mercredi 15 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2300728 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | PATURAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 31 janvier et 13 février 2023, les sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France, représentées par Me Hamri, demandent au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur leur légalité, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 28 juin 2022 par lequel la maire de Saint-Genis-Laval (Rhône) a formé opposition à la déclaration préalable déposée pour la construction d'une station de téléphonie mobile, ainsi que de la décision du 31 octobre 2022 de rejet du recours gracieux ;
2°) d'enjoindre à la maire de Saint-Genis-Laval de réexaminer cette déclaration, dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Genis-Laval le paiement d'une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Les sociétés requérantes soutiennent que :
- le recours gracieux formé par la société Bouygues Télécom a valablement interrompu le délai du recours contentieux, compte tenu du mandat qui lie cette société à la société Cellnex France ; en outre, ce recours mentionne expressément cette dernière société ;
- l'urgence est constituée compte tenu de l'intérêt public qui s'attache à la couverture du territoire national par le réseau de téléphonie mobile et de l'entrave portée aux activités de la société Bouygues Télécom ; l'arrêté litigieux porte directement atteinte à la qualité de la couverture radiotéléphonique du territoire de la commune de Saint-Genis-Laval et fait obstacle à la continuité du service public des télécommunications auquel cette société participe ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées ; en effet :
. l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
. en opposant au projet litigieux les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, la maire a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation, compte tenu des caractéristiques du secteur dans lequel se situe le terrain d'assiette, qui ne présente aucun caractère remarquable, et de celles de ce projet ;
. l'implantation de l'équipement litigieux est autorisée dans la zone A2 du plan local d'urbanisme et de l'habitat (PLU-H) de la métropole de Lyon ; cet équipement ne peut dès lors être disqualifié du seul fait de sa nature même ; par ailleurs, du fait de ses caractéristiques et du secteur d'implantation, il respecte l'article 4.4 du règlement de la zone A2 du PLU-H ;
- aucune substitution de motifs ne pourra être opposée par la commune de Saint-Genis-Laval ; en effet :
. le PLU-H de la métropole de Lyon n'interdit pas l'implantation de l'équipement en litige dans un périmètre de protection et de mise en valeur des espaces naturels et agricoles périurbains (PENAP) ; la commune de Saint-Genis-Laval ne démontre aucune atteinte à cette zone ;
. le terrain d'assiette du projet est à dominante végétale et les espaces libres de toute construction demeureront végétalisés ; par suite, le projet ne méconnaît pas les dispositions de l'article 3.1 du règlement de la zone A2 du PLU-H ;
. le projet ne gênera pas la circulation de la petite faune, qui pourra passer à travers la clôture ou aisément contourner l'ouvrage, et n'entraînera aucune gêne ou perturbation particulière dans le mode de vie de la petite faune ;
. enfin, l'article D. 98-6-1 du code des postes et des communications électroniques ne peut fonder une décision d'opposition ; en tout état de cause, aucun des sites qui existent à proximité ne répond à l'objectif de couverture par le réseau dans des conditions aussi optimales que celles qui sont offertes par le terrain d'assiette du projet litigieux.
Par trois mémoires en défense, enregistrés les 7, 8 et 13 février 2023, la commune de Saint-Genis-Laval, représentée par Me Paturat, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge des sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté litigieux concernant la société Cellnex France, le recours gracieux du 7 septembre 2022 formé par la société Bouygues Télécom n'a pu interrompre le délai du recours contentieux ; cette dernière société n'a pas été valablement habilitée à introduire un recours gracieux par le mandat invoqué ; la requête en annulation est dès lors tardive et, par suite, irrecevable ; la requête en référé-suspension est en conséquence elle-même irrecevable ;
- la condition d'urgence n'est pas démontrée, dès lors en effet que les sociétés requérantes se bornent, pour établir l'existence d'une situation d'urgence, à produire un document émanant de la société Bouygues Télécom, élaboré pour les besoins de la cause ; aucun élément n'est produit pour démontrer l'insuffisance alléguée de couverture du territoire communal par le réseau de téléphonie mobile ou la nécessité d'améliorer cette couverture ;
- aucun des moyens invoqués n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée ; en effet :
. le moyen tiré de l'incompétence manque en fait ;
. le site dans lequel se situe le terrain d'assiette du projet est très peu bâti et comprend très largement des espaces naturels ; en outre, au sud de ce terrain, un élément est identifié comme un élément bâti patrimonial par le PLU-H de la métropole de Lyon ; comme l'architecte des Bâtiments de France l'a indiqué dans son avis, le projet litigieux va porter atteinte à la qualité du site ; dans ces conditions, ce projet méconnaît les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ;
. en outre, le projet, qui ne s'insère pas de manière discrète dans le paysage, méconnaît les dispositions de l'article 4.4 du règlement de la zone A2 du PLU-H de la métropole de Lyon, qui imposent une insertion discrète des équipements nouveaux d'intérêt collectif dans cette zone ;
- en tout état de cause, d'autres motifs peuvent être opposés au projet litigieux ; en effet :
. l'implantation d'une antenne-relais dans un PENAP contreviendrait aux objectifs définis par la délibération du conseil de communauté du 27 mai 2013, dès lors qu'une partie du terrain d'assiette ne sera plus utilisable pour les activités agricoles et que les travaux vont irrémédiablement porter atteinte aux espèces végétales et animales présentes et dégrader la qualité de ce terrain ;
. le dossier de la déclaration ne comporte aucune précision sur le traitement des espaces libres et la question du maintien du maillage écologique avec les tènements voisins ; par suite, le projet n'est pas conforme aux dispositions de l'article 3.1 du règlement de la zone A2 du PLU-H ;
. il ne respecte également pas les dispositions de l'article 4.6 du même règlement, dès lors que la clôture prévue ne permettra pas la circulation de la petite faune ;
. enfin, l'antenne projetée ne s'intègre pas dans le projet de mutualisation des équipements de téléphonie mobile en cours de création ; par suite, le projet litigieux méconnaît l'article D. 98-6-1 du code des postes et des communications électroniques.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête, enregistrée le 30 décembre 2022 sous le n° 2209773, par laquelle les sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France demandent au tribunal d'annuler les décisions dont elles demandent la suspension dans la présente requête.
Vu :
- le code des postes et des communications électroniques ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Chenevey, président de la 2ème chambre, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Chenevey, juge des référés ;
- Me Cochet, pour les sociétés requérantes, qui a repris les faits, moyens et conclusions exposés dans la requête ;
- Me Paturat, pour la commune de Saint-Genis-Laval, qui a repris les faits, moyens et conclusions exposés dans les mémoires en défense.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du 1er alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. "
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / () ".
3. Il est constant que la société Bouygues Télécom a présenté le 9 septembre 2022, dans le délai du recours contentieux de deux mois, un recours gracieux à l'encontre de l'arrêté litigieux. Il résulte du mandat du 13 août 2020 signé entre les sociétés requérantes qu'en cas de recours contre les refus d'autorisation administrative, la société Bouygues Télécom coordonne le suivi des procédures pour le compte de la société Cellnex France. Ainsi, ledit recours gracieux formé par la société Bouygues Télécom doit être regardé comme ayant été exercé pour le compte des deux sociétés. Ce recours a été rejeté par une décision du 31 octobre 2022 de la maire de Saint-Genis-Laval. Par suite, la requête en annulation visée ci-dessus, qui a été enregistrée au greffe du tribunal le 30 décembre 2022, soit nécessairement moins de deux mois après la notification de cette décision, n'est pas tardive. Au surplus, en l'absence même de tout mandat, la requête en annulation serait recevable en tant qu'elle émane de la société Bouygues Télécom, qui a intérêt à agir à l'encontre de l'arrêté contesté du 28 juin 2022. La commune de Saint-Genis-Laval n'est dès lors pas fondée à soutenir que la présente requête en référé-suspension doit être rejetée en raison de l'irrecevabilité de la requête au fond.
4. En deuxième lieu, l'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si ses effets sur la situation de ce dernier ou, le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence, en outre, doit être évaluée de manière objective et globale, en fonction de l'ensemble des circonstances de l'affaire, y compris la préservation des intérêts publics attachés à la mesure litigieuse.
5. Il ressort des cartes versées aux débats par les sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France, et n'est pas sérieusement contesté, que la couverture par le réseau de 4ème génération (4G) du territoire de la commune de Saint-Genis-Laval sera améliorée par l'implantation de l'installation de téléphonie mobile projetée. Dans ces conditions, compte tenu par ailleurs de l'intérêt public qui s'attache à la couverture du territoire national par les réseaux de téléphonie mobile et des intérêts propres de la société Bouygues Télécom, qui a pris des engagements vis-à-vis de l'Etat quant à la couverture du territoire par son réseau, la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative doit être regardée comme remplie.
6. En troisième et dernier lieu, en l'état de l'instruction, les moyens visés ci-dessus, tirés de ce que la maire de Saint-Genis-Laval, en opposant au projet les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et de l'article 4.4 du règlement de la zone A2 du règlement du plan local d'urbanisme et de l'habitat (PLU-H) de la métropole de Lyon, a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation, sont de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des décisions litigieuses.
7. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, en l'état du dossier soumis au juge des référés du tribunal, aucun autre moyen invoqué n'est susceptible d'entraîner la suspension de ces décisions.
8. La commune de Saint-Genis-Laval demande que soient substitués aux motifs initiaux de l'arrêté attaqué ceux tirés de la méconnaissance des articles 3.1 et 4.6 du règlement de la zone A2 du PLU-H de la métropole de Lyon, respectivement relatifs aux " Principes d'aménagement des espaces libres " et au " Traitement des clôture ", de ce que l'implantation d'une antenne-relais dans un périmètre de protection et de mise en valeur des espaces naturels et agricoles périurbains (PENAP) contreviendrait aux objectifs définis par la délibération du conseil de communauté du 27 mai 2013 et, enfin, de la méconnaissance des dispositions de l'article de l'article D. 98-6-1 du code des postes et des communications électroniques. Toutefois, il ne ressort pas à l'évidence des données de l'affaire, en l'état de l'instruction, que ces motifs sont susceptibles de fonder légalement l'arrêté contesté. Il ne peut, dès lors, être procédé à la substitution de motifs demandée pour apprécier s'il y a lieu d'ordonner la suspension sollicitée par les requérantes.
9. Il résulte de tout ce qui précède que les sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France sont fondées à demander la suspension de l'exécution de l'arrêté contesté du 28 juin 2022 et de la décision du 31 octobre 2022.
10. La présente ordonnance implique nécessairement, comme le demandent les sociétés requérantes, en application de l'article L. 911-2 du code de justice administrative, d'enjoindre à la maire de Saint-Genis-Laval de réexaminer la déclaration de la société Cellnex France et de prendre une nouvelle décision. Il y a donc lieu d'enjoindre à la maire de prendre une nouvelle décision sur cette déclaration, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance.
11. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par les sociétés requérantes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les dispositions de cet article font obstacle à ce que ces sociétés, qui ne sont pas, dans la présente instance, parties perdantes, versent à la commune de Saint-Genis-Laval la somme qu'elle demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : L'exécution de l'arrêté du 28 juin 2022 et de la décision du 31 octobre 2022 est suspendue jusqu'à ce qu'il soit statué sur la requête tendant à l'annulation de ces décisions.
Article 2 : Il est enjoint à la maire de Saint-Genis-Laval de statuer à nouveau sur la déclaration préalable de la société Cellnex France dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 3 : Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, d'une part, par les société Bouygues Télécom et Cellnex France, d'autre part, par la commune de Saint-Genis-Laval, sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Bouygues Télécom, représentante unique des requérantes, et à la commune de Saint-Genis-Laval.
Fait à Lyon le 15 février 2023.
Le juge des référés La greffière
J.-P. Chenevey C. Driguzzi
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026