jeudi 31 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2300651 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | PETIT |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et des mémoires, enregistrés sous le n° 2300651 le 27 janvier 2023, les 2 février et 3 juin 2024, M. A C G, représenté par Me Petit, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 2 avril 2024 par laquelle la préfète du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et, dans l'attente, de lui remettre un récépissé ou une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de 8 jours, ou, à titre subsidiaire, d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail jusqu'au réexamen de sa situation dans un délai de 8 jours ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros hors taxe au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour ;
- elle est entachée d'un détournement de procédure ;
- elle entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur de fait ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle.
La requête a été communiquée à la préfète du Rhône qui n'a pas produit d'observations mais a produit des pièces, enregistrées le 5 avril 2024.
II. Par une requête et des mémoires, enregistrés sous le n° 2300652 le 27 janvier 2023, les 2 février et 3 juin 2024, Mme E D F, représentée par Me Petit, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 2 avril 2024 par laquelle la préfète du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et, dans l'attente, de lui remettre un récépissé ou une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de 8 jours, ou, à titre subsidiaire, d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail jusqu'au réexamen de sa situation dans un délai de 8 jours ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros hors taxe au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle.
La requête a été communiquée à la préfète du Rhône qui n'a pas produit d'observations mais a produit des pièces, enregistrées le 5 avril 2024.
Vu :
- les décisions attaquées ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits et libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Leravat,
- et les observations de Me Petit, représentant M. C G et Mme D F.
Considérant ce qui suit :
1. M. C G, ressortissant de la République démocratique du Congo né le 25 mars 1985, est entré en France le 18 mars 2012, selon ses déclarations. Il a été rejoint le 16 avril 2016 par sa conjointe, Mme D F, née le 12 février 1991, accompagnée de leur fille B, née le 20 juillet 2011 toutes deux également ressortissantes de la République démocratique du Congo. M. C G et Mme D F ont sollicité le 7 septembre 2021 auprès des services de la préfecture du Rhône la délivrance de titres de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié ", en application des dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ils demandent l'annulation des deux décisions du 2 avril 2024, qui se sont substituées aux décisions implicites de rejet initialement nées, par lesquelles la préfète du Rhône a refusé de leur délivrer les titres de séjour sollicités.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n° 2300651 et n° 2300652, présentées pour M. C G et Mme D F, concernent la situation des membres d'une même famille et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux deux requêtes :
3. En premier lieu, d'une part, le défaut de motivation des décisions implicites ne peut être utilement invoqué contre les décisions du 2 avril 2024. D'autre part, les décisions attaquées visent les textes dont elles font application, notamment les dispositions utiles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et précisent, s'agissant de M. C G, que par un arrêté du 30 août 2013, la préfète de la Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français et, s'agissant de Mme D F, qu'une obligation de quitter le territoire français a été prise à son encontre par un arrêté du 26 juillet 2019, qu'elle s'est maintenue irrégulièrement sur le territoire français avec son époux et leur fille en dépit de ces mesures d'éloignement et qu'aucun élément de son dossier, ni aucune circonstance particulière ne justifie une mesure dérogatoire. Ainsi, les décisions attaquées comportent les circonstances de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423 22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".
5. Il ressort des pièces du dossier que si Mme D F et M. C G se prévalent d'une présence en France depuis, respectivement, 8 et 12 ans à la date des décisions attaquées, les documents produits par M. C G pour les années 2014 et 2015, épars et peu probants, ne suffisent pas à établir sa présence effective tout au long de ces années et ne permettent pas de démontrer, ainsi que le relève la préfète du Rhône dans la décision en litige, la continuité de son séjour sur le territoire national. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que la cellule familiale ne pourrait pas se reconstituer hors de France, notamment en République démocratique du Congo, dont les requérants ainsi que leur fille ont la nationalité. Enfin, les pièces produites ne justifient pas une insertion socio-professionnelle particulière en dépit de la durée alléguée de leur séjour en France. Dans ces circonstances, eu égard notamment à la durée et aux conditions de leur séjour sur le territoire national, et en dépit de la scolarisation de leur fille, les requérants, qui n'apportent aucun élément de nature à établir qu'ils auraient fixé de manière durable le centre de leurs intérêts privés et familiaux sur le territoire national, ne sont pas fondés à soutenir que les décisions attaquées auraient porté à leur droit au respect de leur vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elles ont été prises. Dès lors, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. / Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat. "
7. D'une part, il ressort des pièces du dossier que les requérants, en invoquant leur vie privée et familiale telle que précédemment décrite, ne font état d'aucune considération humanitaire ou motif exceptionnel, au sens des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de nature à justifier une admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". D'autre part, en invoquant au titre de leur insertion professionnelle, des promesses d'embauche et des demandes d'autorisation de travail adressées à la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et d'un emploi, M. C G et Mme D F ne font état d'aucun motif exceptionnel, au regard de leur expérience et de leurs qualifications, de nature à justifier une admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte de séjour portant la mention " salarié ". Dans ces conditions, ils ne sont pas fondés à soutenir que la préfète du Rhône aurait méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le moyen doit, par suite, être écarté.
8. En quatrième lieu, compte tenu de ce qui précède et en l'absence d'argumentation spécifique, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur la situation personnelle des requérants doit être écarté.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
10. Si les requérants soutiennent que leur fille, née en 2011 en République démocratique du Congo et entrée en France à l'âge de 5 ans, est scolarisée en classe de 6ème et a suivi l'intégralité de sa scolarité en France, ils n'établissent cependant pas que celle-ci ne pourrait pas poursuivre sa vie familiale, avec ses parents, ainsi que sa scolarité dans son pays d'origine. Dès lors, les intéressés ne sont pas fondés à soutenir que la préfète du Rhône aurait méconnu les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne les moyens propres à la requête n° 2300651 :
11. En premier lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; / () / 4° Dans le cas prévu à l'article L. 435 1. "
12. Il résulte de ces dispositions que le préfet est tenu de saisir la commission du cas des seuls étrangers qui remplissent effectivement les conditions prévues à l'article L. 423-23 auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité et non de celui de tous les étrangers qui se prévalent de ces dispositions. M. C G ne satisfaisant pas, ainsi qu'il a été dit précédemment, aux conditions posées par les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, fondements de sa demande d'admission au séjour, la préfète du Rhône n'était pas tenue de procéder à la consultation de la commission du titre de séjour. Par suite, le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour doit être écarté.
13. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, ni d'aucune autre pièce des dossiers, que la préfète du Rhône n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. Le moyen tiré du défaut d'examen ne peut, par suite, qu'être écarté.
14. En troisième lieu, si le requérant fait valoir qu'il n'a pu honorer la convocation du 10 juin 2020 en raison de la crise sanitaire, cette affirmation n'est étayée par aucun élément probant des dossiers. De plus, il ressort des pièces du dossier que M. C G ne s'était pas davantage rendu à la convocation le 20 septembre 2019 pour déposer une demande de titre de séjour à la préfecture du Rhône. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de fait doit être écarté.
15. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que les décisions attaquées auraient eu, contrairement à ce qui est soutenu par le requérant, pour motif de contourner la saisine de la commission du titre de séjour. Par suite, le moyen tiré du détournement de procédure doit être écarté.
16. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des requêtes de M. C G et Mme D F doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, leurs conclusions à fin d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. C G et Mme D F sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C G, à Mme E D F et à la préfète du Rhône.
Délibéré après l'audience du 11 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Vaccaro-Planchet, présidente,
Mme Leravat, première conseillère,
Mme de Tonnac, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 octobre 2024.
La rapporteure,
C. LERAVAT
La présidente,
V. VACCARO-PLANCHET
La greffière,
E. GROS
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
N°S 2300651 - 230065
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026