mardi 28 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2208933 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | HMAIDA |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée le 29 novembre 2022 sous le n° 2208933, et un mémoire enregistré le 23 janvier 2023, Mme C E, représentée par Me Hmaida, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 14 novembre 2022 par lesquelles le préfet du Rhône lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a déterminé le pays de destination en cas de reconduite ;
2°) d'enjoindre au préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour, ou à tout le moins de réexaminer sa demande, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de cent euros par jour de retard passé ce délai ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- les décisions attaquées sont entachées d'incompétence ;
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
- la décision refusant un titre de séjour est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'elle n'est pas fondée sur un avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) dont la régularité est démontrée ;
- cette décision méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît son droit à une vie privée et familiale normale tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- cette décision est illégale du fait de l'illégalité de la décision lui refusant un titre de séjour ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 611-3 du code précité ;
- elle méconnaît son droit à une vie privée et familiale normale tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la mesure d'éloignement prononcée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 janvier 2023, le préfet du Rhône conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
II. Par une requête enregistrée le 29 novembre 2022 sous le n° 2208934, et un mémoire enregistré le 23 janvier 2023, M. A E, représenté par Me Hmaida, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 14 novembre 2022 par lesquelles le préfet du Rhône l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a déterminé le pays de destination en cas de reconduite ;
2°) d'enjoindre au préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour, ou à tout le moins de réexaminer sa demande, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de cent euros par jour de retard passé ce délai ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- les décisions attaquées sont entachées d'incompétence ;
- la mesure d'éloignement en litige n'a pas fait l'objet d'une procédure contradictoire en méconnaissance de son droit d'être entendu ;
- elle méconnaît son droit à une vie privée et familiale normale tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elle est également entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale du fait de l'illégalité de la mesure d'éloignement prononcée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 janvier 2023, le préfet du Rhône conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
M. et Mme E ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par deux décisions du 27 janvier 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. Gilbertas, premier conseiller, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C E et M. A E, ressortissants arméniens nés respectivement le 15 septembre 1955 et le 25 novembre 1957, demandent par les requêtes visées, sur lesquelles il convient de statuer par un seul jugement, l'annulation des décisions du 14 novembre 2022 par lesquelles le préfet du Rhône a refusé à Mme E et à M. E la délivrance d'un titre de séjour, les a obligés tous deux à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a déterminé leur pays de destination en cas de reconduite.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
2. L'ensemble des décisions attaquées est signé par Mme B D, directrice des migrations et de l'intégration à la préfecture du Rhône, qui bénéficiait, en vertu d'un arrêté du préfet du Rhône du 16 septembre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du 20 septembre 2022, d'une délégation pour signer cet acte. Doit ainsi être écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions contestées.
En ce qui concerne le refus de titre de séjour opposé à Mme E :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration () ". Selon l'article R. 425-11 du code précité : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. / Les orientations générales mentionnées au troisième alinéa de l'article L. 425-9 sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé ". Aux termes de l'article R. 425-12 du même code : " Le rapport médical visé à l'article R. 313-22 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre () ". Selon l'article R. 425-13 du même code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège ".
4. D'une part, il ressort des pièces produites en défense que le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a émis un avis le 15 octobre 2021 indiquant que, si l'état de santé de Mme E nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une extrême gravité, les traitements appropriés étaient effectivement disponibles en Arménie. Cet avis a été émis sur le rapport médical d'un médecin distinct des membres du collège, lesquels apparaissaient dûment habilités par une décision du 1er octobre 2021 du directeur de l'OFII, librement accessible tant aux parties qu'au juge. Les moyens tenant aux vices de procédure afférents doivent ainsi être écartés.
5. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que Mme E, souffrant d'une leucémie myéloïde, bénéficie d'un traitement en France comprenant notamment l'administration d'une formulation médicamenteuse dénommée Glivec. Si Mme E se prévaut de deux certificats médicaux, en date des 23 et 28 novembre 2022 et émanant, respectivement, de son médecin généraliste et d'une praticienne hématologue, indiquant que le traitement de l'intéressée n'est pas possible en Arménie, les mentions de ces certificats, dépourvus de toute spécificité, n'apparaissent pas de nature à remettre en cause l'appréciation du collège de l'OFII portée sur la disponibilité d'un traitement adapté dans ce pays. La spécialité dénommée Glivec, qui repose sur un principe actif, l'imatinib mésilate, est indiquée comme médicament disponible en Arménie par le document en date du 12 janvier 2023 produit par la requérante et émanant du secrétariat général du ministère de la santé arménien, alors même qu'il n'a pas été importé ces deux dernières années. Dans ces conditions, l'évaluation du collège des médecins de l'OFII de disponibilité d'un traitement adapté n'étant pas remise en cause, Mme E n'est pas fondée à soutenir que la décision lui refusant un titre de séjour procèderait d'une inexacte application des dispositions précitées.
6. En second lieu, Mme E est entrée en France, selon ses déclarations, le 8 juin 2017, à l'âge de 62 ans, et a fait l'objet dès le 6 octobre suivant d'une mesure d'éloignement à laquelle elle s'est soustraite. Les seuls éléments tenant à la présence de sa fille en France, bénéficiaire d'un titre de séjour, et celle de son mari, également visé par une mesure d'éloignement, ne caractérisent pas, non plus que sa prise en charge médicale dans les conditions précisées au point précédent, des liens tels avec la France que la décision lui refusant un titre de séjour y porterait une atteinte disproportionnée. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne les obligations de quitter le territoire français :
7. En premier lieu, l'illégalité de la décision refusant à Mme E un titre de séjour n'étant pas établie, celle-ci n'est pas fondée à exciper de cette illégalité à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ".
9. D'une part, et ainsi qu'il a été dit au point 5 du présent jugement, Mme E pouvant bénéficier d'un traitement approprié effectivement disponible en Arménie, elle ne saurait utilement se prévaloir des dispositions précitées.
10. D'autre part, si M. E se prévaut du certificat médical émis par son généraliste le 25 juillet 2022 indiquant que ce dernier présente des séquelles physiques d'un passé traumatique et qu'il présente, aux termes de son épouse, des troubles de l'attention et de la mémoire, de tels éléments ne sauraient à eux-seuls caractériser un état de santé relevant du champ d'application du 9° de l'article L. 611-3 précité. Le moyen doit dès lors être écarté.
11. En troisième lieu, le droit d'être entendu implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français non prise concomitamment au refus de délivrance d'un titre de séjour, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Une violation des droits de la défense, en particulier du droit d'être entendu, n'entraîne l'annulation de la décision prise au terme de la procédure administrative en cause que si, en l'absence de cette irrégularité, cette procédure pouvait aboutir à un résultat différent.
12. Il ressort des pièces du dossier que M. E a fait l'objet d'un rejet définitif de sa demande d'asile le 19 août 2022, à la suite de laquelle il a déposé une demande de rendez-vous en vue du dépôt d'une demande de premier titre de séjour en qualité d'accompagnant de son épouse. Il résulte de ces éléments, et de ce qui précède, que l'irrégularité tenant à la méconnaissance de son droit d'être entendu, à la supposer établie, ne pouvait aboutir à un résultat différent s'agissant de l'édiction de la mesure d'éloignement le visant. Le moyen afférent doit dès lors être écarté.
13. En dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, s'agissant de Mme E, doit être écarté pour les motifs exposés au point 6 du présent jugement. S'agissant de M. E, celui-ci se borne à se référer à l'état de santé de son épouse, état de santé qui, compte tenu de ce qui a été dit au point 5 du présent jugement, ne caractérise pas des liens particuliers avec la France ou une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de la mesure d'éloignement sur sa situation. Les moyens afférents doivent ainsi être écartés.
En ce qui concerne les décisions fixant le pays de destination en cas de reconduite :
14. L'illégalité des décisions portant mesure d'éloignement n'étant pas établie, les requérants ne sont pas fondés à exciper d'une telle illégalité à l'encontre des décisions fixant leur pays de destination en cas de reconduite.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. et Mme E doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonctions les assortissant et celles présentées au titre des frais des litiges.
D E C I D E :
Article 1 : Les requêtes n° 2208933 et n° 2208934 sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C E, à M. A E, à Me Hmaida, et à la préfète du Rhône.
Délibéré après l'audience du 14 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Drouet, président,
Mme Maubon, première conseillère,
M. Gilbertas, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 février 2023.
Le rapporteur,
M. Gilbertas
Le président,
H. Drouet
La greffière,
C. Chareyre
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,
Nos 2208933, 2208934
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026