mardi 19 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2300768 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | CAUTENET |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le n° 2300768 le 1er février 2023 et le 4 juillet 2024, Mme A B, représentée par Me Cautennet, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 septembre 2022 par lequel le recteur de l'académie de Lyon a refusé de lui octroyer un congé de longue maladie ainsi que la décision du 1er décembre 2022 rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au recteur de l'académie de Lyon de lui octroyer un congé de longue maladie à compter du 16 mars 2021, dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir et de reconstituer sa carrière, comprenant l'ensemble de ses droits sociaux et financiers ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur de fait.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 décembre 2023, le recteur de l'académie de Lyon conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
II. Par une requête et des mémoires, enregistrés sous le n° 2401247 les 7 février, 4 juillet et 20 octobre 2024, Mme A B, représentée par Me Cautennet, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le recteur de l'académie de Lyon a rejeté sa demande indemnitaire préalable formée le 4 octobre 2023 ;
2°) de condamner l'Etat à lui verser une somme totale de 10 750 euros en réparation des préjudices qu'elle a subis du fait des fautes commises par le rectorat ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le recteur a commis plusieurs fautes de nature à engager sa responsabilité ;
- elle a subi un préjudice financier d'un montant de 750 euros;
- son préjudice lié aux troubles dans les conditions d'existence doit être évalué à un montant de 10 000 euros.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 7 juin et 30 septembre 2024, le recteur de l'académie de Lyon conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'il n'a commis aucune faute susceptible d'engager sa responsabilité et que Mme B ne démontre pas les préjudices qu'elle prétend avoir subis.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code général de la fonction publique ;
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;
- l'arrêté du 14 mars 1986 relatif à la liste des maladies donnant droit à l'octroi de congés de longue maladie ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Leravat,
- et les conclusions de M. Gueguen, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, professeure des écoles en classe élémentaire, affectée au sein de l'académie de Lyon, a sollicité, le 14 février 2022, l'octroi d'un congé de longue maladie. Par un arrêté du 16 septembre 2022, le recteur de l'académie de Lyon a rejeté sa demande. Par un courrier du 16 novembre 2022, Mme B a formé un recours gracieux à l'encontre de cet arrêté, rejeté le 1er décembre 2022. Par un courrier du 4 octobre 2023, Mme B a adressé au recteur de l'académie de Lyon une demande indemnitaire préalable, qui a été rejetée par une décision implicite née du silence gardé par l'administration pendant un délai de deux mois. Mme B demande au tribunal l'annulation de ces décisions.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n° 2300768 et n° 2401247, présentées pour Mme B, concernent la situation d'un même agent et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 16 septembre 2022 :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () / 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 de ce code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. "
4. En l'espèce, l'arrêté attaqué du 16 septembre 2022 refusant l'octroi d'un congé de longue maladie à Mme B reprend les mentions figurant dans le procès-verbal du conseil médical départemental du Rhône du 8 septembre 2022, lequel faisait état de " l'inaptitude permanente et définitive de l'intéressée à exercer ses fonctions et toutes fonctions, même en reclassement, mise en disponibilité d'office à titre conservatoire dans l'attente de l'admission en [retraite pour invalidité] ". Il ressort également de ce procès-verbal que le conseil médical a émis un avis défavorable à l'octroi d'un tel congé à la requérante. Dans ces conditions, en reproduisant l'avis du conseil médical départemental du Rhône, dont il s'est approprié le sens, le recteur de l'académie de Lyon a suffisamment motivé sa décision au regard des exigences du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
5. En second lieu, aux termes de l'article L. 822-6 du code général de la fonction publique : " Le fonctionnaire en activité a droit à des congés de longue maladie, dans les cas où il est constaté que la maladie met l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, rend nécessaire un traitement et des soins prolongés et présente un caractère invalidant et de gravité confirmée. " Aux termes de l'article 28 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires : " Pour l'application des dispositions des articles L. 822-6 à L. 822-11 du code général de la fonction publique, le ministre chargé de la santé détermine par arrêté, après avis du conseil médical supérieur, une liste indicative de maladies qui, si elles répondent en outre aux caractères définis à l'article L. 822-6 du même code, peuvent ouvrir droit à congé de longue maladie. Sur cette liste doivent figurer les affections qui peuvent ouvrir droit au congé de longue durée prévu ci-après. / Toutefois, le bénéfice d'un congé de longue maladie demandé pour une affection qui n'est pas inscrite sur la liste prévue à l'alinéa précédent peut être accordé après l'avis du conseil médical compétent. "
6. Aux termes de l'article 2 de l'arrêté du 14 mars 1986 relatif à la liste des maladies donnant droit à l'octroi de congés de longue maladie : " Les affections suivantes peuvent donner droit à un congé de longue maladie dans les conditions prévues aux articles 29 et 30 des décrets susvisés : / - tuberculose ; / - maladies mentales ; / - affections cancéreuses ; / - poliomyélite antérieure aiguë ; / - déficit immunitaire grave et acquis. " Aux termes de l'article 3 de cet arrêté : " Un congé de longue maladie peut être attribué, à titre exceptionnel, pour une maladie non énumérée aux articles 1er et 2 du présent arrêté, après proposition du Comité médical compétent à l'égard de l'agent et avis du Comité médical supérieur. Dans ce cas, il doit être constaté que la maladie met l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, rend nécessaire un traitement et des soins prolongés et qu'elle présente un caractère invalidant et de gravité confirmée. "
7. Pour soutenir qu'elle avait droit à l'octroi d'un congé de longue maladie, Mme B se prévaut de la maladie mentale dont elle souffrait et produit, à cet égard, plusieurs certificats médicaux émanant de son médecin traitant, du médecin du travail et du médecin-psychiatre qui l'ont suivie. Toutefois, si ces différents médecins font état de l'" épuisement majeur lié à son travail et à sa vie privée ", d'une charge mentale importante ayant eu des répercussions sur sa santé et d'un stress prolongé dont l'intéressée a souffert, ces éléments ne suffisent pas à démontrer que Mme B souffrirait d'une maladie mentale au sens des dispositions précitées de l'arrêté du 14 mars 1986. En outre, il ressort des expertises des 29 juillet 2022 et 21 février 2023 diligentées par l'administration que les deux médecins-experts ont conclu que l'intéressée ne remplissait pas les conditions pour se voir octroyer un congé de longue maladie. Par ailleurs, Mme B ne peut pas davantage utilement se prévaloir de la qualité de travailleur handicapé reconnue par la maison départementale des personnes handicapées du Rhône pour soutenir qu'elle remplissait les conditions d'octroi d'un congé de longue maladie, dès lors que cette qualité n'a pas vocation à établir l'existence d'une affectation ou d'une maladie justifiant l'octroi d'un tel congé. Dans ces conditions, par les pièces qu'elle verse au dossier, Mme B ne démontre pas souffrir d'une pathologie qui la mettrait dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, nécessitant un traitement et des soins prolongés et qui présenterait un caractère invalidant et de gravité confirmée. Dès lors, Mme B n'est pas fondée à soutenir qu'elle remplissait les conditions pour se voir octroyer un congé de longue maladie et le moyen tiré de l'erreur de droit doit, par suite, être écarté.
8. Enfin, Mme B soutient que l'arrêté en litige serait entaché d'une erreur de fait en tant qu'il la déclare inapte à toutes fonctions, les certificats médicaux qu'elle produit attestant de sa capacité à reprendre ses fonctions. Toutefois, cette appréciation du recteur de l'académie de Lyon portée sur son aptitude à exercer ses fonctions est fondée sur l'avis du conseil médical départemental du Rhône et sur les expertises diligentées par l'administration et conforme à l'appréciation portée par le conseil médical et les experts. Au demeurant, il ressort des pièces du dossier que Mme B a formé un recours devant le conseil médical supérieur contre l'avis du conseil médical départemental du 8 septembre 2022 et que, par un avis du 2 mars 2023, celui-ci a rendu un avis favorable à l'aptitude aux fonctions de la requérante tout en maintenant l'avis défavorable à l'octroi d'un congé de longue maladie. Dès lors, le moyen tiré de l'erreur de fait doit être écarté.
9. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 16 septembre 2022 ainsi que de la décision du 1er décembre 2022 rejetant son recours gracieux.
Sur les conclusions indemnitaires :
10. En premier lieu, il résulte de ce qui a été analysé aux points 3 à 9 qu'en l'absence d'illégalité fautive entachant le refus du recteur de l'académie de Lyon d'octroyer à Mme B un congé de longue maladie, la responsabilité de l'Etat ne peut être engagée pour ce motif.
11. En deuxième lieu, Mme B a été placée en disponibilité d'office pour raison de santé par un arrêté du 29 mars 2023, notifié le 5 avril suivant par courriel, soit près d'un an après sa demande d'octroi d'un congé de longue maladie auprès du rectorat. Toutefois, ce délai résulte de la nécessité de convoquer le conseil médical départemental ainsi que des différents recours exercés par la requérante contre les décisions de ce conseil et du recteur. En outre, à supposer la faute établie, Mme B n'établit par aucune pièce du dossier le préjudice qu'elle aurait subi en lien avec l'envoi tardif de l'arrêté en cause.
12. En troisième lieu, aux termes de l'article 17 du décret du 14 mars 1986 : " L'avis d'un conseil médical rendu en formation restreinte peut être contesté devant le conseil médical supérieur par l'administration ou le fonctionnaire intéressé dans le délai de deux mois à compter de sa notification. / La contestation est présentée au conseil médical concerné qui la transmet au conseil médical supérieur et en informe le fonctionnaire et l'administration. / Le conseil médical supérieur peut faire procéder à une expertise médicale complémentaire. / Il se prononce sur la base des pièces figurant au dossier le jour où il l'examine. / En l'absence d'avis émis par le conseil médical supérieur dans le délai de quatre mois après la date à laquelle il dispose du dossier, l'avis du conseil médical en formation restreinte est réputé confirmé. Ce délai est suspendu lorsque le conseil médical supérieur fait procéder à une expertise médicale complémentaire. / L'administration rend une nouvelle décision au vu de l'avis du conseil médical supérieur ou, à défaut, à l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'alinéa précédent. "
13. Si Mme B allègue avoir subi " les conséquences de la lenteur de l'administration ", la confirmation de l'avis du conseil médical rendu en première instance en l'absence d'avis du conseil médical supérieur dans un délai de quatre mois est prévue par les dispositions précitées. En outre, si Mme B fait état des désagréments liés à l'envoi tardif de la convocation à la première expertise médicale et à la mention d'une adresse erronée sur la convocation à une seconde expertise, il résulte en tout état de cause de l'instruction que le secrétariat du conseil médical ne dépend pas des services du rectorat. Par ailleurs, si l'intéressée fait valoir que les frais de déplacement dans le cadre de cette procédure ne lui ont pas été remboursés, il résulte au contraire de l'instruction que le rectorat les a pris en charge. Enfin, Mme B ne démontre pas le lien de causalité entre la faute qu'aurait commise l'administration en ne lui fixant pas de rendez-vous avec la médecine de prévention et les préjudices qu'elle allègue avoir subis, alors qu'il résulte de l'instruction que la médecine du travail s'est déclarée incompétente dans le cadre de la demande d'octroi d'un congé de longue maladie.
14. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 511-1 du code général de la fonction publique : " Tout fonctionnaire est placé, dans les conditions fixées aux chapitres II à V, dans l'une des positions suivantes : / 1° Activité ; / 2° Détachement ; / 3° Disponibilité ; / 4° Congé parental. " Aux termes de l'article 27 du décret du 14 mars 1986, dans sa version en vigueur à la date de la décision attaquée : " Lorsqu'un fonctionnaire a obtenu pendant une période de douze mois consécutifs des congés de maladie d'une durée totale de douze mois, il ne peut, à l'expiration de sa dernière période de congé, reprendre son service sans l'avis favorable du conseil médical : en cas d'avis défavorable, s'il ne bénéficie pas de la période de préparation au reclassement prévue par le décret n° 84-1051 du 30 novembre 1984 pris en application de l'article 63 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat en vue de faciliter le reclassement des fonctionnaires de l'Etat reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions, il est soit mis en disponibilité, soit reclassé dans un autre emploi, soit, s'il est reconnu définitivement inapte à l'exercice de tout emploi, admis à la retraite après avis d'un conseil médical. Le paiement du demi-traitement est maintenu, le cas échéant, jusqu'à la date de la décision de reprise de service, de reclassement, de mise en disponibilité ou d'admission à la retraite. "
15. Il résulte des dispositions précitées du décret du 14 mars 1986 en vigueur à la date de la décision attaquée, que s'il appartient à l'administration de placer ses agents dans une position régulière, l'administration n'était pas tenue de placer la requérante en disponibilité d'office dès la date de la fin de ses droits de congé de maladie ordinaire, dont il résulte de l'instruction que, contrairement à ce que soutient la requérante, elle est intervenue le 26 août 2022 et non le 7 février 2022.
16. Il résulte de l'ensemble ce qui précède que Mme B, en tout état de cause, n'est pas fondée à soutenir que le recteur de l'académie de Lyon aurait commis des fautes susceptibles d'engager sa responsabilité. Par suite, ses conclusions indemnitaires ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de Mme B sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au recteur de l'académie de Lyon.
Délibéré après l'audience du 25 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Vaccaro-Planchet, présidente,
Mme Leravat, première conseillère,
Mme de Tonnac, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 novembre 2024.
La rapporteure,
C. LERAVAT
La présidente,
V. VACCARO-PLANCHET
La greffière,
S. ROLLAND
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
2 - 2401247
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026