mardi 10 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2208932 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SELARL BLT DROIT PUBLIC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 novembre 2022 et 6 octobre 2023, M. C A, représenté par la SELARL BG Avocats, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 juin 2022 par lequel le maire de la commune de Thoiry a délivré à M. B D un permis de construire en vue de la construction de deux maisons jumelles, sur la parcelle cadastrée section BV n°159 située rue de l'Etraz, ainsi que la décision rejetant son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Thoiry une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le dossier de demande de permis méconnaît l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme du fait de l'incohérence des plans de masse et le projet architectural, insuffisant, méconnaît les dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme ;
- le projet ne respecte pas les exigences de l'article UG 3 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal valant programme local de l'habitat (PLUiH) du Pays de Gex ;
- le projet ne respecte pas les exigences de l'article UG 4 du PLUiH du Pays de Gex en ce qui concerne l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives ;
- le projet ne respecte pas les exigences de l'article UG5 du PLUiH du Pays de Gex en ce qui concerne l'aspect des constructions projetées ;
- le projet ne respecte pas les exigences de l'article UG 5 du PLUiH du Pays de Gex en ce qui concerne la performance énergétique.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 24 février 2023 et le 22 février 2024, la commune de Thoiry, représentée par la SELARL BLT Droit Public, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable pour l'application de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée à M. B D, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Richard-Rendolet, premier conseiller,
- les conclusions de M. Gilbertas, rapporteur public,
- les observations de Me Rourret, avocat (SELARL BG Avocats), pour M. A, et celles de Me Thiry, avocat (SELARL BLT Droit Public), pour la commune de Thoiry.
Considérant ce qui suit :
1. M. B D a déposé le 15 mai 2022 une demande de permis de construire en vue de la construction de deux maisons jumelles, sur la parcelle cadastrée section BV n°159 située rue de l'Etraz sur le territoire de la commune de Thoiry (Ain). Par un arrêté du 16 juin 2022, le maire de cette commune lui en a accordé le bénéfice. M. A demande au tribunal l'annulation de cet arrêté ainsi que de la décision rejetant son recours gracieux.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
2. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation. () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que le requérant occupe une maison individuelle sur une parcelle jouxtant le terrain d'assiette du projet, et que l'édification du projet en litige, en lieu et place d'un espace vert, créera une vue nouvelle. Dans ces conditions, le requérant doit être regardé comme disposant d'un intérêt à agir, au sens et pour l'application de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, contre les décisions en litige. La fin de non-recevoir opposée par la commune à ce titre doit ainsi être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. () ". Aux termes de l'article R. 431-10 du même code : " Le projet architectural comprend également : / a) Le plan des façades et des toitures ; lorsque le projet a pour effet de modifier les façades ou les toitures d'un bâtiment existant, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur () ".
5. Si le garage prévu dans le projet est représenté à part de la construction sur les vues paysagères alors qu'il est représenté comme intégré dans la façade Sud du projet sur le plan de masse, il ressort des pièces du dossier que cette incohérence s'explique par une modification du projet initial, visant à agrandir l'aire de retournement pour faciliter les manœuvres. A la suite de cette modification de la demande de permis de construire, dont l'administration a nécessairement eu connaissance, seul le plan de masse a été remanié. Par ailleurs, si la façade Sud-Ouest du projet n'est pas représentée dans les plans des façades et des toitures, il est constant que la vue d'artiste jointe au dossier de permis de construire représente cette façade, ce qui a permis au service instructeur de l'apprécier. Dans ces conditions, le dossier de demande de permis de construire ne peut être regardé comme insuffisant ou incomplet, et M. A n'est pas fondé à soutenir que les pièces le constituant auraient ainsi faussé l'appréciation du service instructeur.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article UG 3 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal valant programme local de l'habitat (PLUiH) du Pays de Gex : " Secteurs UGm et UGp : les constructions neuves, opérations d'ensemble, lotissements ou réhabilitations de trois logements ou plus doivent intégrer une part minimum de 30 % de logements sociaux (nombre de logements arrondi à l'entier supérieur) représentant au minimum 30% de la surface de plancher du projet ". En application de l'article R. 151-21 du code de l'urbanisme : " () Dans le cas d'un lotissement ou dans celui de la construction, sur une unité foncière ou sur plusieurs unités foncières contiguës, de plusieurs bâtiments dont le terrain d'assiette doit faire l'objet d'une division en propriété ou en jouissance, l'ensemble du projet est apprécié au regard de la totalité des règles édictées par le plan local d'urbanisme, sauf si le règlement de ce plan s'y oppose ". Il résulte de ces dispositions que, dans les cas ainsi mentionnés, les règles d'un plan local d'urbanisme ou d'un document en tenant lieu doivent faire l'objet d'une appréciation d'ensemble, sauf si elles en disposent autrement ou s'y opposent du fait même de leur objet.
7. Il est constant qu'aucune des dispositions du PLUiH du Pays de Gex ne s'oppose à l'application des dispositions de l'article R. 151-21 précité. La commune défenderesse fait valoir, sans plus de précision, que la nature même des règles de mixité sociale s'oppose à leur application à l'échelle du lotissement. Elle fait également valoir que l'absence de " projet d'ensemble " s'agissant de la décision du 14 octobre 2020 ayant autorisé le lotissement au sein duquel le projet en litige doit s'implanter faisait obstacle à l'application de dispositions précitées. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, notamment des mentions de cette décision et du plan de division joint à la déclaration préalable afférente, que le lotissement en résultant, composé de deux lots à bâtir, excluait de son périmètre un lot C déjà bâti et indiqué comme devant être rattaché à une autre unité foncière. Dans ces conditions, le lotissement en cause ne saurait être regardé comme dépourvu de caractère de " projet d'ensemble ". Les deux lots ont fait l'objet, d'une part, d'une demande de permis de construire pour une maison individuelle, permis qui a été accordé le 1er mars 2022, et, d'autre part, du permis de construire présentement en litige, autorisant l'édification de deux maisons individuelles, aboutissant au total à la création de trois logements. Dans ces conditions, en application de l'article R. 151-21 du code de l'urbanisme, et aucune disposition du PLUiH n'y faisant obstacle, les dispositions de l'article UG 3 du règlement du PLUiH doivent être appliquées à l'échelle du lotissement, en intégrant la maison individuelle construite sur la parcelle voisine de la parcelle du projet en litige. Aucun élément du dossier n'indiquant que le pétitionnaire ait prévu qu'un des deux logements du projet ne soit un logement locatif social, le requérant est fondé à soutenir que le projet méconnaît l'article UG 3 du règlement du PLUiH. Le moyen doit ainsi être retenu.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article UG 4 du règlement du PLUiH du Pays de Gex : " Les constructions doivent être implantées : / - soit en limite, à condition qu'il ne s'agisse pas d'une limite de zone () ; / - soit en retrait à une distance au moins égale à la hauteur à l'égout du toit divisée par deux de la construction à édifier sans être inférieure à 3 m. () Une implantation différente peut être admise pour : / - les ouvrages techniques () / - les annexes d'une emprise au sol inférieure ou égale à 25 m2. "
9. Il ressort des pièces du dossier, et en particulier du plan de masse actualisé dans les conditions mentionnées au point 5, que le garage, pour lequel aucune dérogation relative au limites séparatives n'a été réclamée par le pétitionnaire, est implanté à une distance de trois mètres de la limite séparative avec la parcelle cadastrée section BV n°87. Le moyen doit ainsi être écarté.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article UG 5 du règlement du PLUiH du Pays de Gex : " Les constructions projetées doivent présenter une simplicité de volumes. () Les gabarits doivent être adaptés à l'échelle générale des constructions avoisinantes (). En cas de grande longueur (plus de 15 mètres), le bâtiment doit faire l'objet d'un traitement architectural qualitatif évitant l'effet " barres " et assurant un rythme de façade adapté au contexte urbain environnant. / Façades / La composition des façades doit prendre en compte le rythme des façades des constructions avoisinantes à l'échelle de la rue ou à l'échelle du projet ".
11. Le requérant soutient que le projet ne s'insère pas dans son environnement du fait du gabarit des deux maisons jumelles projetées, de la composition de leur façade et de l'effet " barre " qui en résulterait. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le projet, qui se situe dans un secteur à dominante résidentielle de densité moyenne, dont les constructions présentent une certaine hétérogénéité, prévoit que la façade de la construction présente plusieurs nuances de coloris afin de créer du relief dans la perspective du bâtiment et de permettre une insertion harmonieuse des maisons jumelées. Le crépi gratté de couleur gris galet devant revêtir les façades du projet, l'aspect des menuiseries extérieures et des avant-toits gris anthracite, sa couverture de couleur brune ne paraissent pas en particulière rupture avec les maisons avoisinantes, dont les façades présentent des couleurs variées et sont composés de divers matériaux, qu'il s'agisse de bois ou de pierre. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le projet méconnaît les dispositions de l'article UG5.
12. En cinquième lieu, aux termes de l'article UG 5 du règlement du PLUiH du Pays de Gex : " Dans le cadre de nouvelles constructions, les projets doivent justifier qu'ils intègrent les principes architecturaux et urbanistiques de haute qualité environnementale et les principes du bioclimatisme ".
13. Il ne ressort pas des mentions de la notice de présentation jointe au dossier de demande, ni de quelque autre pièce, que le pétitionnaire n'aurait pas intégré à son projet les principes mentionnés par les dispositions précitées, le projet prévoyant notamment la plantation d'arbres et d'espaces verts, l'usage de matières premières afin de limiter l'impact sur l'environnement et une orientation dominante Sud-Ouest avec des baies vitrées permettant des économies d'énergie en termes de lumière artificielle et de chauffage. Le moyen doit ainsi être écarté.
Sur les conséquences à tirer de l'illégalité relevée :
14. Aux termes de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable, estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice n'affectant qu'une partie du projet peut être régularisé, limite à cette partie la portée de l'annulation qu'il prononce et, le cas échéant, fixe le délai dans lequel le titulaire de l'autorisation pourra en demander la régularisation, même après l'achèvement des travaux. Le refus par le juge de faire droit à une demande d'annulation partielle est motivé ".
15. Le vice retenu au point 7 du présent jugement ne concerne qu'une partie identifiable du projet. Dans ces conditions, il y a lieu de faire application des dispositions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme précité et de prononcer l'annulation partielle des décisions attaquées en tant qu'elles méconnaissent l'article UG 3 du règlement du PLUiH du Pays de Gex, dans les conditions précisées au point 7 du présent jugement, et en impartissant à M. D, titulaire de l'autorisation en cause, un délai de trois mois pour solliciter la régularisation du projet sur ce point.
Sur les frais du litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que M. A, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamné à verser la somme que demande la commune de Thoiry sur leur fondement. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune de Thoiry une somme de 1 400 euros au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.
DÉCIDE:
Article 1er : L'arrêté du maire de la commune de Thoiry du 16 juin 2022, ainsi que la décision rejetant le recours gracieux du requérant, sont annulés en tant qu'ils méconnaissent les dispositions de l'article UG 3 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal valant programme local du l'habitat du Pays de Gex dans les conditions précisées au point 7 du présent jugement.
Article 2 : Le délai imparti à M. B D pour solliciter la régularisation de son projet est de trois mois.
Article 3 : La commune de Thoiry versera une somme de 1 400 (mille quatre-cents) euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions présentées par la commune de Thoiry au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à la commune de Thoiry et à M. B D.
Délibéré après l'audience du 26 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Drouet, président,
M. Richard-Rendolet, premier conseiller,
Mme Viotti, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 décembre 2024.
Le rapporteur,
F-X. Richard-Rendolet
Le président,
H. Drouet
La greffière,
C. Chareyre
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026