vendredi 28 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2300966 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL BS2A BESCOU ET SABATIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces enregistrées les 8 et 23 février ainsi que le 31 mars 2023, M. C A, représenté par Me Sabatier, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 11 janvier 2023 par laquelle le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône de renouveler son titre de séjour, ou à tout le moins, de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'ensemble des décisions sont entachées d'incompétence ;
- la décision portant refus de titre de séjour est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice par le préfet de son pouvoir de régularisation ;
- elle méconnaît le principe de loyauté ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale par voie d'exception d'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;
- dès lors qu'il remplissait les conditions de délivrance d'un titre de séjour mention " salarié ", le préfet a commis une erreur de droit en édictant à son encontre une mesure d'éloignement ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le délai de départ volontaire est illégale par voie d'exception de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale par voie d'exception de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 mars 2023, la préfète du Rhône conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;
- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié en matière de séjour et de travail ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Verley-Cheynel, présidente,
- et les observations de Me Guillaume, substituant Me Sabatier, pour le requérant.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant tunisien né le 20 juin 1990 est entré en France le 15 octobre 2020, muni de son passeport revêtu d'un visa de long séjour valant titre de séjour valable du 10 août 2020 au 10 août 2021, portant la mention " vie privée et familiale ". Le 20 juillet 2021, il a sollicité en qualité de conjoint de Français la délivrance d'un titre de séjour. Par un arrêté du 11 janvier 2023 dont le requérant demande l'annulation, le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé de quitter le territoire français dans un délai de trente jour et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office.
Sur les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et d'astreinte :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :
2. L'arrêté du 11 janvier 2023 a été signé par Mme B D, directrice des migrations et de l'intégration de la préfecture du Rhône, en vertu d'une délégation de signature consentie par un arrêté du préfet en date du 23 novembre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du Rhône le lendemain. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit, par suite, être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée ni des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen complet de la situation personnelle du requérant. Contrairement à ce que fait valoir M. A, le préfet, qui a opposé la rupture de la communauté de vie entre les époux pour rejeter sa demande, a tenu compte du contexte familial de l'intéressé. Enfin, la circonstance que le requérant disposait d'une convocation en juin 2023 en vue du dépôt d'une demande de changement de statut ne permet pas de caractériser le défaut d'examen allégué. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit, par suite, être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger marié avec un ressortissant français, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an lorsque les conditions suivantes sont réunies : / 1° La communauté de vie n'a pas cessé depuis le mariage ; () ". Aux termes de l'article L. 423-3 de ce code : " () Le renouvellement de la carte est subordonné au maintien du lien conjugal et de la communauté de vie avec le conjoint (). ". Aux termes de l'article L. 423-5 du même code : " La rupture de la vie commune n'est pas opposable lorsqu'elle est imputable à des violences familiales ou conjugales ou lorsque l'étranger a subi une situation de polygamie. En cas de rupture de la vie commune imputable à des violences familiales ou conjugales subies après l'arrivée en France du conjoint étranger, mais avant la première délivrance de la carte de séjour temporaire, le conjoint étranger se voit délivrer la carte de séjour prévue à l'article L. 423-1 sous réserve que les autres conditions de cet article soient remplies. ". Aux termes de l'article L. 423-6 de ce code " L'étranger marié depuis au moins trois ans avec un ressortissant français se voit délivrer une carte de résident d'une durée de dix ans à condition qu'il séjourne régulièrement en France depuis trois ans et que la communauté de vie entre les époux n'ait pas cessé depuis le mariage (°) ". En vertu de l'article 10 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 : " 1. Un titre de séjour d'une durée de dix ans, ouvrant droit à 1'exercice d'une activité professionnelle, est délivré de plein droit, sous réserve de la régularité du séjour sur le territoire français : / a) Au conjoint tunisien d'un ressortissant français, marié depuis au moins un an, à condition que la communauté de vie entre époux n'ait pas cessé, que le conjoint ait conservé sa nationalité française et, lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, qu'il ait été transcrit préalablement sur les registres de l'état-civil français ; / (). / 2. Sont notamment considérés comme remplissant la condition de séjour régulier, les bénéficiaires d'un titre de séjour d'un an délivré en application des articles 7ter et 7quater. / () ". L'article 11 de cet accord stipule que : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux États sur le séjour des étrangers sur les points non traités par l'Accord. / Chaque État délivre notamment aux ressortissants de l'autre État tous titres de séjour autres que ceux visés au présent accord, dans les conditions prévues par sa législation. ".
5. L'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 renvoie, sur tous les points qu'il ne traite pas, à la législation nationale, en particulier aux dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour autant qu'elles ne sont pas incompatibles avec les stipulations de l'accord et nécessaires à sa mise en œuvre. Il résulte des dispositions mentionnées ci-dessus de l'article L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu créer un droit particulier au séjour au profit des personnes victimes de violences conjugales ayant conduit à la rupture de la vie commune avec leur conjoint de nationalité française. La circonstance que l'article 10 de l'accord franco-tunisien ne prévoit pas le cas des personnes pour lesquelles la communauté de vie a été rompue pour le motif évoqué ci-dessus ne fait pas obstacle à l'application aux ressortissants tunisiens des dispositions de l'article L. 4235. Toutefois, ces dispositions applicables tant à la délivrance qu'au renouvellement de la carte de séjour d'un an au titre de l'article L. 423-1 du même code, ne trouvent pas à s'appliquer à la délivrance d'une carte de résident de dix ans, dès lors que l'article L. 423-6 ne prévoit cette même exception que s'agissant du renouvellement de la carte de résident.
6. D'une part, il résulte de ce qui précède que le requérant ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à l'encontre de la décision par laquelle le préfet du Rhône a refusé sur le fondement de l'article 10 de l'accord franco-tunisien de lui délivrer une carte de résident de dix ans au motif de l'absence de communauté de vie entre les conjoints.
7. D'autre part, pour refuser à M. A le renouvellement de son titre de séjour temporaire " vie privée et familiale ", le préfet s'est fondé sur la circonstance que les époux ne pouvaient plus justifier d'une communauté de vie. Sans contester ce point, le requérant fait valoir que la rupture de la vie commune est imputable à des violences conjugales subies de la part de son épouse Mme E. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que si Mme E a fait l'objet, le 24 janvier 2022, d'un rappel à la loi, les faits reprochés consistant en des violences n'ayant pas entraîné d'incapacité de travail commis le 11 décembre 2021, le requérant a lui-même fait l'objet d'une composition pénale pour avoir frappé son épouse en décembre 2020 alors au demeurant qu'il ne conteste pas, ainsi que l'a relevé le préfet dans sa décision, que les intéressés sont connus des services de police pour des faits de violences conjugales réciproques datés du 14 décembre 2020 et du 11 décembre 2021. Dans ces conditions, la rupture de la communauté de vie entre le requérant et son épouse ne peut être regardée comme résultant de violences conjugales dont M. A aurait été victime au sens des dispositions précitées de l'article L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Rhône aurait méconnu ces dispositions en lui refusant le renouvellement de son titre de séjour temporaire.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
9. M. A, âgé de 32 ans, réside en France depuis moins de trois ans à la date de la décision attaquée et ne justifie d'aucune vie privée et familiale ancienne intense et stable. S'il ressort des pièces du dossier que l'intéressé a occupé un emploi d'agent d'entretien entre février 2021 et mai 2022 et des emplois de chauffeur-livreur depuis le mois de juin 2022, pour lesquels il a suivi une formation, ces éléments ne permettent pas de caractériser une insertion particulièrement significative en France. En dépit de sa maîtrise de la langue française, du suivi de journées de formation civique dans le cadre de son contrat d'intégration républicaine et de sa participation ponctuelle à des missions de bénévolats, M. A ne démontre pas avoir en France le centre de ses intérêts privés et familiaux alors qu'il a vécu l'essentiel de son existence en Tunisie où il conserve des attaches familiales telles que ses parents et ses sœurs. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit donc être écarté. Le préfet n'a pas davantage commis d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle.
10. En quatrième lieu, M. A ne peut utilement invoquer le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à l'encontre d'un refus opposé à sa demande de titre de séjour qui n'a pas été présentée sur le fondement de cet article. En outre, dans les circonstances de l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir de régularisation.
11. En dernier lieu, la seule circonstance que M. A disposait d'un rendez-vous en préfecture, en juin 2023, pour le dépôt d'une nouvelle demande de titre de séjour ne faisait pas obstacle à ce que le préfet, saisi par l'intéressé le 20 juin 2021, rejette sa demande tendant à obtenir la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement du a) de l'article 10-1 de l'accord franco-tunisien susvisé. Au demeurant, rien ne faisait obstacle à ce que le requérant transmette au préfet sans attendre les éléments qu'il estimait pertinent à l'appui de sa demande. Le moyen tiré de ce que l'administration aurait méconnu le principe de loyauté doit, par suite, être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
13. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée ni des pièces du dossier que le préfet du Rhône, qui a relevé que M. A n'établissait pas entrer dans l'une des catégories d'étrangers qui ne peuvent faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire, n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation du requérant avant de l'obliger à quitter le territoire français.
14. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 de l'accord franco-tunisien susvisé : " Les ressortissants tunisiens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent accord, reçoivent, après contrôle médical et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable et portant la mention ''salarié'' ".
15. M. A soutient qu'il ne pouvait faire l'objet d'une mesure d'éloignement compte tenu de ce qu'il devait se voir attribuer de plein droit un titre de séjour sur le fondement des stipulations de l'article 3 précité de l'accord franco-tunisien. Toutefois, si le requérant produit ses contrats de travail, en particulier un contrat de travail à durée indéterminée conclu le 12 décembre 2022 pour un emploi en qualité de chauffeur-livreur poids-lourd, il est constant que ce contrat de travail n'est pas visé par les autorités compétentes au sens des stipulations précitées. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit, par suite, être écarté.
16. En dernier lieu, même en tenant compte des conséquences spécifiques d'une mesure d'éloignement, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9 s'agissant du refus de titre de séjour.
En ce qui concerne les décisions fixant le délai de départ et le pays de destination :
17. Faute pour M. A d'avoir démontré l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français, ce moyen soulevé, par la voie de l'exception, à l'encontre des décisions fixant le délai de départ volontaire et fixant le pays de destination ne peut qu'être écarté.
18. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 11 janvier 2023. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées ainsi que par voie de conséquence, celles aux fins d'injonction et d'astreinte.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1 : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à la préfète du Rhône.
Délibéré après l'audience du 5 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Verley-Cheynel, présidente,
M. Segado, vice-président,
Mme Marginean-Faure, présidente honoraire.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 avril 2023
La présidente,
G. Verley-CheynelLe vice-président,
J. Segado
La greffière,
C. Driguzzi
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026