jeudi 26 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2209180 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | JU 9ème chambre |
| Avocat requérant | FRERY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 décembre 2022, M. C E, représenté par Me Fréry, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 21 novembre 2022 par lequel le préfet du Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a désigné le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office ;
3°) d'enjoindre au préfet du Rhône de lui délivrer une attestation de demande d'asile, valant autorisation provisoire de séjour, valable jusqu'à ce que la Cour nationale du droit d'asile ait statué sur son recours ;
4°) d'enjoindre au préfet du Rhône de réexaminer sa situation dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
5°) à titre subsidiaire de suspendre l'exécution de la décision portant obligation de quitter le territoire français jusqu'à la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile statuant sur son recours, ou, si la décision est rendue par ordonnance, de la notification de celle-ci ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour ce dernier de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- l'arrêté a été pris par une autorité incompétente ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français a été prise sans réel examen de sa situation personnelle ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français a été prise sans qu'il ait bénéficié du droit d'être entendu, reconnu par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- les éléments nouveaux dont il fait état sur les risques qu'il encourt en Arménie sont de nature à justifier que l'exécution de la décision l'obligeant à quitter le territoire français soit suspendue jusqu'à ce que la Cour nationale du droit d'asile statue sur sa demande ;
- il est fondé à exciper de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le délai de départ volontaire ;
- la décision fixant le délai de départ volontaire est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il est fondé à exciper de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination ;
- la décision fixant le pays de destination méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
La requête a été communiquée au préfet du Rhône, qui a produit des pièces, enregistrées le 10 janvier 2023.
La présidente du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement ou remise des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
L'audience s'est tenue à huis clos pour des motifs tirés du respect de l'intimité des personnes, en application de l'article L. 731-1 du code de justice administrative.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Besse, magistrat désigné ;
- les observations de Me Fréry, représentant M. E, qui a repris ses conclusions et moyens ;
- les observations de M. E, assisté de Mme F, interprète en langue arménienne.
La clôture de l'instruction a été fixée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. E, ressortissant arménien né en 1989, est entré en France en avril 2022. Il a présenté une demande d'asile, qui a été rejetée par décision du 29 septembre 2022 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, décision à l'encontre de laquelle le requérant a formé un recours devant la Cour nationale du droit d'asile. Par un arrêté du 21 novembre 2022, le préfet du Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office. M. E demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre M. E au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 précédemment visée.
Sur la légalité de l'arrêté du 21 novembre 2022 :
En ce qui concerne le moyen commun aux différentes décisions :
3. L'arrêté attaqué a été signé par Mme B D, directrice des migrations et de l'intégration de la préfecture du Rhône, titulaire d'une délégation de signature à cet effet par arrêté du préfet du Rhône en date du 16 septembre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture en date du 20 septembre 2022. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant aurait été informé de ce qu'il était susceptible de faire l'objet d'une mesure d'éloignement ou mis à même de présenter des observations avant la décision en litige. S'il fait valoir qu'il a exercé un recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, cette circonstance est toutefois par elle-même sans incidence sur son droit à se maintenir sur le territoire français, dès lors que sa demande d'asile ayant été placée en procédure prioritaire, il ne disposait plus du droit de se maintenir en France, en vertu de l'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, si M. E fait état de risques qu'il encourrait en cas de retour en Arménie, cette circonstance est également sans incidence sur la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui ne fixe pas le pays de renvoi. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant aurait pu faire valoir des éléments pertinents qui, s'ils avaient été connus de l'administration, aurait pu aboutir à un résultat différent. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision a été prise en méconnaissance de son droit à être entendu, tel que reconnu par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, doit être, en tout état de cause, écarté.
5. En deuxième lieu, la circonstance que l'épouse du requérant avait séjourné régulièrement en France avant l'entrée sur le territoire national de son mari, est sans réelle incidence sur la mesure en litige, alors que celle-ci fait l'objet d'une mesure d'éloignement exécutoire, quand bien même elle a formé un recours contre cette décision devant la Cour administrative d'appel de Lyon. Dans ces conditions, il ne saurait résulter de cette seule omission que le préfet du Rhône n'aurait pas procédé à un réel examen de la situation de M. E avant de prendre sa décision. Le moyen doit, par suite, être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. () ".
7. Il ressort des pièces du dossier que M. E ne résidait en France que depuis quelques mois, à la date de la décision en litige. S'il fait valoir qu'il y a rejoint son épouse, celle-ci, dont il a vécu au demeurant séparé pendant plusieurs années, ne réside pas régulièrement en France et a fait l'objet d'une décision l'obligeant à quitter le territoire français prise le 8 avril 2021. Il ne ressort pas de l'unique certificat médical produit que le suivi médical de la pathologie dont souffre son épouse, pour laquelle elle a subi une intervention chirurgicale en 2017, ne pourrait être assuré en Arménie. Il ne ressort pas non plus des pièces du dossier que les intéressés ne pourraient mener dans ce pays une vie familiale normale. Dans ces conditions, et compte tenu notamment du caractère très récent du séjour en France de l'intéressé, la décision l'obligeant à quitter le territoire français ne porte pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux but en vue desquels elle a été prise et ne méconnaît pas l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle n'est pas, non plus, entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
8. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. E n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le délai de départ volontaire.
9. En second lieu, M. E fait valoir que la décision fixant à trente jours le délai de départ volontaire dont il dispose le prive de la possibilité d'être présent lors de l'audience pouvant se tenir devant la Cour nationale du droit d'asile, suite à son recours contre le rejet, par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, de sa demande d'asile. Toutefois, le présent jugement suspend l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français jusqu'à l'examen par la Cour nationale du droit d'asile du recours du requérant. En tout état de cause, M. E dispose, le cas échéant, de la possibilité de se faire représenter lors de cette audience. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entachée la décision fixant le délai de départ volontaire doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
10. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. E n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination.
11. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des traitements inhumains ou dégradants ".
12. M. E expose qu'alors qu'il participait, au sein de l'armée arménienne, aux conflits dans la région du Haut-Karabach, il a refusé en 2016 d'exécuter un ordre mettant en danger les soldats qu'il dirigeait, et a reçu, de ce fait, une sanction disciplinaire. Il indique avoir fait l'objet, par la suite, de menaces et d'une surveillance des autorités du pays. En 2020, lors du nouveau conflit avec l'Azerbaïdjan, il indique avoir été témoin de graves faits mettant en cause le comportement et les compétences des supérieurs militaires arméniens, et soutient qu'une mission très périlleuse lui aurait été confiée dans le but qu'il périsse pour ne pas pouvoir dénoncer ces faits. S'étant soustrait à cette mission, il aurait ensuite, à la fin du conflit, fait l'objet d'une surveillance de la part des autorités arméniennes pour éviter qu'il ne témoigne et, ayant appris que d'autres soldats avaient été arrêtés ou condamnés dans de telles circonstances, il a fui l'Arménie. Si l'intéressé, dont la demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, produit à l'instance de nouveaux témoignages, ceux-ci restent en l'état, et à eux seuls, insuffisamment précis pour établir la réalité des risques encourus par M. E en cas de retour dans son pays. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
13. Il résulte de ce qui précède que M.E n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté du 21 novembre 2022 du préfet du Rhône est entaché d'illégalité et à en demander l'annulation.
Sur les conclusions tendant à la suspension de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
14. Aux termes de l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont le droit au maintien sur le territoire a pris fin en application des b ou d du 1° de l'article L. 542-2 et qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions prévues à la présente section, demander au tribunal administratif la suspension de l'exécution de cette décision jusqu'à l'expiration du délai de recours devant la Cour nationale du droit d'asile ou, si celle-ci est saisie, soit jusqu'à la date de la lecture en audience publique de la décision de la cour, soit, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à la date de la notification de celle-ci. " L'article L. 752-11 de ce code dispose que : " Le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné, saisi en application des articles L. 752-6 ou L. 752-7, fait droit à la demande de l'étranger lorsque celui-ci présente des éléments sérieux de nature à justifier, au titre de sa demande d'asile, son maintien sur le territoire durant l'examen de son recours par la Cour nationale du droit d'asile. ".
15. Il résulte de la combinaison de ces dispositions que l'étranger, faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français qui forme un recours contentieux contre celle-ci peut, en application de l'article L. 752-5 précité, saisir le tribunal administratif de conclusions aux fins de suspension de cette mesure d'éloignement. Il est fait droit à la demande de suspension de la mesure d'éloignement si le juge a un doute sérieux sur le bien-fondé de la décision de rejet ou d'irrecevabilité opposée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides à la demande de protection, au regard des risques de persécutions allégués ou des autres motifs retenus par l'Office.
16. Le requérant fait valoir qu'il est exposé à des risques en Arménie, alors que, ancien militaire de carrière, il a été témoin de faits mettant en cause le comportement et les compétences de militaires haut gradés et qu'il craint, de ce fait, des représailles en cas de retour dans ce pays. Il a produit à l'appui de sa requête et développé lors de l'audience de nouveaux éléments mettant en cause de façon plus précise certains militaires. Compte tenu de ces circonstances et du contexte dans lequel les faits relatés sont intervenus, ces éléments, s'ils ne suffisent pas, en l'état du dossier, à établir qu'il serait exposé à un risque de traitement inhumain ou dégradant en cas de retour en Arménie, sont néanmoins de nature à créer un doute sérieux sur le bien-fondé de la décision de rejet opposée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Il y a lieu, en conséquence, en application des dispositions de l'article L. 752-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile citées au point 14, de suspendre l'exécution de la décision portant obligation de quitter le territoire français prise le 21 novembre 2022 par le préfet du Rhône, jusqu'à la date de la lecture en audience publique des décisions de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à la date de la notification de celle-ci.
Sur l'injonction :
17. Eu égard à la suspension de l'exécution de la mesure d'éloignement, il y a lieu d'enjoindre à la préfète du Rhône de délivrer au requérant une attestation de demande d'asile, valant autorisation de séjour jusqu'à ce que la Cour nationale du droit d'asile ait statué, dans un délai d'une semaine à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
18. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de M. E tendant à la mise à la charge de l'Etat d'une somme au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : M. E est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L'exécution de la décision portant obligation de quitter le territoire français prise le 21 novembre 2022 par le préfet du Rhône est suspendue jusqu'à la date de lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile, statuant sur le recours de M. E, ou, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à la notification de celle-ci.
Article 3 : Il est enjoint à la préfète du Rhône de délivrer à M. E une attestation de demande d'asile valant autorisation de séjour jusqu'à ce que la Cour nationale du droit d'asile ait statué, dans le délai d'une semaine à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. E est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C E et au préfet du Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 janvier 2023.
Le magistrat désigné,
T. A La greffière,
C. Réveillé
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026