vendredi 28 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2300947 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | PETIT |
Vu les procédures suivantes :
I. Sous le n° 2300947, par une requête et des pièces complémentaires enregistrées les 8 février 2023, 14 février 2023 et 14 mars 2023, Mme A C, représentée par Me Petit, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 janvier 2023 par lequel le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office ;
2°) d'enjoindre au préfet du Rhône :
- en cas d'annulation de la décision portant refus de titre de séjour, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et, à titre subsidiaire, de lui délivrer, sans délai, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
- en cas d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination, de lui délivrer, sans délai, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 300 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, à charge pour son conseil de renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat.
Elle soutient que :
- la décision portant refus d'admission au séjour est entachée d'une erreur de droit en l'absence d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 7 quater de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié, celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
- la décision fixant le pays de destination est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
La clôture d'instruction a été fixée au 15 mars 2023 par ordonnance du 10 février 2023.
La préfète du Rhône a produit un mémoire enregistré le 30 mars 2023, après la clôture d'instruction.
Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision en date du 7 avril 2023.
II. Sous le n° 2300949, par une requête et des pièces complémentaires enregistrées les 8 février 2023, 14 février 2023 et 14 mars 2023, Mme D B, représentée par Me Petit, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 janvier 2023 par lequel le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français à compter du 15 juillet 2023 et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office ;
2°) d'enjoindre au préfet du Rhône :
- en cas d'annulation de la décision portant refus de titre de séjour, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et, à titre subsidiaire, de lui délivrer, sans délai, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
- en cas d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination, de lui délivrer, sans délai, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 300 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, à charge pour son conseil de renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat.
Elle soutient que :
- la décision portant refus d'admission au séjour est entachée d'une erreur de droit en l'absence d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 7 quater de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié, celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale en conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
La clôture d'instruction a été fixée au 15 mars 2023 par ordonnance du 10 février 2023.
La préfète du Rhône a produit un mémoire enregistré le 30 mars 2023, après la clôture d'instruction.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle/totale par décision en date 7 avril 2023
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;
- l'accord du 17 mars 1988 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Tunisie en matière de séjour et de travail ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Verley-Cheynel, présidente-rapporteure,
- et les observations de Me Petit, représentant Mme C et Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C et sa fille, Mme B, ressortissantes tunisiennes nées respectivement les 31 août 1973 et 30 mai 2002 sont entrées en France le 4 août 2016 sous couvert d'un visa de court séjour. Le 27 septembre 2022, elles ont sollicité la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement des articles 7 quater de l'accord franco-tunisien modifié et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par deux arrêtés du 20 janvier 2023, le préfet du Rhône a rejeté leurs demandes, a obligé à quitter le territoire français Mme C dans un délai de trente jours et Mme B à compter du 15 juillet 2023, et a fixé le pays à destination duquel elles pourront être reconduites d'office. Les requérantes demandent au tribunal l'annulation de ces décisions.
2. Les requêtes concernent la situation des membres d'une même famille, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a, ainsi, lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
En ce qui concerne les décisions portant refus d'admission au séjour :
3. En premier lieu, les décisions du 20 janvier 2023 visent les textes dont elles font application et par ailleurs, précisent les éléments déterminants de la situation des requérantes qui ont conduit à leur refuser la délivrance d'un titre de séjour et à les obliger à quitter le territoire français. En tout état de cause, le préfet n'étant pas tenu de mentionner dans sa décision tous les éléments caractérisant la vie privée et familiale en France des intéressées, la circonstance que les décisions ne visent pas le fait que plusieurs membres de leur famille soient présents sur le territoire français ne révèle en elle-même aucun défaut d'examen particulier. En outre, si Mme B soutient que le préfet a omis de prendre en compte sa qualité d'étudiante, il ne ressort pas des pièces des dossiers que le préfet se serait abstenu de se livrer à un examen particulier de sa situation dès lors qu'il a examiné la possibilité de délivrer un titre de séjour à l'intéressée sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet se serait abstenu de se livrer à un examen particulier de la situation des requérantes et aurait ainsi entaché ses décisions d'une erreur de droit, doit être écarté.
4. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ". D'autre part, selon les termes de l'article 7 quater de l'accord franco-tunisien susvisé : " Sans préjudice des dispositions du b et du d de l'article 7 ter, les ressortissants tunisiens bénéficient, dans les conditions prévues par la législation française, de la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ". ". Enfin, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
5. Les requérantes soutiennent qu'elles ont le centre de leurs intérêts privés et familiaux sur le territoire français depuis le 4 août 2016, dès lors que Mme C est entrée en France accompagnée de ses deux enfants, Mme D B et M. E B, qui y sont scolarisés depuis leur arrivée. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que les intéressées se sont maintenues sur le territoire français à l'expiration de leur visa de 30 jours et n'ont cherché à régulariser leur situation qu'en novembre 2020. Si Mme B, célibataire et sans charge de famille, justifie de sa scolarité pour les années scolaires de 2009 à 2011 et de 2016 à 2022, de son inscription en BTS " Conception et Industrialisation en microtechniques " au titre de l'année scolaire 2022-2023 et de l'obtention de ses diplômes nationaux du brevet et du baccalauréat technologique, elle n'établit pas qu'elle ne pourrait poursuivre sa scolarité dans son pays d'origine. En dehors de leur propre cellule familiale, elles ne démontrent pas l'ancienneté, la stabilité et l'intensité des liens privés et familiaux qu'elles entretiendraient avec les membres de leur famille présents sur le territoire national, alors qu'elles ne sont pas dépourvues d'attaches familiales dans leur pays d'origine où elles ont vécu la majorité de leur existence. À cet égard, Mme C n'établit pas, par le certificat médical versé, que sa présence aux côtés de sa mère, âgée de 69 ans et titulaire d'une carte de résident, serait indispensable en raison de l'état de santé de cette dernière. Enfin, les requérantes, hébergées dans un centre d'hébergement d'urgence, ne contestent pas que leurs conditions d'existence en France sont empreintes de précarité. Ainsi, eu égard aux conditions de leur séjour, le préfet du Rhône n'a pas porté une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale en leur refusant la délivrance d'un titre de séjour. Les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 7 quater de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, qui renvoie aux dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent, par suite, être écartés. En l'absence d'argumentation spécifique, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences des décisions sur la situation personnelle des requérantes doit également être écarté.
6. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. (). ".
7. Au regard de ce qui a été dit précédemment sur la situation personnelle des requérantes, dont les éléments ne constituent pas des motifs exceptionnels justifiant une admission exceptionnelle au séjour, le préfet du Rhône n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant de leur délivrer une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français :
8. En premier lieu, Mme C et Mme B n'ayant pas démontré l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour prises à leur encontre, le moyen tiré de ces illégalités et soulevé, par la voie de l'exception, à l'encontre des décisions portant obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.
9. En second lieu, en l'absence de tout élément particulier invoqué, et même en tenant compte des conséquences spécifiques à la mesure d'éloignement, les moyens tirés de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés pour les motifs énoncés aux points 5 et 7 s'agissant des refus d'admission au séjour.
En ce qui concerne les décisions fixant le pays de destination :
10. Il résulte de ce qui précède que Mme C et Mme B ne sont pas fondées à soutenir que les décisions de la préfète en date du 30 août 2022 fixant le pays de destination seraient illégales du fait qu'elles seraient la conséquence des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire elles-mêmes illégales.
11. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que Mme C et Mme B ne sont pas fondées à demander l'annulation des arrêtés du 20 janvier 2023. Par suite, les conclusions des requêtes aux fins d'annulation, d'injonction, d'astreinte doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat qui n'est pas partie perdante dans les présentes instances, au titre des frais exposés par les requérantes et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : Les requêtes n°s 2300947 et 2300949 de Mme C et de Mme B sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C, à Mme D B et à la préfète du Rhône.
Délibéré après l'audience du 5 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Verley-Cheynel, présidente,
M. Segado, vice-président,
Mme Marginean-Faure, présidente honoraire.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 avril 2023.
La présidente rapporteure,
G. Verley-CheynelLe vice-président,
J. Segado
La greffière,
C. Driguzzi
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Nos 2300947 ' 2300949
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026