jeudi 24 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2208625 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | MUSCILLO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 novembre 2022 à 11 heures et 56 minutes sous le n°2208625, M. I D, ayant pour avocat Me Muscillo, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 20 novembre 2022 par lequel le préfet du Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office, et lui a en outre opposé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;
2°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, à charge pour son conseil de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
M. D soutient que :
- l'arrêté est entaché d'incompétence ;
- il est insuffisamment motivé en fait et en droit ;
- le préfet n'a pas examiné de manière sérieuse et attentive la situation administrative, familiale et sociale de l'intéressé ;
- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, en prenant la mesure d'éloignement contestée ;
- c'est à tort que le préfet l'a privé de tout délai de départ volontaire ; il a ainsi commis une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation sur ce point ;
- la décision lui interdisant le retour pour une durée de deux ans est entachée d'une erreur de droit, et d'une erreur d'appréciation.
Vu les pièces enregistrées le 23 novembre 2022 au greffe du tribunal administratif, présentées pour le préfet du Rhône.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, ensemble le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. E pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique le rapport de M. Habchi, magistrat désigné, et :
-les observations de Me Muscillo, pour M. D, qui rappelle la situation administrative et familiale de l'intéressé, notamment son droit au respect de sa vie privée et familiale. Il précise en outre que le requérant serait le père d'un enfant mineur présent sur le territoire français ;
- les observations de M. D, qui se prévaut notamment de la présence de son fils C, âgé de quatre ans, à Rouen (Seine-Maritime) ;
- les observations de M. A, représentant le préfet du Rhône, qui rappelle notamment le parcours socio-judiciaire de l'intéressé et qui conclut au rejet de la requête. Il fait valoir qu'aucun des moyens articulés dans la requête n'est fondé.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant algérien né le 10 avril 1996, déclare être entré en France au cours de l'année 2017, démuni de tout visa ou document de séjour. L'intéressé a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Seine-Maritime le 30 août 2019. En dépit de cette mesure, l'étranger s'est maintenu sur le territoire national, puis a fait l'objet d'une seconde mesure d'éloignement prononcée par le préfet de police de Paris, le 24 novembre 2021. Interpellé le 20 novembre 2022 à 8 heures et 45 minutes par les services de police de la division de sécurité de proximité de Lyon-ouest (Lyon 9ème), pour des faits d'exhibition sexuelle, M. D a fait l'objet d'une troisième mesure d'éloignement édictée par le préfet du Rhône, par un arrêté du 20 novembre 2022, puis a été placé en rétention administrative à l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry. Par la présente requête, M. D demande au tribunal d'annuler l'arrêté, en date du 20 novembre 2022, par lequel le préfet du Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il sera reconduit d'office, et lui a en outre opposé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.
Sur les conclusions présentées au titre de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Compte tenu de l'urgence qui s'attache à la situation administrative de M. D, placé en centre de rétention administrative, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de l'admette au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs à l'arrêté attaqué :
3.En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par Mme B H, sous- préfète chargée de mission politique de la ville, membre du corps préfectoral de permanence pour la période du 18 au 21 novembre 2022, en vertu d'une délégation de signature consentie par un arrêté du préfet du Rhône en date du 21 avril 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du Rhône du 22 avril suivant, accessible tant au juge qu'aux parties. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte manque en fait et doit être écarté.
4.En deuxième lieu, l'arrêté du 20 novembre 2022 par lequel le préfet du Rhône a fait obligation de quitter le territoire français à M. D et a fixé le pays de destination vise les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que, notamment, les dispositions de l'article L. 611-1 et L. 721-3 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicables. Il précise en outre que l'intéressé est entré sur le territoire national au cours de l'année 2017 démuni de tout visa ou document de séjour, et s'y est maintenu en dépit de deux mesures d'éloignement prononcées à son encontre en 2019 et en 2021. Il ressort des termes mêmes de l'arrêté en litige que le préfet du Rhône a bien fait mention de la nationalité de l'étranger, et a par ailleurs visé les dispositions applicables à sa situation, tout en indiquant qu'il n'est pas porté atteinte au droit au respect de sa vie privée et familiale. Les décisions en litige qui comportent l'énoncé des éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement, satisfont ainsi aux exigences de motivation résultant des dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des articles L. 211-2 et suivants du code des relations entre le public et l'administration. A cet égard, la circonstance que le préfet du Rhône n'a pas évoqué l'ensemble des éléments du parcours de vie de M. D est sans influence sur la légalité de l'arrêté attaqué, dès lors que l'autorité administrative n'avait pas à faire état de l'ensemble des éléments caractérisant la situation personnelle et familiale de l'intéressé. Le moyen tiré du défaut de motivation des décisions attaquées, qui manque en fait, doit, par suite, être écarté.
5. En troisième lieu, il ne ressort ni de la motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire, ni d'aucune autre des pièces du dossier que l'autorité préfectorale n'aurait pas procédé à un examen de la situation personnelle de M. D, au regard de l'ensemble des informations portées à sa connaissance préalablement à son édiction. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne la mesure d'éloignement :
6. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
7. Il ressort des pièces du dossier que M. D, âgé de 26 ans, est entré en France au cours de l'année 2017, démuni de tout visa ou document de séjour. L'intéressé s'est maintenu en France malgré l'édiction, par le préfet de la Seine-Maritime, d'une première mesure d'éloignement, le 30 août 2019, puis d'une seconde mesure d'éloignement édictée par le préfet de police de Paris, en date du 24 novembre 2021. En outre, l'intéressé a été condamné à deux reprises par le tribunal judiciaire de Rouen pour violences conjugales sur conjoint, le 27 novembre 2020 et a été écroué à la maison de Rouen. Si l'intéressé se prévaut de la présence de sa mère et de sa sœur en France, il ne ressort pas des pièces du dossier que les membres de sa famille ont vocation à séjourner durablement en France, la première ayant bénéficié d'un visa de court séjour et la seconde étant étudiante sous couvert d'un titre temporaire lui permettant de poursuivre des études supérieures. Par ailleurs, M. D invoque le mariage religieux qu'il aurait contracté avec Mme F G, ressortissante française, avec laquelle il aurait eu un enfant dénommé C, aujourd'hui âgé de quatre ans. Toutefois, le requérant n'établit pas que cette cérémonie aurait été suivie d'un mariage civil, seul susceptible d'être pris en compte dans l'examen de son droit au séjour, et ne justifie pas de manière probante de la filiation dont il se prévaut. A cet égard, M. D a invoqué au cours de l'audience du 24 novembre 2022, être le père d'un enfant français, mais il n'a pas été en mesure de fournir, malgré l'invitation qui lui a été pourtant faite par le tribunal, un document démontrant qu'il serait le père d'un enfant français, ni n'a pu justifier, de manière claire, de l'entretien matériel et de l'éducation de l'enfant, à supposer que le jeune C soit le fils du requérant. M. D n'exerce aucune activité professionnelle, ni ne possède de logement autonome, même s'il soutient sans l'établir, qu'il séjournerait à Rouen de manière stable et continue, de sorte que ses conditions d'existence sont empreintes d'une grande précarité. Par suite, M. D ne démontre pas que sa vie privée et familiale ne pourrait pas se poursuivre en Algérie, et n'est pas davantage fondé à soutenir que la décision attaquée aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard des buts poursuivis. Au surplus, rien ne fait obstacle à ce que M. D regagne son pays d'origine, afin de solliciter, s'il s'y croit fondé, un visa de séjour en qualité de parent d'enfant français, le temps d'accomplissement de cette démarche n'étant pas en l'espèce excessif. Ainsi, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, citées au point précédent, sera écarté.
En ce qui concerne l'absence de délai de départ volontaire :
8. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " ; et aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, () ".
9. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué, qui ne sont d'ailleurs nullement contredits par le requérant, que M. D a déjà fait l'objet de deux décisions d'éloignement antérieures, au cours des années 2019 et 2021. Il n'a au demeurant jamais sollicité sa régularisation administrative auprès du préfet de la Seine-Maritime, département dans lequel il allègue résider. A cet égard, l'intéressé ne justifie pas de manière sérieuse qu'il aurait une résidence permanente, et effective dans ce département, ou bien même dans l'agglomération lyonnaise. Dès lors, le ressortissant algérien entrant dans le champ d'application des 1°, 5° et 8° de l'article L. 612-3 du code précité, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 612-2 en l'absence de délai de départ volontaire doit être écarté.
10. En second lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en privant M. D de tout délai de départ volontaire, et ce alors qu'il a été écroué pendant une durée de huit mois, le préfet du Rhône ait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
11. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " ; et de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
12. Il ressort des pièces du dossier que M. D se maintient en France démuni de tout visa depuis près de cinq ans à la date de l'arrêté qu'il attaque. Il est constant qu'il a en outre déjà fait l'objet de deux précédentes mesures d'éloignement en 2019 et en 2021 qu'il n'a pas exécutées. Par ailleurs, le préfet du Rhône a pu légalement prendre en compte le comportement général de l'intéressé, lequel ne fait pas état, au demeurant, de relations privées et familiales intenses sur le territoire national. Si M. D soutient qu'il est le père d'un enfant français, cet élément n'est pas établi par les pièces qu'il a produites à l'instance. De plus, à supposer que cela fût le cas, il est loisible au requérant de solliciter l'abrogation de cette mesure d'interdiction de retour de deux ans, après avoir regagné son pays d'origine. Il n'est pas démontré, à cet égard, qu'il serait dans l'impossibilité de regagner l'Algérie afin de demander la levée de cette interdiction, et ce alors qu'il ne justifie pas, en tout état de cause, qu'il entretiendrait un lien privé et familial avec l'enfant dont il se prévaut. Ainsi, en prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans, le préfet du Rhône a fait une exacte application des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, il n'apparaît pas qu'en édictant une telle mesure, le préfet aurait commis une erreur d'appréciation sur ce point.
13.Il résulte de ce qui a été dit aux points 1 à 12 que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. D, ainsi que celles introduites au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, doivent être rejetées.
DECIDE :
Article 1er : M. D est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête n°2208625 de M. D est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. I D et au préfet du Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 novembre 2022.
Le magistrat désigné,
H. E
La greffière,
C. Driguzzi
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
N°2208625
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026