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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2300615

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2300615

lundi 20 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2300615
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantBECHAUX

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 janvier 2023, Mme A B, représentée par Me Bechaux, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'enjoindre au préfet du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour compléter sa demande de titre de séjour et se voir délivrer un récépissé avec droit au travail, dans un délai maximal de quinze jours à compter de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 20 euros par jour de retard ;

2°) d'enjoindre audit préfet, dans l'hypothèse où le dossier serait complet, d'enregistrer sa demande et de lui délivrer un récépissé constatant le dépôt de sa demande assorti d'un droit au travail en application de l'article R. 311-6 du code de justice administrative ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement à son bénéfice d'une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ou, en cas d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle, de verser cette somme à son conseil, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que l'urgence est constituée, que la mesure sollicitée est utile et qu'elle ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 13 février 2023, la préfète du Rhône conclut au prononcé d'un non-lieu en indiquant qu'un rendez-vous fixé au 14 février 2023 a été accordé à la requérante.

Par un mémoire enregistré le 20 février 2023, Mme A B, représentée par Me Bechaux, constate qu'un rendez-vous a été fixé qu'après et suite à l'introduction de son recours et elle maintient ses demandes présentées au titre de l'admission juridictionnelle provisoire et au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ou, en cas d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle, tion de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Segado, président de la sixième chambre, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A B, ressortissante camerounaise demande au juge des référés d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour compléter sa demande de titre de séjour.

2. Tout d'abord, la situation de l'intéressée, dont rien ne permet de dire qu'elle aurait a priori droit à l'aide juridictionnelle au regard particulièrement de l'article 3 de la loi du 10 juillet 1991 visé ci-dessus, n'est pas, en l'espèce, et compte tenu de l'objet du litige, de nature à justifier son admission à titre exceptionnel au bénéfice de cette aide. Par suite, les conclusions présentées à ce titre doivent être rejetées.

3. Ensuite, aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".

4. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'introduction de la requête, la préfète du Rhône a décidé de faire droit à la demande de rendez-vous de la requérante et a décidé ainsi de fixer un rendez-vous à Mme B en préfecture pour le 14 février 2023, aux fins de déposer tout document utile à l'instruction de sa demande de titre de séjour. Dans ces conditions, les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui fixer un tel rendez-vous sont devenues sans objet et il n'y a dès lors plus lieu d'y statuer.

5. Dans les circonstances de l'espèce et eu égard à l'objet du référé régi par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, Mme B n'est pas fondée à demander qu'il soit en outre enjoint à la préfète du Rhône, à l'occasion du rendez-vous mentionné au point précédent, de lui donner un récépissé de la demande de titre de séjour qu'elle entend déposer avec droit au travail.

6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par Mme B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées par Mme B au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative tendant à ce qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme B est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à la préfète du Rhône.

Fait à Lyon le 20 février 2023.

Le juge des référés

Juan Segado

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Un greffier,

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