mardi 19 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2301080 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JU 8ème chambre |
| Avocat requérant | SCP CARNOT AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 10 février, 12 juillet et 8 septembre 2023, M. B A demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 13 décembre 2022, par laquelle le directeur général des Hospices civils de Lyon (HCL) lui a infligé une exclusion temporaire de fonctions d'une durée de trois jours ;
2°) de mettre à la charge des Hospices civils de Lyon une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la procédure devant le conseil de discipline n'a pas été régulière ;
- l'avis du conseil de discipline n'est pas motivé ;
- le procès-verbal n'est pas conforme aux votes émis devant le conseil de discipline ;
- la sanction est entachée d'erreur manifeste d'appréciation, dès lors qu'il n'a commis aucune faute ;
- la sanction est disproportionnée.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 26 mai et 10 août 2023, les Hospices civils de Lyon concluent :
1°) au rejet de la requête ;
2°) à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par ordonnance en date du 8 septembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 30 septembre 2023.
Vu :
- le décret n° 89-822 du 7 novembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires relevant de la fonction publique hospitalière ;
- le décret n°88-386 du 19 avril 1988 relatif aux conditions d'aptitude physique et aux congés de maladie des agents de la fonction publique hospitalière ;
- le code de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, désigné Mme Wolf, présidente honoraire, pour statuer sur les litiges visés audit article.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Wolf, présidente honoraire,
- les conclusions de Mme de Mecquenem, rapporteure publique,
- les observations de M. A,
- et les observations de Me Litzer, pour les Hospices civils de Lyon.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A est aide-soignant au service de cardiologie du Groupement hospitalier sud. Il demande l'annulation de la décision du directeur général des Hospices civils de Lyon en date du 13 décembre 2022 lui infligeant la sanction disciplinaire d'exclusion de ses fonctions pour une durée de 3 jours.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 6 du décret du 7 novembre 1989, susvisé : " Le fonctionnaire et, le cas échéant, son ou ses défenseurs ainsi que l'autorité investie du pouvoir disciplinaire peuvent, à tout moment de la procédure devant le conseil de discipline, demander au président l'autorisation d'intervenir afin de présenter des observations orales. Ils doivent être invités à présenter d'ultimes observations avant que le conseil ne commence à délibérer ". M. A soutient n'avoir pas été invité à présenter d'ultimes observations avant que le conseil ne commence à délibérer.
3. Le procès-verbal de la séance du conseil de discipline, qui a eu lieu le 20 octobre 2022, mentionne : " Pour conclure, Me Sarre [avocat de M. A] rappelle que les faits reprochés à M. A reposent sur un faisceau d'indices. La [présidente du conseil de discipline], après avoir vérifié que M. A n'a rien à ajouter et que les membres du conseil de discipline n'ont pas d'autres questions à poser, invite le comparant et ses défenseurs à se retirer ". Ainsi, il résulte de ce document que le défenseur de M. A a pris la parole en dernier et qu'au surplus la présidente du conseil de discipline s'est assurée que M. A n'avait lui-même rien à ajouter. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 6 du décret du 7 novembre 1989, manque en fait.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 9 du décret du 7 novembre 1989 : " Le conseil de discipline, compte tenu des observations écrites et des déclarations orales produites devant lui, ainsi que des résultats de l'enquête à laquelle il a pu être procédé, émet un avis motivé sur les suites qui lui paraissent devoir être réservées à la procédure disciplinaire engagée./ A cette fin, le président du conseil de discipline met aux voix la proposition de sanction la plus sévère parmi celles qui ont été exprimées lors du délibéré. Si cette proposition ne recueille pas l'accord de la majorité des membres présents, le président met aux voix les autres sanctions figurant dans l'échelle des sanctions disciplinaires en commençant par la plus sévère après la sanction proposée jusqu'à ce que l'une d'elles recueille un tel accord./ Si aucune proposition de sanction n'est adoptée, le président propose qu'aucune sanction ne soit prononcée./ La proposition ayant recueilli l'accord de la majorité des membres présents est transmise par le président du conseil de discipline à l'autorité ayant pouvoir disciplinaire. Lorsque cette autorité prend une décision autre que celle proposée par le conseil, elle doit informer les membres du conseil des motifs qui l'ont conduite à ne pas suivre sa proposition. / Si aucune des propositions soumises au conseil de discipline n'obtient l'accord de la majorité des membres présents, son président en informe l'autorité ayant pouvoir disciplinaire. Si cette autorité prononce une sanction, elle doit informer le conseil des motifs qui l'ont conduite à prononcer celle-ci ". M. A soutient que l'avis du conseil de discipline ne serait pas motivé et que le procès-verbal ne serait pas conforme au délibéré.
5. Il ressort du procès-verbal du conseil de discipline qu'en début de séance ont été énoncés les griefs adressés à l'agent : " un comportement inadapté envers son encadrement en refusant de se soumettre aux procédures en vigueur de reprise du travail à temps plein, et de ne pas se présenter aux contrôles médicaux - la consultation d'un dossier patient informatisé sur easily sans autorisation, et en niant les faits - un mail familier envers une infirmière de l'équipe, laissant imaginer une manipulation des faits ". Le procès-verbal relate ensuite les échanges entre les personnes présentes au conseil de discipline puis énonce la phrase reprise au point 3 du présent jugement avant de conclure son délibéré ainsi : " après avoir entendu les membres présents et après avoir valablement délibéré, la commission administrative partitaire locale, siégeant en conseil de discipline, considérant que les faits reprochés à M. A B sont établis et constitutifs de fautes disciplinaires justifiant une sanction, se prononce sur la proposition de sanction la plus sévères exprimées à l'issue du délibéré ". Ainsi il ressort des mentions précitées du procès-verbal de la séance, dont un extrait a été communiqué à M. A, que le conseil de discipline a rendu un avis motivé par les griefs adressés à M. A, leur qualification et le vote sur la sanction.
6. M. A soutient qu'à l'issue du délibéré, la présidente du conseil de discipline lui aurait déclaré que, parmi les trois charges initialement retenues contre lui, seule celle de la consultation du dossier d'un patient aurait été retenue, contrairement aux mentions du procès-verbal, et qu'il y avait égalité de voix de telle sorte que le directeur général devrait trancher. Il produit une attestation établie le 20 juin 2023 par un agent, représentant les personnels au conseil de discipline du 20 octobre 2022, selon laquelle la présidente du conseil de discipline aurait effectivement tenu les propos que M. A soutient avoir entendus. Toutefois, la seule attestation d'un membre du conseil de discipline, établie, pour les besoins du litige, 6 mois après la séance, de surcroit sur la demande de M. A, relative à des propos tenus alors que la séance s'était achevée avec le vote exprimés par ses membres ne saurait remettre en cause le caractère probant du procès-verbal du conseil de discipline.
7. Enfin, le procès-verbal du conseil de discipline, comme son extrait transmis à M. A, mentionnent que la proposition soumise au conseil de discipline de ne pas prononcer de sanction à son encontre a reçu 6 vois contre, 5 vois pour et une abstention, alors que, selon M. A, il lui aurait été dit que cette proposition avait reçu 6 voix favorables et 6 voix défavorables. Mais cette affirmation n'est en tout état de cause pas établie, le membre ayant rédigé une attestation à la demande de M. A s'étant borné à écrire qu'il aurait été déclaré au requérant qu'il y avait " une égalité de voix dans le vote et qu'il revenait au directeur général de trancher ", ce qui est en tout état de cause le cas, dès lors qu'aucune proposition de sanction n'a recueilli un avis favorable.
8. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que le procès-verbal du conseil de discipline ne serait pas fidèle au délibéré n'est pas établi.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 530-1 du code de la fonction publique : " Toute faute commise par un fonctionnaire dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions l'expose à une sanction disciplinaire sans préjudice, le cas échéant, des peines prévues par la loi pénale ". Aux termes de l'article L. 532-1 du même code : " Le pouvoir disciplinaire appartient à l'autorité investie du pouvoir de nomination ou à l'autorité territoriale qui l'exerce dans les conditions prévues aux sections 2 et 3 ". Aux termes de l'article L. 533-1 dudit code : " Les sanctions disciplinaires pouvant être infligées aux fonctionnaires sont réparties en quatre groupes : 1° Premier groupe : a) L'avertissement ; b) Le blâme ; c) L'exclusion temporaire de fonctions pour une durée maximale de trois jours ". Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.
10. M. A a été sanctionné au motif qu'il avait manifesté plusieurs manquements à ses obligations professionnelles, notamment ne s'être pas soumis aux procédures en vigueur lors de sa reprise de travail à temps plein et ne pas s'être présenté aux contrôles médicaux, avoir consulté le dossier patient informatisé d'un agent hospitalier sur easily sans autorisation, et nier les faits, bien qu'il y ait eu connexion avec ses codes personnels. M. A conteste les faits et leur caractère fautif.
En ce qui concerne la reprise de travail le 4 avril 2022 :
11. Aux termes de l'article 13-4 du décret susvisé du 19 avril 1988 : " Lorsque le fonctionnaire demande la prolongation de l'autorisation d'accomplir un service à temps partiel pour raison thérapeutique au-delà d'une période continue ou discontinue de trois mois, l'autorité fait procéder sans délai par un médecin agréé à l'examen de l'intéressé, qui est tenu de s'y soumettre sous peine d'interruption de l'autorisation dont il bénéficie. / Le médecin agréé rend un avis sur la demande présentée au regard de sa justification médicale, de la quotité de travail sollicitée et la durée de travail à temps partiel pour raison thérapeutique demandée ".
12. M. A avait bénéficié d'une période d'arrêt de travail à temps partiel thérapeutique depuis le 25 octobre 2021. Le médecin statutaire avait émis, le 21 janvier 2022, l'avis que M. A pouvait reprendre à temps plein le 25 mars 2022. Un premier médecin de la permanence médicale Sud Rhône a prescrit, le 27 mars 2022, un arrêt de travail jusqu'au 2 avril 2022. Puis un autre médecin de cette permanence a établi le 1er avril 2022 un nouveau certificat médical d'arrêt de travail pour la journée du 1er avril 2022 et a préconisé un temps partiel pour raison médicale du 2 avril au 14 juin 2022. M. A qui devait être à son poste au service cardiologie à 6 heures 30 le lundi 4 avril ne s'est pas présenté. En milieu de matinée, il a prévenu le service qu'il serait présent à 14 heures en se prévalant du certificat médical établi le 1er avril préconisant un temps partiel. Puis dans un second temps il a fait valoir que son enfant était malade et a produit une attestation établie par un troisième médecin généraliste le 6 avril, selon laquelle l'enfant nécessitait la présence de son père, pour 3 jours, rétroactivement à compter du 4 avril 2022. Il a présenté une demande de temps partiel thérapeutique seulement le 12 avril 2022. En outre convoqué, à la date du 6 avril 2022, par le médecin statutaire pour émettre un nouvel avis sur le temps partiel thérapeutique qui avait été préconisé, M. A ne s'est pas présenté. En définitive, le 11 avril 2022, le médecin de médecine statutaire a émis l'avis que M. A était apte à reprendre son travail à temps complet.
13. En l'espèce, il résulte de ce qui précède que, alors que le médecin statutaire s'était déjà prononcé sur une reprise à temps plein à compter du 25 mars 2022, M. A n'a pas attendu un nouvel avis de ce dernier pour exercer ses fonctions à temps partiel. S'il a tenté, alternativement, de justifier son absence par l'état de santé de son enfant, il ressort des pièces du dossier qu'en tout état de cause, il ne détenait le 4 avril 2022 aucun certificat attestant que l'état de l'enfant justifiait sa présence.
14. Dans ces conditions, il est établi que M. A ne se soumet effectivement pas aux procédures en vigueur de reprise du travail à temps plein et de contrôle par le médecin statutaire, ce qui constitue un manquement à ses obligations professionnelles.
En ce qui concerne la consultation du dossier médical d'une cadre de santé des HCL :
15. Le 15 avril 2022, une cadre de santé a établi un rapport à sa hiérarchie, signalant qu'elle avait surpris M. A, le jour même, vers 11 heures 40, alors que, en salle de soins, il consultait depuis le logiciel Easily, le dossier informatique médical d'une autre cadre de santé, qui n'était pas hospitalisée dans le service. M. A, auquel elle a demandé pourquoi il consultait cette page, lui a répondu qu'il ignorait pourquoi la page était ouverte. Le jour même, dans l'après-midi, M. A a envoyé un message à sa hiérarchie pour se disculper d'éventuelles accusations. Le rapport de saisine du conseil de discipline mentionne que la direction Qualité Usagers et Santé Populationnelle a informé la direction des ressources humaines le 11 mai 2022 que M. A s'était déjà connecté au dossier de la cadre de santé le 15 avril 2022 entre 9 heures 31 et 9 heures 36 et que cette connexion avait été faite " sans bris de glace ", selon son profil d'ASD. Une pièce de la procédure disciplinaire détaille cette connexion.
16. Devant le tribunal, M. A soutient n'avoir pas lui-même ouvert la page du dossier médical du cadre de santé, évoque une possible cyberattaque et produit, en dernier lieu, deux attestations, datées des 11 septembre et 15 novembre 2022, établies par la fille d'un patient du service cardiologie, à qui M. A avait confié le 17 avril 2022, qu'elle serait peut-être interrogée dans le cadre d'une enquête judiciaire. Selon ces attestations M. A l'aurait aidée dans la matinée du 15 avril, vers 9 heures 20 à faire une démarche auprès de Happytal.
17. Il ressort du rapport établi par la cadre de santé, le 15 avril 2022, qu'elle a surpris M. A qui consultait le dossier médical informatisé d'une collègue. Il est peu crédible que la page que M. A consultait se soit ouverte par hasard. En outre, il ressort également des pièces du dossier que M. A s'était déjà connecté, le matin même, au dossier médical de cette cadre de santé. Aucun commencement de preuve n'est apporté d'une cyberattaque à cette date. En outre les deux autres personnes présentes dans le bureau de soins ne connaissaient pas la cadre de santé dont le dossier médical était affiché à l'écran. Dans ces conditions, il est suffisamment établi que M. A à commis une grave indiscrétion, constitutive d'un manquement professionnel, sans que les attestations établies par la fille d'un patient emportent la conviction.
18. Pour établir que sa manière de servir est irréprochable en 2022, M. A ne peut utilement se prévaloir de son évaluation pour 2018. Eu égard à la gravité des manquements commis par M. A, la sanction d'exclusion de fonctions pour une durée de trois jours n'est pas disproportionnée.
19. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation, présentées par M. A doivent être rejetées.
Sur les frais du litige :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge des Hospices civils de Lyon, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante à verser à M. A. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. A une somme à verser aux Hospices civils de Lyon sur le même fondement.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par les Hospices civils de Lyon au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et aux Hospices civils de Lyon.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 décembre 2023.
La magistrate désignée,
A. Wolf La greffière,
L. Khaled
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026