mercredi 23 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2208537 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | SAIDI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 18 et 21 novembre 2022, M. B A, représenté par Me Saïdi, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler les décisions du 17 novembre 2022 par lesquelles le préfet du Rhône lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination, lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de 12 mois et l'a assigné à résidence ;
3°) d'enjoindre à cette autorité de lui délivrer un titre de séjour, ou à défaut de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai de deux mois, et de faire procéder à l'effacement de son signalement aux fins de non admission dans l'espace Schengen dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement à venir ;
4°) de condamner l'État à verser la somme de 1.000 euros à son conseil, en application des dispositions de l'article L.761-1 du Code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
M. A soutient que :
- les décisions attaquées ne sont pas suffisamment motivées ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et portent une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et familiale ;
- la décision lui faisant obligation de quitter le territoire est entachée d'un vice de procédure, le médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration n'ayant pas été saisi, en méconnaissance des articles R. 611-1 et R. 611-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle contrevient aux dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision lui refusant le bénéfice d'un délai de départ volontaire doit être annulée du fait de l'illégalité de la mesure d'éloignement ;
- elle contrevient aux dispositions des articles L. 612-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans la mesure où elle est injustifiée et disproportionnée ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale, du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire, soulevée par voie d'exception ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision lui interdisant le retour sur le territoire français pendant douze mois est illégale, du fait de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire, soulevée par voie d'exception ;
- elle ne respecte pas les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et constitue une mesure disproportionnée ;
- la décision l'assignant à résidence doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire ;
- elle est disproportionnée.
Des pièces ont été produites le 18 novembre 2022 par le préfet du Rhône.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a délégué à Mme D les pouvoirs qui lui sont attribués en application de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 21 novembre 2022, Mme D a présenté son rapport et entendu :
- les observations de Me Saïdi, avocate de M. A, qui a repris les moyens soulevés dans la requête au regard notamment des pièces justificatives produites prouvant les démarches qu'il a effectuées pour régulariser sa situation administrative et pour se faire soigner ;
- les observations de M. A, requérant, assisté de Mme C, interprète en langue arabe ; il a indiqué qu'il est sans domicile fixe, ce qui l'a conduit à s'introduire dans une maison pour dormir au chaud, que sa famille résidant à Belfort ne peut l'héberger, qu'il a entamé des démarches tardivement pour régulariser sa situation, faute de connaître la procédure et qu'il a besoin de soins en France faute d'un traitement disponible en Algérie ;
- les observations de Me Gouttenoire pour le préfet du Rhône, qui conclut au rejet de la requête au motif que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant algérien né le 29 juin 1982, déclare être entré en France en juin 2022. Interpellé le 17 novembre 2022, il demande l'annulation des décisions datées du même jour par lesquelles le préfet du Rhône lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé d'office, lui a fait interdiction de retour sur le territoire français durant douze mois et l'a assigné à résidence.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions des articles L. 614-8 et L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement de la loi du 10 juillet 1991 visée plus haut.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
3. En premier lieu, toutes les décisions en litige comportent de façon particulièrement précises tant les considérations de droit que de fait sur lesquelles elles se fondent. Le moyen tiré de leur défaut de motivation doit donc être écarté.
4. En deuxième lieu, et contrairement à ce que soutient le requérant, il ressort tant des termes des arrêtés contestés que des pièces du dossier que le préfet du Rhône a procédé à un examen complet de la situation de M. A avant l'édiction des mesures en cause au vu des éléments d'information dont il disposait au 17 novembre 2022.
5. En troisième lieu, si M. A se prévaut de la méconnaissance par les décisions attaquées des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il est entré en France il y a cinq mois et reconnaît être sans domicile fixe et sans ressource. Il ne justifie d'aucun lien personnel ou familial sur le territoire, ni d'une intégration sociale, ni même d'un suivi médical régulier de son état de santé depuis son arrivée en France. Dans ces conditions, le moyen tiré ce que ces décisions portent une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne les moyens propres dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français :
6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () ".
7. La circonstance que M. A justifie avoir obtenu, suite à une demande déposée le 3 octobre 2022, quatre mois après son arrivée en France, un rendez-vous le 24 mars 2023 pour faire enregistrer une première demande de titre de séjour, ne permet pas de remettre en cause la légalité de l'obligation de quitter le territoire, fondée sur les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle à ce titre doit être écarté.
8. En second lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ". Aux termes de l'article R. 611-1 du même code : " Pour constater l'état de santé de l'étranger mentionné au 9° de l'article L. 611-3, l'autorité administrative tient compte d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / Toutefois, lorsque l'étranger est assigné à résidence aux fins d'exécution de la décision portant obligation de quitter le territoire français (), l'avis est émis par un médecin de l'office et transmis sans délai au préfet territorialement compétent. ".
9. Dès lors qu'elle dispose d'éléments d'informations suffisamment précis permettant d'établir qu'un étranger, résidant habituellement en France, présente un état de santé susceptible de le faire entrer dans la catégorie, prévue au 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, des étrangers qui ne peuvent faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, l'autorité préfectorale doit, lorsqu'elle envisage de prendre une telle mesure à son égard, et alors même que l'intéressé n'a pas sollicité le bénéfice d'une prise en charge médicale en France, recueillir préalablement l'avis du collège de médecins auprès de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
10. En se bornant à arguer, lors de son audition par les services de police, consignée par procès-verbal du 17 novembre 2022, être venu en France il y a quatre mois pour obtenir des soins compte tenu de problèmes d'hormones pour lesquels il ne trouve pas de médicaments, sans aucune autre précision ou pièces confirmant ses difficultés de santé, M. A ne peut être regardé comme ayant porté à la connaissance du préfet des éléments précis susceptibles d'établir que son état de santé nécessiterait une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Par ailleurs, alors que M. A fait état, dans ses écritures, souffrir d'une maladie chronique, les documents qu'il a produits en début d'audience permettent seulement d'établir qu'il s'est présenté le 5 octobre 2022 à l'hôpital Édouard Herriot des Hospices civils de Lyon et qu'il a obtenu un rendez-vous le 19 décembre 2022 pour constituer un dossier d'aide médicale d'État, le médecin l'ayant reçu ne lui ayant prescrit aucun médicament estimant qu'il n'en avait pas besoin pour le moment. Dans ces conditions, le préfet du Rhône, en ne sollicitant pas l'avis d'un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et en édictant la mesure d'éloignement en cause n'a pas méconnu les dispositions précitées des articles L. 611-3 et R. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni n'a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne les moyens propres dirigés contre la décision refusant le bénéfice d'un délai de départ volontaire :
11. Compte tenu de ce qui précède, M. A n'a pas établi que la décision l'obligeant à quitter le territoire serait entachée d'illégalité. Il n'est, dès lors, pas fondé à soulever, par voie d'exception, l'illégalité de ladite décision à l'encontre de la décision lui refusant le bénéfice d'un délai de départ volontaire.
12. Par ailleurs, en application des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire si le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public et s'il existe un risque, sauf circonstances particulières, que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. Tel est notamment le cas quand l'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, ou qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale.
13. Il ressort des pièces du dossier que M. A a été interpellé le 17 novembre 2022, à 1h15, en flagrant délit de vol par effraction à la suite de l'appel d'un voisin témoin de l'entrée de deux individus dans un appartement en rez-de-chaussée après avoir forcé une fenêtre, lequel a remis aux services de police une vidéo en attestant et qui a d'ailleurs été présentée à M. A lors de son audition. Au surplus, si la préfecture reconnaît à l'audience que l'intéressé dispose d'un passeport, il reconnaît ne pas disposer d'un hébergement stable et permanent en France. Par suite, M. A entre dans le champ d'application des dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ainsi, le préfet du Rhône n'a pas méconnu ces dispositions en refusant de lui accorder un délai de départ volontaire, ni n'a commis une erreur manifeste d'appréciation des garanties de représentation de l'intéressé.
En ce qui concerne les moyens propres dirigés contre la désignation fixant le pays de destination :
14. M. A n'ayant pas établi que la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français serait entachée d'illégalité, il n'est, dès lors, pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office manque de base légale.
15. De plus, s'il soutient que la décision litigieuse méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il n'assortit son moyen d'aucune précision de nature à permettre au juge d'en apprécier le bien-fondé.
En ce qui concerne les moyens propres dirigés contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant douze mois :
16. En premier lieu, M. A excipe de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant interdiction de retour. Compte tenu du rejet des conclusions dirigées contre la mesure d'éloignement, ainsi qu'il a été dit aux points précédents, l'exception d'illégalité soulevée ne peut qu'être rejetée.
17. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
18. M. A fait l'objet d'une mesure d'éloignement pour laquelle aucun délai de départ volontaire n'a été accordé. Il entre ainsi dans les cas où le préfet assortit l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Alors que M. A ne justifie d'aucun suivi médical particulier, il n'est pas fondé à soutenir que son état de santé constitue une circonstance humanitaire de nature à écarter une telle interdiction. Par ailleurs, compte tenu de ce qui a été dit aux points 5 et 13 de ce jugement, la mesure en litige ne présente pas un caractère disproportionné. Par suite, le préfet du Rhône, en prononçant une interdiction de retour sur le territoire français de douze mois, n'a pas méconnu l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni n'a commis d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.
En ce qui concerne les moyens propres dirigés contre l'assignation à résidence :
19. À défaut d'avoir démontré l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, la décision d'assignation à résidence ne doit pas être annulée par voie de conséquence.
20. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () "
21. En se bornant à soutenir que son adresse et son identité sont avérées et qu'il ne risque pas de se soustraire à une mesure d'éloignement, le requérant n'établit pas que la décision contestée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ni qu'elle est disproportionnée.
22. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction.
Sur les frais liés à l'instance :
23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'État, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le versement d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
DÉCIDE :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête de M. A est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet du Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 novembre 2022.
La magistrate désignée,
K. D
La greffière,
C. Driguzzi
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026