mercredi 30 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2208687 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | GILLIOEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 23 et 25 novembre 2022, M. B C, représenté par Me Gillioen demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler les décisions du 22 novembre 2022 par lesquelles la préfète de la Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et a fixé le pays de destination ainsi que la décision du même jour l'assignant à résidence ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement, à son conseil, d'une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour son conseil de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
Il soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :
- elles sont entachées d'incompétence ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai :
- elles méconnaissent les dispositions des articles L. 611-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
- elle n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation ;
- elle viole les dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Vu les pièces, enregistrées le 25 novembre 2022, produites par la préfète de la Loire.
Vu la demande du 28 novembre 2022 par laquelle M. C demande son admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a délégué les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à Mme A ;
Vu la prestation de serment de Mme D, interprète en langue arabe ;
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord du 27 décembre 1968 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leur famille ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Après avoir, au cours de l'audience publique du 28 novembre 2022, présenté son rapport et informé les parties, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement à intervenir est susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que le tribunal était susceptible de substituer les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à celles du 5° de cet article, comme base légale de l'obligation de quitter le territoire français et entendu :
- les observations de Me Gillioen, avocat, pour M. C, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens et soutient, en outre, que le comportement de M. C ne constitue pas une menace pour l'ordre public dès lors que les faits qui lui sont reprochés datent de 2021, sont d'une faible gravité et ont donné lieu à une précédente mesure d'éloignement et que l'interdiction de retour sur le territoire français d'un an qui lui est faite est insuffisamment motivée au regard de l'ensemble des éléments que l'administration doit prendre en considération ;
- les observations de M. C, requérant, assisté de Mme D, interprète.
La préfète de la Loire, régulièrement convoquée, n'était ni présente ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant algérien né le 24 juin 1996, demande au tribunal d'annuler les décisions du 22 novembre 2022 par lesquelles la préfète de la Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et a fixé le pays de destination ainsi que la décision du même jour l'assignant à résidence.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle :
2. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et fixant le pays de destination :
3. En premier lieu, les décisions attaquées ont a été signées par M. Dominique Schuffenecker, secrétaire général de la préfecture de la Loire, titulaire d'une délégation de signature à cet effet par arrêté de la préfète de la Loire en date du 12 juillet 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de la Loire du 13 juillet 2022. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
4. En second lieu, l'arrêté en litige a été pris au visa notamment du 5° de l'article L. 611-1, des articles L. 611-3, L. 612-2, L. 612-3, L. 612-6 et L. 721-3 à L. 721-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La circonstance que l'arrêté en litige mentionne par erreur l'article L. 612-2-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au lieu de l'article L. 612-3 du même code résulte d'une simple erreur de plume sans incidence sur la légalité de la décision de refus de délai de départ volontaire dès lors qu'il vise également l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et retranscrit in extenso le 5° de cet article qui constitue la base légale de cette décision. L'arrêté attaqué rappelle ensuite que l'intéressé a fait l'objet d'une précédente mesure d'obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours du 6 novembre 2021 qu'il n'a pas exécutée et qu'il s'est soustrait à ses obligations de pointage résultant de l'assignation à résidence qui lui a été faite le 7 octobre 2022. Il indique que M. C est connu défavorablement des services de police pour un fait commis le 5 novembre 2021 qu'il détaille et entrée irrégulière d'un étranger en France. Il mentionne que M. C est célibataire et sans enfant à charge en France et ne justifie pas être dépourvu d'attaches en Algérie où résident ses parents. Il précise que M. C n'établit pas qu'il serait exposé à des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Il mentionne enfin que l'intéressé ne justifie d'aucune circonstance particulière justifiant qu'une interdiction de retour sur le territoire français ne soit pas prononcée. Dans ces conditions, les décisions attaquées, qui n'avaient pas à mentionner l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle du requérant, comportent les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle sont fondées et sont ainsi suffisamment motivées au regard des exigences qu'imposent les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration susvisé. Le moyen tiré du défaut de motivation doit, dès lors, être écarté comme manquant en fait.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public () ".
6. Il ressort des termes de l'arrêté en litige que la préfète de la Loire s'est fondée sur les dispositions précitées du 5° de l'article L. 611-1 pour faire obligation de quitter le territoire français à M. C après avoir relevé qu'il était défavorablement connu des services de police et de gendarmerie, notamment pour un fait du 5 novembre 2021 relatif à la " vente à la sauvette, offre de vente ou exposition en vue de la vente de biens dans un lieu public sans autorisation ou déclaration régulière en violation des dispositions règlementaires sur la police de ce lieu " et entrée irrégulière d'un étranger en France. Il ressort des pièces du dossier que M. C a été interpellé le 5 novembre 2021 pour la vente de cigarettes contrefaites. Il a reconnu lors de son audition par les services de police du 6 octobre 2022, la détention et la vente de cigarettes contrefaites depuis un an. Cette circonstance suffit à établir que le comportement du requérant constitue une menace à l'ordre public. Par suite, la décision en litige pouvait être prise sur le fondement des dispositions précitées et le moyen tiré de ce que le requérant ne représente pas une menace pour l'ordre public doit être écarté.
7. En second lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfère aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle du requérant.
En ce qui concerne la décision de refus de délai de départ volontaire :
8. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ()".
9. Il ressort des pièces du dossier que M. C s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement prise à son encontre le 6 novembre 2021 par la préfète de la Loire. Par suite, et alors qu'il ne justifie d'aucune circonstance particulière, la préfète n'a pas méconnu les dispositions précitées en refusant d'accorder au requérant un délai de départ volontaire et n'a pas davantage entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
10. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
11. Le 22 novembre 2022, M. C a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai. Par suite, seules des circonstances humanitaires pouvaient faire obstacle à ce que soit prononcée à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français. Il ressort des pièces du dossier que M. C ne justifie d'aucune circonstance humanitaire qui aurait pu justifier que l'autorité administrative ne prononçât pas d'interdiction de retour sur le territoire français. Alors que le requérant se maintient irrégulièrement en France malgré une mesure d'éloignement qu'il n'a pas exécutée, qu'il est célibataire et sans charge de famille sur le territoire français où il déclare être entré au début de l'année 2021 et où il a été interpellé pour des faits de détention et vente de cigarettes contrefaites, et eu égard à la durée d'un an fixée par la préfète, la décision attaquée ne méconnaît pas les dispositions précitées et ne présente pas un caractère disproportionné. Pour les mêmes motifs, elle n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
12. En premier lieu, pour les mêmes motifs qu'exposés au point 3, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
13. En deuxième lieu, la décision attaquée comporte l'ensemble des considérations de droit et de fait qui la fondent et est ainsi suffisamment motivée.
14. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé avant l'édiction de la décision en litige. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
15. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; ()".
16. Alors que le requérant, qui déclare vivre à Saint-Etienne, est assigné à résidence dans le département de la Loire, il ne ressort pas des pièces du dossier que la mesure d'assignation à résidence assortie d'une obligation de présentation au commissariat de police de Saint-Etienne les lundis, mercredis et vendredis à 10 heures, présente un caractère disproportionné ni serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle.
17. Il résulte de tout de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions attaquées. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de la requête ainsi que, par voie de conséquence, celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et à la préfète de la Loire.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 novembre 2022.
La magistrate déléguée,
Mme Deniel,
première conseillère, La greffière,
F. Gaillard
La République mande et ordonne à la préfète de la Loire en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026