jeudi 10 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2209146 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | BERTEIGNE |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le n° 2209146 le 7 décembre 2022 et le 31 juillet 2023, M. A F, représenté par Me Berteigne, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 octobre 2022 par lequel la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse l'a suspendu de ses fonctions ;
2°) d'enjoindre à la ministre de l'éducation nationale de le réintégrer immédiatement dans ses fonctions et, en cas de non vacance de son poste au lycée Hector Guimard à Lyon, de lui proposer un emploi équivalent dans un lycée polyvalent à Lyon ou plus au sud aux fins de rapprochement avec sa conjointe, correspondant à ses grade et fonctions outre aux primes perçues ;
3°) d'enjoindre à la ministre de l'éducation nationale de reconstituer sa carrière depuis le 20 octobre 2022, tant juridique que financière et en matière de cotisations sociales ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- il a été pris par une autorité incompétente ;
- il est entaché de vices de procédure ;
- il est entaché d'une erreur de droit, d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors qu'il n'a commis aucune faute grave justifiant la mesure de suspension et que l'intérêt du service n'imposait pas de le suspendre ;
- le rectorat s'est abstenu sur sa situation et n'a pas réalisé l'entretien prévu par l'article 5 de l'arrêté du 29 juin 2021 relatif à l'entretien professionnel annuel des personnels de direction d'établissement d'enseignement ou de formation relevant du ministre chargé de l'éducation ;
- l'arrêté attaqué ne précise aucun délai d'exécution de la mesure de suspension.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 mai 2024, la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. F ne sont pas fondés.
II. Par une requête, enregistrée sous le n° 2304984 le 16 juin 2023, M. A F, représenté par Me Berteigne, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 avril 2023 par lequel la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse lui a retiré ses fonctions de proviseur au sein du lycée polyvalent Hector Guimard à Lyon, l'a affecté au sein des services du rectorat de l'académie de Lyon à compter de la notification de l'arrêté puis en qualité de proviseur au lycée professionnel Etienne Legrand au Coteau (42) à compter du 1er septembre 2023 ;
2°) d'enjoindre à la ministre de l'éducation nationale de le rétablir dans ses fonctions dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'un vice de procédure ;
- il est entaché d'une erreur d'appréciation dans le retrait des fonctions de direction dans l'intérêt du service ;
- il constitue une sanction déguisée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 mai 2024, la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. F ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n° 2001-1174 du 11 décembre 2001 ;
- le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Leravat,
- les conclusions de M. Gueguen, rapporteur public,
- et les observations de Me Berteigne, avocat de M. F.
Considérant ce qui suit :
1. M. F, personnel de direction hors-classe, affecté en qualité de proviseur au lycée polyvalent Hector Guimard (Lyon 7ème) à compter du 1er septembre 2021, s'est vu notifier une suspension de fonctions par un arrêté du 20 octobre 2022 à compter du 21 octobre suivant. Par un arrêté du 13 avril 2023, le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports a prononcé le retrait de ses fonctions de proviseur du lycée polyvalent Hector Guimard, l'a affecté au sein des services du rectorat de l'académie de Lyon à compter de sa notification, puis en qualité de proviseur au lycée professionnel Etienne Legrand au Coteau (42) à compter du 1er septembre 2023. M. F demande au tribunal l'annulation de ces arrêtés.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n° 2209146 et n° 2304984, présentées pour M. F, concernent la situation d'un même fonctionnaire et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté du 20 octobre 2022 :
3. Aux termes de l'article 23 du décret du 11 décembre 2001 : " Tout fonctionnaire pourvu d'une fonction de direction peut se voir retirer cette fonction dans l'intérêt du service. / Au cas où le maintien en exercice d'un chef d'établissement ou d'un chef d'établissement adjoint serait de nature à nuire gravement au fonctionnement du service public, le ministre chargé de l'éducation nationale peut prononcer, à titre conservatoire et provisoire, la suspension de fonctions de l'intéressé qui conserve l'intégralité de la rémunération attachée à son emploi. Si, à l'expiration d'un délai de quatre mois, aucune décision n'a été prise sur sa situation, l'intéressé est rétabli dans le poste qu'il occupait. "
4. En premier lieu, aux termes de l'article 1er du décret du 27 juillet 2005 : " A compter du jour suivant la publication au Journal officiel de la République française de l'acte les nommant dans leurs fonctions () ou à compter du jour où cet acte prend effet, si ce jour est postérieur, peuvent signer, au nom du ministre ou du secrétaire d'Etat et par délégation, l'ensemble des actes, à l'exception des décrets, relatifs aux affaires des services placés sous leur autorité : / 1° () les directeurs d'administration centrale () ; / 2° Les chefs de service () ".
5. Il résulte des dispositions précitées du décret du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature des membres du gouvernement que Mme D E, cheffe de service, adjointe au directeur général des ressources humaines, chargée du service de l'encadrement, à la direction générale des ressources humaines à l'administration centrale du ministère de l'éducation nationale et de la jeunesse et du ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, dont l'acte de nomination a été publié au Journal officiel de la République française le 6 juin 2020, avait de ce fait qualité pour signer l'arrêté attaqué au nom de la ministre compétente. Dès lors, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué aurait été signé par une autorité incompétente invoqué par M. F doit être écarté.
6. En deuxième lieu, la mesure de suspension est une mesure conservatoire prise dans l'intérêt du service. Ainsi, elle ne constitue pas une sanction disciplinaire et n'est pas au nombre des décisions qui doivent être motivées. Par suite, le moyen tiré de ce que cette décision ne serait pas motivée doit être écarté.
7. En troisième lieu, si M. F soutient que l'arrêté attaqué aurait dû mentionner une date de fin de la suspension à titre conservatoire et provisoire qu'il prononce, une telle obligation n'est prévue par aucune disposition législative ou réglementaire, alors qu'il ressort des termes de l'article 23 du décret du 11 décembre 2021 visé dans la décision en litige, que cette suspension est limitée à quatre mois. Dès lors, le moyen doit être écarté.
8. En quatrième lieu, d'une part, la décision attaquée ne constitue pas une mesure prise en considération de la personne, mais une mesure non disciplinaire édictée à titre conservatoire et provisoire dans l'intérêt du service. Dès lors, elle n'avait pas à être précédée d'une procédure contradictoire. Par suite, le moyen tiré de ce que la mesure attaquée n'a été précédée d'aucune procédure contradictoire et qu'elle méconnaîtrait les droits de la défense ainsi que le principe de la présomption d'innocence doit être écarté. D'autre part, si M. F soutient que la mission d'inspection diligentée par le rectorat aurait fait preuve de partialité, cela ne ressort d'aucune pièce du dossier. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée de vices de procédure doit être écarté.
9. En cinquième lieu, il ressort des dispositions du décret cité au point 3, qu'un chef d'établissement ou son adjoint peut faire l'objet d'une suspension en dehors de toute faute disciplinaire, lorsque son maintien en exercice serait de nature à nuire gravement au fonctionnement du service public. Par suite, M. F, qui a fait l'objet d'une suspension en raison de tensions existantes avec la proviseure adjointe et plusieurs personnels du lycée dont il était proviseur, sans que lui soit reproché aucun manquement, ne peut utilement faire valoir qu'il n'aurait commis aucune faute.
10. En sixième lieu, pour prononcer la suspension à titre conservatoire et provisoire de M. F, la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse s'est fondée sur la circonstance que son maintien en fonction était " de nature à nuire gravement au fonctionnement de l'établissement ". A cet égard, il ressort des pièces du dossier que, dès sa prise de fonction au lycée Hector Guimard à la rentrée 2021, M. F a émis de vives critiques à l'encontre de la précédente équipe de direction et a souhaité revoir les modalités de travail, ce qui a conduit à tendre les relations avec les membres de l'équipe éducative et, plus particulièrement, avec la proviseure adjointe, les relations entre ces deux agents ayant continué de se dégrader malgré une tentative de médiation entreprise par le rectorat au mois de mars 2022. Si la proviseure adjointe a par la suite dénoncé des faits de harcèlement moral, l'enquête administrative diligentée par le rectorat au mois de juin 2022 n'a pas corroboré de tels faits et a seulement confirmé l'existence de tensions entre M. F et une partie du personnel, imputables en partie au mode de management de ce dernier. Si la suspension à titre conservatoire et provisoire contestée est intervenue au mois d'octobre 2022, près de quatre mois après cette enquête administrative, il ressort des pièces du dossier, notamment de deux courriels datés du mois de septembre 2022 produits par l'administration, que les tensions existantes au sein de l'établissement persistaient à la rentrée 2022 et que divers acteurs locaux avaient par ailleurs vivement réagi à des propos de M. F concernant l'avenir de la filière fonderie au sein de l'établissement. Au vu de l'ensemble de ces éléments, la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse a pu valablement estimer que le maintien en fonction de M. F était de nature à nuire gravement au fonctionnement de l'établissement et se fonder sur l'intérêt du service pour suspendre à titre conservatoire et provisoire M. F de ses fonctions.
11. En septième lieu, si M. F fait valoir que le rectorat ne lui a pas adressé ses objectifs dans les trois mois suivant de fonctions et qu'il a été privé d'entretien d'évaluation au titre de l'année 2021-2022, ces circonstances sont sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Dès lors, le moyen ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne l'arrêté du 13 avril 2023 :
12. En premier lieu, aux termes aux termes de l'article 1er du décret du 27 juillet 2005 : " A compter du jour suivant la publication au Journal officiel de la République française de l'acte les nommant dans leurs fonctions () ou à compter du jour où cet acte prend effet, si ce jour est postérieur, peuvent signer, au nom du ministre ou du secrétaire d'Etat et par délégation, l'ensemble des actes, à l'exception des décrets, relatifs aux affaires des services placés sous leur autorité : / 1° () les directeurs d'administration centrale () ; / 2° Les chefs de service () ".
13. Il résulte des dispositions précitées du décret du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature des membres du gouvernement que M. C B, administrateur de l'État hors classe, a été nommé chef de service, adjoint au directeur de l'encadrement des ministères de l'éducation nationale et de la jeunesse, de l'enseignement supérieur et de la recherche et des sports et des jeux olympiques et paralympiques, dont l'acte de nomination a été publié au Journal officiel de la République française le 28 novembre 2022, avait de ce fait qualité pour signer l'arrêté attaqué au nom de la ministre compétente. Le moyen tiré de ce que la décision attaquée aurait été signée par une autorité incompétente invoqué par M. F doit, par suite, être écarté.
14. En deuxième lieu, si M. F soutient que l'arrêté contesté serait insuffisamment motivé, les mesures de retrait de fonctions et d'affectation, prises dans l'intérêt du service, ne sont pas au nombre des décisions qui doivent être motivées. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
15. En troisième lieu, aux termes de l'article 2 du décret précité du 11 décembre 2001 : " Les personnels de direction participent à l'encadrement du système éducatif et aux actions d'éducation. A ce titre, ils occupent principalement, en qualité de chef d'établissement ou de chef d'établissement adjoint, les fonctions de direction des établissements mentionnés à l'article L. 421-1 du code de l'éducation, dans les conditions prévues aux articles L. 421-3, L. 421-5, L. 421-8, L. 421-23 et L. 421-25 du même code. / Ils peuvent également exercer leurs fonctions en qualité de directeur adjoint chargé de section d'enseignement général et professionnel adapté (SEGPA) ainsi que de directeur et directeur adjoint d'une unité pédagogique régionale des services pénitentiaires. / Les personnels de direction peuvent aussi se voir confier d'autres fonctions concourant à l'exécution du service public de l'éducation, notamment dans les services déconcentrés et à l'administration centrale. "
16. Une mesure revêt le caractère d'une sanction disciplinaire déguisée lorsque, tout à la fois, il en résulte une dégradation de la situation professionnelle de l'agent concerné et que la nature des faits qui ont justifié la mesure et l'intention poursuivie par l'administration révèlent une volonté de sanctionner cet agent.
17. Il résulte des dispositions citées au point 16, que M. F avait vocation à occuper indistinctement des postes de chef d'établissement dans des lycées ou des fonctions au sein du rectorat de l'académie de Lyon. Si le requérant soutient qu'il a été affecté sur un poste sans attribution effective, il ne l'établit par aucun élément versé au dossier. En outre, l'intéressé fait valoir qu'il a été affecté dans un lycée professionnel de la Loire, que cette mutation d'office a eu des conséquences financières importantes et qu'elle n'a pas pris en compte sa situation personnelle et familiale, ni sa qualité de travailleur handicapé. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, notamment, des bulletins de paie versés aux débats, que la perte de rémunération subie par l'intéressé à raison de ces nouvelles fonctions, au demeurant situées à moins de 100 km de Lyon, n'est pas établie, dès lors que le traitement brut de M. F est resté identique et que la différence de rémunération qu'il invoque résulte uniquement d'un rappel d'indemnité de fonction, de responsabilités et de résultat sur le mois d'avril 2023. De plus, le fait que le fils du requérant, âgé de dix-sept ans, soit scolarisé à Lyon et que sa compagne, avec laquelle il a conclu un pacte civil de solidarité le 13 février 2023 alors que celle-ci résidait dans le Var, est désormais domiciliée à Montpellier, ne suffisent pas à démontrer que la décision attaquée aurait porté atteinte à la situation professionnelle comme familiale de M. F. Enfin, contrairement à ce qui est soutenu par l'intéressé les préconisations médicales du médecin de santé au travail produites par le requérant ne font état que de la nécessité d'aménager le poste de travail de M. F et non de la nécessité ou non de la présence d'un ou d'une proviseure adjointe. Dans ces conditions, M. F n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée constituerait une sanction déguisée.
18. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. "
19. Il ressort des pièces du dossier que, par un courrier du 7 mars 2023, la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse a informé M. F de son intention d'engager une procédure de retrait de fonction, de la possibilité de présenter ses observations dans un délai de quinze jours et de consulter son dossier administratif individuel. M. F a adressé ses observations par le biais de son conseil le 21 mars 2023 et a consulté son dossier administratif individuel à quatre reprises les 10 et 23 novembre 2022, le 3 janvier 2023 et, en dernier lieu, le 27 mars 2023. Si M. F fait valoir que, par un courriel du 21 mars 2023, la ministre lui a accordé un délai supplémentaire de quinze jours pour présenter des observations complémentaires à celles déjà transmises mais qu'il a, le lendemain, soit le 22 mars 2023, reçu par courriel un premier arrêté l'affectant au rectorat de l'académie de Lyon puis un second portant affectation en qualité de proviseur du lycée polyvalent Hector Guimard à Lyon à compter du 1er septembre 2021, ces décisions, qui ne constituent que des régularisations de la situation administrative du requérant et ne présageaient dès lors pas de l'issue de la procédure de retrait de ses fonctions de proviseur du lycée polyvalent Hector Guimard, ne sauraient établir que la ministre n'aurait pas respecté la procédure contradictoire préalable instaurée par les dispositions citées au point précédent et qu'elle aurait privé M. F d'une garantie substantielle, alors que la mesure en litige a été adoptée vingt-quatre jours après qu'il a été informé de l'engagement de cette procédure. Dès lors, le moyen tiré du vice de procédure ne peut qu'être écarté.
20. En dernier lieu, eu égard aux faits précédemment décrits, les moyens tirés de l'erreur de fait et de l'erreur manifeste d'appréciation invoqués par M. F doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux mentionnés au point 10.
21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des requêtes de M. F ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. F sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A F et à la ministre de l'éducation nationale.
Copie en sera adressée, pour information, au recteur de l'académie de Lyon.
Délibéré après l'audience du 13 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Vaccaro-Planchet, présidente,
Mme Leravat, conseillère,
Mme de Tonnac, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2024.
La rapporteure,
C. LERAVAT
La présidente,
V. VACCARO-PLANCHET
La greffière,
S. ROLLAND
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
2 - 2304984
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026