mardi 7 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2300208 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | GAUCHER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 9 janvier, 20 et 26 juin et 22 septembre 2023, ce dernier n'ayant pas été communiqué, M. A B, représenté par Me Gaucher, demandent au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 juillet 2022 par lequel le maire de la commune de La Grand-Croix lui a refusé la délivrance d'un permis d'aménager en vue de la création d'un lotissement de trois lots à bâtir sur un terrain situé Faubourg-de-Couzon, ainsi que la décision rejetant son recours gracieux ;
2°) d'annuler l'arrêté du 12 juin 2023 par lequel le maire de cette commune lui a de nouveau refusé la délivrance du permis d'aménager déposé le 20 décembre 2022 ;
3°) d'enjoindre au maire de la commune de La Grand-Croix de lui délivrer le permis d'aménager sollicité le 10 mai 2022, ou à tout le moins selon la demande du 20 décembre 2022, dans le délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard passé ce délai ;
4°) de mettre à la charge de la commune de La Grand-Croix une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur la recevabilité des écritures en défense :
- les conditions de validité de la délégation du 25 mai 2020 ne sont pas établies ;
Sur l'arrêté du 11 juillet 2022 :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé pour l'application de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ;
- le maire de la commune s'est estimé, à tort, en situation de compétence liée au regard de l'avis de Saint-Etienne Métropole du 20 mai 2022 ;
- l'arrêté est entaché d'une erreur de droit dès lors que le règlement de voirie en cause n'est pas opposable à une demande d'autorisation d'urbanisme ;
- le projet en litige ne méconnaît pas les dispositions de l'article DG 9 du plan local d'urbanisme de la commune de La Grand-Croix, aucun risque ou gêne pour la circulation publique ne résultant de l'accès mutualisé pour les lots nos 2 et 3 ; la caractérisation du projet est erronée ;
- une simple prescription aurait pu assurer la conformité du projet à ces dispositions ;
Sur l'arrêté du 12 juin 2023 :
- cet arrêté, identique à celui du 11 juillet 2022, est illégal pour les raisons précédemment analysées, étant en sus entaché d'erreur de fait dès lors qu'aucun accès n'est prévu rue de la Péronnière ;
Sur l'ensemble des décisions attaquées :
- ces décisions sont entachées de détournement de pouvoir.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 30 mai et 13 juillet 2023, la commune de La Grand-Croix, représenté par Me Saban, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 12 juin 2023 ne sont pas recevables par application de l'article L. 600-5-2 du code de l'urbanisme ;
- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 13 septembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 27 septembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gilbertas, premier conseiller,
- les conclusions de M. Borges Pinto, rapporteur public,
- les observations de Me Gaucher, pour M. B, et celles de Me Rubio, suppléant Me Saban, pour la commune de La Grand-Croix.
Deux notes en délibéré, enregistrées les 13 et 14 octobre 2023 et présentées respectivement pour la commune de La Grand-Croix et pour M. B, n'ont pas été communiquées.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B a déposé, le 10 mai 2022, une demande de permis d'aménager en vue de la création d'un lotissement de trois lots à bâtir sur un terrain situé Faubourg-de-Couzon sur le territoire de la commune de La Grand-Croix. Par un arrêté du 11 juillet 2022, le maire de cette commune lui en a refusé le bénéfice. Le même pétitionnaire a déposé, le 20 décembre 2022, une deuxième demande de permis d'aménager, portant sur une implantation d'accès distincte. Par un second arrêté du 12 juin 2023, la même autorité lui a également refusé la délivrance de l'autorisation d'urbanisme sollicité. M. B demande au tribunal l'annulation de ces deux arrêtés ainsi que celle de la décision rejetant son recours gracieux du 9 septembre 2022.
Sur la recevabilité des écritures en défense :
2. Aux termes de l'article L. 2132-1 du code général des collectivités territoriales : " Sous réserve des dispositions du 16° de l'article L. 2122-22, le conseil municipal délibère sur les actions à intenter au nom de la commune ". L'article L. 2122-22 du même code dispose que : " Le maire peut () par délégation du conseil municipal, être chargé () pour la durée de son mandat : () 16° D'intenter au nom de la commune les actions en justice ou de défendre la commune dans les actions intentées contre elle () ". Selon l'article L. 2122-23 de ce code : " Le maire doit rendre compte à chacune des réunions obligatoires du conseil municipal ". Enfin, l'article L. 2132-2 du code précité dispose : " Le maire, en vertu de la délibération du conseil municipal, représente la commune en justice ".
3. Il ressort des pièces du dossier que par la délibération du 26 mai 2020 produite au dossier, le conseil municipal de La Grand-Croix a donné au maire délégation pour agir et défendre en justice au nom de la commune. Contrairement à ce qui est soutenu par le requérant, la légalité et la validité de cette délégation ne sont pas soumises à l'effectivité du compte-rendu du maire prévu par l'article L. 2122-23 précité. La fin de non-recevoir afférente ne peut dès lors qu'être écartée.
Sur la recevabilité des conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 12 juin 2023 :
4. Aux termes de l'article L. 600-5-2 du code de l'urbanisme : " Lorsqu'un permis modificatif, une décision modificative ou une mesure de régularisation intervient au cours d'une instance portant sur un recours dirigé contre le permis de construire, de démolir ou d'aménager initialement délivré ou contre la décision de non-opposition à déclaration préalable initialement obtenue et que ce permis modificatif, cette décision modificative ou cette mesure de régularisation ont été communiqués aux parties à cette instance, la légalité de cet acte ne peut être contestée par les parties que dans le cadre de cette même instance ".
5. Ainsi que le relève la commune de La Grand-Croix, il est constant que l'arrêté du 12 juin 2023, portant sur un projet distinct, n'entre pas dans le champ d'application des dispositions précitées. Cette commune n'est ainsi pas fondée à se prévaloir de ces dispositions à l'encontre des conclusions à fin d'annulation dirigées contre cet arrêté, lesquelles ne font pas obstacle à ce que M. B conteste cet arrêté dans la présente instance. La fin de non-recevoir afférente doit ainsi être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté du 11 juillet 2022 et la décision rejetant le recours gracieux de M. B :
6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6 ".
7. L'arrêté en litige vise les dispositions du code de l'urbanisme et du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de La Grand-Croix dont il fait application et relève les éléments de fait pertinents pour cette application, et notamment les caractéristiques de l'accès projeté dont le maire estime qu'il méconnaît les dispositions de l'article DG 9 du règlement précité. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cet arrêté doit ainsi être écarté.
8. En deuxième lieu, il ne ressort ni de la motivation ci-dessus analysée ni des autres pièces du dossier que le maire de la commune de Grand-Croix se serait estimé en situation de compétence liée au regard de l'avis de Saint-Etienne Métropole du 20 mai 2022. Le moyen afférent tiré de l'erreur de droit doit ainsi être écarté.
9. En troisième lieu, ainsi que le relève le requérant, les dispositions du règlement départemental de voirie que le maire de la commune, contrairement à ce qui est soutenu par la commune, a opposées au projet n'entrent pas dans le champ des dispositions mentionnées à l'article L. 421-6 sur lesquelles cette autorité pouvait légalement fonder son refus d'autorisation d'urbanisme. M. B est ainsi fondé à soutenir que le motif de refus afférent est entaché d'erreur de droit.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article DG 9 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de La Grand-Croix : " Lorsque le terrain est riverain de deux ou plusieurs voies publiques, l'accès sur celle de ces voies qui présenterait une gêne ou un risque pour la circulation peut être interdit ".
11. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des plans joints au dossier de demande de permis d'aménager et des vues de géolocalisation produites en défense, que le projet de M. B prévoit deux accès, l'un existant sur la rue du Faubourg-de-Couzon, situé à environ 40 mètres de l'angle droit formé par cette voie au droit du terrain d'assiette, et l'autre à créer sur la rue de la Péronnière, sur la même façade de ce terrain et à proximité immédiate de la signalisation " stop " marquant la jonction des deux voies précitées. Il ressort des mêmes pièces que l'accès à créer, desservant les lots nos 2 et 3 du projet, est localisé au droit d'un passage pour piéton sur la rue de la Péronnière et, ainsi qu'il a été dit, à proximité immédiate du panneau " stop " assurant la jonction de ces deux voies. La circonstance que ce passage piéton a été réalisé postérieurement au dépôt de la demande de permis d'aménager, mais antérieurement à la décision en litige, est sans emport sur la localisation de ce passage piéton ni ne saurait à elle seule révéler que cet aménagement aurait été réalisé dans le seul but de nuire à son projet. Il en va de même s'agissant de la possibilité pour l'autorité domaniale de déplacer un tel passage piéton. Au regard des contraintes de desserte de cet accès, obligeant les véhicules le fréquentant à passer sur un passage piéton et à s'insérer dans la circulation à proximité immédiate d'une zone potentiellement occupée par des véhicules arrêtés du fait de la signalisation, et alors que le seul respect du code de la route ne saurait à lui seul assurer l'absence de gêne à la circulation et qu'apparaît sans incidence la circonstance tenant à ce qu'une telle configuration puisse être relevée ailleurs sur le territoire communal, c'est sans méconnaissance des dispositions précitées que le maire de la commune de la commune de La Grand-Croix a pu opposer le motif tiré de leur méconnaissance.
12. En cinquième lieu, si M. B soutient qu'une simple prescription aurait pu assurer la conformité du projet avec les dispositions de l'article DG 9 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de La Grand-Croix, le contenu de cette prescription, tenant au déplacement de l'accès à créer sur la rue du Faubourg-de-Couzon au termes des écritures du requérant, apparaît nécessiter le dépôt d'une nouvelle demande portant notamment un plan de division distinct, dépôt d'ailleurs opéré le 22 décembre 2022. Dans ces conditions, le moyen doit ainsi être écarté.
13. En dernier lieu, le refus opposé, dont l'illégalité n'est pas démontrée, ne saurait être regardé comme poursuivant des fins autre qu'urbanistiques. Le moyen tiré du détournement de pouvoir, lequel ne ressort pas des autres pièces du dossier, doit ainsi être écarté.
14. Il résulte de l'instruction que le maire de la commune aurait pris la même décision en se fondant sur le seul motif tiré de la méconnaissance de dispositions de l'article DG 9 du règlement du plan local d'urbanisme communal. M. B n'est ainsi pas fondé à demander l'annulation des décisions attaquées.
En ce qui concerne l'arrêté du 12 juin 2023 :
15. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué du 12 juin 2023 comporte les mêmes motifs que l'arrêté du 11 juillet 2022. Il ressort des mêmes pièces que le second projet de M. B se différencie du premier par la modification de l'accès à créer, dans les conditions mentionnées au point 12 du présent jugement.
16. D'une part, le motif opposé tenant à la méconnaissance des dispositions du règlement départemental de voirie doit être censuré pour les raisons relevées au point 9 du présent jugement.
17. D'autre part, le projet prévoyant la création d'un accès sur la même voie que l'accès existant, M. B est fondé à soutenir que l'arrêté attaqué est entaché d'erreur de fait et que ce projet n'entrait pas dans les prévisions de l'article DG 9 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de La Grand-Croix. Le motif opposé à cet égard doit ainsi être censuré.
18. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens dirigés contre l'arrêté attaqué n'apparaît de nature à emporter son annulation.
19. Il résulte de ce qui précède que M. B est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 12 juin 2023.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
20. D'une part, les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 11 juillet 2022 et de la décision rejetant le recours gracieux de M. B étant rejetées par le présent jugement, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte les assortissant ne peuvent qu'être rejetées par voie de conséquence.
21. D'autre part, aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure ". Selon l'article L. 424-3 du même code : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. / Il en est de même lorsqu'elle est assortie de prescriptions, oppose un sursis à statuer ou comporte une dérogation ou une adaptation mineure aux règles d'urbanisme applicables ".
22. Lorsque le juge annule un refus d'autorisation ou une opposition à déclaration préalable après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision, réputée exhaustive, et écarté, le cas échéant, les substitutions de motifs qu'elle a pu solliciter en cours d'instance, il peut, même d'office, ordonner à cette autorité de délivrer l'autorisation demandée, sans préjudice du droit de contestation des tiers, lesquels ne pourront alors se voir opposer les termes du jugement contenant cette injonction. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, soit que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.
23. En raison de l'annulation de l'arrêté du 12 juin 2023 prononcée par le présent jugement, et alors qu'il ne résulte pas de l'instruction que des dispositions en vigueur à la date d'intervention de la décision en cause ou que la situation de fait existant à ce jour feraient obstacle à la délivrance de l'autorisation d'urbanisme sollicitée, il y a lieu, en l'espèce, d'enjoindre au maire de la commune de La Grand-Croix de délivrer à M. B le permis d'aménager sollicité dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
24. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de M. B sur leur fondement, celui-ci n'étant pas la partie perdante dans la présente instance. Il y a en revanche lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de cette commune le versement à M. B d'une somme de 1 400 euros au titre des frais du litige.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du maire de la commune de La Grand-Croix du 12 juin 2023 est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au maire de la commune de La Grand-Croix de délivrer le permis d'aménager sollicité le 20 décembre 2022 par M. B dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune de La Grand-Croix versera une somme de 1 400 (mille quatre cents) euros à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus de conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune de La Grand-Croix.
Délibéré après l'audience du 12 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Drouet, président,
Mme Maubon, première conseillère,
M. Gilbertas, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2023.
Le rapporteur,
M. Gilbertas
Le président,
H. Drouet
La greffière,
C. Amouny
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026