LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2209212

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2209212

vendredi 4 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2209212
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation8ème chambre
Avocat requérantASTERIO CABINET D'AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I) Par une requête enregistrée le 9 décembre 2022 sous le n° 2209212 et des mémoires enregistrés les 14 février et 1er septembre 2023, M. B A, représenté par Me Bracq, demande au tribunal :

1°) avant dire droit, d'ordonner un complément d'expertise sur l'évaluation du taux prévisionnel d'incapacité permanente partielle (IPP) s'agissant de la pathologie psychiatrique, au regard de son évolution défavorable ;

2°) d'annuler la décision du 19 octobre 2022 par laquelle le centre hospitalier de Condrieu a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de ses pathologies ;

3°) d'enjoindre au centre hospitalier de Condrieu de réexaminer sa situation dans un délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Condrieu la somme de 2 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'une incompétence de son auteur ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- le centre hospitalier s'est cru à tort en situation de compétence liée par l'avis défavorable du conseil médical du 28 juillet 2022 ;

- la décision est entachée d'un vice de procédure, le médecin de prévention n'a pas été informé de la saisine du conseil médical sur sa situation ;

- le centre hospitalier a commis une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation en ne reconnaissant pas l'imputabilité au service de ses pathologies ;

- à titre infiniment subsidiaire, si par extraordinaire le tribunal considérait que toutes les pathologies étaient liées entre elles, il est constant que le caractère imputable au service aurait dû être reconnu, et par application de la règle de Balthazar, le taux prévisionnel de 25 %, s'il devait être appliqué, serait atteint.

Par des mémoires en défense enregistrés les 18 janvier et 26 avril 2023, le centre hospitalier de Condrieu, représenté par Me Leleu, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. A sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

II) Par une requête enregistrée le 6 février 2023 sous le n° 2300894, M. B A, représenté par Me Bracq, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 12 décembre 2022 par laquelle le centre hospitalier de Condrieu a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de ses pathologies ;

2°) d'enjoindre au centre hospitalier de Condrieu de réexaminer sa situation dans un délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) à titre subsidiaire, d'ordonner avant-dire droit un complément d'expertise sur l'évaluation du taux prévisionnel d'incapacité permanente partielle (IPP) s'agissant de la pathologie psychiatrique, au regard de son évolution défavorable ;

4°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Condrieu la somme de 3 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'une incompétence de son auteur ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- le centre hospitalier s'est cru à tort en situation de compétence liée par l'avis défavorable du conseil médical du 28 juillet 2022 ;

- la décision est entachée d'un vice de procédure, le médecin de prévention n'a pas été informé de la saisine du conseil médical sur sa situation ;

- le centre hospitalier a commis une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation en ne reconnaissant pas l'imputabilité au service de ses pathologies ;

- à titre infiniment subsidiaire, si par extraordinaire le tribunal considérait que toutes les pathologies étaient liées entre elles, il est constant que le caractère imputable au service aurait dû être reconnu, et par application de la règle de Balthazar, le taux prévisionnel de 25 %, s'il devait être appliqué, serait atteint.

Par un mémoire en défense enregistré le 15 mars 2024, le centre hospitalier de Condrieu, représenté par Me Leleu, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. A sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

III) Par une requête enregistrée le 12 avril 2023 sous le n° 2302977, M. B A, représenté par Me Bracq, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 2 mars 2023 par laquelle le centre hospitalier de Condrieu a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de ses pathologies ;

2°) d'enjoindre au centre hospitalier de Condrieu de réexaminer sa situation dans un délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) à titre subsidiaire, d'ordonner avant-dire droit un complément d'expertise sur l'évaluation du taux prévisionnel d'incapacité permanente partielle (IPP) s'agissant de la pathologie psychiatrique, au regard de son évolution défavorable ;

4°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Condrieu la somme de 3 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'une incompétence de son auteur ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- le centre hospitalier s'est cru à tort en situation de compétence liée par l'avis défavorable du conseil médical du 28 juillet 2022 et du 26 janvier 2023 ;

- la décision est entachée d'un vice de procédure, le médecin de prévention n'a pas été informé de la saisine du conseil médical sur sa situation ;

- le centre hospitalier a commis une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation en ne reconnaissant pas l'imputabilité au service de ses pathologies ;

- à titre infiniment subsidiaire, si par extraordinaire le tribunal considérait que toutes les pathologies étaient liées entre elles, il est constant que le caractère imputable au service aurait dû être reconnu, et par application de la règle de Balthazar, le taux prévisionnel de 25 %, s'il devait être appliqué, serait atteint.

Par un mémoire en défense enregistré le 15 mars 2024, le centre hospitalier de Condrieu, représenté par Me Leleu, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. A sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;

- le code général de la fonction publique ;

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Viallet, rapporteure,

- les conclusions de Mme Fullana-Thévenet, rapporteure publique,

- les observations de Me Berlottier, représentant M. A et celles de Me Luzineau, représentant le centre hospitalier de Condrieu.

Considérant ce qui suit :

1. M. A est ouvrier principal de 2ème classe titulaire, affecté au centre hospitalier de Condrieu en tant qu'agent de sécurité incendie et de maintenance. Le 30 novembre 2020, il a sollicité la reconnaissance de l'imputabilité au service d'une pathologie liée à une sciatique gauche sur hernie discale, d'une pathologie cardiaque et d'une pathologie dépressive. La commission de réforme, dans sa séance du 27 janvier 2022 a émis un avis défavorable concernant les deux premières pathologies et a sursis à statuer pour la troisième pathologie dans l'attente d'une expertise médicale, puis le conseil médical du 28 juillet 2022 a rendu un avis défavorable. Par une décision du 19 octobre 2022 dont M. A demande l'annulation dans sa requête n° 2209212, le centre hospitalier de Condrieu a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de ses pathologies. Par une décision du 12 décembre 2022 dont M. A demande l'annulation dans sa requête n° 2300894, le centre hospitalier de Condrieu a annulé la décision du 19 octobre 2022 et a de nouveau refusé de reconnaître l'imputabilité au service de ses pathologies. Le conseil médical, dans sa séance du 26 janvier 2023 a de nouveau émis un avis défavorable à l'imputabilité au service de sa pathologie dépressive. Par une décision du 2 mars 2023 dont M. A demande l'annulation dans sa requête n° 2302977, le centre hospitalier de Condrieu a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de ses pathologies.

Sur la jonction :

2. Les requêtes enregistrées sous les nos 2209212, 2300894 et 2302977 présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur la légalité des décisions du 19 octobre et du 12 décembre 2022 :

3. Lorsqu'une décision administrative faisant l'objet d'un recours contentieux est retirée en cours d'instance pour être remplacée par une décision ayant la même portée, le recours doit être regardé comme tendant également à l'annulation de la nouvelle décision. Lorsque le retrait a acquis un caractère définitif, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision initiale, qui ont perdu leur objet. Le juge doit, en revanche, statuer sur les conclusions dirigées contre la nouvelle décision.

4. D'une part, il ressort des pièces du dossier qu'au cours de la présente instance, et ainsi que le souligne le centre hospitalier de Condrieu, ce dernier a annulé la décision du 19 octobre 2022 dont M. A demande l'annulation et l'a remplacé par une décision du 12 décembre 2022 de même portée, rejetant également l'imputabilité au service de ses pathologies. Par suite, les conclusions de la requête dirigées contre la décision du 19 octobre 2022 sont devenues sans objet et il n'y a, dès lors, pas lieu d'y statuer.

5. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que par la décision attaquée du 2 mars 2023, le centre hospitalier de Condrieu, après avoir pris l'initiative de saisir à nouveau le conseil médical, a une nouvelle fois rejeté l'imputabilité au service des pathologies de M. A. Cette décision ayant la même portée que celle du 12 décembre 2022 ainsi que le souligne l'établissement, doit être regardée comme l'ayant implicitement mais nécessairement retirée et remplacée. Par suite, les conclusions de la requête dirigées contre la décision du 12 décembre 2022 sont devenues sans objet et il n'y a, dès lors, pas lieu d'y statuer. Il y a lieu, en revanche, de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision du 2 mars 2023 ayant la même portée, qui s'y est substituée.

Sur la légalité de la décision du 2 mars 2023 :

6. Aux termes de l'article D. 6143-33 du code de la santé publique : " Dans le cadre de ses compétences définies à l'article L. 6143-7, le directeur d'un établissement public de santé peut, sous sa responsabilité, déléguer sa signature ". Et selon l'article D.6143-34 de ce code : " Toute délégation doit mentionner :1° Le nom et la fonction de l'agent auquel la délégation a été donnée ; 2° La nature des actes délégués ; 3° Eventuellement, les conditions ou réserves dont le directeur juge opportun d'assortir la délégation. "

7. En l'espèce, la décision attaquée est signée par Mme C, directrice déléguée du centre hospitalier de Condrieu, laquelle bénéficie d'une " délégation de signature à caractère général " consentie le 2 septembre 2019 par le directeur du centre hospitalier de Condrieu à l'effet de signer " tous les actes " de l'établissement. Par suite, et alors que la délégation de signature ne pouvait être que partielle et non à caractère général en application des dispositions précitées du 2° de l'article D.6143-34 du code de la santé publique, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteure de la décision attaquée doit être accueilli.

8. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête n° 2302977, que la décision du 2 mars 2023 doit être annulée.

Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :

9. Eu égard au motif d'annulation retenu, l'exécution du présent jugement implique que le centre hospitalier de Condrieu procède au réexamen de la situation de M. A. Il y a lieu de lui enjoindre d'y procéder dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il n'y ait lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. A, qui n'est pas la partie perdante, la somme demandée par le centre hospitalier de Condrieu au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du centre hospitalier de Condrieu la somme de 2 000 euros au titre de ces dispositions.

DECIDE :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions des requêtes dirigées contre les décisions des 19 octobre 2022 et 12 décembre 2022.

Article 2 : La décision du 2 mars 2023 est annulée.

Article 3 : Il est enjoint au centre hospitalier de Condrieu de procéder à un nouvel examen de la situation de M. A dans un délai de deux mois, à compter de la notification du présent jugement

Article 4 : Le centre hospitalier de Condrieu versera à M. A la somme de 2 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Les conclusions présentées par le centre hospitalier de Condrieu sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 6 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.

Article 7 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au centre hospitalier de Condrieu.

Délibéré après l'audience du 20 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Dèche, présidente,

Mme Viallet conseillère,

Mme Pouyet, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2024.

La rapporteure,

ML. VialletLa présidente,

P. Dèche

La greffière,

N. Boumedienne

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Nos 2209212- 2300894- 2302977

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir
← Retour aux décisions

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026