour en qualité de salarié, ni qu'elle devrait se prononcer elle-même sur cette demande, alors qu'en application des articles L. 5221-2, R. 5221-1, R. 5221-3, R. 5221-11, R. 5221-15 et R. 5221-17 du code du travail, la demande d'autorisation de travail doit être adressée à l'administration par l'employeur lui-même, préalablement à toute demande de titre de séjour. Le moyen tiré d'un vice de procédure doit, par suite, être écarté.

4. En deuxième lieu, M. C soutient que la préfète de la Loire n'aurait pas procédé à un examen attentif de sa demande d'admission au séjour en qualité de salarié en faisant état, d'une part, de ce que la préfète n'aurait pas examiné sa situation au regard des dispositions de l'article R. 5221-11 du code du travail et d'autre part, de ce qu'elle n'aurait pas correctement examiné l'existence de motifs exceptionnels d'admission au séjour en l'estimant insuffisamment qualifié alors qu'il dispose d'un diplôme de coiffeur obtenu dans son pays d'origine, d'une expérience professionnelle dans ce domaine et que la circonstance qu'il puisse exercer ce métier dans son pays d'origine n'est pas de nature à s'opposer à une admission exceptionnelle au séjour. Toutefois, l'intéressé ne peut utilement se prévaloir des dispositions, précitées du code du travail uniquement applicables à la délivrance d'une autorisation de travail et non à celle d'un titre de séjour. En outre, il ressort de la lecture de la décision en litige que la préfète a relevé que le requérant avait bénévolement exercé des prestations de coiffure au sein de l'association " les Restos du cœur " et que, s'agissant de l'emploi de coiffeur auquel il avait candidaté, la préfète avait pris en compte le certificat de compétence professionnelle obtenu par M. C en Algérie en 2006 et l'exercice de ce métier en France une quarantaine d'heures par mois depuis 2018. Ainsi, l'autorité administrative a examiné de manière précise les éléments d'ordre professionnel portés à sa connaissance, la circonstance que le requérant entende contester l'appréciation portée par la préfète s'agissant de l'opportunité d'une mesure de régularisation par le travail ne pouvant établir le défaut d'examen invoqué. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit ainsi être écarté en toutes ses branches.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ". Selon les stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien susvisé : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ;() ".

6. M. C fait état de sa présence en France depuis décembre 2014, de ce qu'il y justifierait de la réalité de sa vie privée et familiale puisqu'il réside auprès des membres de sa famille, ceux-ci étant arrivés en France dans le cadre d'une demande de regroupement familial dont il n'a pu bénéficier étant alors majeur, et de son intégration par le travail et des actions d'aide aux personnes en difficultés. Toutefois, si le requérant produit des pièces relatives à sa présence en France depuis décembre 2014, il s'y est maintenu irrégulièrement à l'expiration de son visa et en dépit de décisions portant obligation de quitter le territoire français en avril 2015 et en décembre 2019 et de la confirmation juridictionnelle réitérée de cette deuxième mesure d'éloignement. S'il est constant que des membres de la famille de M. C résident régulièrement en France, l'intéressé a toutefois vécu séparé d'eux durant de nombreuses années et demeure célibataire et sans charge de famille à la date de la décision attaquée, l'intéressé ayant par ailleurs fait l'objet, le 30 septembre 2019, d'une décision du procureur de la République du tribunal de grande instance de Saint-Etienne d'opposition à son mariage avec une ressortissante française, ce mariage ayant pour seule finalité de permettre la régularisation de sa situation. En outre, la décision attaquée ne prive pas le requérant de la possibilité de maintenir des liens avec les membres de sa famille présents en France, notamment par l'obtention de visas de court séjour, et il ressort de son formulaire de demande de titre de séjour qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales en Algérie où il a passé l'essentiel de son existence et qu'aucun obstacle ne s'oppose à ce qu'il y poursuive sa vie privée et familiale. Enfin, les engagements associatifs du requérant et les activités salariées, à la fois récentes et ne lui procurant que des revenus limités en raison de leur faible volume horaire, ne démontrent pas une insertion sociale et professionnelle particulièrement notable et ancrée dans la durée. Ainsi, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France au regard des buts poursuivis. Les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de celles de l'article 6, 5) de l'accord franco-algérien susvisé doivent être écartés. Par les mêmes motifs et en l'absence d'argumentation spécifique, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision portant refus de séjour sur la situation personnelle et familiale de M. C doit être écarté.

7. En quatrième lieu, M. C soutient qu'il justifierait de motifs exceptionnels qui devaient conduire la préfète de la Loire à faire usage de son pouvoir de régularisation, se prévalant notamment de sa durée de présence sur le territoire national, de bulletins de salaire depuis août 2018 et de sa situation familiale. Toutefois, ces seuls éléments ne permettent pas de caractériser des motifs exceptionnels dès lors que les activités salariées de M. C se limitent à environ 44 heures de travail par mois et qu'au demeurant elles ont été exercées irrégulièrement. Par ailleurs, la durée de présence du requérant en France a été acquise en méconnaissance des mesures d'éloignement prises à son encontre et la circonstance que de membres de sa famille vivent sur le territoire national ne permet pas davantage établir l'existence de circonstances humanitaires dès lors que M. C demeure célibataire et sans charge de famille et qu'il a passé l'essentiel de son existence en Algérie. Par suite, c'est sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir de régularisation que la préfète de la Loire a pu refuser de délivrer, à titre exceptionnel, un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou la mention " salarié " à M. C.

8. En dernier lieu, si les dispositions des articles L. 312-2 et suivants du code des relations entre le public et l'administration autorisent toute personne à se prévaloir des documents administratifs faisant l'objet d'une publication, telles que les circulaires, et qui comportent une interprétation du droit positif ou une description des procédures administratives, contrairement à ce qu'expose M. C, la circulaire du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière ne donne pas en l'espèce une interprétation de la loi au sens des dispositions de l'article L. 312-3 du code des relations entre le public et l'administration. Cette circulaire ne définit pas davantage de lignes directrices qui soient opposables mais se borne à indiquer aux préfets des critères d'appréciation susceptibles, notamment et de façon non exhaustive, d'être pris en compte, en indiquant des orientations générales non impératives aux préfets pour les éclairer dans la mise en œuvre de leur pouvoir de régularisation. Par suite, M. C ne peut utilement se prévaloir des dispositions de la circulaire du 28 novembre 2012 en soutenant qu'il remplirait les conditions prévues par son article 2-1-2.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

9. En premier lieu, en l'absence d'illégalité de la décision portant refus de séjour, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé par voie d'exception à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.

10. En second lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, en l'absence de toute argumentation distincte dirigée spécifiquement contre la mesure d'éloignement, être écarté par les mêmes motifs que ceux été exposés au point 6.

En ce qui concerne les décisions fixant le délai de départ volontaire et fixant le pays de destination :

11. En l'absence d'illégalité des décisions portant refus titre de séjour et obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de l'illégalité de ces décisions et soulevé par voie d'exception à l'encontre des décisions fixant le délai de départ volontaire et fixant le pays de destination doit être écarté.

En ce qui concerne la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois :

12. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. "

13. Il ressort du dispositif de l'arrêté du 17 octobre 2022 que la préfète de la Loire a prononcé à l'encontre de M. C une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois. Toutefois, ainsi que le soutient le requérant, il ne ressort pas des termes de la décision attaquée que pour prononcer la décision d'interdiction de retour en litige et en fixer le quantum, la préfète aurait effectivement examiné sa situation au regard des prescriptions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dispositions qui n'y sont d'ailleurs pas visées. Cette décision est ainsi entachée d'une erreur de droit ainsi que d'un défaut de motivation. Par suite, M. C est fondé, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens développés au soutien des conclusions à fin d'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois, à en demander l'annulation.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

14. Le présent jugement, qui prononce l'annulation de la seule décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois, n'impose aucune mesure d'injonction ni d'astreinte. Les conclusions ainsi présentées aux fins d'injonction et d'astreinte pourront être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

15. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 17 octobre 2022 par laquelle la préfète de la Loire a prononcé à l'encontre de M. C une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois est annulée.

Article 2: Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et à la préfète de la Loire.

Délibéré après l'audience du 27 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Baux, présidente,

M. Pineau, premier conseiller,

M. Gueguen, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 février 2023.

Le rapporteur,

N. A

La présidente,

A. Baux

La greffière,

S. Rolland

La République mande et ordonne à la préfète de la Loire en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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