mercredi 18 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2300326 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | PINHEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 janvier 2023, M. A C représenté par Me Pinhel, demande au juge des référés :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 19 octobre 2022 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) lui a refusé la délivrance d'une autorisation préalable ;
3°) de mettre à la charge du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) le versement à son conseil d'une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'elle préjudicie gravement à sa situation financière, ayant besoin de cette autorisation préalable afin de retrouver un emploi et de subvenir à ses besoins, et alors que la décision de refus l'empêche d'accéder à un emploi d'agent de sécurité pour lequel il n'aura aucune difficulté à trouver un tel emploi une fois sa formation terminée ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée dès lors que :
* la décision est entachée d'incompétence de son signataire ;
* cette décision est insuffisamment motivée ;
* elle méconnaît le 2° de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure dès lors qu'il appartient au CNAPS de démontrer que les agents ayant procédé à la consultation des fichiers de traitement de données à caractère personnel gérés par les services de police et de gendarmerie nationales étaient spécialement habilités à le faire et individuellement désigné ;
* elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-20 et L. 612-22 du code de la sécurité intérieure dans la mesure où son comportement et le manquement reproché ne sont pas contraires à l'honneur, à la probité, aux bonnes mœurs, ne sont pas de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'Etat et ne sont pas incompatibles avec l'exercice des fonctions susmentionnées ;
* la décision est entachée d'erreur d'appréciation.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 20 décembre 2022 sous le n° 2209506 par laquelle le requérant demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de la sécurité intérieure ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
La présidente du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". Selon les termes de l'article L. 522-3 dudit code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ". Enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".
2. Par décision du 19 octobre 2022, le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé à M. C la délivrance d'une autorisation préalable afin d'accéder à une formation dans le secteur de la sécurité privée. M. C demande la suspension de l'exécution de cette décision.
3. La condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte-tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier, ou le cas échéant des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
4. Pour établir que la condition d'urgence est remplie, le requérant se prévaut des conséquences de ce refus sur sa situation financière. Il allègue qu'il est sans emploi actuellement et a besoin de cette autorisation préalable afin de retrouver un emploi et subvenir à ses besoins, que cette décision de refus l'empêche d'accéder à un emploi d'agent de sécurité pour lequel il n'y aurait pas de difficulté à trouver un emploi une fois la formation réalisée en se prévalant particulièrement d'offres d'emplois actuellement diffusées. Toutefois, cette décision de refus n'a ni pour objet ni pour effet de modifier la situation du requérant et ne fait pas par elle-même obstacle à ce qu'il exerce un emploi dans un autre secteur que celui de la sécurité. Au surplus, concernant sa situation financière, le requérant se borne à produire des documents parcellaires ne permettant pas d'attester qu'il se trouverait dans une situation financière d'urgence que la suspension de la décision litigieuse serait de nature à pouvoir y remédier. Notamment, l'intéressé produit, outre des factures de loyer et de téléphone, une attestation de paiement de la caisse d'allocation familiales pour le mois d'octobre 2022 qui, si elle atteste de la perception de l'allocation logement et du revenu de solidarité activité, fait aussi état du versement d'une prime d'activité qui n'est octroyée que lorsque l'intéressé a une activité professionnelle pour laquelle il perçoit des revenus modestes, sans fournir aucune explication à ce sujet. Il produit par ailleurs une seconde attestation de paiement de cette même caisse pour le mois de décembre qui, si elle mentionne toujours le versement de l'allocation logement et indique le paiement d'une prime exceptionnelle de fin d'année, ne fait plus état de ce que l'intéressé serait demeuré bénéficiaire du revenu de solidarité active ou de la prime d'activité sans qu'il soit donné aucune explication à ce sujet, et fournit un avis d'impôt concernant les revenus de l'année 2021 qui mentionne un revenu fiscal de référence de 14 956 euros pour une part. Il n'apparaît pas ainsi des éléments exposés précédemment et de ceux produits au dossier que les effets de la décision attaquée, concernant particulièrement la situation financière de M. C, caractérisent une situation d'urgence au sens des dispositions de l'article L.521-1 du code de justice administrative, justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision qu'il conteste soit suspendue. Par suite, la condition d'urgence prévue par ces dernières dispositions ne peut être regardée comme étant remplie.
5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire et sans qu'il soit besoin d'examiner s'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, que les conclusions de la requête présentées par M. C sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, y compris ses conclusions présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doivent être rejetées selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C.
Copie en sera adressée au Conseil national des activités privées de sécurité.
Fait à Lyon, le 18 janvier 2023.
Le juge des référés,
Juan B
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026