LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2208697

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2208697

vendredi 17 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2208697
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème chambre
Avocat requérantMAHDJOUB

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 novembre 2022, M. E D, représenté par Me Mahdjoub, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 24 octobre 2022 par lequel le préfet du Rhône a refusé de l'admettre au séjour, a assorti ce refus de l'obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d'enjoindre au préfet du Rhône :

- à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou tout autre titre de séjour,

- à titre subsidiaire dans le délai de quarante-huit heures à compter de la notification du jugement à intervenir, de lui délivrer d'une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de l'examen de son dossier, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. D soutient que :

- les décisions attaquées sont entachées d'incompétence de l'auteur de l'acte ;

- elles sont entachées d'un vice de procédure dès lors qu'il a été empêché de faire part d'éléments nouveaux, notamment en sollicitant une demande de régularisation par le travail, et d'une erreur de droit en l'absence d'examen particulier de sa situation individuelle ;

- elles méconnaissent les stipulations des articles 3 et 4 de la convention franco-camerounaise du 24 janvier 1994 et les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par une ordonnance du 24 novembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 26 décembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention entre la République française et la République du Cameroun relative à la circulation et au séjour des personnes, ensemble une annexe, signée à Yaoundé le 24 janvier 1994 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code du travail ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. D, ressortissant camerounais né le 30 mars 1994, est entré sur le territoire de l'espace Schengen à Bruxelles, le 6 novembre 2017, muni d'un visa de long séjour portant la mention " long séjour temporaire - dispense temporaire de carte de séjour ", valide du 4 novembre 2017 au 4 juin 2018, et déclare être entré en France le 6 novembre 2017. Les 25 et 28 juin 2018, l'intéressé s'est présenté en préfecture du Rhône afin d'y faire enregistrer une demande de titre de séjour et s'est alors heurté à des refus d'enregistrement qui ont été annulés par un arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon du 10 octobre 2019 enjoignant au préfet du Rhône de procéder au réexamen de sa situation. Le 23 octobre 2019, M. D qui a sollicité la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " étudiant ", s'est vu délivrer des récépissés de demande de titre de séjour régulièrement renouvelés. Par un arrêté en date du 24 octobre 2022, le préfet du Rhône a refusé de l'admettre au séjour, a assorti ce refus de l'obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. M. D demande au tribunal de prononcer l'annulation de cet arrêté.

2. En premier lieu, les décisions attaquées, en date du 24 octobre 2022, ont été signées par Mme A C, directrice des migrations et de l'intégration, qui a reçu délégation à cet effet par un arrêté du préfet du Rhône du 8 juin 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du 9 juin 2022. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte, qui manque en fait, doit être écarté.

3. En deuxième lieu, M. D soutient que les décisions attaquées auraient été prises au terme d'une procédure qui aurait été viciée par le refus d'enregistrement de la demande de titre portant la mention " salarié " qui lui aurait été opposée lors de sa présentation en préfecture le 1er avril 2022 au motif qu'il avait initialement seulement demandé une carte de séjour portant la mention " étudiant ". Toutefois, s'il verse au débat une attestation de présence en préfecture le 1er avril 2022, M. D ne produit aucun élément permettant d'établir qu'il aurait entendu déposer une demande de titre de séjour portant la mention " salarié " et que celle-ci aurait fait l'objet d'un refus d'enregistrement, ni qu'il aurait complété sa demande de titre de séjour en adressant un courrier aux services de la préfecture tendant à préciser ou compléter sa demande d'admission au séjour en faisant part des éléments nouveaux dont il entendait se prévaloir pour solliciter la régularisation de sa situation au titre de ses études, de sa vie privée et familiale ou de sa situation professionnelle. Il s'ensuit que le moyen tiré du vice de procédure, tel qu'articulé, doit être écarté.

4. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, ni d'aucune autre pièce du dossier que le préfet du Rhône n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. D avant d'édicter les décisions en litige. Si le requérant souligne que sa situation avait nécessairement évolué au cours de l'instruction de sa demande de titre de séjour, laquelle s'est poursuivie de janvier 2020 à octobre 2022, notamment sur le plan professionnel, le préfet du Rhône a néanmoins relevé que l'employeur du requérant avait sollicité la délivrance d'une autorisation de travail à son profit mais que M. D ne disposait pas d'un visa ouvrant droit à la délivrance du titre de séjour prévu par l'article 4 de la convention franco-camerounaise susvisé, son visa ayant expiré le 4 juin 2018, et qu'il ne produisait pas davantage l'autorisation de travail exigée par ces mêmes stipulations. A cet égard, si le requérant indique que l'arrêté en litige ne mentionnerait aucune décision de refus d'autorisation de travail, M. D avait cependant sollicité son admission au séjour et non la délivrance d'une autorisation de travail, laquelle avait été formée par l'entreprise " Numériquest ", les 30 juillet, 12 octobre, 4 novembre 2021 et le 30 mars 2022, et dont il n'est ni soutenu, ni allégué qu'elle aurait reçu une suite favorable. Enfin, les décisions contestées rappellent que M. D est célibataire et sans charge de famille en France où il est hébergé par un oncle et qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales au Cameroun où résident selon ses déclarations, ses parents, ses deux sœurs et ses cinq frères. Il résulte de ces éléments que le moyen tiré de l'erreur de droit en l'absence d'examen particulier doit être écarté.

5. En quatrième lieu, d'une part, aux termes de l'article 3 de la convention franco-camerounaise susvisée : " Pour un séjour de plus de trois mois, () les nationaux camerounais, lors de la demande du visa français, doivent être munis des justificatifs prévus aux articles 4 à 7 ci-après () Ils doivent, à l'entrée sur le territoire de l'État d'accueil, être munis d'un visa de long séjour et pouvoir présenter, le cas échéant, les justificatifs mentionnés aux articles 4 à 7 ". Aux termes de l'article 4 de cette même convention : " Les nationaux de chacun des Etats contractants désireux d'exercer sur le territoire de l'autre Etat une activité professionnelle salariée doivent en outre, pour être admis sur le territoire de cet Etat, justifier de la possession : 1. D'un certificat médical délivré par tout médecin agréé, en accord avec les autorités sanitaires du pays d'origine, par le représentant compétent du pays d'accueil et visé par celui-ci ; 2. D'un contrat de travail visé par le ministère chargé du travail dans les conditions prévues par la législation de l'Etat d'accueil ". L'article 11 de la même convention stipule : " Pour tout séjour sur le territoire français devant excéder trois mois, les nationaux camerounais doivent posséder un titre de séjour. () Ces titres de séjour sont délivrés conformément à la législation de l'État d'accueil. ".

6. D'autre part, aux termes de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " d'une durée maximale d'un an. / La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail ". L'article L. 5221-2 du code du travail dispose que : " Pour entrer en France en vue d'y exercer une profession salariée, l'étranger présente : / 1° Les documents et visas exigés par les conventions internationales et les règlements en vigueur ; / 2° Un contrat de travail visé par l'autorité administrative ou une autorisation de travail ". Aux termes de l'article L. 311-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour entrer en France, tout étranger doit être muni : / 1° Sauf s'il est exempté de cette obligation, des visas exigés par les conventions internationales et par l'article 6, paragraphe 1, points a et b, du règlement (UE) 2016/399 du Parlement européen et du Conseil du 9 mars 2016 concernant un code de l'Union relatif au régime de franchissement des frontières par les personnes (code frontières Schengen) () ".

7. Il résulte de ces stipulations que la convention franco-camerounaise renvoie, par son article 11, à la législation nationale pour la délivrance des titres de séjour. Ainsi, les ressortissants camerounais souhaitant exercer une activité salariée en France doivent solliciter un titre de séjour en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la délivrance de cette carte de séjour temporaire en qualité de salarié est subordonnée à la production par l'étranger d'un visa de long séjour.

8. M. D soutient que le préfet du Rhône aurait commis une erreur de droit en lui opposant, d'une part, le motif tiré de ce qu'il n'aurait pas présenter de demande de titre de séjour en qualité de salarié et, d'autre part, celui tiré de l'absence d'autorisation de travail. Toutefois, s'il ressort de la lecture de la décision en litige que le préfet a relevé que le requérant n'avait pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité de salarié, il a néanmoins examiné la possibilité de délivrer un tel titre à M. D en prenant en compte le fait que son employeur avait sollicité en sa faveur la délivrance d'une autorisation de travail. Le préfet s'est ainsi prononcé sur le droit au séjour de M. D au titre de travail et n'a nullement fondé sa décision sur le premier motif invoqué par le requérant. Enfin, si M. D soutient également que le motif tiré de ce qu'il serait dépourvu d'autorisation de travail serait erroné, il ne conteste toutefois pas le motif tiré de ce qu'il est dépourvu du visa ouvrant droit à la délivrance d'un titre de séjour, son visa de long séjour ayant expiré le 4 juin 2018. Par suite, dès lors que l'autorité administrative aurait pris la même décision si elle s'était fondée sur ce dernier motif, c'est sans commettre d'erreur de droit que le préfet du Rhône a refusé d'admettre le requérant au séjour.

9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".

10. M. D fait état de son intégration socio-professionnelle en France en faisant état de la durée de son séjour, des diplômes qu'il a obtenus et du contrat de travail qu'il a conclu. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant aurait noué des liens d'une particulière intensité sur le territoire français où il demeure célibataire et sans charge de famille et la circonstance qu'il ait conclu un contrat de travail, le 10 octobre 2022, soit dans le mois de l'arrêté en litige, ne permet pas de démontrer qu'il aurait établi le centre de ses intérêts en France alors qu'il a passé l'essentiel de son existence au Cameroun où il a effectué l'essentiel de ses études supérieures et où il ne conteste pas disposer d'attaches familiales. Dans ces conditions, M. D n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Rhône aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en refusant de l'admettre au séjour et en lui faisant obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours à destination du pays dont il a la nationalité ou tout pays où il établit être légalement admissible.

11. En dernier lieu, M. D se prévaut dans ses écritures les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et invoque une erreur manifeste d'appréciation de l'autorité administrative en soulignant la durée de sa présence en France et son intégration professionnelle. Toutefois, M. D ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur le fondement desquelles il n'a pas sollicité son admission au séjour et au titre desquelles le préfet du Rhône n'a pas examiné son droit au séjour. S'il peut être regardé comme invoquant un erreur manifeste d'appréciation du préfet du Rhône dans l'exercice de son pouvoir de régularisation lorsque ce dernier a estimé qu'aucune circonstance particulière ne justifiait une mesure dérogatoire, dès lors que M. D est célibataire et sans charge de famille et dès lors que les activités salariées dont il justifie sont particulièrement récentes, son contrat de travail prévoyant au demeurant une durée hebdomadaire de travail limitée à 17,5 heures, et dès lors que l'intéressé a terminé les études supérieures poursuivis en France, le préfet du Rhône n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne régularisant pas, à titre exceptionnel, la situation de M. D. Par les mêmes motifs, c'est sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de ses décisions sur la situation personnelle et familiale de M. D que le préfet a pu refuser de l'admettre au séjour et l'obliger à quitter le territoire français dans le délai de trente jours à destination du pays dont il a la nationalité ou tout pays où il établit être légalement admissible.

12. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que cette requête doit être rejetée, en ce comprises les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E D et à la préfète du Rhône.

Délibéré après l'audience du 27 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Baux, présidente,

M. Pineau, premier conseiller,

M. Gueguen, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 février 2023.

Le rapporteur,

N. B

La présidente,

A. Baux

La greffière,

S. Rolland

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions