vendredi 26 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2209124 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | PAQUET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées le 7 décembre 2022 et le 15 juin 2023, M. C A D, représenté par Me Paquet, demande au tribunal :
1°) d'admettre M. A D au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision implicite de la préfète du Rhône de refus de délivrance d'un titre de séjour ;
3°) d'enjoindre à la préfète du Rhône, à titre principal, de délivrer à M. A D un titre de séjour renouvelable, dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard, en application des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative, et de délivrer à M. A D, dans l'attente de la fabrication de ce titre, un récépissé dans le délai de 15 jours sous les mêmes conditions d'astreinte ;
4°) d'enjoindre à la préfète du Rhône, à titre subsidiaire, de réexaminer la situation de M. A D dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard, en application des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative, et de délivrer à M. A D, dans l'attente de l'issue de cette instruction, un récépissé dans le délai d'un mois et sous les mêmes conditions d'astreinte ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat, si M. A D est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle, le versement de la somme de 1 500 euros à Me Paquet au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, à charge pour ce dernier de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat, si M. A D n'est pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle, le versement de la somme de 1 500 euros à M. A D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des pièces, enregistrées le 20 mars 2024, la préfète du Rhône informe le tribunal avoir délivré un titre de séjour à M. A D le 20 août 2023 valable du 21 juin 2023 au 20 juin 2024.
Par un acte enregistré le 20 mars 2024, M. A D déclare se désister des conclusions en annulation, injonction et astreinte de sa requête mais maintient ses conclusions présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
M. A D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 février 2023.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. M. A D été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 février 2023. Il n'y a dès lors plus lieu de statuer sur sa demande tendant à l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et d'astreinte :
3. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 1° Donner acte des désistements () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
4. Par un acte enregistré le 20 mars 2024, M. A D déclare se désister des conclusions en annulation, injonction et astreinte de sa requête. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les conclusions relatives aux frais du litige :
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme qu'il demande sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête relatives à l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et d'astreinte de la requête de M. A D.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A D, à Me Paquet et à la préfète du Rhône.
Fait à Lyon, le 26 avril 2024.
Le président de la 4ème chambre,
M. B
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026