LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2208498

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2208498

vendredi 17 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2208498
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème chambre
Avocat requérantALBERTIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 novembre 2022 et 16 janvier 2023, M. C A, représenté par Me Albertin, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 18 octobre 2022 par lequel le préfet de l'Ardèche lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Ardèche :

- si l'arrêté contesté est annulé pour un motif de forme, de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer une autorité provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

- si l'arrêté contesté est annulé pour un motif de fond, de lui délivrer un titre de séjour lui permettant d'exercer une activité salariée dans un délai de trois mois à compter de la même date ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros hors taxes à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, à charge pour celui-ci de renoncer à percevoir la part contributive de l'État versée au titre de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle a été édictée à l'issue d'une procédure irrégulière ; en effet :

• il n'est pas démontré qu'il ait été régulièrement convoqué devant la commission du titre de séjour ;

• il n'est pas davantage démontré qu'il ait été destinataire de l'avis émis par cette commission ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination :

- elles sont illégales par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;

- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation de leurs conséquences sur sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 décembre 2022, le préfet de l'Ardèche conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 décembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 en matière de séjour et d'emploi ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience, à laquelle elles n'étaient ni présentes, ni représentées.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant marocain né le 17 mai 1957, déclare être entré en France le 11 mai 2005. Par un arrêté du 3 février 2008, le préfet de l'Ardèche a rejeté la première demande de titre de séjour présentée par l'intéressé, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être éloigné d'office. Le 4 mai 2012, M. A a fait l'objet d'une deuxième mesure d'éloignement dont la légalité a été confirmée par un jugement du tribunal administratif de Montpellier en date du 18 septembre 2012 puis par une ordonnance de la cour administrative d'appel de Marseille datée du 14 novembre 2012. Après avoir fait l'objet d'un placement en rétention administrative en vue de l'exécution de cette décision, l'intéressé, qui a refusé d'embarquer le 23 septembre 2012, a déposé une demande d'asile qui a été rejetée tant par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), le 18 septembre 2013, que par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA), le 18 février 2014. Le 9 juillet 2018, M. A a sollicité la régularisation exceptionnelle de sa situation administrative et a fait l'objet, le 10 août suivant, d'un arrêté par lequel le préfet de la Drôme lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être éloigné d'office. Toutefois, par un jugement du 5 novembre 2018, confirmé par un arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon du 25 juin 2019, le tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté précité du 10 août 2018 pour vice de procédure, le préfet de la Drôme n'ayant pas saisi la commission du titre de séjour préalablement à son édiction. Réunie le 19 septembre 2019, cette commission a émis un avis défavorable à la demande de régularisation présentée par l'intéressé. Par un arrêté du 3 janvier 2020, dont la légalité a été confirmée par un jugement du tribunal administratif de Grenoble rendu le 4 juin 2020, le préfet de la Drôme a de nouveau rejeté la demande de régularisation de M. A, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être éloigné d'office. Enfin, l'intéressé ayant sollicité des services de la préfecture de l'Ardèche, le 28 février 2022, la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après avoir une nouvelle fois saisie la commission du titre de séjour qui, le 8 septembre 2022, a émis un avis défavorable à la demande de régularisation présentée par M. A, par un arrêté du 18 octobre 2022, dont le requérant demande au tribunal de prononcer l'annulation, le préfet de l'Ardèche lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office.

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, la décision contestée vise les textes dont elle fait application, en particulier les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, celles de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ainsi que les dispositions utiles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, et alors que le préfet de l'Ardèche n'était pas tenu de mentionner l'ensemble des éléments relatifs à la situation de l'intéressé, la décision attaquée expose les circonstances de faits propres à la situation personnelle de M. A et notamment les éléments sur lesquels l'autorité préfectorale s'est fondée pour lui refuser la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-marocain et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le fondement de son pouvoir de régularisation s'agissant de son admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié. Par suite, la décision contestée, qui comporte l'énoncé des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement et permettent ainsi au requérant d'en contester utilement le bien-fondé, est suffisamment motivée au regard des dispositions combinées des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / () 4° Dans le cas prévu à l'article L. 435-1. ". Selon les termes de l'article L. 432-15 du même code : " L'étranger est convoqué par écrit au moins quinze jours avant la date de la réunion de la commission qui doit avoir lieu dans les trois mois qui suivent sa saisine ; il peut être assisté d'un conseil ou de toute personne de son choix et être entendu avec l'assistance d'un interprète. () ". L'article R. 432-11 de ce code prévoit que : " L'étranger est convoqué devant la commission du titre de séjour dans les délais prévus au premier alinéa de l'article L. 432-15 par une lettre qui précise la date, l'heure et le lieu de réunion de la commission et qui mentionne les droits résultant pour l'intéressé des dispositions du même alinéa. () ". Et aux termes de l'article R. 432-14 du même code : " Devant la commission du titre de séjour, l'étranger fait valoir les motifs qu'il invoque à l'appui de sa demande d'octroi ou de renouvellement d'un titre de séjour. Un procès-verbal enregistrant ses explications est transmis au préfet avec l'avis motivé de la commission. L'avis de la commission est également communiqué à l'intéressé. ".

4. Il résulte des dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qu'il appartient à l'administration compétente d'établir par tous moyens que la convocation prévue à l'article R. 432-11 du même code a été portée à la connaissance de l'étranger.

5. En l'espèce, M. A soutient ne pas avoir été régulièrement convoqué devant la commission du titre de séjour ni avoir reçu notification de l'avis émis par cette commission lors de sa séance du 8 septembre 2022. Toutefois, il ressort des pièces produites en défense que le préfet de l'Ardèche a, par une lettre du 12 août 2022, adressée en recommandé avec accusé de réception, convoqué le requérant devant la commission du titre de séjour qui se réunissait le 8 septembre suivant. Cette première lettre, qui a été présentée à l'adresse indiquée par M. A lors du dépôt de sa demande de titre de séjour le 28 février 2022, située 25, place de la roubine, à Viviers (07220), est revenue aux services préfectoraux, le 22 août 2022, avec la mention " destinataire inconnu à l'adresse ". Par ailleurs, l'autorité préfectorale a, par une lettre recommandée avec accusé de réception du 8 septembre 2022, communiqué à l'intéressé l'avis émis par ladite commission le jour-même, en l'informant de ce que cet avis lui était défavorable. Cette seconde lettre, qui a été présentée à l'adresse précitée, est revenue aux services préfectoraux, comme la précédente, le 26 septembre 2022, avec la mention " destinataire inconnu à l'adresse ". Si M. A fait état de ce qu'il se serait présenté à la préfecture de l'Ardèche au cours de l'instruction de sa demande de titre de séjour pour informer l'administration de sa nouvelle adresse située 16, rue Saint-Michel à Bourg-Saint-Andéol (07700), en produisant une attestation d'hébergement datée du 5 septembre 2022, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que les services préfectoraux aient effectivement eu connaissance de cette nouvelle adresse avant le 26 septembre 2022, date à laquelle le requérant s'est vu remettre un nouveau récépissé de demande de carte de séjour mentionnant ladite nouvelle adresse. Ainsi, dès lors qu'il ressort des pièces du dossier que l'adresse à laquelle les lettres précitées des 12 août et 8 septembre 2022 ont été adressées au requérant était effectivement la dernière et seule adresse connue des services préfectoraux avant le 26 septembre suivant, ces courriers doivent être regardés comme ayant été régulièrement notifiés au plus tard les 22 août et 26 septembre 2022. Par suite, M. A ayant été régulièrement convoqué devant la commission du titre de séjour dont l'avis lui a été régulièrement notifié, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté en ses deux branches.

6. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision contestée, ni d'aucune autre pièce du dossier, que le préfet de l'Ardèche n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. A. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ". Par ailleurs, dès lors que l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 susvisé prévoit la délivrance de titres de séjour pour l'exercice d'une activité salariée, un ressortissant marocain souhaitant obtenir un tel titre de séjour ne peut utilement invoquer les dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, s'agissant d'un point déjà traité par cet accord. Toutefois, bien que l'accord franco-marocain ne prévoit pas de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, ces stipulations n'interdisent pas au préfet de délivrer un titre de séjour à un ressortissant marocain qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit et il dispose à cette fin d'un pouvoir discrétionnaire pour apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.

8. En l'espèce, M. A fait état de ce qu'il justifie de motifs exceptionnels permettant la régularisation de sa situation administrative sur le territoire français compte tenu de l'ancienneté de son séjour, de son intégration sociale et professionnelle et de ce qu'il ne dispose plus d'aucun lien dans son pays d'origine. Toutefois, s'il ressort des pièces du dossier que le requérant est arrivé en France au cours de l'année 2005, il s'y est constamment maintenu en situation irrégulière, aucune de ses demandes de régularisation et d'asile n'ayant abouti à la délivrance d'un titre de séjour, ainsi que cela a été exposé au point 1. Par ailleurs, si le requérant verse au débat des pièces justifiant selon lui de sa présence habituelle sur le territoire national depuis son arrivée en 2005, il ressort de l'examen de ces pièces qu'elles n'établissent qu'une présence discontinue, notamment au cours des mois d'été ainsi que s'agissant des années 2015 et 2017, et 2019 à 2022. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A disposerait de ressources personnelles, ni davantage qu'il aurait exercé une activité professionnelle depuis le mois de mars 2006, alors qu'ainsi qu'il a également été rappelé au point 1, la commission du titre de séjour a émis deux avis défavorables à sa régularisation, notamment en raison de son absence d'insertion et d'intégration. Enfin, le requérant, qui fait état de sa séparation avec son épouse résidant au Maroc, demeure célibataire et sans charge de famille en France, l'ensemble de ses attaches familiales, et notamment ses trois enfants ainsi que trois sœurs et un frère, résidant dans son pays d'origine. Par suite, dès lors, d'une part, que si M. A se prévaut d'une durée significative de séjour en France, celle-ci n'est due qu'à son maintien irrégulier en dépit des nombreuses décisions refusant de l'admettre au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français, dès lors, d'autre part, que l'intéressé ne justifie pas d'une insertion sociale et professionnelle particulière et au regard, enfin, des liens conservés dans son pays d'origine, le préfet de l'Ardèche n'a commis d'erreur manifeste d'appréciation ni en lui refusant la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni en refusant de faire usage de son pouvoir de régularisation pour l'admettre exceptionnellement au séjour en qualité de salarié.

9. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".

10. En se bornant à faire référence à l'ensemble des éléments relatifs à sa vie privée et familiale tels que relatés au point 8, M. A, qui, ainsi que cela a été précédemment exposé, est célibataire et sans charge de famille en France et dispose de l'ensemble de ses attaches familiales au Maroc, ne justifie pas davantage que le préfet de l'Ardèche aurait porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Par les mêmes motifs, et en l'absence d'argumentation particulière, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision contestée sur la situation personnelle du requérant doit également être écarté.

En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination :

11. En premier lieu, en l'absence d'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour, les moyens tirés de ce que les décisions contestées devraient être annulées par voie de conséquence de l'illégalité de cette décision doit être écarté.

12. En second lieu, en l'absence d'argumentation particulière, et en tenant compte des conséquences spécifiques des décisions contestées, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés par les mêmes motifs que ceux précédemment exposés au point 10.

13. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée en toutes ses conclusions.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet de l'Ardèche.

Délibéré après l'audience du 27 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Baux, présidente,

M. Pineau, premier conseiller,

M. Gueguen, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 février 2023.

Le rapporteur,

C. B

La présidente,

A. Baux

La greffière,

S. Rolland

La République mande et ordonne au préfet de l'Ardèche, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Un greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions