mardi 12 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2209534 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | GILLIOEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 décembre 2022, Mme B A C, représentée par Me Gillioen, demande au tribunal :
1°) de prescrire une enquête sur le fondement de l'article R. 623-1 du code de justice administrative afin de vérifier que son époux ne réside pas en France ;
2°) d'annuler la décision du 27 octobre 2022 par laquelle le préfet du Rhône a rejeté sa demande de regroupement familial au bénéfice de son époux et de ses trois enfants ;
3°) d'enjoindre au préfet du Rhône de faire droit à sa demande de regroupement familial, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de cette même date et sous les mêmes conditions d'astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure, dès lors que les avis du maire de sa commune de résidence et de l'Office français de l'immigration et de l'intégration n'ont pas été sollicités, en méconnaissance des articles L. 434-10 et suivants et L. 434-12 à R. 434-25 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation personnelle, a commis une " erreur manifeste d'appréciation " et a entaché sa décision d'une méconnaissance de l'article L. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans la mesure où son époux ne réside pas en France au sens de ces dispositions ;
- le préfet a commis une erreur de droit dans l'application de l'article R. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que la circonstance que ses enfants soient titulaires d'un document de circulation pour étranger mineur ne faisait pas obstacle à ce qu'elle sollicite le regroupement familial à leur profit ;
- cette décision procède d'une erreur de droit et méconnaît les articles L. 434-7 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ce qu'elle remplit l'ensemble des conditions pour bénéficier du regroupement familial ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le préfet a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 mars 2023, la préfète du Rhône conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.
Par une ordonnance du 13 mars 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 13 avril 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Viotti, conseillère,
- les observations de Me Stadler, substituant Me Gillioen et représentant Mme A C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A C, ressortissante libanaise née le 11 septembre 1976 à Beyrouth, déclare être entrée en France le 1er février 1983. Le 2 mai 2022, elle a sollicité le bénéfice du regroupement familial au profit de son époux et de ses trois enfants. Par une décision du 27 octobre 2022 dont il est demandé l'annulation, le préfet du Rhône a rejeté cette demande.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 434-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorisation d'entrer en France dans le cadre de la procédure du regroupement familial est donnée par l'autorité administrative compétente après vérification des conditions de logement et de ressources par le maire de la commune de résidence de l'étranger ou le maire de la commune où il envisage de s'établir. / Le maire, saisi par l'autorité administrative, peut émettre un avis sur la condition mentionnée au 3° de l'article L. 434-7. Cet avis est réputé rendu à l'expiration d'un délai de deux mois à compter de la communication du dossier par l'autorité administrative ". Selon l'article R. 434-23 de ce code : " A l'issue des vérifications sur les ressources et le logement du demandeur du regroupement familial, le maire de la commune où doit résider la famille transmet à l'Office français de l'immigration et de l'intégration le dossier accompagné des résultats de ces vérifications et de son avis motivé. En l'absence de réponse du maire à l'expiration d'un délai de deux mois à compter de la communication du dossier, cet avis est réputé favorable ". Aux termes de l'article R. 434-24 du même code : " Le maire, s'il a été saisi à cette fin par le préfet ou, à Paris, par le préfet de police, dispose d'un délai de deux mois pour transmettre à celui-ci son avis sur le respect par le demandeur du regroupement familial des principes fondamentaux reconnus par les lois de la République. En l'absence de réponse du maire à l'expiration de ce délai, cet avis est réputé rendu ". Enfin, en vertu de l'article R. 434-25 dudit code : " Dès réception du dossier de regroupement familial et de l'avis motivé du maire ou, à défaut d'avis, à l'expiration du délai mentionné à l'article R. 434-23, l'Office français de l'immigration et de l'intégration : / 1° Vérifie, le cas échéant, le respect des conditions de ressources et de logement prescrites aux articles R. 434-4 et R. 434-5 ; / 2° Procède, si nécessaire, à un complément d'instruction et, s'il n'a pas déjà été saisi par le maire, à des vérifications sur place ; / 3° Transmet le dossier au préfet pour décision ".
3. Il résulte des dispositions précitées que la consultation obligatoire du maire de la commune préalablement à la décision statuant sur une demande de regroupement familial a pour objet d'éclairer l'autorité administrative compétente, par un avis motivé, sur les conditions de ressources et d'hébergement de l'étranger formulant une telle demande. Elle constitue ainsi une garantie instituée par le législateur et précisée par le pouvoir réglementaire sans qu'y fasse obstacle la circonstance qu'en l'absence d'avis explicitement formulé, cet avis soit réputé favorable à l'expiration d'un délai de deux mois à compter de la communication du dossier par l'autorité administrative.
4. La préfète du Rhône verse aux débats le révélé de l'enquête effectuée par l'Office français de l'immigration et de l'intégration sur le logement et les ressources de Mme A C, qui lui a été transmis le 2 mai 2022. Ainsi, le moyen tiré de l'absence d'une telle consultation manque en fait. En revanche, si ce relevé d'enquête comporte un encadré " avis du maire sur le logement et les ressources " avec les mentions " sur le logement : avis favorable implicite " et " sur les ressources : favorables ", un tel document ne peut être regardé comme émanant du maire de la commune dans laquelle réside la requérante ou, à défaut, d'une personne bénéficiant de sa délégation régulière à cet effet, et ne permet pas ainsi de justifier de sa saisine effective par le préfet. Toutefois, pour refuser de faire droit à la demande de regroupement familial de Mme A C, le préfet du Rhône ne s'est pas fondé sur les conditions de logement ou de ressources mais sur la circonstance que son époux et ses enfants sont déjà présents sur le territoire français, de sorte qu'ils peuvent être exclus du bénéfice du regroupement familial en application de l'article L. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, le préfet n'était pas tenu de recueillir l'avis du maire de la commune de résidence de l'intéressée, de sorte que le défaut de consultation de cette autorité, à le supposer avéré, est sans incidence sur la légalité de la décision en litige.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 434-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui séjourne régulièrement en France depuis au moins dix-huit mois, sous couvert d'un des titres d'une durée de validité d'au moins un an prévus par le présent code ou par des conventions internationales, peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre du regroupement familial : / 1° Par son conjoint, si ce dernier est âgé d'au moins dix-huit ans ; / 2° Et par les enfants du couple mineurs de dix-huit ans ". L'article L. 434-6 de ce code dispose : " Peut être exclu du regroupement familial : () 3° Un membre de la famille résidant en France ".
6. Il ressort des pièces du dossier que M. D, époux de Mme A C, est le gérant d'une société de conseil ayant son siège en France, dans un logement loué au nom du couple depuis 2019. Les factures d'électricité et l'assurance habitation sont, quant à elles, établies au seul nom de M. D. Pour l'année 2021, ce dernier a déclaré des revenus à l'administration fiscale française en tant que travailleur indépendant, affirmant être domicilié à la même adresse. Par ailleurs, outre que son époux était présent lors de la visite diligentée par l'Office français de l'immigration et de l'intégration, l'appartement dont s'est prévalue Mme A C à l'appui de sa demande de regroupement familial est également loué en vertu d'un bail signé à leurs deux noms le 25 mai 2022. Ainsi, si la requérante fait valoir que M. D effectue seulement des allers-retours entre la France et le Liban, la seule production du visa Schengen à entrées multiples dont bénéficie son époux ne suffit pas, au regard de l'ensemble des éléments précités, à établir qu'il ne résidait pas de manière habituelle en France à la date de la décision attaquée. Ainsi, en relevant que le conjoint de Mme A C était déjà présent sur le territoire français, le préfet du Rhône, qui a procédé à un examen attentif et complet de la situation de la requérante, n'a pas entaché sa décision d'erreur de droit ni d'erreur de fait. Il n'a pas davantage méconnu les dispositions du 3° de l'article L. 434-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. En troisième lieu, il ressort de la motivation de la décision attaquée que le préfet du Rhône a entendu refuser le bénéfice du regroupement familial aux enfants de Mme A C au seul motif qu'ils sont déjà présents sur le territoire français. Si le préfet du Rhône a ensuite relevé que " les mineurs ne sont pas tenus de détenir un titre de séjour ", cette circonstance n'a constitué qu'un des éléments d'appréciation que l'autorité préfectorale a pris en considération dans son examen de l'intérêt supérieur des enfants, protégé par l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Par suite, Mme A C n'est pas fondée à soutenir que le préfet du Rhône a commis une erreur de droit en refusant à ses enfants le bénéfice du regroupement familial au seul motif qu'ils disposent d'un document de circulation pour étranger mineur.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui en fait la demande est autorisé à être rejoint au titre du regroupement familial s'il remplit les conditions suivantes : / 1° Il justifie de ressources stables et suffisantes pour subvenir aux besoins de sa famille ; / 2° Il dispose ou disposera à la date d'arrivée de sa famille en France d'un logement considéré comme normal pour une famille comparable vivant dans la même région géographique ; / 3° Il se conforme aux principes essentiels qui, conformément aux lois de la République, régissent la vie familiale en France, pays d'accueil ".
9. La circonstance selon laquelle Mme A C remplissait les conditions prévues à l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à la supposer avérée, ne faisait pas obstacle à ce que les membres de sa famille résidant en France soient exclus du bénéfice du regroupement familial en application du 3° de l'article L. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. En cinquième lieu, d'une part, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
11. D'autre part, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
12. Lorsqu'il se prononce sur une demande de regroupement familial, le préfet est en droit de rejeter celle-ci dans le cas, notamment, où les membres de la famille à raison desquels la demande a été présentée résident, comme en l'espèce, sur le territoire français. Le préfet dispose toutefois d'un pouvoir d'appréciation et n'est pas tenu de rejeter la demande, notamment dans le cas où ce refus porterait une atteinte excessive au droit de mener une vie familiale normale ou méconnaîtrait l'intérêt supérieur d'un enfant en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
13. Il ressort des pièces du dossier que Mme A C, entrée en France le 1er février 1983 et titulaire d'une carte de résident, s'est mariée avec M. D au Liban le 26 août 2005. Il ne ressort d'aucune des pièces du dossier qu'ils aient résidé ensemble avant l'année 2019, date à laquelle ils ont signé un contrat de location pour un appartement situé à Lyon. Ils ont ainsi vécu séparés pendant une période d'au moins quinze ans avant que M. D ne rejoigne la requérante en France, cette dernière ayant attendu mai 2022 pour déposer une demande de regroupement familial à son profit. De cette union sont nés trois enfants de nationalité libanaise, âgés de quinze ans et treize ans à la date de la décision attaquée. Ces derniers résident en France auprès de leur mère depuis une date inconnue et bénéficient d'un certificat de circulation pour étranger mineur qui leur permet de poursuivre une scolarité en France. Le refus de regroupement familial n'a, dès lors, pas pour objet ni pour effet d'obliger les enfants à retourner vivre au Liban. Enfin, compte tenu de l'ensemble de ces éléments, la séparation temporaire de M. D du reste de sa famille durant la période nécessaire à l'instruction d'une demande régulière de regroupement familial n'apparaît pas excessive, alors que rien ne s'oppose à ce que la requérante et ses enfants lui rendent visite au Liban, pays dont ils ont conservé la nationalité, ni que celui-ci se rende ponctuellement en France sous couvert du visa adéquat. Dans ces conditions, Mme A C n'est pas fondée à soutenir que la décision litigieuse aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise, ni qu'elle aurait été prise en méconnaissance de l'intérêt supérieur de ses enfants. Enfin, pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
14. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'ordonner la mesure d'instruction sollicitée, que Mme A C n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 27 octobre 2022. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, verse quelque somme que ce soit à Mme A C au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A C et à la préfète du Rhône.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 8 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Hervé Drouet, président,
M. François-Xavier Richard-Rendolet, premier conseiller,
Mme Océane Viotti, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 novembre 2024.
La rapporteure,
O. ViottiLe président,
H. Drouet
La greffière,
C. Amouny
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
No 2209534
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026