LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2300076

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2300076

lundi 9 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2300076
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationELOIGNEMENT
Avocat requérantPIGEON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 janvier 2023 à 15 heures 30 minutes sous le n°2300076, M. H B G, ayant pour avocat Me Pigeon, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 4 janvier 2023 par lequel le préfet du Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office, et lui a en outre opposé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de dix-huit mois ;

2°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, à charge pour son conseil de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

M. G soutient que :

- l'arrêté en litige a été pris par une autorité incompétente ;

- le préfet n'a pas examiné de manière sérieuse et attentive la situation administrative, familiale et sociale de l'intéressé ;

- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées en faits et en droit ;

- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, en prenant la mesure d'éloignement contestée ;

- c'est à tort que le préfet l'a privé de tout délai de départ volontaire ; il a ainsi commis une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation sur ce point ;

- la décision lui interdisant le retour pour une durée de deux ans est entachée d'une erreur de droit, et d'une erreur d'appréciation ; elle porte aussi atteinte au droit au respect de sa vie privée et familiale.

Vu les pièces enregistrées le 6 janvier 2023 au greffe du tribunal administratif, présentées pour le préfet du Rhône.

Vu l'ordonnance de la juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Lyon prolongeant la rétention administrative de M. G ;

Vu la prestation de serment de Mme F, interprète en langue arabe ;

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, ensemble le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique le rapport de M. Habchi, magistrat désigné, et :

-les observations de Me Pigeon, pour M. G, qui rappelle la situation administrative de l'intéressé, et insiste sur l'incompétence de l'auteur des actes en cause ;

- les observations de M. G, assisté de Mme F, interprète en langue arabe, qui invoque sa vie privée et familiale en France ;

- les observations de M. A, représentant le préfet du Rhône, qui rappelle notamment le parcours socio-judiciaire de l'intéressé et qui conclut au rejet de la requête. Il fait valoir qu'aucun des moyens articulés dans la requête n'est fondé.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. G, ressortissant algérien se disant né le 6 juin 1999, déclare être entré en France au cours de l'année 2021 démuni de tout visa ou document de séjour, après avoir séjourné en Espagne puis en Suisse, pays dans lequel il prétend avoir formé une demande d'asile. Après avoir résidé dans le canton de Neuchâtel pendant plusieurs mois, période au cours de laquelle il a été incarcéré, il a déclaré être entré en France pour rendre visite à sa tante au cours de l'année 2021. Interpellé le 4 janvier 2023 au matin, par les services de police de la division de sécurité de proximité de Lyon-ouest (Lyon 9ème), pour des faits de vol et de détention de stupéfiants, M. G a fait l'objet d'une mesure d'éloignement édictée par le préfet du Rhône, par un arrêté du 4 janvier 2023, puis a été placé en rétention administrative à l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry. Par la présente requête, M. G demande au tribunal d'annuler l'arrêté, en date du 4 janvier 2023, par lequel le préfet du Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il sera reconduit d'office, et lui a en outre opposé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de dix-huit mois.

Sur les conclusions présentées au titre de l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Compte tenu de l'urgence qui s'attache à la situation administrative de M. G placé en centre de rétention administrative, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de l'admette au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs à l'arrêté attaqué :

3.En premier lieu, contrairement à ce qui a été soutenu au cours de l'audience du 9 janvier 2023, il résulte de la combinaison des articles 1er, 2 et 8 de l'arrêté du 23 novembre 2022, publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du Rhône du 24 novembre 2022, que Mme E D, attachée déléguée, adjointe au chef du bureau de l'éloignement, avait bien délégation à l'effet de signer l'arrêté en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte en cause manque en fait, et doit être écarté.

4. En deuxième lieu, l'arrêté du 4 janvier 2023 par lequel le préfet du Rhône a fait obligation de quitter le territoire français à M. G et a fixé le pays de destination vise les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que, notamment, les dispositions de l'article L. 611-1 et L. 721-3 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicables. Il précise en outre que l'intéressé est entré sur le territoire national il y a deux ans selon ses propres déclarations, et ce démuni de tout visa ou document de séjour, et s'y est maintenu en toute irrégularité. Il ressort des termes mêmes de l'arrêté en litige que le préfet du Rhône a bien fait mention de la nationalité de l'étranger, et a par ailleurs visé les dispositions applicables à sa situation, tout en indiquant qu'il n'est pas porté atteinte au droit au respect de sa vie privée et familiale. Les décisions en litige qui comportent l'énoncé des éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement, satisfont ainsi aux exigences de motivation résultant des dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des articles L. 211-2 et suivants du code des relations entre le public et l'administration. Le moyen tiré du défaut de motivation des décisions attaquées, qui manque en fait, doit, par suite, être écarté.

5.En troisième lieu, il ne ressort ni de la motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire, ni d'aucune autre des pièces du dossier que l'autorité préfectorale n'aurait pas procédé à un examen de la situation personnelle de M. G, au regard de l'ensemble des informations portées à sa connaissance préalablement à son édiction. Contrairement à ce que soutient le ressortissant algérien, la circonstance que le préfet n'ait pas évoqué la présence de sa tante en France, laquelle serait malade, ne suffit pas à caractériser le défaut d'examen que M. G invoque. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne la mesure d'éloignement :

6. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.

7. Il ressort des pièces du dossier que M. G, âgé de 23 ans, est entré en France au cours de l'année 2021, démuni de tout visa ou document de séjour. Il n'a jamais sollicité un titre de séjour régulier auprès des autorités préfectorales du Rhône, et il ne ressort pas des pièces du dossier que la Confédération helvétique ait donné une suite favorable à sa demande d'asile formée auprès de cet Etat, à supposer qu'il ait introduit une telle demande. Interrogé en effet au cours de l'audience sur ce point, l'intéressé n'a pas été en mesure de justifier du dépôt d'une demande d'asile auprès de l'Etat suisse, ni même de justifier de la non détention d'un récépissé de séjour provenant de cet Etat. En outre, l'intéressé est défavorablement connu des services de police français, pour des faits de vol et de détention de produits stupéfiants, et a été par ailleurs condamné par un tribunal suisse alors qu'il séjournait dans ce pays. Il ne jouit d'aucune insertion sociale et professionnelle paisible en France, l'intéressé n'exerce en effet aucune activité professionnelle stable, ni ne possède de logement autonome, de sorte que ses conditions d'existence sont empreintes d'une grande précarité. De plus, la seule présence de sa tante sur le sol français, dont il ne démontre au demeurant pas l'existence, et dont il allègue qu'elle serait malade, ne suffit pas à regarder le requérant comme ayant installé le centre de ses intérêts privés et familiaux en France. Par suite, M. G ne démontre pas que sa vie privée et familiale ne pourrait pas se poursuivre en Algérie, et n'est pas davantage fondé à soutenir que la décision attaquée aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard des buts poursuivis. Ainsi, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, citées au point précédent, sera écarté.

En ce qui concerne l'absence de délai de départ volontaire :

8. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " ; et aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, () ".

9. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué, qui ne sont d'ailleurs nullement contredits par le requérant, que M. G ne peut justifier être entré régulièrement en France et n'a pas sollicité de certificat de résidence algérien auprès de l'administration. S'agissant de la stabilité qu'il invoque en France, l'intéressé ne justifie pas de manière sérieuse qu'il aurait une résidence permanente et effective dans l'agglomération lyonnaise, le requérant ayant lui-même déclaré séjourner dans un " hôpital suisse ". Dès lors, le ressortissant algérien entrant dans le champ d'application des 1° et 8° de l'article L. 612-3 du code précité, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 612-2 en l'absence de délai de départ volontaire doit être écarté.

10. En second lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en privant M. G de tout délai de départ volontaire, et ce alors même qu'il prétend être venu en France pour rendre visite à sa tante, malade selon ses déclarations, le préfet du Rhône ait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

11. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " ; et de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".

12. Il ressort des pièces du dossier que M. G se maintient en France démuni de tout visa ou document de séjour depuis plus de deux ans à la date de l'arrêté qu'il attaque. Il est constant qu'il a en outre déjà fait l'objet d'une assignation à résidence dans la perspective de sa remise aux autorités helvétiques, le 6 décembre 2021, qu'il n'a alors pas respectée. En outre, le préfet du Rhône a pu légalement prendre en compte le comportement général de l'intéressé, lequel ne fait pas état, au demeurant, de relations privées et familiales intenses sur le territoire national. Ainsi, en prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de dix-huit mois, le préfet du Rhône a fait une exacte application des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, il n'apparaît pas qu'en édictant une telle mesure, le préfet aurait commis une erreur d'appréciation sur ce point, ni même qu'il aurait portée atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant.

13.Il résulte de ce qui a été dit aux points 1 à 12 que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. G ainsi que celles introduites au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, doivent être rejetées.

DECIDE :

Article 1er : M. G est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête n°2300076 de M. G est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. H B et au préfet du Rhône.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 janvier 2023.

Le magistrat désigné,

H. C

La greffière,

C. Driguzzi

La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Un greffier,

N°2300076

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions