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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2209504

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2209504

vendredi 31 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2209504
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation8ème chambre
Avocat requérantSELARL BS2A BESCOU ET SABATIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 décembre 2022, M. A B, représenté par la Selarl BS2A Bescou et Sabatier, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions du 9 décembre 2022 par lesquelles la préfète de la Loire a retiré son certificat de résidence algérien, a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourrait être éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Loire de lui restituer son certificat de résidence algérien portant la mention " salarié " ou de lui délivrer un certificat de résidence algérien portant la mention " vie privée et familiale " ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans un délai d'un mois et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il n'est pas justifié de la compétence du signataire des décisions en litige ;

- le retrait de titre de séjour attaqué est entaché d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation, la fraude n'étant pas caractérisée, et résulte d'une erreur de droit au regard du principe de sécurité juridique ;

- le retrait critiqué se fonde à tort sur les articles R. 432-4, 4° et L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ne sont pas applicables aux ressortissants algériens ;

- le retrait de son titre de séjour est entaché d'illégalité dès lors qu'il intervient au-delà d'un délai de quatre mois ;

- le retrait en litige porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et méconnaît l'intérêt supérieur de ses enfants protégé par l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- le retrait en litige méconnaît l'article 7 b) de l'accord franco-algérien, dès lors qu'il remplit les conditions posées par cet article ;

- faute de consultation de la commission du titre de séjour, le refus de délivrance d'un certificat de résidence algérien portant la mention " vie privée et familiale " qui lui est opposé est entaché d'un vice de procédure ;

- le refus de séjour attaqué porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en violation des stipulations des articles 6, 5° de l'accord franco-algérien et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le refus de séjour critiqué méconnaît les stipulations de l'article 6, 1° de l'accord franco-algérien ;

- le refus de séjour en litige méconnaît l'intérêt supérieur de ses enfants, en violation de l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et résulte d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- l'illégalité du refus de séjour entache d'illégalité l'obligation de quitter le territoire français prise sur son fondement ;

- l'obligation de quitter le territoire français ne pouvait légalement être prononcée dès lors qu'il remplit les conditions pour obtenir de plein droit un certificat de résidence algérien portant la mention " vie privée et familiale " ;

- l'obligation de quitter le territoire français porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et méconnaît l'intérêt supérieur de ses enfants, en violation de l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- l'illégalité des décisions de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français entache d'illégalité les décisions fixant son délai de départ volontaire et son pays de renvoi, ainsi que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français ;

- l'interdiction de retour sur le territoire français en litige porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et méconnaît les dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense enregistré le 21 février 2023, le préfet de la Loire conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les décisions attaquées et les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;

- l'accord du 27 décembre 1968 modifié conclu entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement ayant dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;

Après avoir entendu, au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme de Mecquenem,

- et les observations de Me Guillaume pour M. B.

Considérant ce qui suit :

1. Ressortissant algérien né en 1973, M. B conteste les décisions du 9 décembre 2022 par lesquelles la préfète de la Loire a retiré le certificat de résidence algérien dont il était titulaire, a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé son pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'ensemble des décisions :

2. Les décisions contestées ont été signées par M. Schuffenecker, secrétaire général de la préfecture de la Loire, en vertu de la délégation que la préfète de la Loire lui a donnée par un arrêté du 12 juillet 2022 publié le lendemain au recueil des actes administratifs de la préfecture. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions en litige doit être écarté.

En ce qui concerne le retrait de titre de séjour :

3. Si l'arrêté en litige fait mention de dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui ne sont pas applicables aux ressortissants algériens, il ressort toutefois et en tout état de cause des termes de cet arrêté que l'autorité préfectorale ne s'est pas fondée sur ces articles pour retirer le titre de séjour de l'intéressé mais sur son pouvoir général lui permettant de retirer une décision obtenue par fraude. Dans ces conditions, le moyen tiré par le requérant de ce que la préfète de la Loire a fondé le retrait de son titre de séjour sur des articles inapplicables aux ressortissants algériens doit être écarté.

4. Pour retirer le certificat de résidence algérien portant la mention " salarié " délivré en 2018 à M. B à titre exceptionnel et régulièrement renouvelé par la suite, la préfète de la Loire s'est fondée sur la fraude commise par l'intéressé pour obtenir ce titre en déclarant alors faussement être célibataire et sans enfant. D'une part et contrairement à ce que soutient le requérant, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait admis le requérant au séjour à titre exceptionnel en qualité de salarié en 2018 s'il avait connu la situation familiale exacte de M. B. D'autre part, si le requérant conteste l'existence d'une fraude en suggérant que la préfecture n'a pas tenu compte de ses déclarations, il ressort toutefois des pièces versées au dossier que l'intéressé s'est toujours présenté comme célibataire et sans enfant auprès des services de la préfecture et qu'il n'a déclaré son épouse et leur enfant auprès d'autres administrations qu'à compter de leur entrée en France en 2019. Dans ces conditions, c'est sans commettre d'erreur de fait ou d'appréciation que la préfète de la Loire s'est fondée sur l'existence d'une fraude pour retirer le titre de séjour de M. B.

5. Si le requérant fait valoir que la préfète de la Loire n'a pas donné suite à une procédure de retrait qu'elle avait précédemment engagée avant de renouveler le titre de séjour faisant l'objet du retrait en litige, cette circonstance n'affecte pas la légalité du retrait en cause dès lors en particulier que le renouvellement du certificat de résidence de M. B a été décidé dans l'attente du recueil des éléments susceptibles de caractériser la fraude révélée par les éléments apportés par les services de la direction territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le 3 février 2021. Par suite et alors que le retrait d'un acte administratif obtenu par fraude n'est pas enfermé dans le délai de quatre mois dont se prévaut le requérant, les moyens tirés de la méconnaissance de ce délai et, plus généralement, de l'atteinte portée au principe de sécurité juridique qui est invoqué doivent être écartés.

6. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale ". Pour soutenir que le retrait en litige porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, M. B se prévaut de la durée de sa résidence en France, de la présence à ses côtés de son épouse et de leurs trois enfants respectivement nés en 2010, 2019 et 2022, et de son insertion professionnelle en particulier comme aidant auprès de son père, ressortissant français, et de sa mère, titulaire d'un certificat de résidence valable dix ans. Toutefois, par les éléments qu'il produit, l'intéressé ne justifie pas d'une résidence habituelle en France depuis son entrée en 2011 alors que son épouse, une compatriote dont il a divorcé en 2012 avant de l'épouser de nouveau en 2014 en Algérie, ainsi que leur enfant né en 2010 résidaient en Algérie jusqu'à leur entrée en France en 2019. Dans les circonstances de l'espèce, le retrait du certificat de résidence algérien initialement obtenu en 2018 par M. B ne peut être regardé comme portant une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et le moyen tiré de ce qu'une telle atteinte aurait été portée doit être écarté.

7. Aux termes de l'article 7 b) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi, un certificat de résidence valable un an pour toutes professions et toutes régions, renouvelable et portant la mention "salarié" : cette mention constitue l'autorisation de travail exigée par la législation française ". Aux termes de l'article 9 du même accord : " () Pour être admis à séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre des articles 4, 5, 7 (), les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises () ". Alors que le requérant, dans les circonstances rappelées ci-dessus, a bénéficié d'un certificat de résidence portant la mention " salarié " délivré en 2018 par l'autorité préfectorale dans le cadre de son pouvoir général de régularisation, M. B ne justifie pas remplir les conditions posées par ces articles 7 b) et 9 pour l'obtention de plein droit d'un tel titre. Dans ces conditions, le moyen tiré de la violation des stipulations de ces articles doit être écarté.

8. Si M. B fait valoir la présence et la bonne intégration en France de ses enfants nés en 2010, 2019 et 2022, cette circonstance ne suffit pas pour considérer que le retrait de titre de séjour en litige, qui n'a notamment ni pour objet ni pour effet de séparer le requérant de ses enfants, méconnaît les stipulations de l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant selon lesquelles " dans toutes les décisions qui concernent les enfants (), l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".

En ce qui concerne le refus de titre de séjour :

9. Aux termes de l'article 6, 1) de l'accord franco-algérien visé ci-dessus : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit () au ressortissant algérien, qui justifie par tout moyen résider en France depuis plus de dix ans () ". Aux termes de l'article 6, 5) du même accord : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () / 5) au ressortissant algérien () dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ".

10. Si, au cours de la procédure engagée en vue du retrait de son titre de séjour, M. B a sollicité le bénéfice d'un certificat de résidence sur le fondement des stipulations précitées de l'article 6,1) de l'accord franco-algérien de 1968, le requérant, qui s'est remarié en 2014 en Algérie où son épouse et leur enfant ont résidé jusqu'en 2019, ne justifie pas par ses productions, en particulier les attestations d'emploi qu'il présente, qu'il résidait habituellement en France depuis plus de dix ans à la date de la décision en litige. Dans ces conditions, le moyen selon lequel la préfète de la Loire a fait une inexacte application des stipulations précitées de cet article doit être écarté.

11. Pour les motifs de fait relatifs à la situation personnelle et familiale du requérant exposés aux points 6 et 8 et compte tenu de l'objet et des effets de la décision en litige, les moyens tirés de la violation par le refus critiqué des stipulations précitées de l'article 6, 5) de l'accord franco-algérien, de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent être écartés. Dans les circonstances de l'espèce et pour les mêmes motifs, le refus critiqué ne saurait être regardé comme résultant d'une erreur manifeste commise par la préfète de la Loire dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de M. B.

12. Si le requérant soutient que la préfète de la Loire doit saisir la commission du titre de séjour avant de pouvoir opposer un refus de titre de séjour à un ressortissant algérien remplissant les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour de plein droit dès lors qu'il justifie de plus de dix ans de présence en France, il résulte de ce qui a été dit plus haut que M. B ne justifie pas qu'il remplit cette condition. Par suite et en tout état de cause, le moyen tiré du vice de procédure résultant du défaut de consultation de la commission du titre de séjour doit être écarté.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

13. Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que M. B n'est pas fondé à soutenir que l'illégalité du refus de titre de séjour qui lui est opposé entache d'illégalité la mesure d'éloignement prise sur son fondement.

14. Compte tenu de ce qui précède, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'il ne pouvait faire l'objet d'une mesure d'éloignement au motif qu'il serait éligible de plein droit à la délivrance d'un certificat de résidence algérien portant la mention " vie privée et familiale ".

15. Les moyens tirés de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent être écartés pour les motifs de fait relatifs à la situation personnelle et familiale du requérant exposés aux points 6 et 8 du présent jugement.

En ce qui concerne la fixation d'un délai de départ volontaire de trente jours et du pays de renvoi :

16. Compte tenu de ce qui précède, M. B n'est pas fondé à soutenir que l'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français qu'il conteste entache d'illégalité la décision de ne lui accorder qu'un délai de départ volontaire de trente jours et la fixation de son pays de renvoi.

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :

17. Compte tenu de ce qui précède, M. B n'est pas fondé à soutenir que l'illégalité du refus de séjour et de la mesure d'éloignement qui lui sont opposés entache d'illégalité la décision prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français.

18. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale ".

19. Contrairement à ce qu'allègue le requérant, il ne ressort pas des termes de la décision d'interdiction de retour en litige que la préfète de la Loire aurait négligé d'examiner la situation du requérant au regard des critères énoncés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

20. Dans les circonstances de l'espèce, compte tenu des conditions dans lesquelles M. B a été admis un temps au séjour et des éléments relatifs à sa vie privée et familiale exposés aux points précédents, et alors même que l'intéressé ne représente pas une menace pour l'ordre public et n'a pas précédemment fait l'objet d'une mesure d'éloignement, la préfète de la Loire a pu prononcer l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois en litige à l'encontre du requérant sans méconnaître les dispositions citées au point 18 ni porter une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale.

21. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions de la préfète de la Loire du 9 décembre 2022.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

22. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. B, n'appelle aucune mesure d'exécution.

Sur les frais liés au litige :

23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il en soit fait application à l'encontre de l'Etat, qui n'est pas partie perdante.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la Loire.

Délibéré après l'audience du 8 mars 2023, à laquelle siégeaient :

M. Gille, président,

M. Richard-Rendolet, premier conseiller,

Mme de Mecquenem, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mars 2023.

La rapporteure,

S. de Mecquenem

Le président,

A. GilleLa greffière,

L. Khaled

La République mande et ordonne au préfet de la Loire en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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